Deux poids, deux mesures : 300 milliards gelés en 2022, une saisie « sans justification » en 2026
Les mêmes capitales, quatre ans plus tard : la sanction qu’elles ont infligée devient un scandale quand Moscou rend la pareille
2022 : l’Occident gèle
2026 : Moscou saisit
France
« Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. »Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, 1er mars 2022
« La France dénonce la mise sous administration provisoire sans justification des filiales russes de plusieurs entreprises françaises et européennes. »Ministères des Affaires étrangères et de l’Économie, 18 septembre 2026
Bruxelles et la presse
« Nous avons bloqué 300 milliards d’euros de réserves de la Banque centrale russe […]. La Russie doit également payer financièrement pour la dévastation qu’elle a causée. »Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, 30 novembre 2022
« Un prélude à l’expropriation, selon plusieurs analystes. »Bilan, 18 septembre 2026
Suisse
« Faire le jeu de l’agresseur n’est pas compatible avec la neutralité. »Ignazio Cassis, président de la Confédération, 28 février 2022
« Actifs de Nestlé saisis « temporairement » en Russie, une première troublante pour la Suisse. »Le Temps, titre du 18 septembre 2026
Bruxelles répète qu’un gel n’est pas une confiscation. C’est précisément pour ne pas franchir cette ligne que la Belgique a bloqué le « prêt de réparation » en décembre 2025 : les Européens savent que la frontière est mince. Moscou, de son côté, parle lui aussi d’une mesure « temporaire ». Le Maire a retiré le mot « guerre » le jour même, le jugeant « inapproprié ».