Par Ron Paul : (Ron Paul, a siégé longtemps à la Chambre des représentants des USA. Il s’est même présenté à deux reprises à l’investiture du Parti Républicain pour les élections présidentielles de 2008 et de 2012. Partisan du libertarianisme, il prône une politique étrangère non interventionniste. Il s’est souvent distingué pour s’être opposé aux interventions militaires des États-Unis.)
Le président Obama demande au Congrès de voter une résolution autorisant l’usage de la force militaire contre l’Etat islamique. Le Congrès n’a pas émis de résolution similaire depuis 2002, quand le président Bush avait reçu l’autorisation de faire la guerre en Irak. L’objet de cette résolution est de donner au président l’autorité officielle pour faire ce qu’il fait depuis six ans. Cela peut paraître étrange mais c’est typique de Washington. Le président Obama affirme qu’il n’a pas besoin de cette autorité. Il fait valoir, comme l’ont fait les présidents récents, que l’autorité de faire la guerre au Moyen Orient est accordée par les résolutions votées en 2001 et 2002 et par l’article II de la Constitution. Demander cette autorité à présent est une réponse à la pression publique et politique.

M. Lachance
“Prenez parti, je n’ai rien contre, mais ne soyez pas naïfs face aux enjeux ou à la stratégie utilisée par touts les intervenants.”
C’est un peu facile de nous traiter de naïfs, victimes de la propagande russe ou d’un anti-américanisme primaire.
Pour l’instant, ce ne sont pas les russes, ni les chinois qui provoquent des des guerres d’agression dévastatrices partout dans le monde depuis des dizaines d’années en installant leur bases militaires partout où ils le peuvent…
Quand au gouvernement ukrainien il ment continuellement sur tout et à chaque occasion depuis Maïden. Vous ne voulez pas le voir.
Il est vrai que c’est tellement pratique d’avoir Poutine en face…
Une analyse de la situation, des enjeux et de la stratégie, par un spécialiste reconnu, pour vous, qui accusez autrui de naïveté…
Peut-on sauver l’accord de Minsk?
Par Jacques Sapir
Le fragile accord signé à Minsk[1] le jeudi 12 février au matin entre Mme Merkel, François Hollande, Vladimir Poutine et le président ukrainien M. Poroshenko est aujourd’hui clairement en crise. Les regards se focalisent sur la question du cessez-le-feu. C’est une question importante, mais qui pourrait masquer d’autres problèmes, encore plus grave. Ainsi, le gouvernement de Kiev a indiqué qu’il n’entendait pas appliquer la « fédéralisation » du pays à laquelle il s’est pourtant engagé. Enfin, il est possible que des troubles politiques affectent les forces de Kiev, voire qu’un coup d’Etat venant de la fraction la plus extrémiste, se produise d’ici les premières semaines.
La suite si cela vous intéresse:
https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/02/14/peut-on-sauver-laccord-de-minsk-par-jacques-sapir/
L’Ukraine doit renoncer à l’adhésion à l’Otan pour éviter une évolution dangereuse, contraire à ses propres intérêts, à ceux de l’Europe et du monde entier
Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150214/1014684854.html#ixzz3RlrC1wOX
@ Jean-Marie Lachance : Avant de dire que nous nous faisons manipuler par les prorusses, tu devrais réfléchir à plusieurs faits :
-Alors qu’en 2013, seulement 53% des Russes étaient hostiles à Washington, aujourd’hui, c’est plus de 70% des Russes qui le sont, et c’est justement à cause de la rhétorique belliqueuse des Américains contre la nation russe
-Beaucoup de patriotes en Europe sont devenus antiaméricains suite à la Guerre du Kosovo, et c’est très compréhensible (par exemple, comment pensez-vous que les Français réagiraient s’ils apprenaient que la France était contrainte de renoncer à une part de son territoire aux mains des immigrants algériens?)
-Vous n’avez qu’à sonder tous ceux qui soutiennent les actions de la Russie en Ukraine, et la plupart vous dirons que c’est par antiaméricanisme ou parce qu’ils s’aperçoivent que Poutine défend les États-nations, tandis que le gouvernement américain cherche à les détruire
Et enfin, si Vladimir Poutine ne parvient pas à convaincre Washington de faire marche-arrière et accepter la paix en Ukraine, c’est lui qui risque d’être comparé à Neville Chamberlain par la population russe, parce qu’il aura été accusé d’être mou sur l’expansionnisme américain
Vous qui êtes manipulés par la propagande Russe ou anti-Obama, l’étude de l’histoire ne vous a rien appris. Neville Chamberlain avait une clairvoyance tout aussi grande que la vôtre, ce qui a permis a l’Allemagne de manipuler tout le monde afin d’accomplir chacune des étapes de son plan expansionniste. Prenez parti, je n’ai rien contre, mais ne soyez pas naïfs face aux enjeux ou à la stratégie utilisée par touts les intervenants. Vladimir Poutine est un leader fort qui ne gouverne pas avec ses tripes, il a une stratégie et des objectifs à long terme et il n’entend pas en déroger. Son régime politique fait que la critique et l’opposition sont pour ainsi dire inexistants. A moins d’imprévus il sera encore en contrôle de la destinée de son pays pour longtemps, et il atteindra ses objectifs tant en politique interne, qu’en politique internationale, d’autant plus que les Neville Chamberlain seront ses principaux opposants.
Comme l’explique très bien Aaron Russo https://www.youtube.com/watch?v=owXtjrWACLg
(désolé c’est un peu long) La ploutocratie américaine désire en venir aux mains avec les Russes. BRICS/DOLLARS) Toutes les provocations ont été faites et la sagesse Russe nous a évité un conflit majeur pour l’instant. Mais cela sera-t-il suffisant? L’ogre américain à les dents acérées.
N’est-ce pas logique que le président américain, prix Nobel de la paix, une mascarade, puisse presser sur la gâchette et donner du travail aux entreprises d’armement !
Le problème de Moscou, c’est qu’il lui faut traiter avec des imbéciles et des vassaux
Par Finian CUNNINGHAM, Le 10 février 2015 – Source Strategic Culture Foundation
Extrait: conclusion
“Merkel et Hollande ont peut-être enfin entendu le message des millions de citoyens ordinaires de l’UE qui s’opposent de tout leur cœur à la politique belliciste que les Etats-Unis mènent contre la Russie aux dépens de l’Europe. Mais étant donné que les vassaux européens de ces crétins d’Etats-uniens auront bien du mal à secouer leur joug traditionnel, il est difficile de savoir s’il y aura ou non une percée en faveur de la paix. Le leadership européen est encore prisonnier des griffes de Washington. Mais les masses européennes sont si dégoûtées qu’elles pourraient bien forcer leurs leaders à briser ce joug absurde.”
http://lesakerfrancophone.net/le-probleme-de-moscou-cest-quil-lui-faut-traiter-avec-des-imbeciles-et-des-vassaux/
OUI! Un écoeurement jusqu’à la nausée !
http://www.les-crises.fr/europe-russie-les-occasions-manquees/
“Un billet de très grande hygiène intellectuelle en ces temps de propagandes guerrières.”
Olivier Berruyer
Europe-Russie : les occasions manquées, par Joseph Savès
Extrait:
“Pourquoi tant de haine ?
Les médias gentiment endoctrinés diffusent dans l’opinion publique l’image d’une Russie archaïque, forcément archaïque, dirigée par un tyran sanguinaire. Ils déplacent le débat sur le terrain compassionnel : un président déterminé et autoritaire, un chef de guerre qui fait usage des armes, cela se peut-il ?… Il est drôle au passage de voir les Australiens (!) et leur fantasque Premier ministre faire la leçon à Poutine sans rien connaître des enjeux européens !
Est-ce donc à dessein que l’Occident humilie la Russie ou par inconscience ?
La question est ouverte. Le secteur militaro-industriel lié à l’OTAN peut trouver avantage à relancer une nouvelle « guerre froide » pour sécuriser ses effectifs et ses commandes. Piètre calcul évidemment contraire à l’intérêt général.
Plus subtilement, Washington souhaite peut-être éviter que l’Europe fasse corps « de l’Atlantique à l’Oural », selon la formule du général de Gaulle -, car elle pourrait alors devenir un concurrent sérieux des États-Unis.
Dans le champ de l’inconscient, les hypothèses sont diverses et s’additionnent. Ainsi, l’Allemagne, qui domine plus que jamais l’Europe, puise dans les réserves humaines de l’Est de quoi compenser son déficit de naissances. Elle a pu prendre le risque de défier la Russie simplement pour faire main basse sur les ressources de l’Ukraine en main-d’œuvre bon marché et immigrants potentiels. Plus sûrement, la Pologne mais aussi la Suède, rêvent de faire la peau à l’ours russe avec le concours de l’OTAN.
Il est piquant de voir les Polonais exiger des Français qu’ils renoncent à livrer aux Russes les navires de guerre Mistral alors qu’eux-mêmes ont choisi peu avant d’équiper leur aviation d’appareils américains plutôt qu’européens et français. Solidarité (« Solidarnosc » en polonais) a changé de sens… tout comme l’expression Union européenne, assimilable désormais à une machine de guerre.”