L'affaire Giroud vins, du nom de l'entreprise sédunoise soupçonnée d'avoir pris des libertés avec le fisc, sera évoquée au Grand Conseil cette semaine. Mais sans fracas.
Dans le cadre du débat sur le budget, le groupe PLR, par Régine Pralong, a demandé de «comptabiliser une recette extraordinaire, pour reprise d’impôt et amende, suite à l’enquête fiscale fédérale contre un contribuable valaisan». Le montant proposé: un million. Le citoyen en question: Dominique Giroud. La Commission des finances a refusé cet amendement.
Hormis cet élément, l’affaire semble se calmer. Du moins sur le plan politique. «On va laisser travailler la justice. S’il doit se récuser, le conseiller d’Etat Maurice Tornay le fera», déclare par exemple le président du PLR et député Xavier Mottet.
Son homologue socialiste, le député Gaël Bourgeois annonce que son camp n’a «pas l’intention d’intervenir à ce stade. On tomberait dans la politique politicienne, ce qui n’est pas notre intention». L’UDC n’a pas non plus l’intention d’intervenir au Grand Conseil, indique le co-président et député-suppléant Jérôme Desmeules.
Du côté du PDC, le vice-président Serge Métrailler commente: «Il y a deux aspects dans cette histoire. Pour ce qui concerne l’affaire de la cave Giroud, il faut laisser la procédure se poursuivre. J’ai pleinement confiance dans les institutions. L’autre aspect est politique. On cherche à atteindre une personnalité en gonflant son implication. Maurice Tornay est serein, nous les sommes aussi et nous lui faisons pleinement confiance. Le document qu’il a pu produire montre qu’il n’y a pas d’enquête. Pour moi, cela s’arrête là.»
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