Christian Hofer:
On relèvera le non sens de l'affirmation: si verser de l'argent à quelqu'un pour que celui-ci dépense dans les entreprises locales était autant profitable, l'état allemand aurait très bien pu le distribuer aux autochtones eux-mêmes, les aidant ainsi à constituer des familles nombreuses, réglant du même coup le problème de la natalité tout en sauvegardant la cohésion sociale.
Or ici, Merkel a spécifiquement choisi d'accueillir des gens qui ne possèdent ni la langue, ni la culture, ni le niveau d'éducation adéquat (et qui par conséquent ne produiront rien à court et moyen terme). Cela signifie qu'il en résultera d'énormes problèmes, que cela soit dans la structure sociale, scolaire ou sécuritaire. Sans compter les conflits inter-ethniques que l'Allemagne a importés par la même occasion.
Le Monde s'en réjouit, et cela alors même que l'Allemagne vient de subir un attentat sur un marché de Noël: les familles des victimes apprécieront le mépris de ce journal!
Magiquement encore, vider les caisses publiques devient LA solution pour l'économie d'un pays. Exit le frein à l'endettement, la culpabilisation des autochtones pour les soins. Doublons vite les dépenses, achetons chaque jour et le pays se portera deux fois mieux! Comment n'a-t-on pas pensé plus tôt à ce remède miracle?
D'autre part, l'argent injecté dans ce processus ne se retrouvera pas forcément en Allemagne, les migrants étant enclins à envoyer l'argent des contribuables allemands dans leur pays d'origine. Le Monde n'en pipe mot. C'est plus prudent, on le comprend.
Enfin, la pénurie des appartements devient elle aussi une chance. Sauf que si les appartements vacants deviennent rares, alors les prix des loyers vont augmenter en conséquence. Et puisque les autochtones ne sont pas soutenus financièrement par l'Etat, à contrario des "réfugiés", je vous laisse deviner qui en paie le prix!
**********
L’accueil d’1,1 million de migrants en 2015 et 2016 a eu sur l’économie allemande l’effet d’un véritable plan de relance. Suggérée par les économistes en fin d’année, cette hypothèse a été largement confirmée, jeudi 12 janvier, par l’institut fédéral de statistiques Destatis.
La croissance de l’économie allemande, qui s’élève à 1,9 % en 2016, est supérieure d’un demi-point à la moyenne des dix années précédentes (1,4 %). La hausse des dépenses de l’Etat et l’augmentation globale de la consommation liée à l’arrivée des réfugiés ont eu sur l’économie un fort effet d’entraînement.
L’Etat a été le principal acteur de ce phénomène : pour accueillir en urgence un million de personnes démunies, il a dépensé comme rarement dans l’histoire du pays. Vingt milliards d’euros ont été consacrés à l’accueil et aux soins des réfugiés en 2016. En conséquence, les dépenses publiques ont bondi de 4,2 %. Une telle progression n’avait pas été observée « depuis 1992, juste après la réunification du pays », a relevé jeudi matin Dieter Sarreither, président de Destatis.
La hausse soudaine de la population a également stimulé la consommation des ménages (+2 %). Au total, la consommation privée et publique a augmenté de 2,5 %, ce qui a représenté le plus gros soutien à la croissance allemande en 2016.
Demande immobilière forte
A côté de la consommation, les investissements en biens d’équipement et la construction ont constitué les autres moteurs de l’activité. Et leur bonne tenue doit également beaucoup à l’arrivée des réfugiés. Ces derniers, en renforçant la demande immobilière dans les centres urbains, ont stimulé la construction de logements neufs. Celle-ci a bondi de 4,3 % l’an dernier, quand les investissements ont augmenté de 2,5 %.
