La commune de 3 800 habitants est agitée depuis début septembre par une vive polémique à propos de l’accueil de 91 migrants — que des hommes — dans une bâtisse appartenant à la ville de Paris, qui avait d’ailleurs été incendiée. Mercredi soir, de nombreux habitants espéraient que les élus les « respectent » et prennent en compte le sondage organisé par la mairie elle-même samedi dernier. « 61 % se sont prononcés contre le projet », rappelle Sébastien Roger de Forgeons l’avenir, un collectif d’une trentaine de personnes constitué par rapport à cette question des migrants. « Nos élus doivent prendre en compte ces résultats et les transmettre à l’Etat, poursuit-il. Alors que nous n’avons rien demandé notre commune est plongée dans une situation qu’elle n’a pas méritée. »
Malgré la demande des manifestants, des affiches et un courrier distribué dans la journée indiquait que la question des « migrants n’était pas à l’ordre du jour (NDLR : du conseil municipal) et que la salle ne pouvait accueillir plus de 50 personnes ». Marie Lespert Chabrier, la maire (SE), a fait savoir qu’une lettre ouverte sur le sondage était en cours de rédaction par les élus et qu’elle serait distribuée vendredi.
La mairie refuse d’aborder le sujet en conseil municipal
Mais les habitants veulent que la « mairie se positionne maintenant ». « On ne sait même pas s’ils sont pour ou contre », peste une habitante.
