Dans Le Temps du jour.
La femme en politique, un animal émotif ? Ou comment juger de la conformité aux engagements du parti dans les sections femmes.
"Le sociogéographe Michael Hermann a analysé les votes des conseillers nationaux par genre. L’image selon laquelle les femmes seraient plus à gauche que les hommes est toutefois biaisée par la représentation féminine au sein des partis."
Selon Michael Herman, ce serait:
"La forte sous-représentation des femmes dans le camp de droite qui donne l’impression de l’existence d’un fossé politique profond entre les genres au parlement fédéral."
Sans être inintéressante, l'étude pèche, du moins à la lecture de l'article du Temps, par son défaut de considération de la différence entre les thématiques susceptibles de générer des votes distincts selon le sexe. Autre lacune, une totale ignorance du lent déplacement des partis du centre vers la gauche, notamment au regard du consensus sur la question fiscale et immigrationniste.
Ainsi, pour Michael Herman, le fait que le fossé entre hommes et femmes au PDC se soit resserré dans les années 90, ne s'expliquerait que par une forte présence masculine dans la branche conservatrice de ce parti et non par le basculement de la démocratie chrétienne à gauche sous la présidence de Christophe Darbellay. En outre, l'exercice n'est pas clair sur ce qui est à considérer comme étant de "gauche" ou de "droite", ainsi, un Yannick Buttet serait aussi à gauche qu'une femme PDC... De toute évidence M. Herman a sauté un épisode... celui-ci.
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