Ukraine / Russie – La guerre du Donbass

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Je laisse à l’auteur la responsabilité de son interprétation mettant en cause une "certaine idéologie anglo-saxonne" et son présumé "Grand Jeu". Je dirais même plus : je ne partage pas du tout sa théorie sur une "certaine idéologie anglo-saxonne" et son présumé "Grand Jeu". Cependant, je publie des extraits de son analyse de la guerre du Donbass, car elle nous change des analyses colportées par l'ensemble des médias classiques.
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Sur Polemia, Emmanuel Leroy écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Nous savons, grâce à Madame Victoria Nuland, que les Etats-Unis ont investi 5 milliards de dollars depuis 1991 en Ukraine. Officiellement, cet argent a été investi pour, je cite Mme Nuland, « favoriser la participation citoyenne et la bonne gouvernance… et aider l’Ukraine à devenir prospère, sûre et démocratique ». Il est certain que lorsque l’on vient en Ukraine aujourd’hui, on voit partout la prospérité, la sécurité et la démocratie. Je ne connais pas le détail de l’affectation de ces 5 milliards de dollars, mais j’ai observé que pendant ces années post-soviétiques en Ukraine comme dans d’autres pays de l’ancien Pacte de Varsovie, on avait vu de nombreux pasteurs évangélistes venir convertir les populations, car la propagande religieuse est une des armes qu’utilisent les Anglo-Saxons pour subvertir les esprits.
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Emmanuel Leroy : Une partie de ces 5 milliards a certainement été utilisée aussi pour transformer les manuels scolaires et les « ukrainiser » afin de favoriser l’émergence d’un sentiment national ukrainien qui se dresserait contre Moscou ou tout ce qui représente l’âme russe. De la même façon, ont dû être financées par Mme Albright, M. Soros et leurs amis des associations culturelles ou religieuses pour développer les sentiments antirusses. Depuis l’élection de Leonid Kravtchouk en 1991 jusqu’à nos jours, c’est-à-dire pendant un quart de siècle, les Américains auraient donc investi 5 milliards de dollars pour arracher l’Ukraine à la sphère d’influence de Moscou. Cet argent aura été employé dans les sphères politiques, religieuses, artistiques et culturelles, économiques, afin d’influencer les esprits et de provoquer des mutations profondes dans la pensée des gens par la réécriture de l’histoire, la désinformation, l’occultation de certains faits ou la déformation de ceux-ci.
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Emmanuel Leroy : Voilà très exactement la définition de ce que les Américains appellent eux-mêmes le « soft power ». Ce concept, développé dans son livre Bound to Lead par le professeur américain Joseph Nye dans les années 90 du siècle dernier, soutient qu’il est possible d’affirmer sa puissance aujourd’hui par la persuasion et la contrainte douce sans avoir à utiliser d’emblée la puissance militaire ou les moyens de rétorsion. Mais comme les Américains n’ont gardé de leur médiocre mythologie et de leur courte histoire que les bagarres entre les cow-boys et les Indiens, ils ont donc ajouté à ce concept de soft power celui de « smart power » ou pouvoir intelligent, c’est-à-dire une combinaison de la force pure (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie…) et de la contrainte qui peut s’appliquer, par exemple, sous la forme de sanctions économiques comme celles dont souffre la Russie aujourd’hui ou comme les ont subies des pays comme l’Iran ou Cuba et bien d’autres encore.
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Emmanuel Leroy : Mais ces méthodes de soft power peuvent s’appliquer aussi aux « alliés », je dirais plutôt aux vassaux, c’est-à-dire à des pays comme la France à qui on interdira de vendre des bateaux à la Russie (en violation totale de toutes les règles commerciales et du droit international) et à qui on infligera des sanctions financières colossales, comme l’amende de 9 milliards de dollars imposée à la BNP parce qu’elle avait couvert des transactions commerciales avec l’Iran (interdites par les USA) et au motif qu’elle avait utilisé des dollars pour cela. Bref, comme nous le voyons, ce qu’ils appellent le soft ou le smart power ressemble beaucoup aux méthodes de la mafia où il faut faire beaucoup de révérences au Parrain pour qu’il vous laisse manger votre os dans votre gamelle et qui vous brise les reins si vous l’offensez ou s’il estime qu’il doit vous voler ce que vous possédez.
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Emmanuel Leroy : Mais revenons à la notion de temps. On disait tout à l’heure que les Américains se vantaient d’avoir investi 5 milliards depuis 1991. Une première impression serait de se dire qu’ils travaillent vraiment sur le long terme et qu’il y a, au Département d’Etat à Washington ou au Pentagone, des hommes et des femmes en place depuis l’élection de George Bush père, qui ont une haine rabique de la Russie et qui continuent, année après année, à porter des coups aux descendants d’Ivan Grozny. Mais cette première impression, même si elle n’est pas fausse, est largement insuffisante pour comprendre la véritable nature des ennemis de toutes les Russies. Nous allons voir tout à l’heure que les prémisses de cette lutte pour la domination du monde, car c’est de cela qu’il s’agit, remontent beaucoup plus loin que les années 90 du siècle dernier, et même bien avant la guerre froide.
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Emmanuel Leroy : Nous étions en février dernier à Moscou, avec mes amis Xavier Moreau et Nikola Mirkovic ici présents, invités par le prestigieux Institut russe d’analyse stratégiques (RISI) pour une conférence bilatérale franco-russe sur la lutte contre le terrorisme. Dans mon intervention, j’ai tenté de démontrer que la lutte contre le terrorisme nous ramenait inévitablement vers ceux qui en sont les promoteurs et qui utilisent la haine des musulmans salafistes contre tout ce qui n’est pas l’islam pour déstabiliser les sociétés que les USA ont décidé de détruire. J’en veux pour preuve cet extraordinaire aveu paru dans le New York Times du 23 janvier 2016 (je cite) : « Lorsque le président Obama a secrètement autorisé la Central Intelligence Agency à commencer à armer les combattants rebelles de Syrie en 2013, l’agence d’espionnage savait qu’elle aurait un partenaire disposé à aider à financer l’opération clandestine.
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Emmanuel Leroy : C’était le même partenaire sur lequel la CIA s’est appuyée pendant des décennies pour son argent et sa discrétion dans les conflits lointains : le royaume d’Arabie Saoudite. "Depuis lors, la CIA et son homologue saoudienne maintiennent un accord inhabituel pour la mission d’entraînement des rebelles, à laquelle les Américains ont donné le nom de code de Timber Sycamore. Avec cet accord, selon d’actuels et anciens hauts fonctionnaires, les Saoudiens fournissent à la fois des armes et de grosses sommes d’argent, et la CIA dirige l’entraînement des rebelles au maniement des fusils d’assaut AK-47 et des missiles antichars. Le soutien aux rebelles syriens n’est que le chapitre en cours d’une relation qui dure depuis des dizaines d’années entre les services d’espionnage d’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, une alliance qui a traversé le scandale Iran-Contra, le soutien des moudjahidines contre les Soviétiques en Afghanistan et les combats par procuration en Afrique".
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Emmanuel Leroy : "…'Ils ont compris qu’ils ont besoin de nous, et nous comprenons que nous avons besoin d’eux', a déclaré Mike Rogers, originaire du Michigan, ancien membre républicain du Congrès. "Les hauts fonctionnaires n’ont pas révélé le montant de la contribution saoudienne, bien plus importante que celle des autres nations, au programme d’armement des rebelles contre l’armée du président Bachar el-Assad. Mais on estime le coût total de l’armement et de l’entraînement à plusieurs milliards de dollars".
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Emmanuel Leroy : Pourquoi parler du terrorisme et de la guerre en Syrie dans une intervention consacrée aux racines de la guerre dans le Donbass ? Eh bien tout simplement parce que ces événements sont liés. Derrière les extrémistes de Praviy Sektor ou les mercenaires polonais, baltes ou anglo-saxons envoyés par le régime fantoche et illégitime de Kiev, il y a les mêmes ONG, les mêmes banques internationales, les mêmes sociétés multinationales, les mêmes « think tanks » que ceux qui opèrent en Syrie, au Yemen ou en Libye aujourd’hui ou qui intervenaient en Tchétchénie et en Géorgie hier, conclut Emmanuel Leroy (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://www.polemia.com/les-causes-profondes-de-la-guerre-dans-le-donbass/
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Seul Poutine veut un changement en Syrie

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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a récemment donné le point de vue de Poutine sur la Syrie. Point de vue que la plupart des médias européens ont soigneusement occulté (ou déformé). Ci-dessous, je publie un concentré de ce point de vue de Poutine tel qu'exposé par de Mikhaïl Bogdanov. A lire et à partager.
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Mikhaïl Bogdanov : Il n'y a pas encore d'alternative claire. Le processus est bloqué en raison de l'attitude de certains acteurs régionaux qui refusent l'approche constructive, et l'inconséquence de la délégation de Riyad qui, tout en participant à Genève, refuse d'aplanir les obstacles au dialogue. Cette situation de blocage est l'illustration la plus éloquente de la perte d'influence des États-Unis sur leurs alliés régionaux. Ils ne sont plus en mesure d'imposer leurs conditions à leurs alliés saoudien et turc. La volonté du président américain Barack Obama de parvenir à un accord avec les Russes pour amorcer un processus politique efficace a été mise à mal sous l'effet des contradictions internes à la gestion américaine de cette crise. Seul Moscou semble encore en mesure d'imposer un changement progressif mais radical sur ce dossier.
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Mikhaïl Bogdanov : Lorsque Barack Obama a décidé de s'impliquer sur ce terrain, avec une volonté réelle de séparer le dossier ukrainien et la question nucléaire du traitement de la crise syrienne, c'est le département d'État qui s'est opposé à tout accord avec les Russes. Une partie de cette administration américaine est alignée sur les positions radicales d'Ankara et de Riyad et défend la doctrine de la guerre d'usure. On accepte le principe de la négociation mais on pose un ensemble de conditions préalables. Les Américains ne semblent donc toujours pas avoir compris comment les Russes fonctionnent et leur méthode de travail.
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Mikhaïl Bogdanov : L'approche globale des États-Unis vis-à-vis de la Russie n'a pas changé : il s'agit d'une politique agressive malgré la volonté d'une partie de l'administration de débloquer la situation par la politique des petits pas. Sur le dossier syrien, Washington soutient les mesures de rétorsion économiques contre Moscou décrétées le 29 juillet 2014, et régulièrement prolongées depuis, mais c'est l'Union européenne qui subit les conséquences de cette situation de crise puisqu'en retour, la Russie a répondu à ces sanctions en adoptant des restrictions qui prévoient un embargo sur une large quantité de produits agroalimentaires européens.
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Mikhaïl Bogdanov : la Russie est en position de force. Sur le plan opérationnel, ils ont renforcé leur présence en Syrie et sont les seuls à pouvoir exercer des pressions efficaces sur le régime syrien afin qu'il propose des réformes susceptibles de ménager une sortie de crise. Les Russes pourraient faire avaliser une solution par l'Onu, si les Européens se ralliaient à la position de Moscou pour sortir de l'impasse. Les États-Unis mènent un double jeu sur ce terrain, et ne peuvent plus faire confiance à leurs alliés traditionnels. Ils savent qu'une convergence entre Moscou et Riyad est aujourd'hui tout à fait possible.
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Mikhaïl Bogdanov : Les divergences de fond entre Moscou et Riyad n'excluent pas un rapprochement dans les semaines à venir qui serait déterminant pour trouver une issue politique à cette crise. Rappelons que pour Riyad, c'est d'abord une affaire de personne, les Saoudiens étant inflexibles sur la question du départ inconditionnel de Bachar el-Assad. Ils redoutent également la politique de Téhéran et son influence grandissante dans la région. Or l'intervention russe en Syrie s'est faite également au détriment de l'Iran et les contradictions russo-iraniennes sont réelles. Néanmoins, Moscou peut pondérer le conflit entre les deux et trouver un équilibre entre les ambitions régionales iraniennes et saoudiennes. Si les Russes offrent des garanties suffisantes à Riyad, une évolution de la situation est tout à fait probable. Le principal adversaire reste la Turquie et l'expansionnisme néo-ottoman d'Erdogan, conclut Mikhaïl Bogdanov.
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Michel Garroté
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http://www.lorientlejour.com/article/988509/-seul-moscou-semble-encore-en-mesure-dimposer-un-changement-en-syrie.html
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Non l’armée russe ne quitte pas la Syrie

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J'avais écrit sur lesobservateurs.ch, que contrairement aux allégations de la presse occidentale, l'armée russe n'avait pas quitté - et n'a toujours pas quitté - la Syrie. La Russie a opéré un retrait partiel de ses troupes, mais elle n'a pas quitté la Syrie. Poutine révise, jour après jour, sa stratégie. Il reste souple. Il a porté un coup dur à l'Etat Islamique (EI). Mais il est conscient du fait que l'EI n'a pas encore été anéantie. Et il est également conscient du fait que les Occidentaux ne font pas grand chose pour neutraliser l'EI.
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A ce propos, Fred Pleitgen écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Cela paraissait presque impossible aux yeux de nombreux journalistes qui, la semaine dernière, se sont rendus sur la base aérienne russe située à l’ouest de la Syrie près de la ville côtière de Lattaquié : l’armée de Vladimir Poutine souhaitait envoyer plusieurs cars remplis de reporters à l’autre bout du pays, l’un des plus dangereux au monde, vers la ville de Palmyre et les faire revenir dans la même journée. Le convoi est devenu le témoignage du nouveau degré de professionnalisme dont fait aujourd’hui état l’armée russe. Mais il offre également un aperçu de l’ampleur – plus considérable que prévu – de sa présence dans la Syrie de Bachar El-Assad. Le convoi était composé de plusieurs cars, de véhicules blindés armés de canons et de véhicules blindés de transport de troupes.
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Fred Pleitgen : Au-dessus de nos têtes, deux hélicoptères de combat nous ont suivis pendant près de sept heures. La journée fut tellement longue qu’à plusieurs moments de nouveaux hélicoptères ont même été appelés en renfort. Nous avons aperçu ce qui ressemblait à des bases d’hélicoptères à l’ouest et au centre de la Syrie, ainsi que différents modèles d’hélicoptères de combat – parmi lesquels un Mi-28, un KA-52 et son double rotor principal, et un Mi-35 testé au combat. Leur nombre était impressionnant. La Russie assure avoir retiré la plupart de ses troupes de Syrie plus tôt dans l’année, Vladimir Poutine affirmant que le pays y avait atteint la plupart de ses objectifs. Pourtant, nous avons vu des centaines, voire des milliers de troupes sur la base aérienne principale de Hmeimim et sur d’autres lieux.
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Fred Pleitgen : L’armée russe nous a autorisés à filmer quelques-uns de ses soldats durant leur séance de sport matinale. Nous nous sommes entretenus avec un jeune premier-lieutenant qui s’est simplement présenté sous le nom de “Vladimir”. “Je suis très heureux de servir mon pays ici”, confia-t-il avant d’ajouter : “Je n’ai peur de rien en Syrie. Pourquoi devrais-je avoir peur ?”. Discrètement, les Russes ont également construit une toute nouvelle base dans l’ancienne ville de Palmyre, où ils ont récemment aidé l’armée syrienne à se libérer de l’Etat islamique. Comme les autres bases, elle est moderne et bien entretenue. L’avant-poste abrite les équipes de déminage russes ayant passé des semaines à détecter et à retirer les nombreux engins explosifs improvisés laissés par Etat islamique avant son retrait de la zone.
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Fred Pleitgen : Il y a ici des dizaines de véhicules armés, de nombreux hélicoptères et même des systèmes de lutte anti-aérienne haute technologie, bien que le camp n’ait pas l’air d’être sous la menace d’attaques aériennes. Le Major-général Igor Konashenkov est le porte-parole du ministère de la Défense russe. Il indique qu’il existe une collaboration entre ses hommes et l’armée syrienne, mais qu’elle est très limitée. “Nous recevons de nombreuses informations de la part de l’état-major syrien, affirme-t-il. Ils sont proches des rebelles sur le terrain.
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Fred Pleitgen : En ce qui concerne la coopération technique militaire, nous les aidons aussi, bien évidemment”. Alors que la Russie a retiré de Syrie quelques-uns de ses avions de combat après l’annonce de retrait de Vladimir Poutine, elle a renforcé le nombre de ses troupes dans le pays. Il pourrait bien sûr y avoir plusieurs raisons à cette importante présence militaire. Les tanks et véhicules armés pourraient simplement servir à protéger les troupes russes dans le pays. Mais cet important contingent semble indiquer que la Russie n’a pour l’instant aucune intention de quitter la Syrie, conclut Fred Pleitgen (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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http://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-les-russes-ne-semblent-pas-vouloir-quitter-la-syrie
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La France est moins démocratique que la Russie

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Oser écrire, comme je le fais ici, que la France est moins démocratique que la Russie, ou, inversément, que la Russie est plus démocratique que la France, c'est politiquement très incorrect, mais alors vraiment, très, très incorrect. Je ne suis ni Russe, ni Français. Je ne vis ni en France, ni en Russie. Mais depuis quelques années, j'ai le sentiment hautement désagréable que la France n'est plus gouvernée et qu'elle est en fait soumise à un régime : le régime socialiste français.
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En tant que chrétien, je pense que la liberté d'être chrétien est mieux défendue en Russie qu'en France. En tant que libéral conservateur, je pense qu'il est plus facile de faire des affaires en Russie qu'en France. En tant que politologue, je pense que les analystes et experts russes sont intelligents et que leurs homologues français ne le sont pas. Voilà, tout est dit, écrit, en toute simplicité.
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Ci-après, on lira les extraits adaptés d'une longue interview accordée par Yvan Blot, à propos de la sortie de son livre "La Russie de Poutine", livre préfacé par Philippe de Villiers. Yvan Blot déclare notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Les médias occidentaux se placent dans le cadre d’un courant qui consiste à vouloir créer artificiellement une opposition entre la Russie et l’Europe, cela pour le seul avantage des États-Unis. Cela correspond à la doctrine Brzezinski, qui souhaite depuis plusieurs années couper la Russie de l’Europe le plus possible. Les médias sont souvent dans cette ligne.J’ai une expérience de la Russie depuis de nombreuses années. Je me suis occupé de la Russie quand j’étais au Parlement européen et, depuis trois ans, je fais beaucoup de coopération avec la Russie et je travaille avec deux clubs de réflexion russes en science politique.
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Yvan Blot : J’ai voulu casser un certain nombre de mythes sur la Russie, avec des expériences vécues ou des éléments statistiques difficiles à contester, notamment en provenance de la Banque Mondiale. J’ai voulu m’attaquer à quelques mythes. Le premier, c’est que la Russie serait intrinsèquement un pays d’agresseurs, ceci pendant toute son histoire : or, mon sentiment est que la Russie a plutôt été l’agressée. C’est un pays qui a été envahi par les Mongols, par les Suédois, par les chevaliers teutoniques, les Polonais, Napoléon et, pour finir, Hitler. Ils ont toujours fini par triompher. Donc, pour moi, c’est un peuple de résistants, beaucoup plus que d’agresseurs. Le deuxième mythe – c’est celui qui surprendra le plus – c’est qu’à mon avis, la Russie est un pays plus démocratique que la France.
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Yvan Blot : Ensuite, on nous explique que c’est un pays sous-développé. J’ai entendu des responsables politiques français importants dire que la Russie n’était pas différente de l’Arabie Saoudite, car c’est un pays qui ne vend que du pétrole. Ce n’est pas très sérieux. Si vous vous référez aux chiffres de la Banque Mondiale, vous constaterez que le pétrole c’est 9% du PIB de la Russie, contre 45% en Arabie Saoudite. Ensuite, le produit intérieur brut de la Russie a rattrapé celui de l’Allemagne en 2014. On peut dire que l’économie russe a à peu près la même force de création de richesses que l’économie allemande. On ne trouve cela nulle part, sauf dans les statistiques du FMI et de la Banque Mondiale.
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Yvan Blot : En matière de technologies, la Russie a prouvé qu’elle était capable de faire des produits de haute technologie. Elle exporte des centrales nucléaires, elle exporte des armements extrêmement sophistiqués et, si vous voulez aller dans une station orbitale, il faut prendre une fusée russe parce que les Américains n’en fabriquent plus. Yandex, qui est le moteur de recherche le plus connu en Russie, a été créé deux ans avant Google. L’antivirus Kaspersky, que tout le monde a sur son ordinateur, c’est un brevet russe également. La plus grande surprise s’est produite il y a quelques mois, lorsqu’un bateau de guerre américain est passé en mer Noire, un avion russe est passé au-dessus et le commandant du bateau a constaté que les radars n’avaient pas indiqué la présence de cet avion.
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Yvan Blot : Les techniciens se sont aperçus que tout le système électronique du bateau était entièrement paralysé. L’avion s’est éloigné et, à partir d’un certain moment, tous les appareils se sont remis à fonctionner. C’est de cette manière que l’on a découvert que certains avions russes avaient la capacité de paralyser totalement tous les équipements électroniques d’un adversaire. Ce qui fait qu’à l’OTAN, on s’est beaucoup inquiété et l’on s’est dit que les Russes, en cas de conflit, étaient capables de paralyser toutes les communications des armées occidentales. Donc, dire qu’ils n’ont pas de technologies, cela ne tient pas debout.
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Yvan Blot : L’idée la plus répandue dans les médias, c’est que Vladimir Poutine est un dictateur, mais l’état d’avancement de la démocratie en Russie, notamment à travers ce comité qui permet au peuple de vérifier que toutes les réformes sont bien faites, en faisant remonter leur expérience vis-à-vis de chaque fonctionnaire. C’est une organisation qui a des ramifications un peu partout, qui s’appelle le front national pan-russe, qui comprend des milliers de citoyens qui ont pour tâche de surveiller le parti au pouvoir et de surveiller les élus aussi, parce que Vladimir Poutine n’a pas confiance dans les corps intermédiaires et il se méfie de la bureaucratie. Donc, à l’intérieur de son propre système, il a créé un mécanisme de contrôle démocratique pour s’assurer que les décrets sont bien appliqués par les fonctionnaires et les élus locaux.
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Yvan Blot : C’est très ingénieux comme système et c’est un élément de démocratie à l’intérieur du système russe. Par ailleurs, en matière d’élections, les dirigeants politiques sont élus et même de façon plus directe en Russie. Les maires sont élus directement, alors que chez nous ce n’est pas le cas, et les préfets, qui étaient nommés autrefois, sont maintenant élus par la population. C’est une décision de Vladimir Poutine et les Russes ont beaucoup apprécié la possibilité d’élire leurs propres préfets. Enfin, pour une dictature, vous trouvez des journaux pro-Poutine et des journaux anti-Poutine en quantité. Or, à l’époque soviétique, il n’y avait jamais de journaux contre le gouvernement. Les Russes peuvent sortir de Russie et revenir en Russie quand ils le veulent.
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Yvan Blot : A mon avis, c’est une démocratie plus forte que la France, parce que le gouvernement fait la politique que le peuple souhaite. C’est pour cette raison que Poutine a 80% de soutiens. En France, comme les élites politiques ne font pas du tout la politique que les gens souhaitent, Hollande se retrouve avec 15% à 20% de soutiens. La Russie est plus démocratique que la France, car la France est une oligarchie qui pratique une politique sur des tas de sujets, qui n’a rien à voir avec ce que souhaite le peuple : je pense à la fiscalité, l’immigration, l’insécurité ou le chômage. Est-ce ce qui explique les 80% d’opinions positives pour Poutine en Russie ? C’est indiscutable.
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Yvan Blot : Les sondeurs occidentaux sont étonnés par leurs propres résultats, parce que ce ne sont pas des sondages faits par le Kremlin. Pour eux, Poutine c’est la stabilité et la croissance économique. Il faut voir que le niveau de vie des Russes a quadruplé depuis que Poutine est là, les deux dernières années ont été stagnantes, c’est vrai, mais la richesse par habitant a quadruplé. Il y a une très forte croissance qui est due, bien sûr, au gaz et au pétrole, mais tout ne s’explique pas par cela. La production d’électricité de la Russie est le double de celle de l’Allemagne, c’est le quatrième pays du monde. C’est un pays qui a très fortement progressé et le niveau de vie est maintenant celui d’un pays occidental, conclut Yvan Blot (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté, 18.4.2016
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http://www.kernews.com/yvan-blot-a-mon-avis-la-russie-est-un-pays-plus-democratique-que-la-france/3825/
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La Russie sous menace directe de Washington. Déclaration du Président Poutine.

Par Hildegard von Hessen am Rhein, que nous remercions.

Combien de fois ai-je avertis ici que les néocons de Washington pourraient avant les élections, les leurs, mais aussi les russes,  causer les pires calamités pour le monde ? Combien de fois ais-je alerté sur leurs méthodes de déstabilisation de la Russie ? Les voilà qu'ils osent à présent, attaquer la Russie de l'intérieur par des groupes de pressions. Vous savez, ces fameuses ONG, financées par qui nous savons, le grand humaniste Soros.  Le message du Président Poutine est clair, que voici et que je vous traduis. Les visages sont graves. Décidément Washington et l'islam sont les ennemis du monde libre et démocratique.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

Traduction des propos tenus par le Président Poutine qui viennent d'être mis en ligne. Il vise clairement Washington et Hillary Clinton !

"Nous sommes une grande puissance nucléaire et le resterons. Ce qui suscite un certain intérêt chez nos partenaires. Ils essayent de nous déstabiliser, pour ne pas nous faire oublier qui est le boss sur cette planète, afin de nous faire obéir et nous faire sentir qu’ils ont une emprise sur nous, à l’intérieur de notre pays. Donc, si nous devons parler de causes humanitaires, de santé et des choses de ce genre, alors tout est normal. Mais, si des fonds étrangers sont injectés dans des activités politiques à l’intérieur du pays, cela doit nous faire réfléchir. Verser de l’argent dans nos processus électoraux est particulièrement inacceptable. Nous allons devoir travailler à protéger notre souveraineté contre les influences venues de l’extérieur. J’ai regardé la première réaction de nos partenaires américains. La première chose qu’a faite la secrétaire d’Etat US, c’est donner son avis sur les élections. Elle a déclaré qu’elles étaient déloyales et injustes. Avant même d’avoir reçu du matériel de contrôle de la part des institutions des droits de l’homme. Elle a donné le ton à certains activistes à l’intérieur de notre pays pour leur donner un signal, qu’ils ont entendu et ont commencé leur travail actif avec le soutien du département d’Etat US. Nous ne devons en aucun cas limiter les droits civils de quiconque. Cependant, si quiconque viole la loi, alors l’agence de la justice du gouvernement demandera que les lois soient respectées par tous les moyens. Notre peuple n’aimerait pas vivre en Russie ce qui s’est passé au Kyrgyzstan, ou dans un passé plus récent en Ukraine. Personne ne veut le chaos. Nous voyons bien ce qui se passe dans certaines régions, ou les membres du parti Russie Unie n’y arrivent pas (les gouvernements locaux). Mais les représentants du Front Populaire l’ont vécu, puisqu’on a fait pression sur eux pour qu'ils remettent leurs mandats aux représentants de Russie Unie. J’ai de tendre sentiment pour Russie Unie, car j’ai créée cette organisation. Cependant, je m’adresse à vous et à ses candidats, qui sont  dans les gouvernements régionaux, selon les listes, de ne pas céder à ces pressions et de ne pas non plus céder leurs mandats. Ceux qui auront gagné de manière équitable et transparente les élections pourront travailler à la Douma."  

Traduction Hildegard von Hessen am Rhein

Putin on Hillary Clinton and her attempts to destabilise Russia as a Secretary of State :

Source

 

Répression féroce contre l’idéologie islamiste

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La démocratie est un outil au service de l'Etat de droit et un outil au service de la liberté. La démocratie n'est donc pas une fin en soi . Elle est un outil. Si l'Etat cesse d'être un Etat de droit et si la liberté n'est plus garantie, alors cet outil qu'est la démocratie est bon pour la poubelle. A cet égard, on peut dire, sans risquer de se tromper, que la France n'est plus un Etat de droit ; et on peut même dire que de nombreux Etats membres de l'Union Européenne ne sont plus des Etats de droit. A partir de là, on peut poser un regard différent sur la Russie de Poutine. Certes, dans ce pays, les libertés ne sont pas toutes garanties.
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Cependant, pour nous qui vivons en Europe occidentale, pour nous qui sommes submergés par un flux migratoire musulman massif, pour nous qui sommes gouvernés par des lâches, la Russie de Poutine est devenue un exemple, presque un modèle, en tous les cas une amie. C'est notamment le cas sur le dossier syrien. Sans les Russes, la Syrie serait devenue un Califat, plus concrètement, le Califat de l'Etat Islamique (EI) au Levant. En quelque mois, Poutine a fait en Syrie ce que les Américains n'ont pas été capables de faire, durant de nombreuses années, en Irak.
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A ce propos, Ivan Rioufol, dans un article intitulé "Leçon de Poutine aux démocraties lâches", écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : C’est grâce aux frappes préalables de l’aviation russe contre l’État islamique que l’armée syrienne de Bachar el-Assad a pu libérer Palmyre. La cité antique, berceau de la reine Zénobie, était occupée par les djihadistes depuis mai 2015. Ils l’ont dévastée en partie, dans cette rage à tuer l’histoire dont héritent depuis Allah ces éradicateurs des civilisations passées.
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Ivan Rioufol : Les Russes, qui se sont retirés du champ de bataille avant de rendre possible la reprise de la cité antique, sortent vainqueurs de cette reconquête symbolique. Celle-ci dévoile, par leur absence parmi les libérateurs, la faiblesse des États-Unis et de leur allié français. La leçon à tirer de la stratégie poutinienne est simple : seule la force fera reculer l’idéologie islamiste, qui ne respecte que ce langage.
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Ivan Rioufol : Quand François Hollande parle d’"anéantir Daech", il est si peu convaincant qu’il récolte les foudres de l’État islamique, qui lui promet l’apocalypse et tient parole. Or ce ne sont pas par des minutes de silence ou des bougies rassemblées place de la République, à Paris, que les soldats du Coran, qui sont aussi bien en Syrie qu’en France, seront liquidés. Contre eux, la répression doit être féroce.
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Ivan Rioufol : L’accoutumance occidentale à la haine antichrétienne, qui n’a pas suscité l’indignation française après le massacre de 29 enfants (sur 72 tués) dimanche de Pâques à Lahore (Pakistan) par des islamistes, est le signal de l’engourdissement des démocraties libérales  : elles ne voient de victimes que parmi les minorités musulmanes sur leur sol, sans s’effrayer du malheur des chrétiens en terres d’islam, qui préfigure leur sort, conclut Ivan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Seule la force fera reculer l’idéologie islamiste, qui ne respecte que ce langage. Contre elle, la répression doit être féroce. Je partage le point de vue d'Ivan Rioufol. Grâce à lui, et surtout grâce à Poutine, je vais passer un excellent week-end.
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Michel Garroté
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/04/lecon-de-poutine-aux-democrati.html
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Il n’y a pas eu de retrait des forces russes de Syrie

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Depuis le 14 mars 2016, quand Vladimir Poutine a annoncé un retrait partiel des forces russes de Syrie, le trafic maritime toujours aussi soutenu, voire encore plus intense, entre la Russie et le port syrien de Tartous, laisse penser que le Kremlin a envoyé sur place plus de matériel qu'il n'en a retiré, selon une enquête menée par Maria Tsvetkova, Jonathan Saul et Guy Kerivel pour Reuters (voir lien vers source en bas de page).
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Le Syrian Express, nom donné à l'entité qui assure le ravitaillement de l'armée syrienne et du contingent russe toujours présent en Syrie, se poursuit sans trêve. Et la Russie a souligné qu'elle était en mesure, si nécessaire, de renforcer en quelques heures seulement ses forces sur le terrain.
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La Russie maintient une présence navale dans le port syrien de Tartous. Elle a également une base aérienne, récemment agrandie, près de la ville syrienne de Hmeymime.
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"La majeure partie des forces russes de Syrie est stationnée dans ces deux bases et doit être ravitaillée", déclare Mikhaïl Barabanov, membre du groupe de réflexion CAST, spécialisé dans les questions militaires et dont le siège est à Moscou.
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"Il faut aussi poursuivre l'aide à l'armée syrienne et il n'y a donc aucune raison de voir le trafic maritime marquer le pas". En fait, dans les jours qui ont suivi l'annonce de Poutine à la mi-mars, la Russie a retiré de Syrie environ la moitié de ses avions de combat.
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Cela dit, l'examen du trafic maritime, notamment du passage des navires russes à travers le détroit du Bosphore, suggère que les Russes ont en fait renforcé leur présence navale au large de la Syrie. Il y a actuellement une douzaine de bâtiments de la marine russe en Méditerranée, notamment le Zeleni Dol, un navire équipé de missiles de croisière Kalibr.
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Depuis la mi-mars, deux navires de débarquement, le Caesar Kounikov et le Saratov, ont également été dépêchés en Méditerranée, de même que le cargo auxiliaire Yauza. Le Saratov, qui a franchi le Bosphore le jeudi 24 mars 2016 en direction de la Syrie, était lourdement chargé.
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Deux autres navires de guerre, l'Alexandre Otrakovski et le Minsk, ainsi que le bâtiment auxiliaire Dvinitsa-50, sont retournés en Russie. L'Alexandre Otrakovski et le Dvinitsa-50 ne semblaient avoir aucun chargement lourd, contrairement au voyage aller vers la Syrie. Depuis, le Minsk a de nouveau appareillé pour la Syrie.
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Le trafic des navires de commerce entre les deux pays ne montre pas non plus de baisse de régime. Durant les deux semaines précédant l'annonce surprise de Poutine le 14 mars, quatre cargos avaient fait escale en Syrie.
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Un cinquième navire, le ferry Alexandre Tkatchenko, qui transportait des camions militaires, les y a rejoints. Et depuis deux semaines, cinq navires marchands, dont un pétrolier, ont également gagné la côte syrienne (voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté
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https://fr.news.yahoo.com/la-russie-envoie-plus-mat%C3%A9riel-en-syrie-quelle-133043368.html?nhp=1
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Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Les médias occidentaux basés sur une rhétorique russophobe, ont été pris au dépourvu par la décision de Poutine, essuyant un cuisant échec quant à leurs prévisions de propagande liées à la Syrie. Ce n’est plus un secret que la guerre en Syrie a été déclenchée par des mercenaires islamistes provenant de l’extérieur, armés et payés par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et d’autres pays afin de renverser Bachar Al-Assad. Habilement, par la Conférence sur la sécurité à Munich, Sergei Lavrov ministre des Affaires étrangères de la Russie, a forcé la main au secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour obtenir un arrêt des hostilités en Syrie qui est entré en vigueur le 27 Février 2015 [2016, réd.]. Les termes de cet accord pouvaient laisser prévoir, du point de vue américain, que les Russes resteraient encore en Syrie.

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Merci à Pierre H.

Les raisons de l’intervention russe en Syrie

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Sergey Karaganov, doyen de la faculté d’économie et d’affaires internationales à la Haute école d’économie de l’université de Moscou, a récemment accordé une intervew à The New Times. Dans cette interview, Sergey Karaganov analyse la politique étrangère russe et la situation actuelle au Moyen-Orient. Karaganov expose également les quatre raisons pour lesquelles la Russie a décidé de lancer une opération militaire en Syrie. Et enfin, il aborde la question des tensions entre la Russie et la Turquie.
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The New Times : On considère en général que la campagne militaire en Syrie est une tentative du gouvernement russe pour détourner l’attention de l’Occident des [activités de la Russie en Ukraine] et pour éviter un isolement diplomatique, en se focalisant sur l’implication russe dans la lutte contre le terrorisme. Acceptez-vous cette opinion ?
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Sergey Karaganov : Commençons par le fait que la Russie et son armée ont préparé une intervention comme celle en Syrie depuis plusieurs années. L’opération elle-même a été bien préparée. Aussi, si certains estiment que c’était une totale surprise pour eux, ce sont soit des idiots, soit des menteurs. Le pays a transporté des experts militaires, des armes et des équipements de combat ; a réparé des aéroports et des routes d’accès ; a construit des installations pour le personnel de l’armée, pourquoi, juste pour dépenser de l’argent ? Nous avons commencé à travailler sur la base de Lataquié en Syrie presque un an avant que nos premiers avions arrivent là-bas. Quant à notre intervention en Syrie, elle a plusieurs raisons.
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Tout d’abord, nous avions pensé, il y a longtemps, que le Moyen-Orient allait connaître une série de catastrophes. A l’exception de l’Iran et d'Israël, la plupart des autres pays de la région vont se désintégrer au cours des prochaines 20-30 années. La question que nous devons nous poser est de savoir comment le Moyen-Orient va se désintégrer. Cela se produira-t-il sans nous, ou bien allons nous essayer de serrer une vis ou d’en desserrer une autre, en tenant compte des dizaines de milliers de terroristes potentiels là-bas, et du fait qu’il serait mieux qu’ils se tuent entre eux ou que nous les tuions, plutôt qu’ils continuent de se multiplier et peut-être de parvenir jusqu’à nos frontières.
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Deuxièmement, la Russie a compris qu’une certaine forme d’équilibre devait être maintenue dans la région, pour empêcher une explosion encore plus forte. Et la situation actuelle conduirait à une véritable explosion si les sunnites ou les chiites l’emportaient en Syrie, et ensuite dans d’autres régions du Moyen-Orient. Il vaut mieux que personne ne l’emporte. Troisièmement : bien entendu, il y a aussi ici un élément de gesticulations. Nous voulons être une grande puissance. Vous pouvez appeler cela une autre ‘idée nationale maladroite’ héritée de Pierre le Grand et de Catherine de Russie. Et quatrièmement, je suis d’accord que l’implication russe en Syrie détourne l’attention du public de l’Ukraine et porte ainsi nos relations avec l’Occident à un autre niveau. Cet objectif a été entièrement atteint. Nous ne voulons pas d’un autre empire ottoman, ou d’un empire perse, ni d’un quelconque Califat.
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Q : Cet objectif de détourner l’attention de tout le monde a-t-il été atteint entièrement ? L’application des accords de Minsk est-elle déjà bien avancée ?
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R : Les accords de Minsk seront mis en oeuvre lorsque toutes les parties concernées – y compris les Américains et les Européens – décideront qu’il est temps de les mettre en oeuvre. Aussi, pour en revenir à la Syrie, en dépit des succès militaires et diplomatiques évidents, cette guerre ne peut être gagnée. Nous devons nous préparer à quitter la Syrie à tout moment. Et les gens doivent être préparés à l’avance à ce scénario. En outre, il est important de ne pas nous laisser happer par un autre conflit en chemin. C’est pourquoi je suis très profondément préoccupé par notre conflit avec la Turquie qui, évidemment, nous a planté un couteau dans le dos. Pourquoi la Turquie a-t-elle décidé d’abattre notre avion ? Une partie de la réponse réside dans les particularités de la culture politique de cette région. Beaucoup de nos présupposés à ce sujet sont faux, y compris l’idée selon laquelle il faut tenir sa parole. Mais notre réaction a été largement émotionnelle, et non pas rationnelle. En conséquence, il y a un risque d’une ‘seconde guerre de Crimée’ à savoir un conflit avec la Turquie ».
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Q : Que veut la Russie face à la Turquie ?
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R : Il est plus facile de dire ce que nous ne voulons pas. Depuis que nous avons commencé à être un acteur dans cette région, il a toujours été clair que nous ne voulions pas d’un nouvel empire ottoman, ou d’un empire perse, ou d’un quelconque Califat.
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Q : Donc nous allons rogner les ailes de l’Iran et de la Turquie ?
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R : C’est vous qui le dîtes. Voyez-vous, la Turquie aujourd’hui est moralement très similaire à la Russie de la fin du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle. A propos, c’est pour cette même raison qu’ils ont à présent une littérature importante, et que notre grande littérature n’existe plus. Ils ont soudain décidé qu’ils allaient restaurer la puissance ottomane – ils en ont parlé il y a environ 5-10 ans.
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Extraits adaptés et mis en page par Michel Garroté pour Les Observateurs
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http://www.memri.fr/2016/03/06/interview-de-lanalyste-politique-russe-sergey-karaganov-les-quatre-raisons-pour-lesquelles-la-russie-est-intervenue-en-syrie/
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La Russie est le rempart de la culture judéo-chrétienne

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L'Europe, du moins sa partie ouest, semble avoir perdu sa colonne vertébrale. Ce n'est pas le cas de la Russie. Ce n'est pas le cas de la droite américaine avec Donald Trump. Ce n'est pas le cas d'Israël avec Binyamin Netanyahu. Ce n'est pas le cas de l'Europe centrale et orientale. Ce n'est pas le cas de certains pays de l'Europe nordique. Mais c'est bel et bien le cas de la partie ouest de l'Europe, notamment la France.
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Même le Front national, avec son anti-libéralisme obsessionnel, n'apporte pas de vraies solutions, en particulier au plan économique. Les athées souverainistes, eux non plus, n'apportent pas de vraies solutions, car ils se focalisent principalement sur l'islam conquérant, ce qui est à la fois très bien et très insuffisant. Les catholiques français sont ultra-minoritaires, très divisés et complètement déboussolés. La France, celle de la Cinquième République, a décidé de tourner le dos à la culture européenne, culture autant judéo-chrétienne que gréco-romaine.
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Ce n'est pas le cas de l'Espagne et de l'Italie. Mais c'est sans conteste le cas de la France. L'ensemble des médias français, jadis quatrième pouvoir, cet ensemble est devenu le premier pouvoir et il compte le rester à n'importe quel prix. Les politiciens français sont soumis à ce premier pouvoir, celui des médias, et ils ne pensent qu'à une seule chose : lui plaire. C'est dans ce contexte que la Russie est, peut-être, devenue à la fois la représentante et le rempart de la culture judéo-chrétienne.
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Le philosophe catholique Elton Chitolina a récemment écrit à propos de la Russie et à propos de Poutine (extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page) : En décembre 2013, le journal britannique The Telegraph observait que le président russe Vladimir Poutine avait « lancé la Russie en position d’arbitre moral du monde » lors de son discours annuel sur l’état de la nation, à la tonalité résolument conservatrice : « Poutine a défendu les valeurs de plus en plus conservatrices de son gouvernement et déploré la “révision des normes morales et éthiques” en Occident et dans d’autres parties du monde. “Cette destruction des grandes valeurs traditionnelles, avait-il déclaré, n’entraîne pas seulement des conséquences négatives pour la société ; elle est aussi intrinsèquement anti-démocratique et va à l’encontre de la volonté de la majorité populaire” ; ajoutant que la société ne peut tirer aucun avantage quand on met sur le même plan “le bien et le mal”. Et le président russe de conclure : 'Les valeurs traditionnelles sont un rempart contre cette tolérance – asexuée et stérile' ».
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Elton Chitolina : En février de la même année, Poutine avait appelé à une influence accrue de l’Église orthodoxe dans le pays ; il avait conduit la Russie à résister à la progression de l’agenda « gay », en interdisant la « publicité des relations sexuelles non traditionnelles » pour mineurs. Toujours en 2013, en novembre, il avait rendu visite au pape François au Vatican et, aux côtés du Souverain Pontife, avait embrassé une icône de la Vierge. À l’époque, cette rencontre avait été ainsi commentée sur les réseaux sociaux : « Si, en 1959, vous aviez dit à un catholique ou à toute autre personne que le président russe embrasserait une image de la Vierge Marie aux côtés du Pape, tandis que le président américain soutiendrait l’avortement, ignorerait l’ambassade du Vatican, lancerait des avions sans pilotes comme armes de guerre, envahirait la vie privée des personnes et espionnerait les dirigeants étrangers, ce catholique ou toute autre personne aurait trouvé que vous avez fumé quelque chose de très, très fort ».
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Elton Chitolina : Mais tous n’accueillent pas sans méfiance ce « nouveau leadership moral » de Vladimir Poutine : « Poutine va faire ou dire n’importe quoi pour promouvoir la Russie et son propre pouvoir. La Russie n’est pas la boussole morale de mon pays, sans parler de celle du monde », tempère Anthony Esolen, professeur de littérature au Providence College, États-Unis. Même en prenant du recul, tout le monde ne condamne pas ce « nouveau leadership moral » de Poutine : « Il faut se méfier de l’utilisation que fait Poutine de l’Église russe pour soutenir son régime, qui est très imparfait, basé sur le capitalisme de copinage et sur des tactiques autoritaires. Néanmoins, même ainsi, les politiques de Poutine sont bien plus alignées sur la loi naturelle que les politiques du gouvernement Obama », souligne pour sa part l’écrivain américain, John Zmirak. Et John Bergsma, professeur de Théologie, Université franciscaine de Steubenville aux États-Unis, de résumer : « Côté positif : la Russie s’est faite l’alliée des ONG pro-famille à l’ONU, elle est l’un des rares pays développés agissant contre la “gauche sexuelle”, qui consacre l’homosexualité comme un droit de l’homme. D’un autre côté, le gouvernement russe souffre de la corruption à des niveaux élevés, ne protège pas toujours les droits de l’homme et la structure familiale russe n’a pas encore été rétablie après des décennies de matérialisme athée forcé. L’accès à l’avortement est facile, les taux d’avortement et de divorce sont encore très supérieurs à ceux des États-Unis, les unions matrimoniales ne sont pas généralisées et sont de courte durée. Par une ironie du sort, Poutine a divorcé au début de cette année. En même temps, le parti du gouvernement russe perçoit la nécessité d’un retour à des lois pro-famille traditionnelle ; il reste à la nation un long chemin à parcourir avant de devenir une société idéale ».
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Elton Chitolina : Toutes ces considérations sont à prendre en compte pour cerner dans le contexte actuel le façon dont se déploie le « leadership moral russe » dans le monde. Aujourd’hui, il existe donc trois moyens principaux par lesquels la Russie impose ce leadership moral, ou du moins une « influence politico-militaire mêlée à des éléments de morale » : la division de l’Ukraine, où persistent les conflits et où la Russie affirme qu’elle se borne à soutenir le droit des Ukrainiens de l’Est à s’unir politiquement à la Russie dont ils se considèrent les enfants par la culture ; la Syrie, où les Russes combattent l’État islamique en se positionnant en faveur du régime de Bachar al-Assad, qu’ils considèrent légitime et qui serait, selon eux, victime des intérêts des États-Unis et de ses alliés préoccupés non pas de la légalité, mais de pétrole ; et l’expansion de l’Église orthodoxe, dont la direction est accusée, depuis des décennies, d’asservissement au régime soviétique et, après la chute du communisme, aux intérêts politiques du Kremlin. Telles sont les diverses faces des multiples monnaies - russes et non russes - dont il faut tenir compte dans la « comptabilité » complexe du contexte moral actuel de l’humanité, avec toutes les conséquences qu’on peut en attendre : sociales, politiques, économiques et religieuses, conclut Elton Chitolina (fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page).
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Michel Garroté, 25.2.2016
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http://fr.aleteia.org/2016/02/24/la-russie-rempart-de-la-morale-dans-le-monde/
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http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/russia/10513330/Vladimir-Putin-claims-Russia-is-moral-compass-of-the-world.html
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Migrants musulmans et terrorisme islamique

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Y a-t-il un lien entre migrants musulmans et terrorisme islamique ? Le simple fait de poser cette question est déjà, en lui-même, politiquement incorrect, et, bientôt, illégal, interdit. Y a-t-il un lien entre migrants musulmans et terrorisme islamique ?, demandais-je. En effet, quel rapport peut-il y avoir entre, d’une part, plus d'un million de migrants musulmans qui, en 2015, sont parvenu à rejoindre l'Europe ; et d'autre part, les terroristes islamiques de l’EI & Consorts ? Le rapport entre les deux, c’est que les migrants qui rejoignent l’Europe sont musulmans. Et que les civils génocidés par l’EI en Syrie, en Irak et ailleurs, sont en grande partie des chrétiens. Or, si l’Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l’Eglise catholique sont opposés à tout génocide, c’est les chrétiens qu’elle devrait accueillir en priorité, et non pas les migrants musulmans.
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Le comble, c’est que l’Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l’Eglise catholique veulent que les chrétiens restent en terre d'islam pour éviter la fin de la Chrétienté d’Orient. Mais l’Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l’Eglise catholique, en revanche, veulent accueillir tous les migrants musulmans qui se dirigent vers l'Europe. On laisse les chrétiens se faire massacrer en terre d’islam et on accueille les musulmans en Europe avec le soutien de l’Eglise catholique. J’ai souvent écrit que l’islamisme est totalitaire et génocidaire. Et j’ai souvent écrit que l’idéologie issue de l’islamisme est comparable au communisme, au fascisme et au national-socialisme.
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Enfin, j’ai souvent démontré, sources et preuves à l’appui (notamment grâce aux travaux de l’historienne Bat Ye’or), que depuis les années 1950, l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen et l’Eglise catholique ont conclu des accords avec la Ligue Arabe (LA) et avec l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), accords qui stipulent la promotion de l’islam et la lutte contre toute critique de l’islam (critique surnommée « islamophobie ») et qui stipulent également la négation du droit d’Israël à exister. Cela fait donc plus de 60 ans que l’Europe, devenue post-chrétienne, anti-israélienne et islamophile, se rend complice du sort absolument catastrophique des chrétiens en terre d’islam ; et se rend complice des menaces existentielles qui pèsent, de plus en plus, sur Israël.
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J’ajoute que ce qui s'est déroulé en 1975-1990 au Liban se déroule actuellement en Europe. Le simple fait d'écrire cela est déjà, en soi, politiquement incorrect, et, bientôt, illégal, interdit.
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Michel Garroté, 17.2.2016
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Prédiction de Poutine concernant l’Europe et la crise des migrants

Vladimir Poutine a présenté deux voies possibles pour l’Union Européenne par rapport à la crise des migrants.

L’une d’elle serait de défendre par la force physique et l’armée les frontières de Schengen, la deuxième serait de laisser venir les migrants clandestins et avec eux des terroristes, ce serait alors la fin de l’Union Européenne ce qui pourrait induire/amener la troisième guerre mondiale et même un nouvel holocauste.

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Source 2

Bachar al Assad va-t-il gagner la guerre ?

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L'armée régulière syrienne poursuit, lundi 8 février 2016, sa progression vers la frontière turque. Les milices islamistes (soutenues par le régime islamique turc, l'Arabie saoudite et le Qatar) estiment que l'avenir de leur djihad, débuté en 2011 contre Bachar al Assad, est en danger. En effet, l'armée régulière reprend pied dans la zone stratégique du nord de la Syrie pour la première fois depuis 2013. Elle est à cinq km de la ville sous contrôle islamiste de Tal Rafaat, ce qui la place à 25 km de la frontière turque.
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Bachar al Assad veut reprendre totalement le contrôle d'Alep, la plus grande ville du nord de la Syrie. L'armée régulière syrienne a mis fin au siège par les milices djihadistes de deux localités situées à vingt km au nord d'Alep, Nouboul et Zahraa, ce qui lui a permis de couper le principal axe routier reliant les zones du nord d'Alep à la partie est de la ville, que les djihadistes contrôlent depuis 2012.
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La reprise par l'armée régulière syrienne des villes de Mayer et de Kafin, au nord de Nouboul et de Zahraa, ouvre la route vers Tal Rafaat, prochain objectif de Bachar al Assad. Si Tal Rafaat tombe à son tour aux mains du gouvernement, il ne restera plus que la ville d'Azaz avant la frontière turque. La perte d'Azaz, qui est située à quelques km du poste-frontière de Bab al Salama, signifierait que les djihadistes ont perdu leur principal bastion du nord-ouest de la Syrie.
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Michel Garroté
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Ce à quoi je pense en cette fin d’année

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Depuis décembre 2014, je publie mes articles sur Les Observateurs, à raison d'un ou deux billets par semaine. Auparavant, en fait depuis avril 2007, je publiais déjà mes analyses sur Internet. Je dois avouer que l'année 2015 qui s'achève fut particulièrement riche en événements. Au plan mondial, notamment dans le conflit en Syrie, Poutine a décidé de prendre les choses en mains, face à l'islamo-gauchiste Obama. En Europe, la migration mahométane de peuplement est devenue massive.
 
Au Proche et au Moyen Orient, ainsi qu'en Libye, l'Etat Islamique (EI), malgré la nouvelle stratégie de Poutine, continue de dominer, pour l'instant du moins, le théâtre des opérations. L'EI contrôle une partie de la Libye, à 300 km seulement de l'Europe, et, il infiltre les rangs des "migrants". Une Europe qui a résolument choisi le camp de l'islamisme conquérant et violent, allant jusqu'à alléguer que le problème majeur sur le Vieux continent, c'est "l'islamophobie" et "l'extrême-droite".
 
Je suis impressionné par le degré de stupidité et de sectarisme atteint dans les médias européens au cours des douze derniers mois. Ils sont devenus un appareil répressif qui "tue" toute personne osant écrire ne serait-ce que quelques vérités de simple bon sens. Le quatrième pouvoir est devenu le premier pouvoir et il glisse toujours plus vers le totalitarisme. Il risque, à force d'en rajouter, de faire régner le chaos, et, même, de déclencher une guerre civile européenne. Le journaliste-type en 2015 ne ressemble pas aux idiots utiles du temps de la Guerre froide. Non. le journaliste-type en 2015 va plus loin.
 
Le journaliste-type en 2015 fait, purement et simplement, partie de la nomenklatura et son appareil bureaucratique. Il n'est pas un simple idiot utile. Il est un fonctionnaire journaleux dans le système répressif et au service du système répressif. Il est un apparatchik. Nous sommes entré dans l'ère du Stasi-journalisme ouest-européen. Nous sommes des dissidents et des insoumis que l'on déporterait volontiers dans l'Archipel d'Allah, dans le Daesh-goulag, dans les camps du réchauffement islamique de la planète, une sorte de retour vers l'enfer du désert syro-irakien et son napalm vert-coranique. Apocalypse Now : this is the end my friend.

 
Sur son blog, Christian Vanneste, président de La Droite Libre, un laboratoire d’idées conservateur et libéral (voir lien en bas de page), écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien en bas de page) : On ne peut toutefois qu’être frappé par la disparition de toute cohérence entre la réalité et les discours, de toute logique dans les discours eux-mêmes. On assiste à une fragmentation de la pensée, à une fragilité des idées qui se chassent les unes les autres, sans exclure toutefois certaines obsessions qui, elles, reviennent régulièrement.
 
Christian Vanneste : On peut même constater l’accueil complaisant de certains délires. Certes, la mauvaise foi idéologique peut les expliquer. Certes, leur raison d’être peut se trouver dans un souci de se mettre en valeur par des propos excessifs, ou par le service, rémunéré ou non, à rendre à certains groupes de pression, mais jamais le « viol en réunion » du bon sens n’a atteint un degré si provoquant, comme si à force d’abêtir l’opinion, désormais tout était possible.
 
Christian Vanneste : Un récent article du « Monde » ( 24/12/2015) en donne une illustration saisissante. Le titre affirme que « La presse internationale critique l’extension de la déchéance de la nationalité. » A la lecture, il s’avère que cette presse se réduit au Wall Street Journal, au Temps suisse, à La Libre Belgique et… à un site saoudien, Arab News, qui dénonce le cadeau fait au FN. Cette leçon de démocratie venue de la monarchie absolue wahhabite laisse pantois. Le journal financier américain s’alarme en spécialiste pour les valeurs françaises, comme l’égalité. Le quotidien helvète s’inquiète pour le Président qui risque de « perdre son âme ».
 
Christian Vanneste : Qu’un individu qui a plusieurs nationalités, qui est donc plus « égal » que les autres, perde celle qu’il aime au point de tuer « ses compatriotes » parce qu’ils sont français procède cependant du plus élémentaire bon sens. Cette mesure a été réclamée par de nombreux élus de droite dont je faisais partie. Elle n’appartient pas au FN. Quant au sacro-saint et républicain droit du sol, il est sauf pour les ignares, un droit monarchique retrouvé par la République pour se faire des soldats à bon compte. Le droit du sang est celui de la République, acté lors de la rédaction du Code Civil. Notre « quotidien de référence » n’hésite pas à reprendre une double réduction. Les idées de droite sont FN, et le FN, c’est le diable. Ce sont bien sûr les mêmes qui clament : « Pas d’amalgame ».
 
Christian Vanneste : Or, ce principe ne vaut qu’à sens unique. Certes beaucoup de musulmans pratiquants vivent leur foi paisiblement. Mais il faut s’isoler sur une île déserte, sans la moindre communication, et en se bouchant par précaution les yeux et les oreilles, pour ne pas voir que de l’Afrique jusqu’à Bruneï, en passant par le Moyen-Orient, le fanatisme et l’intolérance sont associés à l’Islam, pour ne pas percevoir les difficultés de l’intégration en France d’une population musulmane trop importante et trop éloignée culturellement, pour ne pas savoir que contrairement aux Evangiles, le Coran ne contient pas que de paroles de paix. « Ce sont des maudits. Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement » ( S33 v61) n’est pas le précepte d’un Dieu d’amour.
 
Christian Vanneste : Négligeant ces évidences cruelles, une certaine Sophia Aram a récidivé dans l’amalgame vicieux commis par Bourdin. Celui-ci avait cru deviner une communauté d’esprit entre Daesh et FN ( Pas d’amalgame ! ). Manifestement très contente d’elle-même, celle qui porte si mal son prénom a renchéri. Aucun doute pour elle : ce qui est grave, ce n’est pas de commettre des atrocités, c’est de les montrer ou d’en parler. Le vrai danger n’est pas Daesh qui tue, mais le FN qui montre les tueries, et qui avoue sa vraie nature raciste, en retirant une des trois photos, celle du journaliste blanc américain en laissant les deux autres.  Amalgame au carré, inversion des valeurs, procès d’intention : un exemple caricatural donné par une prétendue journaliste, dont la vocation de commissaire politique ne fait aucun doute. La nullité satisfaite du discours a un mérite. Ensuite, on peut dire : « le vide existe, je l’ai rencontré ».
 
Christian Vanneste : Ainsi, tous les jours, le vieux bon sens cartésien des Français est-il bombardé, atomisé. Les nationalistes corses prétendent qu’il y a une nation corse, mais s’effraient dès que la boîte de Pandore du communautarisme s’ouvre avec fracas. Un traquenard est tendu à des policiers et des pompiers dans un « quartier sensible » d’Ajaccio, habité semble-t-il par de nombreuses personnes d’origine musulmane. En réaction, une salle de prières  est vandalisée. Pas d’amalgame, bien sûr… Mais qui ne voit qu’à force de favoriser le communautarisme, en laissant s’étendre les « communautés », ou en les reconnaissant comme telles, on crée les conditions de ces affrontements ?
 
Christian Vanneste : Lorsque des discours irrationnels essaient de justifier une politique absurde, on peut pronostiquer l’issue fatale. Depuis des années, les Français sont soumis à un bourrage de crâne pour leur faire croire que la dépense publique est une vertu et l’euro une monnaie géniale, que le sexe n’est qu’une invention sociale, l’Histoire de France, une suite de crimes dont il faut se repentir, et enfin, que leur pays se résume à un espace laïc et ouvert à tous pour y « vivre ensemble ». Le fait qu’un certain nombre d’entre eux gardent toute leur tête et résistent à la schizophrénie ambiante tient du miracle, conclut Christian Vanneste (fin des extraits adaptés ; voir lien en bas de page).
 
De son côté, sur Riposte Laïque, Thierry Michaud-Nérard écrit (extraits adaptés ; voir lien en bas de page) : Lu dans la presse : « Cohabitation (UMPS) dans les régions : entre eux, ça va faire des étincelles ! Dans plusieurs régions conquises par (l’UMPS), les nouveaux maîtres (des fraternités) doivent compter avec les puissants barons locaux (des fraternités) et les maires socialistes (des fraternités) des grandes villes ». Philippe Martinat, dans le Parisien, veut nous faire croire que Xavier Bertrand « ne mange pas dans la main » de Martine Aubry, pour tromper les électeurs du ch’nord, assujettis aux notables bourgeois de province.
 
« Depuis le 13 décembre et le second tour des élections régionales, de drôles de cohabitations (UMPS) sont en train de se chercher entre certains maires (UMPS) socialistes de très grandes villes qui règnent aussi parfois sur leur métropole et les nouveaux présidents de régions, élus (UMPS) de droite. « S’ils peuvent se retrouver sur certains points, ces couples pacsés, contre leur (plein) gré, vont aussi probablement (faire semblant de) s’affronter sur d’autres (quand leur) point commun (est) la détestation du Front national. Au lendemain de sa victoire acquise… grâce au désistement de la liste PS, Xavier Bertrand, le président (UMPS) de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a demandé à rencontrer Martine Aubry.
 
« Où ? » a questionné la maire de Lille. « Dans votre mairie », a répondu (le) conciliant Bertrand… en souvenir des gaufres qu’Aubry lui avait offertes pour le remercier de son aide au CHU de Lille, lorsqu’il était ministre… L’entretien, auquel assistait Pierre de Saintignon, a été « franc, cordial et direct », selon Bertrand ». Et finalement, Philippe Martinat nous propose, dans le Parisien, un conte de Noël : « Mais tout ne sera pas toujours sucré entre les deux barons de la gauche et de la droite. Bien qu’il s’en défende (mollement) « Je ne veux pas partir à la conquête de Lille ». Bertrand (UMPS de droite) y sera peut-être mécaniquement poussé par la dynamique en faveur de la droite (de Marine Le Pen) dans cet ancien bastion de gauche du Nord.
 
« Après avoir conquis la métropole de Lille, le département du Nord puis la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le prochain domino est le beffroi de Lille », pronostique un socialiste (UMPS de gauche) du cru. « Même si l’interlocuteur naturel du patron de la région, sur les dossiers économiques, est la métropole de Lille, dirigée par Damien Castelain, un maire de sensibilité centre droit, élu (UMPS de droite) avec l’aval d’Aubry (et) soutenu par la droite (UMPS), la capitale régionale fait de sa maire un partenaire incontournable. Bertrand a promis de la consulter régulièrement au sein d’une conférence territoriale régionale (UMPS) ».
 
Les médias, grassement subventionnés, doivent rendre crédible le mythe de la discorde (UMPS). C’est la « rivalité négociée par les bourgeois UMPS », pour le partage en commun des rentes et des privilèges. Les bourgeois UMPS se connaissent bien et ils déjeunent ensemble sur le dos des contribuables. Ils se sont amusés à tromper les électeurs assoupis, avec leur hystérie anti-FN, ce dont Marine s’est offusquée à bon droit. Les bourgeois UMPS se complaisent à ces fausses échauffourées, alors que les relations entre les irresponsables politiques, UMPS de gauche et UMPS de droite, que rien n’oppose, sont au beau fixe. On veut nous faire croire que tout opposerait l’UMPS de gauche et l’UMPS de droite, dans le style et sur le fond, quand on a vu les attitudes de l’UMPS, après les fausses attaques et les copinages en fin de campagne.
 
L’UMPS de gauche et l’UMPS de droite se rejoignent dans une antipathie commune envers Marine, la seule à représenter « un vrai chef de file de l’opposition », dont elles ne goûtent, ni sa manière de faire de la politique de manière concrète, ni sa personnalité, courageuse et déterminée, ni sa moralité. Comme de pures mystifications politico-médiatiques, l’UMPS de gauche et l’UMPS de droite voudraient faire semblant d’avoir des désaccords, notamment sur le « financement du logement pour les migrants et les sans-papiers », jusque dans les quartiers bourgeois de la capitale. Personne ne croit que l’UMPS fera l’erreur d’être transparente.
 
C’est pourquoi on n’attend aucune vérité « des intrigues et manipulations des fraternités GOF-UMPS ». On peut suggérer à Marine l’idée d’établir des « tests de dépistage » des intrigues occultes des fraternités GOF-UMPS, qui œuvrent en sous-main, et en confiance, dans l’entourage de Hollande et de l’État-PS. Le point commun des élus des fraternités GOF-UMPS, c’est qu’ils ne sont pas rivaux. Après avoir fait semblant de s’opposer, les uns contre les autres, sur les plateaux des télés, durant les régionales, l’UMPS de droite a invité l’UMPS de gauche à la séance inaugurale des nouveaux conseils régionaux. La poignée de main de l’UMPS de droite a été pour l’UMPS de gauche, une fois élue à la présidence des régions.
 
« Une main lave l’autre et on s’entend comme larrons en foire », alors que les pommes de discorde sont des enjeux factices entre l’UMPS de gauche et l’UMPS de droite, comme dénoncées par Philippe de Villiers. Il s’agit avant tout de ne représenter aucun danger électoral pour les ambitions des élus de l’UMPS qui tiennent beaucoup à « tous les avantages indus de leur misérable carrière politicienne ». Ils n’ont donc pas à craindre la moindre critique, sur tous les aspects de la corruption des élus, dans la gestion obscure des régions et dans les « subventions pour l’aide aux entreprises amies », celles qui soutiennent les politiciens, façon Gattaz.
 
L’UMPS de gauche est, semble-t-il, sévèrement sur ses gardes, quand l’UMPS de droite ne cesse de progresser dans les régions. L’UMPS de gauche, consciente de la tactique de l’UMPS de droite, sait bien où elles veulent toutes les deux en venir, en effet, pour tromper les électeurs par leur « hystérie anti-FN ». En clair, l’UMPS de gauche et l’UMPS de droite sourient en catimini et rient sous cape, conscientes de la tactique des fraternités GOF-UMPS destinée à planter Marine. Pourtant, la ligne Bleu-Marine est la seule puissante force d’opposition au système corrompu de la fausse alternance gauche-droite. Elles ont en partage une vraie compétence commune, celle qui est de faire élire des copains des fraternités GOF-UMPS, tactique destinée à maintenir le système UMPS en place. Cela ne devrait pas poser trop de problèmes aux nouveaux élus des régions, qui sont des adeptes convaincus des « entreprises occultes des fraternités GOF-UMPS ».
 
La fausse division du système UMPS en place n’est pas de favoriser la civilisation. Elle doit susciter des groupes de copains des fraternités GOF-UMPS qui, sans elle, n’existeraient pas. Elle joue le même rôle que les maffias, où elle est la source de cohésion des clans maffieux. La solidarité maffieuse des fraternités GOF-UMPS a pour but principal de faire élire des copains, pour contourner les règles démocratiques. Le lien de solidarité des fraternités GOF-UMPS est celui dont « la réfutation des règles démocratiques constitue le vrai crime ». On saura donc ce qu’est le système UMPS, si l’on sait ce qu’est « son crime contre la démocratie », conclut Thierry Michaud-Nérard (fin des extraits adaptés ; voir lien en bas de page).
 
Introduction et mise en page par Michel Garroté
 
http://www.christianvanneste.fr/2015/12/26/une-societe-schizophrene/

 

http://www.ladroitelibre.fr/nos-publications/communiques-de-presse/apres-le-desastre-la-refondation/

 

http://ripostelaique.com/lumps-de-gauche-lumps-de-droite-et-le-grand-orient-en-ordre-de-bataille.html
   

Dialogue avec Vladimir Poutine [vidéo]

Dans un documentaire du célèbre journaliste russe Vladimir Soloviev intitulé "L’ordre mondial" et diffusé le 20 décembre 2015, Vladimir Poutine évoque certaines questions concernant les relations internationales. Vidéo censurée par youtube. Publiée sur un réseau social (ru-tube) elle a été visionnée 60 000 fois en une demi-journée.

 

Merci à Didier

Pour l’instant le vainqueur c’est Poutine

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La situation stagne en Syrie ; elle stagne en Ukraine ; et elle dégénère en Europe, avec le flux non-interrompu de clandestins musulmans affublés du nom de "migrants". Ni le nihiliste inculte Obama, avec son islamo-gauchisme suicidaire, ni les eurocrates vendus aux califes riches à milliards, n’ont jamais été désireux de régler la crise syrienne ou la crise ukrainienne. Pourquoi ? D'abord, parce qu'Obama favorise les deux branches de l’islam en même temps ; d'une part, la branche sunnite, y compris l’Etat Islamique ; et d'autre part, la branche chiite, y compris l’Iran théocratique.

 
Obama fait cela car il veut détruire l’Occident - qu'il déteste - d’ici son départ de la Maison blanche, dans plus d'un an, soit en janvier 2017. Ensuite, parce que l’Union Européenne, comme le Conseil de l’Europe, ont clairement choisi, depuis longtemps, de coopérer avec les musulmans religieux, au détriment des musulmans laïcs réformateurs. Et l’Union Européenne, comme le Conseil de l’Europe, ont signé des accords avec de hauts dignitaires islamiques, accords qui mettent fin à l’islam des dictateurs laïcs au profit de dictateurs religieux musulmans intégristes.

 
Ainsi, l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe s’indignent face à Bachar al-Assad, mais ils s’alignent sur l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, trois pays pourtant vecteurs d'une forme d'islamisme qui inclut l'instauration universelle de la charia. Poutine, en revanche, avec son intervention militaire au pays de Bachar al-Assad et avec le rôle désormais incontournable qu'il joue au Proche et au Moyen Orient, compte bel et bien mener une négociation à la fois secrète et conjointe, sur l’Ukraine, la Syrie et l’Iran. Et il est en position de force pour y parvenir.

 
Michel Garroté, 9 décembre 2015
   

   

L’art et la manière de lobotomiser les enfants

Nos lecteurs nous communiquent (merci à Pierre H.)

 

« Plus passionnant que le cinéma ou la télé » Tel était le titre de l’invitation à une conférence adressée à des enfants et organisée par l’université de Saint-Gall ce mercredi après-midi. Le sujet : Pourquoi y a-t-il la guerre en Europe ? Poutine méchant : Un peu ? Beaucoup ? Il paraît que cette offre de conférence pour les enfants a suscité un grand intérêt chez les enfants et leurs parents, leurs oncles, tantes ou grands-parents. La salle Audimax, qui contient plusieurs centaines de places assises pour les enfants et beaucoup de strapontins supplémentaires pour les adultes, était comble, et il a fallu encore une salle de transmission pour pouvoir contenir tous ces « petits étudiants » et les autres auditeurs.

Le sujet : Pourquoi y a-t-il la guerre en Europe ? Poutine méchant : Un peu ? Beaucoup ?

Vidéo ICI