La Confédération va allouer près de 3 millions de francs d'ici 2015 aux mesures de protection des troupeaux. Malgré les critiques de certains milieux, le Conseil fédéral a maintenu mercredi le cap dans la révision de l'ordonnance sur la chasse.
Pour atténuer les conflits causés par le retour des grands prédateurs, la Confédération va mettre un peu plus la main au porte-monnaie. D'ici 2015, près de 3 millions seront attribués aux mesures de protection des troupeaux.
La Confédération prendra en charge 80% des coûts des dégâts causés par des lynx, des ours, des loups et des chacals dorés. Les dommages provoqués par des castors, des loutres et des aigles seront remboursés aux cantons à raison de 50%.
On dénombre actuellement une vingtaine de loups, 160 lynx et quelques ours bruns isolés. Même un chacal doré a été observé pour la première fois en Suisse. A l'avenir, les populations de ces animaux devraient croître, le loup étendant son territoire jusque dans le Jura, selon un rapport adopté par le gouvernement en réponse à des interventions parlementaires.
Pour prévenir les dégâts causés aux animaux de rente par les grands prédateurs, il est essentiel de protéger contre les loups (et localement contre les ours) les moutons et les chèvres montées aux pâturages. Dans les zones d'estivage, les chiens de protection des troupeaux spécialement éduqués constituent la protection la plus efficace.
Plus de chiens
Pour obtenir les subventions, les éleveurs devront respecter des conditions strictes. Actuellement, quelque 200 chiens de protection de troupeau sont ainsi recensés. Leur nombre devrait augmenter annuellement d'une quarantaine au cours des prochaines années.
Dans les surfaces agricoles, des modifications aux clôtures électriques existantes suffisent, d'après les auteurs du rapport. Il s'agit en particulier de protéger les ruches. Des améliorations aux enclos pour les ovins et les caprins pourront aussi être financées par la manne fédérale. En tout, l'enveloppe devrait doubler et atteindre 3 millions d'ici 2015.
La nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er janvier, en parallèle avec les ordonnances de la politique agricole 2014-17 fixant des contributions plus élevées pour les éleveurs participant au programme de protection des troupeaux.
Fauconnerie
L'ordonnance sur la chasse règle aussi précisément les conditions de détention de rapaces pour la chasse au vol, une vieille tradition inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les oiseaux détenus, généralement des faucons, doivent avoir suffisamment l'occasion de voler librement, stipule le texte.
Lors de la consultation, les milieux agricoles avaient demandé davantage de moyens pour faire face aux prédateurs. Les organisations de protection de la nature évoquaient pour leur part d'autres pistes, comme la protection des troupeaux par des lamas.
Pro Natura salue la modification de l'ordonnance ainsi que le fait que le Conseil fédéral délie davantage sa bourse. Pour l'organisation de protection de l'environnement, cette décision rend la voie propice à un élevage des moutons durable en Suisse. Pro Natura attend des cantons et des éleveurs de moutons qu'ils saisissent cette chance. A eux de récolter ces fonds et de les utiliser à bon escient, écrit l'organisation dans un communiqué.
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Une fois de plus, la faune sauvage herbivore, elle, reste la parent pauvre dans cette affaire et tout-le-monde s’en fiche d’elle. Pourtant, la révision de la loi fédérale sur la chasse stipule que les grand prédateurs (en partie réintroduits clandestinement, ce qui est aussi contraire à la même loi !) ne doivent pas mettre en péril l’exploitation par la chasse de la ressource naturelle et renouvelable qu’est le gibier. Or, dans le Jura et les Alpes vaudoises, le chevreuil et le chamois ont payés un très lourd tribut à la surdensité de Lynx, qui dépasse actuellement de plusieurs fois les densités maximales que les “spécialistes” biologistes nous promettaient dans les années 80 et il est probable que ces 2 espèces disparaissent à moyen terme complètement de ces contrées, si rien n’est rapidement entrepris pour réduire le nombre de lynx qui s’y trouvent. De très nombreux chasseurs vaudois ont spontanément renoncé à tirer cette année les chevreuils et les chamois qui leur ont pourtant été attribués par le Service de la Faune, afin de ne pas prétériter encore plus les cheptels…. Quant aux chiens de troupeau, il s’agit d’animaux extrêmement puissant, semi-sauvage et peu habitués à la présence humaine, s’assimilant eux-mêmes aux moutons avec lesquels ils vivent en symbiose toute l’année. Ils considèrent donc tout intrus, humain ou animal, comme une menace, ce qui explique les graves attaques et morsures dont les promeneurs et leurs chiens, même tenus en laisse, ont été victimes ces dernières années. Avec l’augmentation de ce type de chiens, les accidents et leur gravité augmenteront également. Ce qui pensent régler le problème grâce à ces chiens sont des idéologues, sans aucun sens des réalités et encore moins celui de la responsabilité. Le fait est que la Suisse avec son territoire exigu et artificialisé à outrance ne se prête plus à la présence de ces grands prédateurs et c’est ce que certains s’obstinent à occulter afin faire avancer leurs propres agendas politico-philosophique.
Pour terminer : j’aimerais que l’on dise enfin au citoyen contribuable, ce qu’il paye (à son insu) pour la présence (dégâts, études et contres-études, monitoring, prévention, engagement “d’experts”, suivi par GPS, radio-télémétrie, équipement, etc.), pour ces 160 lynx et 20aine de loups recensés officiellement et quel est exactement le bénéfice concret de leur (chère) présence aux niveau de la faune et de la flore. Cette débauche d’argent et de moyens, serait bien plus utile pour sauver les derniers Grands Tetras, Gélinottes, Salamandres, etc., qui, eux, ne coûtent rien, ne pourrissent la vie à personne et font au moins autant partie de la biodiversité que ces animaux à problème, dont la nature et l’homme se passent parfaitement bien depuis plus de 100 ans! Mais non, il n’y a que les grands carnassiers qui comptent !