La dissidence bobo dans tous ses états

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Interrogeons-nous sur le phénomène de l’ainsi nommée « Dissidence » à la française, portée par une fraction grandissante des bobos. Il existe deux types bien caractérisés de Bobos dissidents à ne pas confondre, même si l’on observe des convergences de plus en plus évidentes.

Le concept de bobos (bourgeois-bohèmes) a … Lire la suite...

 

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2 commentaires

  1. Posté par Aude le

    Daniel Vasella, ex-dirigeant de Novartis….et ancien marxiste…………..
    Dans quelle catégorie…le situez-vous?

  2. Posté par Vautrin le

    Ouf ! Je ne reconnais dans aucune de ces deux catégories 🙂 !
    Blague à part, il y a là des descriptions factuelles qui ne manquent pas de pertinence. La catégorie de la “basse intelligentsia” est effectivement celle de gens pleins de ressentiment, désespérant d’être “classés” comme ils estiment devoir l’être. Par compensation, ils s’inventent une “supériorité morale” (illusoire) sur les autres, notamment les “beaufs”. Si Brétecher a pressenti ces bobos-là, le “beauf'” a été inventé par Cabu. De fait, ce personnage du “beauf'” est purement mythique ; il s’agit pour le bobo d’une affaire ontologique : il n’existe qu’en se définissant une frontière entre lui et un autre qui est en somme son double négatif.
    Le parvenu, on le trouve effectivement dans les rangs de la gauche extrême et du parti socialiste, trotskyste activiste dans sa jeunesse. Il est effectivement cancre en matière de culture, et c’est un “homme en l’air”, cosmopolite sans racines, ce qui, paradoxalement, ne l’empêche pas de claironner des appartenance qu’il n’a pas : république, patriotisme, souveraineté. On a raison de parler de réflexes pavloviens en la matière et ” (d’)une sorte de conformiste béat et narcissique sous un vernis de révolte de nouveau riche riche.”
    Il est vrai également que ces deux catégories d’hurluberlus de rejoignent de plus en plus, et pourraient favoriser l’émergence d’un système encore plus totalitaire que celui que nous connaissons.

    « Le bobo, nous dit fort justement Alain Finkielkraut, veut jouer sur deux tableaux : être pleinement adulte et prolonger son adolescence à n’en plus finir. » Né d’une « aspiration bourgeoise à une vie confortable et de l’abandon bohème des exigences du devoir pour les élans du désir, de la durée pour l’intensité, des tenues et des postures rigides, enfin, pour une décontraction ostentatoire » le bobo est, ajouterai-je, le prototype de l’être hédoniste décadent., un sujet réellement impuissant à réguler ses pulsions, esclave de la satisfaction immédiate. Pour parler en termes lacaniens, le bobo ne connaît pas son désir, car il ne connaît pas la frustration. De fait, il est gêné par les autres, tous ceux, pues-la-sueur, beaufs, « fâchos », qui ne sont pas comme lui, et ne souhaite en réalité qu’une chose : les voir relégués à la périphérie de son territoire et asservis. Il est dogmatique et totalitaire… sauf pour lui-même.

    Mais au-delà du phénomène positif, il faudrait s’interroger sur les causes psychologiques profondes qui produisent, dans la société, de tels personnages. C’est nettement plus compliqué.

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