
Notre dissidence
Les propos (trop) fréquents des ministres socialistes français, depuis trois ans, ont permis à la France de faire un grand bond en arrière, de trente ans. Et l’on croirait entendre Yvette Roudy et Jack Lang dans les années 1980. Avec la victoire de la gauche en 2012, les gens de la droite libérale conservatrice sont passés de l’opposition à l’opposition, et, même, ils sont entrés, nous sommes entrés, en dissidence. Avec Hollande à l’Elysée, le travail des idées est devenu plus important que jamais.
Ce travail des idées a toujours été et reste encore, me semble-t-il, l’une des marques de fabrique – et pas la seule – de LesObservateurs.ch. Certes, l’augmentation spectaculaire du nombre de lectrices et de lecteurs de LesObservateurs.ch me réjouit d’autant plus que je ne m’y attendais pas. En même temps, je continue de penser que le rôle de LesObservateurs.ch a été, demeure et restera – aussi – de nourrir les esprits.
Car cela également, c’est l’une des marques de fabrique – et pas la seule – de LesObservateurs.ch. En somme, ce blog est sérieux sans se prendre au sérieux. Ses rédactrices et ses rédacteurs sont d’horizons, de styles et de caractères certes différents. A bien y réfléchir, j’ose même affirmer que sur la blogosphère francophone d’information et d’opinion, ce blog est un cas unique, un drôle de phénomène, avec une sacrée bande de « corsaires du net », de « chroniqueurs kamikazes sur la toile », de « think-tank non-conformiste ».
2012 – 2015 : trois années de farce permanente
Le gouvernement (régime ?) socialiste français est (non) opérationnel depuis 2012. Je me suis bien marré, dès mai et juin 2012, en voyant ces nouveaux bouffons de la République -- pas si nouveaux que ça pour certains d’entre eux d’ailleurs -- prendre leurs fonctions. Oui, je me suis bien marré en les voyant, toutes et tous.
Nage Va l’eau Belkacem, la bouche sèche, les yeux rivés sur ses fiches, l’élocution laborieuse, qui au début avait de la peine à tenir son (ex) rôle de perroquette du gouvernement. Christiane Taubira-pas-de-partir qui s’est longtemps demandée, si c’était vraiment vrai qu’elle soit ministre ou si on s’était -- encore une fois -- foutu de sa gueule (racisme !).
Cécité Du Flot - vous savez, la nana tellement dévorée par l’ambition que ça se voit sur sa tronche - se demande maintenant comment elle va faire pour ne pas, sans arrêt, se couvrir de ridicule à l’Assemblée nationale et du reste ses chroniques, chez tante Anne, sur le Huffington Post français sont à pleurer de rire. Valéry Fabius d’Estaing, après un long exil intérieur, est aux affaires extérieures, et, je sens, que pour lui, c’est du gâteau aux amendes amères tous les jours, même si parfois il tente de sourire.
Sans oublier Ballot Monte-charge qui se retrouvait au Redressement productif, et, vu sa vacuité mentale, cela s’est soldé par un abaissement progressif, puis, destructif. Du reste, le poste qu’on lui avait confié me faisait penser à une gigantesque peau de banane. Cerise sur le cake, l’écologie avait été confiée à Cécité, une brique, et maintenant, à la Royale rancunière, de quoi finir la tête dans le mur. Puis, le travail à un sapin, et y’a encore du « bouleau » chez les têtes de bois. Enfin, une pensée émue pour Cazeneuve la-case-en-moins qui s’interdit de prononcer le mot islamisme à chaque fois que ça pète quelque part en France.
Pas d’économie libérale
Il est rare, en France, qu’un journaliste se permette de signaler que tous les présidents multiplient depuis 70 ans, des mesures économiques de gauche. Hors de France, des journalistes écrivent cela tous les jours, dans les médias anglophones, germanophones, hispanophones, etc. Mais pas en France. Ou pratiquement pas. Ainsi, Philippe Mabille (le 20 décembre 2013, la date entrera dans l’histoire), dans le quotidien économique français ‘La Tribune’ a eu le courage d’écrire la vérité, sur la dimension – fondamentalement socialiste – de la politique économique de Sarkozy.
Islam
Je ne crois pas un seul instant à une modification des relations étroites entre d’une part, les autorités françaises, et d’autre part, l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et ses Etats-membres, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et le Conseil français du culte musulman (CFCM). Je crois simplement, que les autorités françaises sont actuellement mal prises entre d’un côté, les actes terroristes islamiques, et de l’autre, les nombreuses campagnes électorales (présidentielles, législatives, européennes, régionales, etc.).
D’une main, les autorités françaises font mine de durcir le ton ; de l’autre, elles continuent de ménager l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), le Conseil français du culte musulman (CFCM), le Qatar, l’Arabie saoudite, les Frères musulmans, les wahhabites et les salafistes. Je pense que la politique intérieure et extérieure de la France à l’égard de l’islam n’a pas changé sur le fond et qu’elle n’est pas prête de changer.
Et puis, il n’y a toujours pas de réciprocité en matière de liberté religieuse. L’Europe en général et la France en particulier, malgré la laïcité, font de plus en plus de concessions à l’islam. Au-delà du débat, assez secondaire, sur la viande Hallal, l’Europe, notamment la France, exigent toujours plus de « laïcité » de la part des Juifs et des Chrétiens, tout en accordant toujours plus de « droits » aux mahométans.
Alors qu’en terre dite d’islam, la situation des non-musulmans, notamment celle des Chrétiens, est de plus en plus désastreuse. Il n’y donc pas, mais alors vraiment pas, de réciprocité, en matière de liberté religieuse. La France socialo-liberticide, étatiste, criblée de dettes et islamophile vivra-t-elle un scénario à la grecque ou saura-t-elle redevenir une Nation libre ?
Michel Garroté, 17 juillet 2015