L'exposition Renoir a débuté depuis une semaine à la fondation Gianadda à Martigny. Pour le plus grand plaisir de Léonard Gianadda qui en rêvait.
L’antre de la fondation Gianadda à Martigny respire la joie de vivre de Renoir depuis une semaine. Une centaine d’œuvres du peintre impressionniste habitent les lieux avec grâce, tendresse et gourmandise. Les nus féminins, si chers à l’artiste, côtoient les paysages, les portraits, quelques natures mortes et des sculptures. La majorité des toiles a été prêtée par de prestigieux musées internationaux, comme le Musée Pouchkine à Moscou ou le Musée d’art de São Paulo, des institutions suisses ou sont issues de collections privées.
"Il aimait les fesses et les tétons"
«Le fils de Renoir disait: "Mon père aimait les fesses et les tétons". En fait, le peintre pelotait ses modèles avec les pinceaux», raconte Daniel Marchesseau, le commissaire de l’exposition. Pour lui, Renoir est «l’homme qui aimait les femmes». L’artiste aimait la féminité laborieuse, charpentée, les femmes qui travaillaient dur, faisaient la lessive, nettoyaient, langeaient les enfants... «Il n’aimait pas les intellectuelles», ajoute Daniel Marchesseau.
Très admiratif de Renoir
A ses côtés, Léonard Gianadda opine du chef. Le maître des lieux est, lui aussi, un admirateur de Renoir. Il l’avoue sans peine : il rêvait d’exposer de tels trésors de Renoir. Preuve de son attachement pour l’artiste impressionniste, Léonard Gianadda avait acheté un dessin de 1895 représentant Jean Renoir dans les bras de Gabrielle, cinq ans avant la création de la fondation Gianadda. C'est d'ailleurs l’un de ses coups de cœur de l’exposition.
Découvrez l’exposition à travers le regard de Léonard Gianadda ainsi que son deuxième tableau coup de cœur dans l’édition papier du «Nouvelliste» de samedi.
Christine SAVIOZ
Extrait de: Source et auteur
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