Des Dirigeants sans Enfants mènent une Europe Somnambule à l’Abîme

  • « L'Europe aujourd'hui n'a pas envie de se reproduire, de se défendre ni même de prendre parti pour elle-même dans un débat ». — Douglas Murray, The Times .
  • « 'Se découvrir soi-même' devient plus important que de bâtir un monde ». — Joshua Mitchell.

Jamais l'Europe n'a été dirigée par autant de politiciens sans enfants. Ils sont modernes, ouverts, multiculturels et savent que « tout finira avec eux ». À court terme, être sans enfant est un soulagement car cela implique zéro dépense pour la famille, aucun sacrifice et personne pour se plaindre d'un avenir mal préparé. Comme l'indique un rapport de recherche financé par l'Union européenne : « Pas d'enfants, pas de problème ! ».

Etre mère ou père vous oblige à vous projeter dans l'avenir du pays dont vous avez la charge. Mais les dirigeants les plus importants d'Europe ne laisseront aucun enfant derrière eux. La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et le président français Emmanuel Macron sont sans enfants. La liste s'allonge avec le Premier ministre suédois Stefan Löfven, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel et le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon .

N'ayant pas d'enfants, les dirigeants d'Europe donnent le sentiment de n'avoir aucune raison de s'inquiéter de l'avenir de leur continent. Le philosophe allemand Rüdiger Safranski a écrit:

« Pour les personnes sans enfants, penser en termes de générations futures n'est guère pertinent. Par conséquent, ils se comportent de plus en plus comme s'ils étaient les derniers, le dernier maillon de la chaîne ».

« L'Europe se suicide. Ou du moins ses dirigeants ont décidé de se suicider », a écrit Douglas Murray dans The Times. « L'Europe aujourd'hui n'a pas envie de se reproduire, de se défendre, ni même de prendre parti pour elle-même dans un débat ». Murray, dans son nouveau livre, intitulé The Strange Death of Europe, baptise le phénomène : « une fatigue civilisationnelle existentielle ».

Angela Merkel a pris la décision fatidique d'ouvrir les portes de l'Allemagne à un million et demi de migrants pour enrayer l'hiver démographique de son pays. Ce n'est pas un hasard si Merkel, qui n'a pas d'enfants, a été appelée « la mère compatissante » des migrants. Merkel se moque de savoir si cet afflux massif de migrants ne risque pas modifier la société allemande en profondeur, et pour toujours.

Dennis Sewell a récemment écrit dans le Catholic Herald :

Cette idée de « civilisation occidentale » rend plus épineuse la panique démographique. Sans elle, la réponse serait simple : l'Europe n'a aucune inquiétude à avoir sur le nombre de jeunes qu'il faut trouver pour soutenir ses personnes âgées dans leurs années de déclin. Plein de jeunes migrants cognent aux portes, grimpent sur les barbelés ou s'embarquent sur des fragiles esquifs pour atteindre nos rives. La seule chose à faire est les laisser entrer.

Le statut de femme sans enfant d'Angela Merkel est le reflet de la société allemande : 30% des femmes allemandes n'auront pas d'enfants indiquent les statistiques de l'Union européenne, et ce ratio passe à 40% chez les diplômées de l'Université. La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a déclaré que, sauf à redresser le taux de natalité, le pays devra « éteindre la lumière ».

Selon une nouvelle étude publiée par l'Institut national d'études démographiques, un quart des femmes européennes nées dans les années 1970 n'auront pas enfants. Les leaders européens ne sont pas différents. En 1940, une femme sur neuf née en Angleterre et au Pays de Galles était sans enfant à l'âge de 45 ans, mais en 1967, ce pourcentage est passé à une femme sur cinq.

Le nouveau président français Emmanuel Macron a rejeté l'idée exprimée par l'ex-président François Hollande que « la France a un problème avec l'islam ». Il est contre la suppression de la nationalité française pour les djihadistes et affirme avec insistance, et contre toute évidence, que l'Etat islamique n'a rien d'islamique: « Ce qui pose problème n'est pas l'islam, mais certains comportements dits religieux qui sont imposés aux fidèles de cette religion ».

Macron prêche une sorte de déjeuner-buffet multiculturel : il évoque le colonialisme comme un « crime contre l'humanité », prône « l'ouverture des frontières », et affirme contre toute évidence qu'il il n'y a pas de « culture française ».

Selon le philosophe Mathieu Bock-Coté, Macron, âgé de 39 ans, marié à son ancien professeur de théâtre elle-même âgée de 64 ans, est le symbole d'une « bonne mondialisation libérée de la mémoire de la gloire française perdue». Ce n'est pas un hasard si « Manif Pour Tous », un mouvement qui a lutté contre la légalisation du mariage homosexuel en France, a appelé à voter contre Macron en tant que « candidat antifamille ». Le slogan de Macron, « En Marche ! », incarne les élites mondialisées qui réduisent la politique à un exercice, une performance.

C'est pour conquérir l'Europe que le leader turc Erdogan exhorte les musulmans à avoir « cinq enfants » et que les imams musulmans exhortent leurs fidèles à « élever des enfants ». Les suprémacistes islamiques travaillent à produire un conflit de civilisations au cœur de l'Europe ; ils dépeignent les pays qui les accueillent en Occident comme des civilisations sur le point de s'effondrer, sans population, sans valeurs et ne portant plus aucun intérêt à leur propre culture.

A voir Merkel, Rutte, Macron et tous les autres, les suprémacistes islamiques auraient tort de se gêner. Nos dirigeants européens nous mènent comme des somnambules vers la catastrophe. Que peut bien leur faire qu'à la fin de leur vie, l'Europe ne soit plus l'Europe ? L'essayiste Joshua Mitchell l'a très bien expliqué, « se trouver » devient plus important que construire un monde. La longue chaîne des générations a déjà fait le travail. Maintenant, jouons ! ».

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et un auteur italien.

Source

Jean-Paul Delevoye, proche conseiller de Macron : « L’Europe a besoin de 50 millions d’immigrés »

Pour Jean-Paul Delevoye, « l’Europe n’est pas un problème, elle est une solution »

A l’approche des élections européennes, plusieurs associations – ATD Quart Monde, CCFD-Terre solidaire, la Cimade, Emmaüs, Médecins du monde et le Secours catholique – ont appelé leurs réseaux à se mobiliser pour défendre les principes du « vivre ensemble » et promouvoir une Europe sociale, qui soit à la fois « ouverte et généreuse ». Lors d’une rencontre au Conseil économique, social et environnemental, elles ont reçu le soutien de son président, Jean-Paul Delevoye, qui nous accordé une interview.

Comment expliquer la désamour de nos concitoyens envers l’Europe ?

C’est l’un des effets de la crise. Nous sommes dans des réflexes suicidaires : au moment où il faudrait penser monde, nous pensons village ; au lieu de penser l’autre, nous pensons chacun pour soi ; au lieu du long terme, nous privilégions le court terme. Ces attitudes de repli représentent un défi pour nos démocraties. Malheureusement, la classe politique ne montre pas toujours l’exemple. Elle a donné ces dernières années la priorité à la conquête du pouvoir plutôt qu’à la construction d’un vrai projet collectif. Captés par les émotions, les citoyens n’ont plus les moyens de construire une conviction. Cela est très préoccupant. Quand les peuples ne croient plus en rien, ils sont prêts à croire en tout. Ceux et celles qui exploitent les peurs et les humiliations nourrissent des tentations bien plus fortes que celles et ceux qui tentent de porter des espérances.

L’Europe peut-elle encore représenter une espérance pour les peuples ?

Non seulement elle le peut, mais elle le doit ! La dimension des enjeux actuels impose la dimension des réponses. Avec la mondialisation, les réponses ne peuvent être que continentales. L’Europe peut et doit être un continent qui doit moraliser la mondialisation. Avec la chute du communisme, le capitalisme a perdu son meilleur adversaire. Il faut aujourd’hui trouver des limites au libéralisme, concilier performance économique et protection sociale. L’Europe devrait jouer ce rôle. C’est sa vocation, ça fait partie de ses gènes. Malheureusement, ces dernières années, elle a pris une autre route, estimant par exemple qu’il fallait plutôt mettre en concurrence les Etats pour une meilleure optimisation économique. Je ne partage pas cette vision. Il faudrait au contraire mettre en place davantage de politiques communes, tant dans le domaine de l’énergie et de l’agriculture, que dans celui de l’industrie.

Ne faudrait-il pas aussi envisager une politique d’immigration (et d’intégration) commune ?

Pour équilibrer sa population active, l’Europe aura besoin, dans les trente ans qui viennent, de 50 millions de travailleurs immigrés. Notre continent est à la fois une terre d’immigration et d’émigration. Nous avons l’obligation politique d’expliquer cela à nos concitoyens. Mais derrière la question de l’immigration, je vois se profiler une autre réalité qui inquiète : la lutte des identités, culturelles ou religieuses, est en train de remplacer la lutte des classes. Des frontières identitaires sont en train de se constituer et cela est extrêmement préoccupant, ne serait-ce que pour les minorités. De nouveaux murs sont en train de construire, bien plus sournois et bien plus périlleux que le mur de Berlin.

Finalement, l’Europe en fait-elle trop ou n’en fait-elle pas assez ?

Aujourd’hui, nous ne souffrons pas d’un excès d’Europe mais d’un trop peu d’Europe en terme de projet et d’espérance politique. L’Union européenne est devenue le bouc-émissaire de nos manquements et de nos échecs nationaux. On s’est servi d’elle, on ne l’a pas servie. C’est la raison pour laquelle les peuples expriment aujourd’hui leur défiance ou leur désapprobation. Pourtant, l’Europe n’est pas un problème, elle est une solution. A l’origine, il s’agissait d’une aventure collective avec trois objectifs : construire la paix, consolider nos démocraties et promouvoir les droits de l’homme. Ces buts ont été atteints. Il faut maintenant relever d’autres défis, notamment celui de l’égalité et de la solidarité. Nous sommes entrés dans une période de croissance durablement faible, qui risque de durer plusieurs années. Dans ce contexte, comment passer d’une société de performance qui écrase les individus à une société de l’épanouissement, d’une société d’acquisition à une société du partage, d’une société du bien à une société du lien.

Quel rôle peut réellement jouer l’Europe pour améliorer le vivre ensemble ?

L’absence de la pensée de l’autre peut être bien plus dangereuse que la lutte des classes. En France, le vivre ensemble est menacé par une archipélisation de la société où chaque groupe cohabite sans se rencontrer, sans se connaître et sans se reconnaître. Il faut inventer des lieux, créer des passerelles, favoriser les échanges pour passer de la simple tolérance au respect de l’autre, pour promouvoir la coexistence active plutôt que la cohabitation passive. Le XXIe siècle sera le siècle de la mobilité, donc celui où il nous faudra conjuguer identité et altérité. Tous nos enfants et nos petits enfants connaitront des hommes et des femmes de religions, de philosophies, de cultures, de couleurs, de comportements et de rites différents. Nous ne pouvons accepter l’autre que si nous avons une identité forte, mais cette identité se forge aussi dans l’ouverture à l’autre. Voila aussi le message que l’Europe peut et doit porter.

Source Via Resistancerepublicaine

Europe : Nouvelle Vague de Migrants à l’Horizon

  • « En termes d'ordre public et de sécurité intérieure, je dois absolument savoir qui pénètre dans notre pays ». - Le ministre autrichien de l'Intérieur, Wolfgang Sobotka.

  • La Turquie apparait déterminée à inonder l'Europe de migrants : soit avec le consentement des Européens au moyen de l'exemption de visas, soit comme châtiment des Européens pour refus d'accorder l'exemption de visa demandée.
  • Les migrants qui arrivent en Italie sont essentiellement des migrants économiques à la recherche d'une vie meilleure. Les demandeurs d'asile légitimes ou les réfugiés qui fuient les zones de guerre sont une infime minorité.
  • Michael Møller, directeur du bureau de l'ONU à Genève, a été très clair : l'Europe doit se préparer à accueillir plusieurs millions d'autres migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

L'Union européenne a donné six mois aux États membres pour lever les contrôles aux frontières qu'ils avaient instaurés au moment de la crise migratoire de septembre 2015.

Ce retour à l'ouverture des frontières et à la liberté de circuler sans visa à l'intérieur de l'UE, se produit à un moment où le nombre de migrants qui traversent la Méditerranée continue d'augmenter. Cette exigence ne tient pas compte non plus du fait que les autorités turques menacent de plus en plus fermement de renégocier l'accord frontalier qui a permis de réduire le flux de migrants en provenance de la Turquie vers l'Europe.

Les opposants à la mesure ont fait valoir que la levée des contrôles aux frontières pourrait être à l'origine d'une seconde crise migratoire, d'autant plus forte qu'elle serait perçue comme un encouragement par plusieurs millions de migrants potentiels en Afrique, Asie et au Moyen-Orient. Sans parler de l'incitation faite aux djihadistes de franchir incognito les frontières européennes pour opérer des attentats où et quand ils le souhaitent.

A l'occasion d'une conférence de presse donnée à Bruxelles le 2 mai, le commissaire européen chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos, a appelé l'Autriche, le Danemark, l'Allemagne, la Norvège et la Suède – les pays les plus riches et les destinations les plus recherchées par les migrants - à éliminer au cours des six prochains mois, les contrôles temporaires que ces pays ont instaurés aux frontières internes de Schengen.

L'accords de Schengen, entré en vigueur en mars 1995, ont aboli les frontières entre Etats membres de l'UE, afin que les ressortissants des Etats signataires puissent circuler sans passeport à l'intérieur de ce nouvel espace. L'accord de Schengen, comme la monnaie unique, sont des piliers de l'Union européenne et la pierre angulaire des futurs États-Unis d'Europe. Bien que la monnaie unique et l'ouverture des frontières soient aujourd'hui fragilisées, les défenseurs du fédéralisme européen bataillent pour les maintenir en vie.

Avramopoulos a soutenu que les contrôles aux frontières ne relevaient « pas d'un esprit européen de solidarité et de coopération ». Il a déclaré:

« Le moment est venu de revenir un fonctionnement normal de l'espace Schengen en levant progressivement les derniers obstacles. Tel est notre but, et il demeure inchangé : un espace Schengen opérationnel, exempt de contrôles aux frontières internes. Schengen est l'une des grandes réalisations du projet européen. Nous devons tout faire pour le protéger. »

Les contrôles temporaires aux frontières ont été restaurés en septembre 2015, après que des centaines de milliers de migrants ont débarqué en Europe. Certains États membres, Allemagne en tête, avaient reconnu à divers pays de l'UE le droit dérogatoire de réinstaurer des contrôles d'urgence sur une durée de deux ans. Depuis, l'Union européenne a approuvé le renouvellement de six mois en six mois des contrôles à la frontiière germano-autrichienne, aux frontières entre l'Autriche la Hongrie et la Slovénie et aux frontières danoise, suédoise et norvégienne (la Norvège est membre de Schengen mais pas de l'UE). Plusieurs pays avaient fait valoir que ces contrôles aux frontières étaient indispensables pour lutter contre la menace du terrorisme islamique.

Le 2 mai, la Suède, qui affirme effectuer les contrôles frontaliers les plus stricts au sein de l'UE, a annoncé que ceux-ci seront prochainement supprimés à sa frontière danoise. La Suède a reçu 81 000 demandeurs d'asile en 2014 ; 163 000 en 2015; 29 000 en 2016, et prévoit d'en accueillir autant en 2017.

Le 26 avril, l'Autriche a réclamé au contraire une prolongation sans limitation des contrôles aux frontières. « En termes d'ordre public et de sécurité interne, il m'importe de savoir qui rentre dans notre pays », a déclaré le ministre autrichien de l'Intérieur Wolfgang Sobotka. L'Autriche, qui a accepté environ 90 000 migrants en 2015, a également appelé à un « report » du programme de redistribution des réfugiés au sein de l'UE, programme qui oblige les États membres de l'UE à accepter une répartition obligatoire et proportionnelle des demandeurs d'asile au sein des pays membres.

Le 9 mars, la Norvège a reconduit ses contrôles aux frontières sur une nouvelle période de trois mois.

Le 26 janvier, le Danemark a reconduit le contrôle de ses frontières pour les quatre prochains mois. Le ministre de l'Intérieur, Inger Støjberg, a déclaré que son gouvernement maintiendrait ces mesures « jusqu'à ce que les frontières extérieures de l'Union européenne soient sous contrôle ».

Le 19 janvier, l'Allemagne et l'Autriche ont annoncé que les contrôles aux frontières qui séparent leurs deux pays seraient reconduits indéfiniment, « tant que la frontière extérieure de l'UE n'est pas correctement protégée ».

Simultanément, le nombre des migrants qui débarquent en Europe a recommencé d'augmenter. Sur les 30 465 migrants arrivés au premier trimestre de 2017, 24 292 (80%) ont abordé en Italie, 4 407 sont arrivés en Grèce, 1 510 en Espagne et 256 sont passés par la Bulgarie, a indiqué l'Office international des migrations (OIM).

À titre de comparaison, les arrivées de migrants en Europe au cours des trois premiers mois de 2017 ont été supérieures en nombre aux arrivées de migrants qui ont eu lieu sur les trois premiers mois de 2015, année record du mouvement migratoire vers l'Europe.

La tendance devrait se poursuivre tout au long de 2017. L'amélioration des conditions climatiques favorise déjà les traversées de la Méditerranée au départ de la Libye vers l'Europe. En avril, sur une seule semaine, 9 661 migrants ont abordé les côtes de l'Italie.

Les migrants qui composent cette nouvelle vague migratoire ont une motivation économique et sont simplement à la recherche d'une vie meilleure en Europe. Les demandeurs d'asile légitimes ou les réfugiés qui fuient les zones de guerre ne représentent plus qu'une infime minorité. Selon l'OIM, les migrants arrivés en Italie au cours des trois premiers mois de 2017 proviennent, par ordre décroissant : de Guinée, du Nigeria, du Bangladesh, de Côte d'Ivoire, de Gambie, du Sénégal, du Maroc, du Mali, de Somalie et d'Erythrée.

En février, l'Italie a passé un accord financier avec le gouvernement reconnu par l'ONU à Tripoli pour retenir les migrants en Libye et lutter contre les trafiquants d'êtres humains. L'accord a été approuvé par l'Union européenne et l'Allemagne.

Toutefois, le 2 mai, le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a pris du recul et déclaré que l'accord italo-libyen ignorait les « conditions de séjour catastrophiques » en Libye et ne freinerait pas le mouvement migratoire. Il a ajouté que l'Allemagne était maintenant partisane de lutter contre les flux migratoires en luttant contre l'instabilité en Afrique :

« Nous essayons d'aider à stabiliser les pays sur le continent, mais cela est difficile. Nous devrons faire preuve de persistance, d'endurance et de patience. Dans l'intérêt des Africains, comme dans celui des Européens ».

La solution à long terme de Gabriel - dans le meilleur des cas, elle mettra plusieurs dizaines d'années à porter ses fruits - implique que les migrations de masse d'Afrique vers l'Europe continueront sans relâche au cours des années à venir.

L'Italie a pris le relais de la Grèce comme principal point d'entrée des migrants en Europe. Et cela, en raison de l'accord de réduction des flux migratoires signé entre l'Union européenne et la Turquie en mars 2016. Mais au cours des dernières semaines, les autorités turques ont menacé de mettre fin à l'accord affirmant que, selon eux, l'UE n'avait pas respecté sa parole.

L'accord prévoyait que l'UE s'engageait à payer 3 milliards d'euros à la Turquie, mais aussi à exempter de visa 78 millions de Turcs et à relancer les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. En échange, la Turquie acceptait de reprendre tous les migrants et réfugiés qui étaient arrivés en Grèce par la Turquie.

Dès que l'accord a été conclu, le flux des migrants arrivant en Grèce a commencé de se tarir, sans être stoppé définitivement. Selon les données fournies par l'Union européenne le 12 avril 2017, 30 565 migrants ont atteint la Grèce depuis l'entrée en vigueur de l'accord de migration. Seuls, 944 d'entre eux sont repartis en Turquie. Malgré cela, ces chiffres contrastent nettement avec les centaines de milliers de migrants arrivés en Grèce au plus fort de la crise migratoire. La coopération de la Turquie est essentielle à la fermeture des vannes migratoires.

Le 22 avril, le ministre turc des Affaires européennes, Ömer Çelik, a lancé un ultimatum à l'Union européenne : si les Européens n'accorient pas d'exemption de visa aux citoyens turcs d'ici la fin du mois de mai, l'accord signé avec l'UE serait suspendu et la Turquie inonderait à nouveau l'Europe de migrants.

Le 17 mars, le ministre de l'Intérieur de la Turquie, Süleyman Soylu, a averti que son pays « sidèrera » l'Europe en renonçant à l'accord et en envoyant 15 000 réfugiés syriens par mois en Europe :

« Nous avons un accord de réadmission. Je vous le dis Europe, avez-vous ce courage ? Si vous le souhaitez, nous vous enverrons les 15 000 réfugiés que nous retenons chaque mois et cela vous sidèrera. Vous devez comprendre qu'aucune stratégie n'est possible dans la région sans la participation de la Turquie ».

En février 2016, le président turc Recep Tayyip Erdoğan avait déjà menacé d'ouvrir les vannes qui retiennent aujourd'hui plusieurs millions de migrants. « Nous pouvons laisser passer les migrants en direction de la Grèce et de la Bulgarie à tout moment et nous pouvons mettre les réfugiés dans des autocars », a-t-il déclaré au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Dans un discours, il a également marqué son impatience :

« Il n'y a pas marqué « idiot » sur notre front. Nous serons patients, mais nous agirons comme il convient. Ne croyez pas que les avions et les bus ont été fabriqués pour rien. »

 

Les responsables européens expliquent à la Turquie que l'exemption de visa passe par le respect de 72 conditions, y compris la plus importante : un allègement des lois antiterroristes, que le régime Erdogan utilise pour faire taire les opposants politiques, notamment depuis le coup d'Etat raté de juillet 2016. La Turquie a refusé de se conformer aux exigences de l'UE.

Les opposants à l'exemption de visa craignent que des millions de ressortissants turcs ne finissent par migrer vers l'Europe. Le magazine d'information autrichien, Wochenblick , a récemment rapporté que 11 millions de Turcs vivent dans la pauvreté et « nombre d'entre eux rêvent de s'installer en Europe centrale. »

D'autres analystes estiment que l'exemption de visa offre à Erdoğan la possibilité d'exporter son « problème kurde » en Allemagne. Selon le ministre bavarois des Finances, Markus Söder, des millions de Kurdes n'attendent que l'exemption de visa pour échapper aux persécutions du régime d'Erdoğan : « Nous risquons d'importer un conflit interne turc », a-t-il averti . « En fin de compte, moins de migrants arriveront par bateau, mais d'autres arriveront en avion ».

L'Union européenne est ainsi prise dans une situation sans issue. D'une manière ou d'une autre, la Turquie parait déterminée à inonder l'Europe de migrants : soit avec l'autorisation de l'Europe au moyen d'un système d'exemption de visa, soit sans son autorisation, si elle refuse l'exemption de visa.

Les responsables grecs ont récemment révélé qu'ils avaient élaboré des plans d'urgence pour faire face à une nouvelle crise migratoire. La Turquie accueille quelque trois millions de migrants en provenance de Syrie et d'Irak, dont beaucoup attendent probablement l'opportunité de fuir vers l'Europe.

L'Italie se prépare également au pire. Près d'un million de personnes, principalement originaires du Bangladesh, de l'Égypte, du Mali, du Niger, du Nigéria, du Soudan et de la Syrie sont en Libye en attente d'un moyen de traverser la Méditerranée, indique l'OIM.

Le directeur du bureau des Nations Unies à Genève, Michael Møller, a déclaré que l'Europe devait se préparer à l'arrivée de millions d'autres migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Dans une interview au journal The Times, Møller, un Danois a déclaré :

« Nous avons assisté à l'une des plus grandes migrations humaines de l'histoire. Et elle risque de s'accélérer. Les jeunes ont tous des téléphones portables, ils peuvent voir ce qui se passe dans d'autres parties du monde, et cela agit comme un aimant ».

Le ministre allemand du Développement Gerd Müller a fait écho à l'avertissement de Møller :

« Des mouvements migratoires plus vastes sont à venir : la population africaine doublera dans les prochaines décennies. Un pays comme l'Egypte passera à 100 millions d'habitants, et le Nigeria à 400 millions. À notre époque numérique avec Internet et les téléphones mobiles, tout le monde est informé de notre prospérité et de notre mode de vie. »

Müller a ajouté que 10% seulement des migrants qui ont pris la route sont arrivés en Europe : « Huit à dix autres millions sont en chemin ».

Soeren Kern est senior fellow de l'Institut Gatestone, basé à New York.

Source

Nos remerciements à Victoria Valentini

Islam: Le document « confidentiel » de l’Institut Montaigne révélés par Wikileaks

Christian Hofer: Les gens qui possèdent un minimum de connaissances savent que ce qui est visible ici a été pensé et voulu depuis fort longtemps via des Directives Européennes

A lire pour savoir à quel point nous avons été trahis par nos élites, ceci n'étant qu'une recommandation parmi d'autres:

Assemblée parlementaire de 1991:

Recommandation 1162. Contribution de la civilisation islamique à la culture européenne

11.1.1. Les programmes de l'enseignement et les manuels scolaires devraient comporter une présentation équilibrée et objective de l'histoire de l'islam, à la lumière du projet international de recherche «L'islam dans les manuels scolaires».

11.1.2. Il y a lieu de promouvoir l'enseignement de l'arabe comme langue vivante dans les écoles européennes.

11.2.1. Il faudrait encourager la réalisation, la coproduction et la diffusion d'émissions radiophoniques et télévisées sur la culture islamique.

11.3.2. Il faudrait promouvoir les itinéraires culturels du monde islamique en Europe et hors d'Europe, ainsi que les échanges culturels, expositions, conférences et publications dans les domaines de l'art, de la musique et de l'histoire. Les musées ont un rôle important à jouer à cet égard.

11.4.2. Il faudrait encourager les jumelages de villes européennes et islamiques, notamment celles qui sont géographiquement les plus proches de l'Europe.

etc.

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Il s’agit de captures d’un powerpoint « confidentiel » de l’Institut Montaigne trouvé dans les mails révélés par Wikileaks (Fdesouche)

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Europe: Ce qui arrive aux chrétiens là-bas arrivera ici

Source de la traduction française et source initiale en anglais

  • “Faites attention, soyez très prudent. Ce qui s’est passé ici viendra à vous. “- Un prêtre âgé en Irak, au père Benedict Kiely.
  • L’année dernière, plus de 90 000 personnes ont choisi de quitter l’Église de Suède – soit près de deux fois plus que l’année précédente. Pendant ce temps, en un an, 163 000 migrants, la plupart musulmans, sont entrés dans le pays.
  • “La question des chrétiens du Moyen-Orient ne devrait-elle pas éveiller la civilisation européenne vers son identité de base ? Ne devrions-nous pas en Europe et en Occident nous dire que ces attaques nous sont également destinées? »- Mathieu Bock-Côté, dans le Figaro.

“Je crains que nous nous approchions d’une situation ressemblant au destin tragique du christianisme en Afrique du Nord dans les premiers jours de l’islam”, prévoyait un évêque luthérien, Jobst Schoene, il y a quelques années.

Dans l’Antiquité, l’Algérie et la Tunisie, entièrement chrétiens, nous ont donné de grands penseurs tels que Tertullien et Augustin. Deux siècles plus tard, le christianisme a disparu, remplacé par la civilisation arabo-islamique.

L’Europe rencontre-t-elle le même sort?

Au Moyen-Orient, «le christianisme est fini en Irak» en raison de l’extrémisme islamique.
En Europe, le christianisme se suicide.

Dans les 20 prochaines années, plus de bébés seront nés chez les femmes musulmanes que chez les femmes chrétiennes dans le monde entier.
C’est juste le dernier signe de la croissance rapide qui semble faire de l’Islam la plus grande religion du monde d’ici la fin du siècle, selon une nouvelle étude publiée par le Pew Research Center.

“Le christianisme mourra littéralement en Europe”, a déclaré Conrad Hackett, le chef des chercheurs qui ont travaillé sur le rapport Pew.

Selon lui, entre 2010 et 2015, la population musulmane a augmenté de plus de 150 millions de personnes jusqu’à atteindre 1,8 milliard.

En Europe, combien de chrétiens ont été «perdus»? Entre 2010 et 2015, «les décès dépassent les naissances de près de 6 millions au cours de cette brève période».

À ce rythme, le christianisme disparaîtra en Europe.

Dans le même délai, dans la plupart des pays européens – y compris la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et la Russie – les décès chrétiens ont dépassé en nombre les naissances chrétiennes.

“En Allemagne seulement, par exemple, il y a eu environ 1,4 million de décès chrétiens de plus que les naissances entre 2010 et 2015, un exemple qui devrait se répandre dans une grande partie de l’Europe dans les décennies à venir”, a révélé Pew.

Il existe des relations claires entre les tendances démographiques, l’assistance à l’église, les fermetures de paroisses et le nombre de prêtres en déclin.

C’est la raison pour laquelle les dirigeants islamiques, comme le président turc Recep Tayyip Erdogan, ont mené une guerre démographique contre l’Europe. “Faites non pas seulement trois mais cinq enfants”, a déclaré M. Erdogan aux musulmans du vieux continent. “Vous êtes l’avenir de l’Europe”.

Ce plan s’appelle, dans l’islam, hijrah: l’expansion de l’islam par la migration, (émigration des premiers musulmans de La Mecque à Médine en 622 )

Le christianisme en Europe du Nord a déjà été affaibli par l’athéisme, une tendance éventuellement accélérée par les progrès modernes en sciences et en médecine.

Le sociologue américain Phil Zuckerman, après avoir passé plus d’un an en Scandinavie, a publié un livre, Society Without God.

Récemment, après une campagne de publicité nationale menée par la Société athée, des milliers de personnes ont quitté l’Église du Danemark. L’Église d’état de Norvège a perdu plus de 25 000 membres en un mois. L’année dernière, plus de 90 000 personnes ont choisi de quitter l’Église de Suède – soit près de deux fois plus que l’année précédente. Pendant ce temps, en un an, 163 000 migrants, la plupart musulmans, sont entrés dans le pays.

Le christianisme s’effondre également au Royaume-Uni. Dans le Grand Manchester, 20 églises fermeront bientôt. Selon certains rapports, l’anglicanisme disparaîtra de la Grande-Bretagne d’ici 2033. L’archidiocèse de St Andrews et Édimbourg de l’Église catholique a l’intention de réduire le nombre de paroisses de plus de 100 à 30. L’archidiocèse de Glasgow, de loin le plus grand du pays, ne sera bientôt ( dans les deux décennies ) doté de seulement 45 prêtres et fermeront probablement la moitié de leurs paroisses.

Imaginez, une grande communauté catholique fermant la moitié de ses églises.

Les catholiques aux Pays-Bas voient également arriver un «avenir sans églises».

Le cardinal Willem Eijk, archevêque d’Utrecht, a annoncé qu’en 2025 environ un millier de paroisses catholiques fermeraient. “Nous prévoyons qu’un tiers des églises catholiques seront fermées d’ici 2020 et les deux tiers d’ici 2025″, a-t-il déclaré.

La plupart des églises à Bruxelles seront également fermées, (108)

L’archidiocèse de Vienne en Autriche liquidera également la plupart de ses paroisses – 660 d’entre elles – dans les 10 prochaines années. Au lieu de cela, l’archidiocèse les fusionnera dans 150 paroisses plus grandes.

On trouve des chiffres similaires partout en Europe, de l’Espagne catholique au Royaume protestant du Royaume-Uni.

Le père Benedict Kiely, prêtre catholique qui a fondé ” nasarean.org “, qui aide les chrétiens persécutés au Moyen-Orient, a récemment rencontré des chrétiens persécutés par l’ISIS en Irak.

En quittant le pays, un autre prêtre âgé, lui-même réfugié, saisit la main de Kiely et lui dit en arabe: «Faites attention, soyez très prudent. Ce qui s’est passé ici viendra à vous “.

Comme le rappellent les attaques contre deux églises chrétiennes coptes en Egypte le dimanche des Rameaux, la guerre d’extermination menée contre les chrétiens au Moyen-Orient est très réelle.

Le philosophe canadien Mathieu Bock-Côté écrit dans Le Figaro: “Le monde occidental s’est longtemps habitué à la persécution des chrétiens au Moyen-Orient, comme si leur mauvais sort était inévitable et qu’il fallait tout simplement l’accepter. La question des chrétiens du Moyen-Orient ne devrait-elle pas stimuler la civilisation européenne dans son identité de base? Ne devrions-nous pas en Europe et en Occident nous dire que ces attaques nous sont également destinées?

L’Europe connaît depuis longtemps cette guerre contre le christianisme sur son propre sol: l’attaque et la terreur semée dans une église française en Normandie, où des extrémistes islamistes ont assassiné un prêtre devant l’autel; le complot terroriste contre la cathédrale Notre-Dame; la menace d’ISIS de transformer la cathédrale Saint-Pierre en une mosquée; l’attaque terroriste mortelle sur un marché de Noël à Berlin, pour ne citer que quelques-exemples.

“La langue maternelle de l’Europe est le christianisme”, a déclaré le grand écrivain allemand Johann Wolfgang von Goethe ( pas un pape ! ). Peut-être que cette langue sera de nouveau forte à l’avenir. Peut-être que les prêtres garderont le christianisme vivant à Londres, à Bruxelles et à Paris. Peut être. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé en Afrique du Nord.

À l’heure actuelle, la “langue maternelle” de Goethe a été réduite, en Europe, à un murmure à peine perceptible. Au lieu de cela, on peut plutôt entendre la «langue islamique» s’améliorant chaque année.

Giulio Meotti, éditeur culturel de ” Il Foglio “, est un journaliste et auteur italien.

UNE VÉRITABLE LETTRE OUVERTE AUX IDIOTS UTILES A L’ISLAM.

Source: Sami Aldeeb

Nos remerciements à 

L’Europe a accueilli 710.395 demandeurs d’asiles en 2016

Les demandes d’asile accordées par l’Europe ont plus que doublé en un an. Selon les chiffres d’Eurostat, 710.395 demandeurs d’asiles ont reçu l’accord de l’Union européenne pour trouver refuge dans l’un de ses 28 Etats-membres, contre 333.350 en 2015. Déjà, cette année affichait une forte hausse (+72 %) par rapport à 2014.

Dans le détail, la nation la plus représentée est la Syrie, dont 405.620 ressortissants ont été accueillis par les membres de l’Union européenne, soit 57 % des bénéficiaires. Suivent l’Irak (65.765 personnes, soit 9 % des demandes acceptées), l’Afghanistan (61.820, 9 % également) et l’Erythrée (5 % des demandes).

Tous les pays n’accueillent pas les réfugiés dans les mêmes proportions. L’Allemagne est la nation qui en a accueilli le plus, avec 445.210 demandeurs réinstallés, soit trois fois plus qu’en 2015. Vient ensuite la Suède (69.350, le double de 2015) et l’Italie (35.450, +20 %). La France, elle, occupe la quatrième place, avec 35.170 réfugiés accueillis, dont 5.360 Syriens et 3.875 Afghans.

Source Via CivilWarIneurope

La pression migratoire sur l’Europe et la Suisse ne faiblit pas

La pression migratoire sur l'Europe et la Suisse ne faiblit pas, a averti jeudi le secrétaire d'Etat aux migrations, Mario Gattiker. Les demandes d'asile en Suisse sont toutefois en baisse depuis janvier.

"L'Italie a déjà enregistré une hausse de 60% des arrivées par rapport à la même période de l'an dernier", relève Mario Gattiker.

"On n'en voit pas encore les effets en Suisse (...) mais il n'est pas à exclure qu'une partie de ces personnes arrivera dans notre pays par la porte du Tessin", explique le secrétaire d'Etat aux migrations à plusieurs journaux romands.

Demandes d'asile en baisse

Mario Gattiker précise toutefois que la hausse des requérants d'asile n'atteindra pas 60% en Suisse. Selon lui, l'attractivité de la Suisse, qui applique de manière "rigoureuse" les accords de Dublin, "a diminué avec le traitement de manière accélérée des demandes d'asile peu fondées".

Pour l'instant, les demandes d'asile sont même en baisse par rapport au premier trimestre 2016. En février, le Secrétariat d'Etat aux migrations avait enregistré 1507 demandes d'asile, soit 5% de moins qu'en janvier. Comparé à la même période en 2016, les nouvelles requêtes ont reculé de 44%.

 

 

24'000 arrivées de Libye en Italie depuis janvier

Pour le secrétaire d'Etat aux migrations, la Libye joue un "rôle central" dans la situation actuelle. "Il y a entre un demi-million et un million de personnes qui y sont exploitées par les groupes criminels ou terroristes qui organisent un trafic humain à travers la Méditerranée", déplore Mario Gattiker, qui regrette les milliers de morts sur l'itinéraire reliant la Libye à l'Italie.Plus de 24'000 migrants sont arrivés de Libye en Italie pendant les trois premiers mois de l'année, selon le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU, contre 18'000 sur la même période en 2016. L'année dernière, 181'000 migrants, un record, étaient parvenus en Europe via les côtes italiennes.

Le chargé de la migration internationale ne sera pas remplacé

L'ambassadeur extraordinaire chargé de la migration internationale, Eduard Gnesa, part à la retraite, mais ne sera pas remplacé, s'inquiète Le Temps dans son édition de jeudi. La décision de la Confédération surprend, vu l'importance des dossiers qui lui sont confiés.Ses tâches seront réparties entre le Département fédéral de justice et police et le Département fédéral des affaires étrangères. Les parlementaires joints par le quotidien saluent cette collaboration, mais regrettent l'absence d'une personnalité à ce poste-clé. Gerhard Pfister, président du PDC, parle même d'"erreur".

 

Italie: Plus de 8 500 migrants ont débarqué ce weekend pour un total de 27 000 depuis le début de l’année. Une hausse de plus de 30% par rapport à l’année passée.

Plus de 8 500 personnes en provenance de Libye ont dû être secourues ce week-end en Méditerranée. Treize d’entre elles sont mortes…

Quelque 27000 migrants, provenant essentiellement d’Afrique sub-saharienne, ont déjà débarqué sur les côtes italiennes depuis le début de l’année, selon des chiffres du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR), ne prenant toutefois pas en compte les 8 500 arrivées de ces trois derniers jours. Cela représente une hausse de plus de 30 % par rapport à la même période de l’an dernier.

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Europe: La lutte contre le terrorisme islamique provoque des bouchons

À l'entame du week-end pascal, les contrôles systématiques aux frontières de l'espace Schengen créent la cohue.

Des kilomètres de bouchons et des heures d'attente: le renforcement des contrôles antiterroristes à l'entrée de l'espace Schengen a provoqué de nouveaux encombrements monstres vendredi à la frontière croato-slovène, à l'entame du week-end pascal. La situation est particulièrement chaotique au poste-frontière de Bregana, entre la Slovénie et la Croatie, qui bien que membre de l'Union européenne, n'appartient pas à l'espace Schengen, a constaté un photographe de l'AFP.

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Selon Tripoli, l’opération européenne de sauvetage encourage les migrants: « Vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon »

En déplacement ce vendredi 31 mars à Varsovie, le chef de la diplomatie du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a estimé qu'il fallait "repenser l'opération Sophia". Selon lui, celle-ci ne fait qu'"encourager la migration".

En visite à Varsovie pour rencontrer son homologue polonais, Witold Waszczykowski, le chef de la diplomatie du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Mohamed Taher Siala a dressé un constat critique de l’opération européenne Sophia.

Lancée en 2015, cette dernière est destinée à secourir les milliers de migrants qui traversent la Méditerranée. Sauf que, selon Mohamed Taher Siala, elle « encourage la migration ». « Tout simplement parce qu’avant, les migrants calculaient tous les risques », de la traversée de la Libye puis de la Méditerranée jusqu’aux îles italiennes de Lampedusa ou de Pantelleria, a-t-il déclaré à l’AFP.

« Aujourd’hui, ils ne calculent que le risque qu’il y a à traverser la Libye et sortir des eaux territoriales libyennes. Seulement cela, parce qu’ensuite ils sont repêchés par les bateaux (de l’opération Sophia – NDLR) qui les conduisent en Europe, en toute sécurité ».

« Vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon »

« Je pense qu’il faut repenser cette opération », a-t-il ensuite confié en marge d’un entretien avec son homologue polonais Witold Waszczykowski. Avant de dévoiler son impuissance face à cette situation débordante. « Je n’ai pas d’autre solution » à offrir, a t-il ajouté. « Excepté, bien sûr, le développement économique dans les pays d’origine et de bons contrôles aux frontières ».

« Mais si vous continuez juste à les renvoyer chez eux, puis à les voir revenir et les renvoyer encore, vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon », a-t-il poursuivi, prônant des programmes d’investissements dans les pays d’origine des flux migratoires et dans les zones en Libye traversées par ces derniers.

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Erdogan appelle les Turcs d’Europe à répondre aux « petits-enfants du nazisme »

Lors d'un discours à Rize, dans le nord du pays, le chef de l'Etat a salué la mobilisation des Turcs d'Europe, qui ont déjà commencé à voter pour le référendum prévu en Turquie le 16 avril et qui sont selon lui plus nombreux à se rendre aux urnes que lors des élections précédentes.

"Soyez plus nombreux et dites oui dans les urnes", a déclaré M. Erdogan. "Donnez la réponse requise à ceux qui mettent la pression en usant de méthodes fascistes, à ces petits-enfants du nazisme."

Ces déclarations surviennent alors que les relations entre la Turquie et l'UE se sont fortement tendues ces dernières semaines après l'interdiction de meetings pro-Erdogan dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas. M. Erdogan a qualifié à plusieurs reprises ces décisions de "pratiques nazies" et dénoncé un "esprit de fascisme débridé" en Europe.

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Erdogan menace l’Europe: « Demain, aucun Européen ne pourra faire un pas dans la rue en sécurité »

"La Turquie n'est pas un pays qu'on peut bousculer, dont on peut jouer avec l'honneur, dont on peut expulser les ministres", a précisé le président turc lors d'un discours à Ankara.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mercredi qu'aucun Européen ne pourrait plus "faire un pas dans la rue en sécurité" si l'Union européenne (UE) maintenait envers la Turquie une attitude qu'il a jugée hostile.

Menaces claires
"Je m'adresse une nouvelle fois aux Européens (...) La Turquie n'est pas un pays qu'on peut bousculer, dont on peut jouer avec l'honneur, dont on peut expulser les ministres", a grondé M. Erdogan lors d'un discours à Ankara.

"Si vous continuez..."
"Le monde entier suit ce qu'il se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun occidental ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde", a-t-il ajouté.

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Amnesty International: « L’accord avec la Turquie est une tache sur la conscience de l’Europe »

L'accord conclu le 18 mars 2016 entre l'Union européenne et la Turquie pour endiguer l'arrivée eu Europe de réfugiés partant de Turquie est "une tache sur la conscience collective de l'Europe", estime vendredi Amnesty International à la veille du premier anniversaire de l'accord.

"Aujourd'hui, nous commémorons un jour sombre dans l'histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte du coût en termes de misère humaine", a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International, cité dans un communiqué.

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Un parlementaire américain: « D’ici la moitié du siècle, l’Europe sera transformée » par l’immigration musulmane, « on ne restaurera pas notre civilisation avec les bébés des autres »

BREIZATAO – ETREBROADEL (13/03/2017) : Le représentant [député, NDLR] de l’état de l’Iowa, le républicain Steve King, a apporté un soutien sans détour au Hollandais Geert Wilders, candidat populiste donné favori des élections législatives néerlandaises.

Steve King

Dans un tweet lucide, le parlementaire américain a salué Geert Wilders, ce dernier « comprenant que la culture et la démographie sont notre destinée. Nous ne pouvons pas restaurer notre civilisation avec les bébés de quelqu’un d’autre »

Interrogé sur sa déclaration par des médias socialistes, ce dernier a répondu :

C’est un message clair. Nous devons retrouver des taux de natalité en hausse ou l’Europe sera entièrement transformée d’ici la moitié du siècle ou un peu plus. Et Geert Wilders sait cela et c’est une partie de sa campagne et un volet de son agenda.

Dressant un parallèle avec la situation américaine, le parlementaire a ajouté :

Vivre dans des enclaves, refuser de s’assimiler dans la culture et la civilisation américaines, certains l’approuvent, oui. Mais beaucoup sont de la seconde ou troisième génération vivant dans des enclaves et qui répondent et résistent à l’assimilation.

Steve King a insisté sur un fait objectif : la supériorité de la civilisation occidentale. Au point d’attirer des millions de migrants du tiers-monde, incapables de produire une culture qui les satisfassent.

« J’aimerais voir une Amérique qui serait si homogène que nous nous ressemblions tous, de ce point de vue » a ajouté Steve King.

« C’est un effort de la gauche, je pense, de détruire la civilisation américaine, la culture américaine, et d’en faire quelque chose d’entièrement différent. Je suis un champion de la civilisation occidentale, oui, et l’anglais est une bonne part de celle-ci. C’est un support de la liberté » a-t-il encore ajouté, cité par The Hill (source).

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Pour le commissaire européen Avramopoulos: «L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés et les attentats islamistes ont été commis par des Européens.»

Le commissaire européen Dimitris Avramopoulos était à Genève ce lundi soir. Rencontre avec un «ministre» en pleine crise de l’UE.

"L’Europe est à la croisée des chemins, estime-t-il. «C’est un moment historique. Nos valeurs sont en jeu. Allons-nous nous laisser submerger par la montée du populisme, du nationalisme et de la xénophobie? Allons-nous réintroduire des contrôles aux frontières internes de l’UE? Sacrifier la liberté de mouvement si chère à nos citoyens?"

«Les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de 6 millions d’immigrés», dit le commissaire européen. «Nous allons ouvrir des bureaux dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest. C’est le meilleur moyen de lutter contre les passeurs. Evidemment, nous n’allons pas juste ouvrir les frontières et laisser tout le monde entrer. Ce serait absurde et ne ferait qu’alimenter xénophobie, nationalisme et populisme. Cela dit, nous nous devons de protéger les personnes persécutées et de traiter tout le monde avec dignité.»

«Quant aux attentats terroristes dans l’UE, ils ont été commis par des citoyens européens. A une exception près, ce n’était jamais le fait de réfugiés!»

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