Suisse. Thurgovie: Propagande turque à l’école primaire

Des petits garçons ont joué à faire la guerre dans une pièce de théâtre scolaire. Ils ont tiré avec des armes factices, mimé des morts reposant sur le champ de bataille le corps recouvert d'un drapeau turc, glorifié l'Empire ottoman et crié des slogans pour la patrie.

 

 

Cette scène s'est déroulée le 25 mars dernier non pas en Turquie, mais en Suisse, plus précisément à Uttwil, en Thurgovie, a révélé dimanche la SonntagsBlick. Ceci dans le cadre des «cours de langue et de culture d'origine» (LCO).

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Source et article complet

Merci David Rouiller pour la vidéo

Un ministre turc compare les Français qui veulent modifier les sourates antisémites du Coran à des islamistes de Daech.

Le ministre turc des Affaires européennes s'est emporté dimanche contre le "manifeste des 300 contre le nouvel antisémitisme" appelant à modifier des versets du Coran. Des "barbares" dignes de Daech, a accusé Ömer Çelik.

L'appel remonte à deux semaines mais c'est ce dimanche que le ministre turc des Affaires européennes, en charge des négociations avec l'UE dans le processus d'adhésion, y a répondu vertement. Ömer Çelik, membre du parti islamiste du président Recep Tayyip Erdogan, l'AKP, a publié une série de tweets dans lesquels il accuse les signataires d'un manifeste "contre le nouvel antisémitisme" d'avoir une "idéologie barbare", dressant un parallèle avec les combattants du groupe terroriste Etat islamique.

Ce "manifeste des 300", publié par Le Parisien le 22 avril, dénonçait une "épuration ethnique à bas bruit" en France et relevaient que des juifs ont ces dernières années été "assassinés - et certains torturés - parce que juifs par des islamistes radicaux". Les signataires réclamaient notamment "que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques" de l'islam. Ce texte, à l'initiative de l'ancien directeur de Charlie Hebdo Philippe Val, avait été signé par des personnalités de premier plan comme l'ex-Président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, les anciens Premiers ministres Manuel Valls, Jean-Pierre Raffarin et Bernard Cazeneuve, des personnalités politiques comme Laurent Wauquiez et Christian Estrosi mais aussi des artistes et intellectuels comme Charles Aznavour, Gérard Depardieu, Bernard-Henri Lévy ou Alain Finkielkraut.

Une "affinité idéologique avec Daech"

Mais pour le ministre turc, cet appel est "l'exemple le plus frappant de la violence intellectuelle et de la barbarie" qui peut sévir de la part d'intellectuels et politiques "au coeur de l'Europe". "Ces gens", en "première ligne dans le sectarisme", n'auraient pas pu "montrer plus ouvertement leur affinité idéologique avec Daech", a poursuivi Ömer Çelik.

"Il est facile d'identifier des liens directs avec Daech. Mais ceux qui se parent d'un tel déguisement intellectuel et politique sont les plus dangereux", a-t-il insisté dans six tweets successifs au moment du lancement de la campagne électorale en Turquie, pour les élections présidentielle et législatives anticipées du 24 juin.

 

 

!omer Celik

 

 

L'appel en question a été loin de faire l'unanimité en France. De nombreux représentants de l'islam en France se sont élevés contre ce texte évoquant un "antisémitisme musulman". Et une autre tribune signée par 120 premiers signataires - dont le président de SOS Racisme Dominique Sopo et l'historien Benjamin Stora - et publiée dans Le Monde reprochait également une focalisation "sur le seul antisémitisme des islamistes". "Non seulement nous ne stigmatisons pas, mais nous avons un certain nombre d'imams qui ont signé avec nous et qui sont eux-mêmes horrifiés par ce qui se passe", s'était défendu à l'inverse sur France Inter l'essayiste Pascal Bruckner, signataire du premier manifeste.

Source

Nos remerciements à Victoria Valentini

 

Erdogan: l’Europe sera musulmane, si c’est la volonté d’Allah

La création d'une Armée de l'islam

L'article du quotidien turc sur la création d'une « Armée de l'islam » visant à détruire l'État hébreu était accompagné d'une carte interactive décrivant la formation des forces militaires musulmanes pour lancer une attaque conjointe contre Israël. Il donnait également des informations sur les forces militaires basées à différents endroits et le rôle à jouer pour exécuter leur complot.

Dans son article, le quotidien Yeni Şafak précisait également que « si les États membres de l'OCI unissaient leurs forces militaires, ils constitueraient l'armée la plus grande et la plus étendue du monde. Le nombre de soldats actifs s'élèverait à au moins 5 206 100, tandis que le budget consacré à la défense atteindrait environ 175 milliards de dollars. »

L'article en question fournissait des détails supplémentaires sur ce plan scandaleux : « 250 000 soldats devraient prendre part à la première offensive d'une éventuelle opération. Les bases navales, aériennes et terrestres des États membres situés dans les régions les plus critiques seront utilisées. Des bases conjointes seront établies sur une courte période... Il est possible de mobiliser rapidement 500 chars et véhicules blindés, 100 avions, 500 hélicoptères de combat et 50 navires. »

Peu importe à quel point ce plan suicidaire peut sembler absurde et préoccupant, Erdogan n'a pas rejeté l'article. En fait, il a même réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de faire renaître l'Empire ottoman, dans le cadre duquel il souhaite créer l'« Armée de l'islam ».

Le retour de l'Empire ottoman

L'Empire ottoman dont il parle est le même qui a commis le génocide de plus d'un million d'Arméniens à la veille de la défaite des Ottomans à la fin de la Première Guerre mondiale. Nul ne devrait donc ignorer l'illusion cachée d'Erdogan de commettre un génocide contre les Juifs d'Israël. Erdogan est un homme dangereux, car il est assez fou non seulement pour penser en ces termes incompréhensibles, mais aussi pour agir sur plusieurs fronts, comme il le fait actuellement.

Ces dernières années, Erdogan s'est employé à établir des bases militaires au Qatar et en Somalie. Il a récemment conclu un accord avec le Soudan pour acquérir une île soudanaise de la mer Rouge afin de l'utiliser comme base militaire avancée. Pendant ce temps, il exerce des pressions considérables sur le Caucase et les États de l'ex-Union soviétique, tels que l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan et plusieurs autres, pour que ceux-ci suivent ses diktats. Il a menacé plusieurs fois d'envahir les îles grecques de la Méditerranée, sans parler de sa récente incursion en Syrie dans le but précis d'établir une présence permanente dans ce pays au nom de la lutte contre le terrorisme kurde.

Dernièrement, lors de la cérémonie de commémoration du 100e anniversaire de la mort du sultan de l'Empire ottoman Abdülhamid II dans le palais de Yıldız à Istanbul, Erdogan a déclaré que « la République de Turquie, tout comme nos précédents États qui se sont succédé, est aussi une continuation de l'Empire ottoman ».

Une Europe musulmane

Erdogan a par ailleurs déclaré, selon Bloomberg, que « trop de Turcs, induits en erreur par l'Occident, avaient coupé le pays de ses racines ottomanes ». « L'histoire n'est pas seulement le passé d'une nation, mais la boussole de son avenir. »

Le député Alpaslan Kavaklıoğlu, membre de l'AKP au pouvoir et président de la Commission de la sécurité et des renseignements du parlement, s'est récemment exprimé en ces termes : « La population musulmane sera plus nombreuse que la population chrétienne en Europe. Ce phénomène... renforce la rhétorique nationaliste, xénophobe et anti-islamique. Ainsi, les petits partis marginaux commencent à obtenir un plus grand nombre de votes... Il n'y a aucune échappatoire. L'Europe sera musulmane. Nous serons efficaces là-bas, si Allah le veut. J'en suis sûr. » [gras ajouté par rapport au texte original]

La Turquie comme principal État islamiste

Afin de promouvoir le retour de l'Empire ottoman et sa volonté de devenir le dirigeant du monde musulman, Erdogan se sert de l'islam comme d'une cause commune autour de laquelle tous les États musulmans peuvent se rallier. Il utilise la religion pour éviter que ses motifs ou la nature de sa mission soient remis en question, en déclarant qu'il agit selon la volonté de Dieu. Nul ne devrait être surpris si Erdogan annonce bientôt que la charia est désormais la loi du pays. Il exploite l'islam à des fins politiques et personnelles. Il se sert des symboles et des préceptes islamiques pour endoctriner son peuple et promeut l'éducation islamique dans les écoles afin de façonner une nouvelle génération de musulmans dévots qui lui seront loyaux.

Erdogan prétend encore gouverner une démocratie islamique, mais la vérité est que la Turquie ne ressemble en rien à une démocratie sous son règne dictatorial.

Erdogan prétend encore gouverner une démocratie islamique, mais la vérité est que la Turquie ne ressemble en rien à une démocratie sous son règne dictatorial. Il transforme progressivement la Turquie en État islamiste qui soutient et appuie des groupes islamistes extrémistes comme le Hamas et l'État islamique.

Les États-Unis et l'UE doivent empêcher Erdogan de faire chanter l'Occident

Depuis la publication de ce projet scandaleux, pas un seul représentant des États-Unis ou de l'UE ne l'a condamné. Les États-Unis et l'UE doivent exiger qu'Erdogan se dissocie des idées rapportées par le quotidien Yeni Şafak et qu'il les rejette avec la plus grande fermeté. En outre, les États-Unis devraient avertir Erdogan que la promulgation de son idéologie de retour de l'Empire ottoman sera traitée comme une menace pour les intérêts stratégiques des États-Unis et de l'UE et qu'elle aura de graves conséquences.

Nul ne devrait négliger le projet anti-occidental révoltant d'Erdogan, qui constitue une menace majeure pour la sécurité, en particulier les États-Unis et l'UE. Il est temps que l'UE ferme définitivement et publiquement la porte à une future adhésion de la Turquie.

Aucune administration américaine ne devrait permettre à la Turquie de menacer de détruire l'un de ses alliés les plus proches – Israël.

Aucune administration américaine ne devrait permettre à la Turquie de menacer de détruire l'un de ses alliés les plus proches – Israël. Des menaces qui devraient effrayer non seulement tous les Israéliens, mais aussi tous leurs proches alliés.

Il est impossible de se fier à un dirigeant qui ne s'exprime pas sur la création d'une Armée islamique. Celui-ci doit être traité comme un chef d'État légitime, mais comme un traître qui fait courir son pays et son peuple au désastre.

Aucun pays se mettant dans les petits papiers de la Russie – ennemi de l'Occident –, et se procurant des armes auprès d'elle, et achetant du pétrole à l'État islamique ne devrait rester membre de l'OTAN.

Et aucun chef d'État responsable du démantèlement de chaque pilier démocratique de son pays et de sa transformation en État islamique extrémiste ne peut être un allié digne de confiance – en particulier celui qui s'immisce dans les affaires intérieures de nombreux pays et nuit à l'ordre international.

Combien d'autres mesures sinistres Erdogan doit-il encore prendre avant que l'UE et les États-Unis ne reconnaissent qu'il constitue une menace pour les intérêts stratégiques occidentaux ? Il faut l'empêcher de faire chanter l'Occident tout en détruisant le pays imaginé par son fondateur Mustafa Kemal Atatürk.

Ce texte est cosigné par Alon Ben-Meir et Arbana Xharra.Arbana Xharra est l'auteure d'une série de rapports d'enquête sur les extrémistes religieux et le programme islamique de la Turquie dans les Balkans. Elle a remporté de nombreux prix pour ses reportages et a reçu en 2015 le prix international Femme de courage du département d'État américain.

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Le président turc Recep Tayyip Erdoğan fête officiellement, depuis déjà quelques années, la date du 29 mai 1453, qui vit la conquête de Constantinople par Mahomet II, et celle du 26 août 1071, quand les seldjoukides d’Alp Arslān écrasèrent à Manzinkert l’armée byzantine et fondèrent le premier État turc en Anatolie.

Imaginons que l’Union Européenne propose de célébrer solennellement la victoire de Lépante de 1571 ou la libération de Vienne des Turcs de 1683. Les mass-médias du monde entier, sous l’emprise des “pouvoirs forts” qui régissent la politique mondiale, protesteraient de toute leur force contre cet acte provocatoire et islamophobe. Mais l’Union Européenne ne prendrait jamais une telle initiative, car, dans son acte constitutif, le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007, elle a définitivement renoncé à toute référence à ses racines historiques. Et tandis qu’Erdogan revendique avec orgueil une identité ottomane qui s’est affirmée contre l’Europe chrétienne, l’Union Européenne substitue la mention des racines chrétiennes par l’idéologie du multiculturalisme et de l’accueil du migrant.

L’offensive de l’Islam contre l’Europe, au cours des siècles, s’est développée selon deux lignes directrices et a été menée par deux peuples différents : les Arabes du Sud-Ouest et les Turcs du Sud-Est. Les Arabes, après avoir conquis le Nord de l’Afrique, envahi l’Espagne et passé les Pyrénées, furent arrêtés par Charles Martel à Poitiers en 732. Ils commencèrent alors à se retirer progressivement pour être définitivement expulsés de la péninsule ibérique en 1492. Les Turcs, après avoir soumis l’Empire byzantin et une partie de l’Empire des Habsbourg, furent arrêtés à Vienne en 1683 par Jean Sobieski et à Belgrade en 1717 par Eugène de Savoie.

Aujourd’hui, l’avancée de l’Islam suit les mêmes directions. Au Sud-Ouest, elle est promue par des pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui financent les  “Frères Musulmans” et la construction d’un important réseau de mosquées dans toute l’Europe. Au Sud-Est, la Turquie exige d’entrer dans l’Union Européenne, menaçant,  si cela ne se fait pas, d’envahir notre continent de millions de migrants.

Le projet le plus dangereux est bien celui d’Erdogan, qui aspire à devenir le “sultan” d’un nouvel empire ottoman déployant toute sa puissance du Moyen-Orient à l’Asie centrale. L’empire turc, entre 1299 et 1923, parvint à s’étendre sur un vaste territoire qui des côtes nord-africaines arrivait au Caucase et aux portes de l’Italie et de l’Autriche.  L’objectif d’Erdogan est de placer la Turquie à la tête d’une zone encore plus vaste, qui s’étend de l’Est de la mer Caspienne, où cinq nouvelles républiques nées de la dissolution de l’Union Soviétique – l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ousbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan – constituent le noyau d’une communauté où la religion islamique se fonde sur une identité ethnico-linguistique turcophone. C’est à partir des années 90 que les Turcs ont commencé à présenter à « 200 millions de leurs compatriotes » des Etats turcophones de l’Est la nécessité de constituer  « une communauté d’Etats, de l’Adriatique à la grande muraille de Chine », selon la formule du président de l’époque Halil Turgut Özal (1927-1993), qui aimait parler de l’arrivée d’un “siècle turc”.

Erdogan a repris ces idées, développées au cours de la dernière décennie par son ministre des Affaires Etrangères Davutoğlu, jusqu’à son licenciement en 2016. Le fondateur de la Turquie moderne, laïque et sécularisée, Mustafa Kemal Atatürk, voyait dans l’Islam un facteur destabilisant. Ses successeurs, d’Özal à Erdogan, estiment au contraire que l’Islam peut constituer un élément de rassemblement et de cohésion sociale. Le système éducatif est un pilier du projet d’Erdogan, tant pour répandre la sharia, au-delà même des frontières turques, à travers la Diyanet, le ministère des Affaires religieuses, tant pour imposer, par le ministère de l’Education, l’identité linguistique supprimée par la révolution kémaliste. La réislamisation de ces territoires, par la construction de mosquées et le soutien offert à la subsistance des Imams, s’est accompagnée d’investissements culturels pour réintroduire l’étude de la culture ottomane dans les écoles et les universités.

Faisant référence à l’époque de l’Empire ottoman, Erdogan a affirmé : « Ceux qui pensent que nous avons oublié les terres d’où nous nous sommes retirés en pleurant il y a cent ans, se trompentRépétons chaque fois que l’occasion se présente que la Syrie, l’Irak et autres lieux, sur la carte géographique de nos coeurs, ne sont pas différents de notre patrie. Nous luttons pour que jamais ne flotte un drapeau étranger en aucun lieu où est récité un adhan [l’appel islamique à la prière dans les mosquées]. Ce que nous avons fait jusqu’à présent n’est rien au regard des attaques encore plus importantes que nous sommes en train de planifier pour les prochains jours, inshallah [si c’est la volonté d’Allah]».

Le premier objectif déclaré par Erdogan est la reconquête des îles grecques de la mer Egée. Le leader turc a affirmé qu’en 1923 la Turquie « a vendu » les îles grecques qui « nous appartenaient » et où  « se trouvent  encore nos mosquées, nos sanctuaires ». Erdogan a indiqué l’échéance de 2023, centenaire de la République turque et du traité de Lausanne, qui a établi les frontières qu’il demande aujourd’hui de rediscuter. Ce ne sont pas uniquement des mots. En 1974, la Turquie a occupé manu militari une partie de l’île de Chypre et aujourd’hui, sous le prétexte de la “guerre contre le terrorisme”, a conquis un large pan de territoire syrien le long de la frontière entre les deux pays.

Mais les menaces les plus graves sont celles qui pèsent sur l’avenir de l’Europe, qu’Erdogan pense soumettre à son Empire. « L’Europe sera musulmane, si c’est la volonté d’Allah », a annoncé le député de son parti (AKP), Alparslan Kavaklioglu, rappelant ce qu’Erdogan lui-même a déclaré ouvertement : « les musulmans sont l’avenir de l’Europe ». « La fortune et la richesse du monde se déplacent de l’Occident à l’Orient. L’Europe traverse une période que l’on peut qualifier d’extraordinaire. Sa population diminue et vieillit. Elle a une population très âgée. Et c’est pourquoi des personnes viennent de l’étranger pour y trouver du travail. Mais l’Europe a ce problème que tous les nouveaux arrivants sont musulmans. Ils viennent du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Afghanistan, du Pakistan, de l’Irak, de l’Iran, de la Syrie et de la Turquie. Ceux qui viennent de ces pays sont musulmans. Nous en sommes arrivés au point que le nom le plus courant à Bruxelles, en Belgique, est Mohammed. Et le second nom plus répandu est Melih, le troisième Aisha ».

Erdogan sait que Bruxelles, capitale de l’Union Européenne, est la ville où l’Islam est déjà actuellement la première religion, où un citoyen sur trois est musulman, et le nom le plus fréquemment donné à l’Etat civil parmi les nouveaux résidents est Mohammed. Son arme, comme celle des Frères Musulmans, est la conquête démographique de l’Europe dans les prochaines décennies. Mais aujourd’hui déjà, si elle entrait dans l’Europe, la Turquie serait la première nation de l’Union par sa population, en comptant aussi ses citoyens qui résident sur le continent européen. Il faut rappeler en effet qu’en terme numérique, les turcs représentent la deuxième communauté en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, au Danemark et en Bulgarie, et qu’Erdogan les incite à ne pas perdre leur identité. « Les turcs à l’étranger devraient rester turcs quelle que soit leur nationalité », a proclamé le sultan, allant jusqu’à qualifier l’assimiliation de « crime contre l’humanité ».

Face à l’arrogance d’Erdogan, l’Europe non seulement n’agit pas, mais garde le silence. Elle se tait sur la violation des droits de l’homme en Turquie, sur l’invasion du Kurdistan syrien, sur le blocus naval imposé à la plateforme de l’ENI à Chypre, sur les menaces contre les îles grecques. Et sur l’annonce de l’islamisation prochaine de notre continent, c’est non seulement l’Union Européenne, mais aussi l’Eglise qui garde le silence. Et c’est ce silence coupable qui fait la force d’Erdogan. (Roberto de Mattei)

 

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Nos remerciements à David Rouiller

Allemagne. Scandale à la mosquée de Herford: de jeunes garçons marchant en uniforme de combat (Vidéo)

"L'État et la société doivent faire tout leur possible pour empêcher quelque chose comme ça."

Des vidéos d'une représentation dans une mosquée provoquent l'indignation.

Les photos montrent de jeunes garçons qui paradent en tenues de combat et avec des armes factices.

 

 

 

Derrière eux sur le mur: le logo Ditib de la plus grande association de mosquées en Allemagne.

Les vidéos qui montrent ces prises de vues très déconcertantes, circulent sur Internet. Elles ont été crées en Allemagne, dans la mosquée Ditib en Rhénanie du Nord-Westphalie, dans la ville d'Herford

"Cela contredit de manière flagrante toute tentative d'intégration"

Une des vidéos a également été divulguée au président CDU du district de Herford, Tim Ostermann. Il était alarmé.

"Je trouve très problématique que les enfants soient instrumentalisés. Cela contredit de manière flagrante toute tentative d'intégration. Au contraire, une telle chose est un signe typique d'une société parallèle. L'Etat et la société doivent tout faire pour éviter ce genre de choses ", a écrit Ostermann sur Facebook.

Ostermann a demandé des éclaircissements au responsable Ditib local par e-mail. Après n'avoir reçu aucune réponse, il a finalement alerté les médias.

A ce moment, l'association Ditib a répondu. Elle a déclaré que les enfants de la mosquée avaient reconstitué une victoire militaire du fondateur de l'état turc Atatürk durant la Première Guerre mondiale, afin de commémorer les morts.

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Source Traduction libre Christian Hofer pour Les Observateurs.ch

 

 

Provocation d’Erdogan: Le président turc récite une prière musulmane à la Basilique Sainte-Sophie.

Le président de la Turquie a récité une prière islamique à Hagia Sophia (basilique Sainte-Sophie), un monument historique d'Istanbul qui est devenu un symbole des tensions interconfessionnelles et diplomatiques.

Pendant la cérémonie, Erdoğan a récité le premier verset du Coran, en dédiant la prière aux « âmes de tous ceux qui nous ont hérité cette œuvre, en particulier le conquérant d’Istanbul», en référence au Sultan Mehmed II « Le Conquérant » qui a conquis la ville en 1453 et a mis fin à l’existence de l’Empire romain d’Orient, également connu sous le nom de l’Empire byzantin, qui a duré plus de 1000 ans.

La basilique Sainte-Sophie a été construite pendant l'empire chrétien byzantin du 6ème siècle et a servi de siège à l'église orthodoxe grecque. Elle a été convertie en mosquée impériale lors de la conquête ottomane d'Istanbul en 1453.

La Grèce a protesté contre l'utilisation religieuse du site par le gouvernement turc.

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Nos remerciements à Alain Jean-Mairet

 

Bozdag, vice-premier ministre turc menace la France: « La France deviendra la cible de la Turquie si elle continue à soutenir le terrorisme kurde »

Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a déclaré que le soutien de la France aux organisations terroristes PYD/YPG/YPJ est un effort en vue de leur légitimation

Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a déclaré que le soutien de la France aux organisations terroristes PYD/YPG/YPJ est un effort en vue de leur légitimation.

M. Bozdag a réagi sur Twitter aux propos tenus par le président français Emmanuel Macron qui a reçu une délégation de l’YPG, la branche syrienne de l’organisation terroriste et séparatiste PKK et proposant une médiation française entre la Turquie et les FDS, dont le PYD constitue l’épine dorsale.

« Le soutien de la France aux organisations terroristes PYD/YPG/YPJ et la déclaration faite en ce sens est un soutien ouvert au terrorisme, aux organisations terroristes et aux terroristes, c’est un effort en vue de la légitimation des organisations terroristes. C’est une coopération et un acte de solidarité ouvertement exprimés envers ces organisations terroristes qui s’en prennent à la Turquie » a déclaré Bozdag, soulignant que ceux qui coopèrent et sont solidaires avec les organisations terroristes face à la Turquie et s’attaquent à la Turquie avec les terroristes, seront traités et ciblés de la même manière que les terroristes.

« Nous espérons que la France n’entreprendra pas une telle démarche irrationnelle. Ceux qui choisissent l’amitié des organisations terroristes au lieu de celle de la Turquie, et affichent une solidarité et une coopération avec les organisations terroristes au lieu de la Turquie, seront perdants, comme les organisations terroristes » a-t-il conclu.

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Nos remerciements à Alain Jean-Mairet

 

Turquie: Lorsque le gouvernement assurait la protection des jihadistes pour les soigner dans les hôpitaux turcs.

Avec cette vidéo filmée à la frontière turco-syrienne, le quotidien turc "Cumhuriyet" révélait en 2015 un scoop explosif : une livraison d'armes de la Turquie en Syrie. "Envoyé spécial" a repris une enquête interdite par le président Erdogan, et posé les questions que les journalistes turcs ne peuvent plus poser:

Sa question était formulée ainsi : "L'Union européenne peut-elle décemment faire confiance à la Turquie en matière de lutte contre le terrorisme ? Sept ans après le début du conflit en Syrie, [le président Erdogan] regrette-t-il d'avoir fourni autant d'armes aux groupes de combattants islamistes, et d'avoir laissé passer par la Turquie autant de jihadistes en route pour la Syrie ?"

Dans cette autre séquence, c'est une autre révélation qui voit le jour par le biais d'Ahmet Ayala - Ancien directeur de l'antiterrorisme turc :

 "Le gouvernement a demandé d'assurer la protection des djihadistes qui revenaient du combat pour se faire soigner dans les hôpitaux turcs".

 

 

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Nos remerciements à Tancrède

Des supporters d’Erdogan célèbrent la mort de miliciens kurdes en chantant une sourate du Coran

Des jeunes de l'AKP ont entonné un verset coranique alors que le président turc annonçait la mort de 3 747 «terroristes» lors de l’opération militaire à Afrin en Syrie, contre les milices kurdes. Une réaction qui n’a pas été du goût de ce dernier.

Le 25 mars, au cours d’un meeting politique dans la ville de Giresun, dans le Nord de la Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a évoqué l’opération Rameau d’Olivier qui dure depuis le 20 janvier sur la région d'Afrin en Syrie. Elle a pour but de sécuriser les frontières de la Turquie contre les milices kurdes.

Alors qu’il annonçait la neutralisation de 3 747 «terroristes», terme généralement utilisé par Ankara pour désigner les combattants kurdes, des jeunes du parti de l’AKP – le parti présidentiel – ont récité un verset du coran. Selon le quotidien turc Zaman, il s’agirait du douzième verset de la troisième sourate du Coran : «Dis à ceux qui ne croient pas : "Vous serez vaincus bientôt ; et vous serez rassemblés vers l'Enfer. Et quel mauvais endroit pour se reposer !"»

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Un photomontage de Merkel en Hitler en une d’un journal turc

Un quotidien turc a publié lundi en une un photomontage montrant Angela Merkel portant la moustache d'Adolf Hitler et l'uniforme nazi, reprochant à la chancelière allemande d'avoir émis des critiques envers Ankara.

Ce cliché rappelle celui publié il y a un an par un autre journal pro-gouvernemental, Günes, au plus fort des tensions entre l'Allemagne et la Turquie, dont le président Recep Tayyip Erdogan n'hésitait pas à l'époque d'accuser les dirigeants allemands d'avoir recours à des "pratiques nazies", au grand dam de Berlin.

"Nous sommes préoccupés par cette mentalité", titrait lundi le quotidien ultra-conservateur et pro-gouvernemental Yeni Akit, reprochant à Mme Merkel de faire "des déclarations contre la Turquie à chaque occasion".

Le journal dénonce en particulier un appel qu'il attribue à la chancelière à libérer deux soldats grecs détenus après être entrés en territoire turc en patrouillant à la frontière, une affaire qui a tendu un peu plus les rapports entre Ankara et l'Union européenne.

Yeni Akit accuse en outre l'Allemagne d'"accueillir" sur son territoire de nombreux "terroristes", citant pêle-mêle le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les partisans du prédicateur Fethullah Gülen ou encore les membres d'un groupuscule d'extrême gauche.

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Nos remerciements à Alain Jean-Mairet

 

Alpaslan Kavaklioglu, député turc: « L’Europe deviendra musulmane dans 20 ans. »

« L'Europe sera musulmane »: c'est ce qu'a déclaré sans ambages le député turc Alparslan Kavaklioglu lors d'une réunion récente de l'AKP, le parti du président Erdogan, convaincu que « les musulmans sont l'avenir de l'Europe. » Du moins d'un point de vue numérique, devenant ainsi majoritaires en vingt ans.

Kavaklioglu préside la commission de sécurité de l'information du Parlement turc. Par conséquent, il est l'un de ceux qui sait quoi dire pour se faire comprendre en Occident.

L'islamisation est déjà en cours...

Kavaklıoğlu a ensuite exposé la preuve que l'Europe est déjà au milieu d'une prise de contrôle musulmane.

"Mais l'Europe a ce problème: tous les nouveaux venus sont musulmans - du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, d'Afghanistan, du Pakistan, d'Irak, d'Iran, de Syrie et de Turquie", a-t-il déclaré en mettant en garde les Européens. "Ceux qui viennent de ces endroits sont musulmans.

C'est maintenant à un tel niveau que le nom le plus populaire à Bruxelles, en Belgique est Mohammed. Le deuxième nom le plus populaire est Melih [Malih] et le troisième est Ayşe [Aisha]. "

"[Avec cette tendance continue], la population musulmane sera plus nombreuse que la population chrétienne en Europe", a souligné M. Kavaklıoğlu. "Cela... a augmenté la rhétorique nationaliste, xénophobe et anti-islam là-bas. Par conséquent, les petits partis marginaux ont commencé à obtenir un grand nombre de votes... Mais il n'y a pas de remède à cela. L'Europe sera musulmane.

Nous serons efficaces là-bas, si Allah le veut. Je suis sûr de cela."

Dans un commentaire pour l'Institut Gatestone, le journaliste turc Usay Bulut, qui est maintenant basé à Washington, D.C., a souligné que le jargon pro-musulman de Kavaklıoğlu est similaire à celui d'Erdoğan.

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Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch

 

Nos remerciements à Victoria Valentini

La Turquie a essayé d’enlever un opposant en Suisse

Un groupe, dont des employés de l’ambassade turque, s’est rencontré plusieurs fois pour planifier un rapt. La Suisse a ouvert une enquête.

Une scène digne des meilleurs livres d’espionnage. Deux employés de haut rang de l’ambassade de Turquie à Berne ont rencontré en août 2016 un petit groupe d’hommes dans un cimetière de la banlieue de Zurich. Leur but? Planifier l’enlèvement d’un opposant. Ils prévoyaient de l’anesthésier avec du GHB. L’homme visé: Arcan*. Ce manager zurichois est désormais sous protection policière suisse.

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Islamophobie: « Une catastrophe semblable à l’Holocauste risque de se produire en Europe » selon le porte-parole de la présidence turque.

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a attiré l’attention sur la montée de l’islamophobie dans les pays occidentaux

Si aucune mesure n’est prise contre l’islamophobie, une catastrophe semblable à l’Holocauste risque de se produire.

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a attiré l’attention sur la montée de l’islamophobie dans les pays occidentaux, au cours du séminaire ayant pour thème « Lutte contre l’islamophobie : vers des solutions compréhensives et efficaces » tenu à Istanbul.

Il a déclaré, dans son discours, que l’islamophobie est une question grave et que des mesures doivent être prises.

« Nous constatons qu’ils tentent de banaliser les courants et tendances extrémistes, racistes et islamophobes et de les normaliser » a-t-il dit, mettant en garde les pays européens.

Evoquant les conséquences de l’islamophobie, Kalin a attiré l’attention sur la Seconde Guerre mondiale.

« Nous devons clairement et ouvertement exprimer que si aucune mesure n’est prise, si aucune position n’est adoptée par les ONG, les établissements politiques, les académiciens, les leaders de l’opinion publique et les leaders religieux en Europe, une catastrophe semblable à l’Holocauste risque de se produire à l’avenir » a-t-il affirmé.

Source

Rappel:

la Turquie est responsable du meurtre d'un million de chrétiens arméniens

 

Turquie: Erdogan incite une fillette en sanglots à tomber en martyre pour la Turquie (Vidéo)

En plein meeting, le dirigeant turc a invité sur scène une enfant en uniforme militaire et lui a assuré qu'elle recevrait les honneurs de l'Etat si elle était prête à mourir pour son pays. Une déclaration qui a été très critiquée par ses opposants.

Alors qu’il s’adressait le 24 février à des membres de son parti (AKP) dans la ville méridionale de Kahramanmaras, Recep Tayyip Erdogan a invité une petite fille vêtue d’une tenue militaire et coiffée d’un béret des forces spéciales turques à le rejoindre sur scène.

Après avoir insisté sur l’importance du soutien du peuple turc à l’opération militaire en cours contre les milices kurdes à Afrin en Syrie, il s’est adressé à la petite fille qui pleurait : «Regarde ce que tu vois ici ! Que fais-tu ici ? Nous avons nos bérets marrons mais nos bérets ne pleurent jamais.»

Chef ! Emmène-nous à Afrin !

Et de poursuivre en s’adressant à la foule conquise : «Si elle tombe en martyre, elle sera enveloppée dans le drapeau turc qu’elle a sur elle.» Visiblement dépassée par les événements, la petite fille a timidement approuvé ses propos après que le président turc lui a demandé si elle était de son avis. La brève rencontre s'est conclue sous les applaudissements des fidèles soutiens du président qui ont alors scandé : «Chef ! Emmène-nous à Afrin !»

 

 

Une sortie médiatique qui a été par la suite particulièrement critiquée par le Parti démocratique des peuples (HDP), mouvement politique pro-kurde opposé à l'opération d'Ankara dans la région d'Afrin. Sur Twitter, le parti a fustigé l’attitude du président turc suggérant aux enfants de mourir pour leur patrie et a promis de combattre cet «état d'esprit» afin de faire triompher «la liberté des enfants» et de leur offrir «une vie heureuse».

La milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) est visée par l'opération de l'armée turque «Rameau d'olivier» contre l'enclave d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Celle-ci a été déclenchée le 20 janvier dernier par Ankara, avec le concours des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Le 20 février, répondant à l'appel du groupe kurde, le gouvernement syrien a fait pénétrer dans la localité des milices pro-Damas qui ont essuyé des tirs provenant des forces turques.

Source

France. Mâcon: un drapeau turc sur le parvis de l’église Saint-Pierre ce samedi

La polémique s'étend après qu'un drapeau a été déroulé sur le parvis de l'église Saint-Pierre lors d'un mariage ce samedi en début d'après-midi. Et ce, en plein débat sur la laïcité.

C'est désormais régulier lors des mariages de la communauté turque à Mâcon. Un immense drapeau est déroulé sur le parvis de l'église Saint-Pierre. "Nous sommes scandalisés car normalement déjà les signes ostentatoires sont interdits et des règles sont fixées par la mairie lors des cérémonies pour qu'il n'y ait pas de débordement" soulignent des habitants du quartier. "Nous avons interpellé les élus pour éviter ces manifestations vraiment anormales car sir lors d'un mariage, une fête est légitime il faut que cela se fasse dans le respect des règles de notre pays" poursuit Pierre.

Des chrétiens sont également montés au créneau car ils trouvent que "dérouler le drapeau turc par des personnes de confession musulmane sur le parvis d'une église catholique relève de la provocation". La mairie de Mâcon qui avait fait des rappels protocolaires par le passé n'avait pas été saisie de plainte samedi en début d'après-midi.

Source via fdesouche.com

Une division de facto de la Syrie ?

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Michel Garroté  --  La Turquie a mis en garde le gouvernement syrien, l'avertissant de ne pas envoyer de troupes dans la région syrienne d'Afrin, selon un haut responsable turc. Tout envoi de forces à Afrin par le gouvernement syrien reviendrait à autoriser une division de facto de la Syrie, et entraînerait des conséquences désastreuses dans la région, a déclaré à la presse Bekir Bozdag, vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, à l'issue d'une réunion du conseil des ministres à Ankara.
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Le dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan, surnommé "le fou d'Ankara", s'est également entretenu par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rohani, afin de les menacer des conséquences d'un envoi de troupes syriennes dans la région d'Afrin située dans le nord de la Syrie.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Les armées turque et syrienne sur le point de s’affronter

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Michel Garroté  --  La Syrie est un front pour l’Iran, le Hezbollah et leurs alliés, pour faire avancer l’ordre du jour irresponsable et dangereux de Téhéran pour le Moyen-Orient. Dans ce conflit, on trouve des combattants que l’Iran a fait venir de chez lui pour les envoyer au Liban, en Syrie, en Irak et en Afghanistan. A l'inverse, sur tous les fronts de ce conflit, on trouve des combattants que l’Iran a fait venir du Liban, de l’Irak et de l’Afghanistan. Ces faits rendent extrêmement difficile toute analyse de la situation, notamment la situation en Syrie.
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En effet, la crise politique et militaire qui sévit dans le nord de la Syrie s'aggrave de jour en jour. Ainsi, l’armée syrienne s’apprête à déployer rapidement ses troupes dans la région d’Afrin, située dans le nord du pays et occupée - illégalement - par l'armée du régime islamiste turc du dictateur halluciné Erdogan.
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Le gouvernement de Damas et les milices kurdes de  l'YPG - milices qui pour l'instant contrôlent encore la ville d'Afrin - ont conclu un accord prévoyant le déploiement d'unités de l'armée syrienne dans la région, pour faire face à l'offensive turque. Le ministre turc des Affaires étrangères a prévenu que la Turquie n'hésiterait pas à affronter les forces syriennes, si ces dernières entraient dans le secteur d'Afrin.
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La Turquie et ses alliés islamistes syriens ont lancé, le 20 janvier 2018, une opération, pour occuper et contrôler le territoire syrien d'Afrin, territoire contrôlé, comme mentionné plus haut, par les Kurdes syriens de l'YPG. Dans ce contexte délicat, le président Bachar al Assad a réaffirmé vouloir reprendre le contrôle de l'ensemble de la Syrie. L'on ignore pour l'instant, quelles seront les réactions russe et américaine.
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Michel Garroté pour Les Observateurs
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La Turquie accusée de recruter des combattants de l’Etat islamique pour attaquer les Kurdes

Un ancien djihadiste a affirmé à la presse britannique que la Turquie recrutait de nombreux membres de l’Etat islamique dans l'opération Rameau d'olivier contre les Kurdes d'Afrin, confirmant des déclarations précédentes des combattants kurdes.

«La plupart des combattants à Afrin contre les Unités de protection du peuple (YPG) viennent de l’Etat islamique et la Turquie les a entraînés pour qu’ils modifient leurs tactiques d’assaut» : un certain Faraj, ancien combattant de l’Etat islamique âgé de 32 ans, porte de lourdes accusations à l'égard de la Turquie dans les colonnes quotidien britannique The Independant. Selon lui, la Turquie aurait largement recruté dans les rangs de Daesh pour monter le contingent de l'opération Rameau d'olivier.

L’ancien combattant islamiste, qui opérait dans le Nord-Est de la Syrie lorsqu'ils se battait dans les rangs de Daesh, assure que la Turquie n'aurait jamais eu pour véritable intention de combattre l'Etat islamique et se chargerait même de leur prodiguer des formations au combat. Il raconte ainsi que les commandants de l'armée turque auraient déconseillé à leurs nouvelles recrues d’utiliser les méthodes traditionnelles d’attentats suicide afin de ne pas se faire repérer. Faraj assure en outre qu'Ankara conseillerait aux anciens membres de Daesh de «laisser les voitures piégées aux YPG» afin de faire passer ceux-ci pour des terroristes.

Pour l'armée turque, l'intérêt d'un tel recrutement serait double : les combattants de l'Etat islamique sont expérimentés et leur emploi sur le terrain permettrait de limiter les pertes humaines pour Ankara. Selon The Independant, cette stratégie permettrait également à ces anciens djihadistes désormais désœuvrés depuis la débâcle militaire de l'Etat islamique de se retrouver une activité pour se réinsérer dans la société.

S'il est difficile d'établir avec certitude la véracité de ces propos, ils viennent en tout cas confirmer ce qu'avaient déjà affirmé, avant le début de l’opération Rameau d’olivier, les membres des YPG. Ils disaient avoir recueilli des témoignages auprès de plusieurs djihadistes, dont le français Thomas Barnouin, qui faisait état de la complaisance des autorités turques à l'égard des combattants islamistes.

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Union européenne : pour Erdogan, c’est l’adhésion, sinon rien

Le président turc Recep Tayyip Erdogan balaye ce dimanche l’idée d’un « partenariat» avec l’Union européenne comme l’a proposé Emmanuel Macron. La veille de sa visite en Italie lundi, il estime dans une interview à la Stampa, que l’Europe « doit tenir les promesses faites à la Turquie».

Début janvier, lors de la venue du président turc à Paris, Emmanuel Macron avait plaidé pour « un partenariat» pour « préserver l’ancrage de la Turquie et du peuple turc dans l’Europe et de faire que son avenir se construise en regardant l’Europe et avec l’Europe». « Nous devons sortir d’une hypocrisie qui consiste à penser qu’une progression naturelle vers l’ouverture de nouveaux chapitres (de négociation) est possible», avait expliqué le président français. La Turquie a déposé sa demande d’adhésion en 1987 et le processus a été lancé en 1999. Mais aujourd’hui, la question ne semble plus à l’ordre du jour.

Dans son interview, le chef de l’Etat turc a également rappelé le rôle clé joué par la Turquie sur la question migratoire : « nous sommes importants pour arrêter les migrants qui de l’Orient se dirigent vers l’Europe, et aussi pour garantir la stabilité et la sécurité de l’Europe ». « Nous dédions de grands efforts à combattre des organisations terroristes comme le PKK, le YPG et l’EI», a-t-il estimé. […]

Le Parisien via Fdesouche.com

Nos remerciements à Dupond

Le fou d’Ankara mène la guerre en Syrie

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Michel Garroté  --  Le 17 janvier 2018, je publiais, sur notre site, un article intitulé "Le dictateur turc Erdogan veut envahir le nord-ouest de la Syrie". Entretemps, c'est chose faite. Le dictateur islamiste turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit, mercredi 24 janvier 2018, déterminé à poursuivre l'offensive dans l'enclave syrienne d'Afrin pour en éliminer une milice kurde.
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"L'armée turque et l'Armée Syrienne Libre (ASL : une milice islamiste) reprennent le contrôle d'Afrin pas à pas. Cette opération va se poursuivre jusqu'à l'élimination du dernier membre de cette organisation terroriste", a déclaré Erdogan.
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Par ailleurs, des volontaires américains, britanniques et allemands, qui avaient combattu le groupe Etat Islamique (EI) aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS), se trouvent dans la région d'Afrin pour repousser l'offensive de la Turquie. Mais revenons, ci-dessous, sur les derniers événements en cours et survenus.
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Samedi 20 janvier 2018, le ministère russe de la Défense a indiqué avoir retiré ses militaires de la ville d'Afrin, au nord-ouest de la Syrie, où la Turquie lance son offensive contre les forces kurdes. Le groupe opérationnel du "Centre russe en Syrie" et la police militaire d'Afrin ont été transférés vers Tell-Adjar, dans la zone de Tell-Rifat, afin d'empêcher les possibles provocations et dangers, a indiqué le ministère russe de la Défense.
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Parallèlement, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que Moscou est préoccupé par l'opération militaire turque à Afrin, et, qu'il surveille de près l'évolution de la situation. "Nous appelons les parties adverses à faire preuve de retenue,'' a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. L'attaque turque contre les forces kurdes à Afrin va - sans aucun doute - jeter une ombre sur le Congrès du dialogue national syrien, qui est négocié par la Russie, la Turquie et l'Iran.
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A noter que le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a rencontré, également le samedi 20 janvier 2018, le Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak, Nechirvan Barzani.
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Le dictateur Erdogan a donc très clairement envoyé des milliers de soldats turcs attaquer les Kurdes Syriens en Syrie. L’incursion turque en Syrie pénètre ce pays jusqu'à plus de quarante kilomètres au-delà de la frontière. Les soldats turcs progressent dans la région d’Afrin avec l'aide de combattants islamistes syriens formés par la Turquie.
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La vaste opération turque associe frappes aériennes, bombardements d’artillerie et offensive terrestre contre l'YPG, le groupe de résistance kurde, qui d'une part a été décisif dans la lutte contre l'EI ; et qui d'autre part, est soutenu par les Etats-Unis.
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Le nombre de miliciens islamistes soutenus par la Turquie et engagés dans l'offensive est d'environ 25'000. Parmi eux figurent des factions ayant pris part, en 2016, lors d'une précédente opération militaire turque en territoire syrien. Cette offensive avait rassemblé les milices syriennes "Sultan Mourad" et "Moutassem".
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Ces forces combattent à nouveau au sein de la nouvelle offensive turque. Des miliciens de "Jabha Chamiya" et de "Faylaq el-Cham", deux milices actives dans le nord de la Syrie depuis 2014, prennent également part à l'actuelle attaque turque en territoire syrien, sans oublier l'ASL. Très clairement, le fou d'Ankara mène la guerre en Syrie, et, les conséquences de cette dangereuse initiative restent incalculables.
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Le dictateur turc Erdogan veut envahir le nord-ouest de la Syrie

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Michel Garroté  --  Le chef de file des négociateurs de l'opposition islamique syrienne a exigé mardi 16 janvier 2018 que les Etats-Unis et l'Union européenne intensifient leurs pressions sur le président Bachar al Assad pour son départ, mais aussi sur la Russie et l'Iran afin que tous reviennent à la table des négociations.
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"L'heure est venue pour le président Trump, la chancelière Merkel et la Première ministre May de dire stop", a décrété Nasr Hariri. Faute de telles interventions, le sang des Syriens continuera de couler, a-t-il menacé, ajoutant que les prochaines négociations sur le sort de la Syrie se tiendront fin janvier à Vienne, en Autriche.
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Et des membres de la rébellion islamique syrienne soutiendront l'offensive que la Turquie entend mener en Syrie contre les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) présentes dans la poche syrienne d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré mardi 16 janvier 2018 le dictateur turc, Recep Tayyip Erdogan.
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Annoncée en novembre dernier, cette invasion turque du nord-ouest de la Syrie a été une nouvelle fois évoquée par le pouvoir turc après l'annonce, dimanche 14 janvier 2018, du projet de la coalition sous commandement américain de constituer une nouvelle force de gardes-frontières dans la région du nord de la Syrie contrôlée par des Kurdes et leurs des Arabes.
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Ce projet est combattu tant par Ankara que par Damas et ses alliés russes et iraniens. Interrogé sur une éventuelle participation des rebelles islamistes syriens à l'opération turque visant la poche syrienne d'Afrin, Recep Tayyip Erdogan a répondu : "Bien sûr qu'ils le feront". En clair, Erdogan et la rébellion islamique syrienne veulent, encore et toujours, le retrait des occidentaux, le contrôle du nord-ouest de la Syrie et le renversement de Bachar Al-Assad.
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La décision de Washington de maintenir les bases américaines dans le Nord de la Syrie, sécurisées par une nouvelle force locale formée de 30.000 hommes, s’est donc attiré une menace de la part de la Russie. Ainsi, le Colonel-Général Vladimir Shamanov, président de la Commission de Défense de la Douma (parlement russe), a déclaré : "Les pratiques des Etats-unis, qui dirigent une coalition internationale supposée combattre Daesh, contredisent les intérêts russes en Syrie. La Russie travaillera en coopération avec ses partenaires pour prendre les mesures nécessaires afin d’établir la stabilité en Syrie".
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 17.1.2018
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