Quarante ans d’émeutes raciales en France
À chaque épisode, le terrain s’élargit : un hall d’immeuble en 1986, les cités en 2005, les centres-villes en 2023, toutes les grandes villes, de l’après-midi au lendemain matin, en 2026
  1. 1986
    Mort de Malik Oussekine
    En marge des manifestations contre la loi Devaquet, un étudiant de 22 ans meurt sous les coups de deux « voltigeurs ». L’État répond en reculant : peloton dissous, loi retirée, ministre démissionnaire. La rue retient la leçon.
    Terrain : un hall d’immeuble, Paris
  2. 2005
    Trois semaines d’émeutes dans les cités
    Après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, près de 10 500 voitures brûlent et l’état d’urgence est décrété pour la première fois depuis la guerre d’Algérie. La violence reste cantonnée dans les cités.
    Terrain : les banlieues
  3. 2023
    Une semaine d’émeutes jusqu’aux centres-villes
    Après la mort de Nahel à Nanterre, près de 1 000 bâtiments brûlés, dégradés ou pillés, 250 commissariats attaqués, plus de 3 200 interpellations. Marseille, Lyon, Paris : les magasins de centre-ville sont pillés.
    Terrain : les centres-villes, la nuit
  4. 17 octobre 2026
    Pillages dans toutes les grandes villes, un après-midi et une nuit
    En marge des cortèges « contre la vie chère », Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes ou Limoges sont pillées en plein jour, souvent loin des manifestations, et les pillages durent jusqu’au dimanche matin. Environ 1 500 commerces touchés, plus de 2 000 interpellations, plus de 600 policiers, gendarmes et pompiers blessés.
    Terrain : tout le pays, jour et nuit
Chiffres : ministère de l’Intérieur (bilans 2005, 2023 et 17 octobre 2026), rapports parlementaires, Fédération du commerce et de la distribution. Le bilan du 17 octobre 2026 est celui communiqué le dimanche 18 octobre à la mi-journée, encore provisoire.