Les agents de surveillance aux frontières de l’UE « Frontex » n’ont pas accès aux bases de données des différents services de police

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Le patron de l’agence de surveillance aux frontières de l’Union européenne attend un nouveau cadre juridique pour que ses agents puissent avoir accès aux fichiers d’information.

Le directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance aux frontières, refuse de porter une responsabilité dans les attaques de Paris et regrette le manque d’appuis juridiques. Ce mardi, Fabrice Leggeri explique dans les colonnes du Parisien que « Frontex n’est en rien responsable » des attentats perpétrés le 13 novembre à Paris parce que « nous n’avons aucun mandat en termes de contrôles de sécurité ».

Ce type de mission a été refusé à l’agence par les parlementaires européens « il y a quelques années », rappelle le patron de Frontex, qui explique que ses agents n’ont pas accès aux bases de données des différents services de police et de renseignement, notamment le système d’information Schengen – SIS, une base de données européenne.

Dans les faits, l’agence coordonne les patrouilles aux frontières de l’Union européenne et recueille des informations sur ces frontières. En Grèce, Frontex détecte les « franchissements irréguliers » de la frontière européenne et enregistre les migrants dans un fichier baptisé Eurodac. Nationalités, photographies, empreintes y sont recensées.

Vers une montée en puissance

Depuis les attentats, le conseil Justice et Affaires intérieures de l’UE a fait part de sa volonté pour que Frontex contribue à la lutte contre le terrorisme. « Nous aurons donc bientôt un cadre juridique pour consulter » les fichiers d’information Schengen et les bases de données d’Europol, se réjouit Fabrice Leggeri. « Nous devons collectivement faire tout ce qui est en notre possible pour garantir le niveau le plus élevé de sécurité », estime-t-il encore.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a réclamé après les attaques « un renforcement considérable des contrôles aux frontières extérieures de l’UE, par une montée en puissance des moyens de Frontex ».

Frontex avait déjà réclamé le mois dernier 775 garde-frontières supplémentaires pour gérer l’afflux de migrants aux frontières de l’UE. L’objectif était de porter à 920 le nombre des hommes déployés sur la terre ferme. L’agence dispose de quelque 700 membres d’équipage surveillant les côtes grecques et italiennes.

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