Le projet d'une vignette autoroutière électronique aurait été relancé par une commission du National.
Afin de taxer l'utilisateur au plus près de sa consommation de mobilité, un boîtier relié au compteur kilométrique du véhicule, une puce GPS ou une carte magnétique seraient évoqués.
L'UDC se serait déjà opposée au projet.

L’initiative «Vache à lait» du TCS finit à l’abattoir
RoutesLe Conseil des Etats s’est déchaîné, mercredi, contre le texte des milieux routiers qui prive l’Etat de 1,5 milliard. Le ton était virulent.
Les sénateurs avaient-ils mangé de la vache enragée? Toujours est-il qu’ils n’ont pas fait de quartier. Hier, ils ont conduit sans ménagement à l’abattoir l’initiative populaire dite «Vache à lait» des milieux routiers. Cette dernière, soutenue par l’ACS et le TCS, demande qu’on arrête de «traire» l’automobiliste et que l’on affecte la totalité des taxes sur l’essence au financement des routes.
La mise à mort a commencé par une mise au point du rapporteur de majorité, René Imoberdorf (PDC/VS). Il explique qu’actuellement 50% des taxes sur l’essence, soit 1,5 milliard, sont consacrés à la route, alors que l’autre moitié part dans la caisse fédérale. Il faudrait donc compenser ce manque à gagner en taillant partout dans le budget fédéral, alors que la réforme des entreprises III et l’assainissement des assurances sociales vont grever les finances fédérales.
Il reproche aussi aux initiants d’interdire toute subvention croisée de la route vers le rail quand bien même ce dernier contribue à la fluidité sur les routes.Les sympathisants de l’initiative savent qu’ils frisent la sortie de route aux Etats. Alors ils mettent la pédale douce.
Compromis proposé
Georges Theiler (PLR/LU) propose un compromis: renvoyer l’initiative en commission pour qu’elle soit discutée en même temps que FORTA, le nouveau fonds routier créé récemment par la conseillère fédérale Doris Leuthard.
Ce fonds va permettre d’assurer le financement de projets routiers et du trafic d’agglomération. «Discutons dans ce cadre concrètement des projets routiers avec les initiants, plaide Georges Theiler. Si vous refusez ce dialogue, vous allez rouvrir la guerre imbécile du rail et de la route. Et si l’initiative est victorieuse devant le peuple, vous aurez provoqué un immense gâchis.»
La politique de la main tendue ne passe pas. Les autres sénateurs ont décidé d’en découdre et ils sortent les crocs de boucher pour suspendre l’initiative «Vache à lait». «Il y a tromperie sur l’étiquette. Cette initiative ne doit pas porter le nom de vache à lait mais de sangsue, s’exclame Konrad Graber (PDC/LU).
Son collègue Markus Stadler (Vert’lib./UR) dénonce l’irresponsabilité des initiants qui ne se préoccupent pas des pertes financières pour l’Etat. Et il prévient: «Nous dirons à la population lors de la campagne de votation qu’il s’agit d’un hold-up sur la caisse fédérale.»
Géraldine Savary (PS/VD) relève aussi «l’impact catastrophique dans le domaine de la formation et de la recherche, des infrastructures, de l’aide au développement et dans le secteur agricole». Et elle relève qu’il est très difficile de discuter avec les initiants, revêches à tout compromis.
Cette exécution en règle n’impressionne pas Werner Hösli (UDC/GL). «Quand on voit comment l’Etat gaspille des centaines de millions dans des projets informatiques et que l’on s’apprête à ponctionner d’autres centaines de millions dans les poches de la population et des entreprises pour le tournant énergétique, je ne crois pas que vos arguments financiers vont peser lourd sur la population automobiliste.»
«Un projet financier»
Il appartient au Conseil fédéral de clore le débat. On attendait Doris Leuthard, et surprise, c’est Eveline Widmer-Schlumpf qui s’y colle. La ministre des Transports a-t-elle eu peur d’encaisser une nouvelle défaite après sa déroute sur l’augmentation du prix de la vignette? Ce n’est pas l’explication officielle.
La ministre des Finances déclare à l’assemblée que l’initiative «Vache à lait» est de son ressort car il s’agit avant tout d’un projet financier avant d’être routier. Elle relève que l’Etat doit pouvoir financer ses prestations grâce à l’impôt. «En d’autres termes, l’herbe que broute votre vache à lait n’est pas gratuite. Elle coûte bonbon à la Confédération.»
Bref, nos socialopes versent un milliard et plus pour les terroristes du Hamas, pour les nazillons d’Ukraine, pour les syriens, … mais pour alléger les charges du peuple suisse qui est contraint de s’exilerer pour loger à cause de l’invasion massive, ça alors, c’est NIET!
J’ai entendu ces projets à la radio et je me suis dit à haute voix que les socialos sont encore plus timbrés que je ne le pensais. Ils n’ont pas peur de perdre encore des voix ? Il faut croire que non !