Le MOSCI ( Mouvement Suisse contre l'islamisation) soutient l'initiative populaire cantonale « contre l’ouverture d’un centre « Islam et société » à l’Université de Fribourg : non à une formation étatique d’imams » et invite vivement ses membres résidant sur le canton de Fribourg à signer et à faire signer l'initiative (formulaire en français, formulaire en allemand).
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Prenant place au sein de la Faculté de théologie de l'Université de Fribourg et financé par l’Etat de Fribourg et la Confédération, le Centre suisse islam et société (CSIS), ouvert depuis janvier 2015, s’est vendu selon un double objectif :1°dispenser aux imams une formation qui se prétende non coranique, mais uniquement centrée sur les questions institutionnelles helvétiques ;2°dispenser une formation destinée aux employés de l’Etat sur les coutumes et modes de vie islamiques.Voici une analyse successive de ces deux aspects qui permettra d’y voir un peu mieux dans ce jeu de dupes et de se rendre compte des conséquences de ce projet.1er volet : La formation destinée aux imams Il a été sans cesse répété que le CSIS n’aurait pas pour vocation d’être une école coranique, mais viserait à apporter aux imams une formation sur les institutions et la culture helvétiques.Si cet aspect peut paraître séduisant à première vue, la réalité et l’analyse nous démontrent qu’il est plus qu’une utopie, une bêtise consistant à mettre le doigt dans un engrenage dangereux.
Un précédent instructif : le projet du GRIS et de l’IIIT
Le GRIS (Groupe de recherche sur l’islam en Suisse) s’était associé il y a quelques années avec l’IIIT (International Institut of islamic thought) en vue de proposer aux futures imams un cursus de formation.
Avant de ce faire, une recherche avait été menée notamment par l’une des collaboratrice du CSIS, Andrea Lang, auprès des milieux musulmans pour voir quelles étaient leurs attentes. Il a pu en identifier deux principales :
1°les milieux musulmans voulaient que l’islam soit enseigné que par des musulmans diplômés d’universités islamiques[1][1] ;
2° ils voulaient que le fiqh, à savoir le droit islamique soit enseigné[2][2].
Que fut le résultat ? Comme l’avait publié le MOSCI[3][3], le GRIS s’est associé avec l’IIIT, officine des Frères musulmans et ayant à plusieurs reprises financé des organisations liées à des groupes terroristes, notamment Al-Qaida, et a confié le volet enseignement du droit islamique à Tahar Mahdi un membre du Conseil européen pour la fatwa et la recherche[4][4], laquelle est dirigée par l’obscurantissime Youssouf Al-Qardawhi et a pour but est d’ériger la communauté musulmane vivant en Occident en société parallèle régie par son propre droit, la charia, incitant ainsi à l’illégalité et à la violence ; en bref : une dangereuse organisation subversive.
Où est l’intégration ? Où est l’analyse préalable à tout financement public visant à poursuivre les objectifs que le peuple suisse a confié à l’Etat ?
Malgré tout, le cursus qui devait voir le jour à … l’Université de Fribourg a été boudé par les musulmans et a dû être mis de côté faute d’inscriptions.
Le GRIS n’a toutefois jamais renoncé à ce projet.
Le lien avec le CSIS et l'enseignement islamique
Force est de constater que l’actuelle Présidente du GRIS, Mallory Schneuwly-Purdie, qui avait une part active dans le cursus de formation du GRIS, fait parti des quatre collaborateurs du CSIS.
Est aussi membre du CSIS, Andrea Lang qui est l’une des auteurs de la recherche sur la formation des imams dont il ressortait que les milieux islamiques souhaitaient que le fiqh[5][5].
Il serait donc illusoire de penser que le CSIS n’ait pas l’intention de reprendre au moins certains jalons posés par le GRIS et les travaux déjà menés par ses membres, ne serait-ce que par économie de travail.
En effet, la promesse de ne pas dispenser de formation coranique est déjà à relativiser après quelques mois d’activité par la prochaine ouverture d’un programme doctoral intitulé «Etudes islamo-théologiques et société suisse».
Par ailleurs, le fait que le choix des enseignants doive se faire de concert avec les organisations islamiques et avec la coopération d’autres écoles supérieures[6][6] tend à démontrer qu’un enseignement religieux est bel et bien envisagé[7][7].
Enfin, le fait que le centre soit rattaché à la faculté de théologie laisse dubitatif.
Deux scénarios possibles
Dès lors, l’on peut émettre deux scénarios :
1. Tantôt le cursus destiné aux imams ne servira à rien faute d’inscription, dans la mesure où il ne répondra pas aux attentes des organisations islamiques, et finira par être abandonné après avoir perdu de l’argent.
2. Tantôt le cursus dispensé sera-t-il adapté aux demandes musulmanes, comme cela est souvent le cas, et l’islam et le système normatif qui en est le cœur, à savoir la charia, seront finalement enseignés aux imams en devenir.
Ce second scénario est bien sûr le plus néfaste et, hélas, le plus probable, ce pour les raisons suivantes :
· il serait politiquement plus acceptable de réformer ce cursus pour sauver la face que de l’abandonner de toute pièce, surtout dans la mesure où il fait l’objet d’intenses débats ;
· l’administration a déjà démontré être encline à satisfaire les demandes musulmanes à l’aveuglette, comme cela a été fait avec le cursus GRIS-IIIT, de sorte qu’il n’y a aucune raison de croire qu’il n’en serait pas fait de même pour ce cursus ;
· le deuxième volet des formations du Centre devrait créer un effet de levier propice à à un tel accommodement.
2e volet : La formation destinée au personnel de l’Etat
Nous en venons donc au second volet. Enseigner les règles et modes de vie islamique au personnel de l’Etat aura pour effet de pousser les « fonctionnaires » à accepter les modes de vie musulmans et à s’y conformer dans une logique de « vivre ensemble » transcendant les lois, autrement dit à amender les lois, à pratiquer tous azimuts la pratique des « accommodements raisonnables ». Cela reviendra, in fine, à accepter de conformer l’activité de l’Etat à la charia (du moins dans certains de ses aspects).
Conclusion
S’il y a un enseignement destiné aux imams, il impliquera inexorablement un enseignement de l’islam nonobstant les promesses faites aujourd’hui (pour mieux faire passer la pilule ?). Ainsi, ce centre n’aidera jamais à l’intégration.
Du côté formation destinée au personnel de l’Etat, le constat ne peut qu’être inquiétant et se résume en quelques mots : islamisation de l’administration.
C’est pourquoi il convient de lutter contre ce projet saugrenu et dangereux en soutenant l’initiative populaire s’y opposant !
Blog de Sami Aldeeb
Le MOSCI
Pour signer : formulaire en français, formulaire en allemand
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[7] Compte tenu des résultats de la recherche menée http://www.nfp58.ch/files/downloads/ACF32D4.pdf ,p 12 et 13 , n° 10 et p 15, n° 13 |