Clint Eastwood : « On se tue avec le politiquement correct »

La leçon de cinéma de Clint Eastwood sera probablement le plus grand moment de cette 70e édition du Festival de Cannes même si la rencontre ne nous a pas appris grand-chose sur sa vie et son œuvre.

Clint Eastwood fêtera à la fin de ce mois ses 88 ans. Encore bon pied, bon œil, sauf peut-être pour les selfies qui ne semblent pas être sa tasse de thé, Clint Eastwood garde la cote sur plusieurs générations. C’est ainsi que la salle Buñuel, d’une capacité de 300 places, s’est remplie à la vitesse de l’éclair. Précisons toutefois que la plus grande partie des journalistes présents patientaient devant les portes de la salle trois heures avant l’ouverture de celles-ci.

Durant son enfance, Clint Eastwood avait pour idoles Gary Cooper, John Wayne et John Stewart. Ses films préférés étant les westerns, genre cinématographique à la mode à cette époque à Hollywood. Enfant de la grande Dépression, il n’a aucun souvenir de cette période difficile de son enfance. « Ma sœur et moi mangions à notre faim. Ce n’est que plus tard que nous avons compris que mes parents s’étaient sacrifiés pour nous. »

Et, lorsque le modérateur lui parle de politique, il botte en touche : « aujourd’hui, on se tue avec le politiquement correct, on a vraiment perdu le sens de l’humour » confie l’acteur fervent défenseur de Donald Trump, qui a bien eu du mal à esquisser un léger sourire durant l’heure de la rencontre.

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“American Sniper” de Clint Eastwood

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Le dernier long-métrage de Clint Eastwood, American Sniper, divise les Etats-Unis. En France, il inquiète pour d'autres raisons le sénateur centriste Yves Pozzo di Borgo. Le Journal du Dimanche raconte ce 8 février que ce dernier a écrit à François Hollande pour attirer son attention sur les risques de "stigmatisation" de la communauté musulmane potentiellement présente dans le film, et ce un mois après les attentats terroristes subis par la France.

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