Jean-Pierre Chevènement : "On a détruit l’école de l’intérieur"

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Jean-Pierre Chevènement, invité ce matin de France Inter, voit d'un très mauvais œil la réforme du collège et, en particulier, le principe d'interdisciplinarité...

« On a détruit l’école de l’intérieur », a estimé ce matin, sur France Inter, l’ancien ministre de l’Education Jean-Pierre Chevènement. Et l'on continue. En témoignent, selon lui, la fameuse interdisciplinarité défendue par la rue de Grenelle. « La baisse de niveau dans les disciplines, les mathématiques, mais c’est vrai dans tous les domaines — le français, l’orthographe, la grammaire — , cette baisse de niveau dans les disciplines, explique-t-il, condamne les enseignements interdisciplinaires » car comment faire de l’interdisciplinaire « sur la base de disciplines [in]comprises ? » Logique.

Et de poursuivre en s'attachant à l'enseignement de l’histoire qui, dans cette perspective d’interdisciplinarité, pourrait varier d'un établissement à l'autre : « On apprendrait ici la chrétienté, l’âge médiéval dans les campagnes et là l’âge d’or de l’islam en Andalousie ». Mais « qui va décider de tout ça ? » interroge Jean-Pierre Chevènement. Pis. « On ne va plus enseigner la même histoire aux Français d’un bout à l’autre du pays. Est-ce que c’est sensé ? »

Qu’en sera-t-il alors de l’école de la République, interroge Chevènement, cette belle « institution » dont la « mission », rappelle-t-il, s’attache à « transmettre les savoirs et les valeurs, et notamment [à] former le citoyen à penser par lui-même » ? A cette question, le fondateur du MRC répond en tout cas que « l’égalitarisme niveleur n’est pas la bonne solution... »

 

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