Discours de clôture des bobards d’or

Cher ami journaliste, c’est à toi que je m’adresse. Ce soir, tu as subi ce qu’on appelle une correction fraternelle. On t’a chambré, mais sache que c’est pour ton bien. Il est temps que tu apprennes une chose. Comme le disait Bernanos, il n’y a pas de vérités moyennes.

Donc en toute amitié, voici quelques vérités que tu es en droit d’attendre :

Une remise en question s’impose. Il en va de ton avenir professionnel. Bientôt, ton poste va disparaître. Car malgré toutes les subventions que touche ton journal qui t’emploie, ils ne pourront pas te garder, faute de lecteur. Les Français ont compris qu’en dehors du filet d’eau tiède qu’on leur faisait avaler, il existait une terre de liberté : j’ai nommé internet.

Alors, rejoins-nous, pour servir la vérité. A défaut de rendre riche, elle rend libre. Et la liberté, ça n’a pas de prix. Tu pourras alors décrire la réalité telle quelle est, et non pas comme tes maîtres aimeraient qu’elle soit. Tu ne traqueras plus le petit dérapage, mais tu feras usage de ton esprit critique qu’on t’a confisqué en école de journalisme.

Cette main tendue que je t’adresse, ne tarde pas trop à la saisir. Cette offre expire bientôt. Car nous sommes en guerre.

Tu es aujourd’hui dans le camp de la mondialisation, de l’humanité hors-sol, sans repère sexuel, identitaire, culturel ou religieux. En face, résolument, se tient le camp de l’enracinement. Défenseurs de la loi naturelle, ils refusent que soit bradée au nom d’une quelconque idéologie la France éternelle.

Cette guerre, les amis de la vérité, de la réalité et de l’enracinement sont sur le point de la remporter. En bon trotskiste, Cambadélis l’a senti. Il t’a prévenu qu’une fois la bataille culturelle perdue, la défaite politique allait s’ensuivre. Viendra alors l’heure des comptes.

En attendant que le mur du mensonge tombe, et il tombera sois en certain, nous continuerons sans relâche à pratiquer la stratégie du brise-glace. A chaque coup, une nouvelle fissure. Ce soir, nous avons sorti l’artillerie du rire, mais chaque jour, un travail de sape s’effectue, par ce qu’un de nos regrettés amis nommait « des veilleurs postés aux frontières du royaume du temps ».

Camarade journaliste, choisis ton camp. Demain, il sera peut-être trop tard.

Source

2 commentaires

  1. Posté par bigjames le

    Quelques retournements de veste en perspective, mais rien de bon à attendre de la plupart de ces journaleux. Pour le moment, ils sont encore convaincu d’être les bons, les gentils, les protecteurs de l’oppressé. Les sauveurs de l’humanité. Ce n’est que quand ils seront à la rue, sans un lecteur ni un euro en poche, qu’ils réaliseront. Mais ce sera trop tard.
    Je n’ai aucune espèce de compassion pour ces cafards.
    732

  2. Posté par SilvanaC le

    Amen! Que le camp des libres penseurs s’agrandisse et qu’enfin que le peuple puisse connaitre un peu plus de vérité…

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.