Nous l’avions déjà constaté hier lorsqu’il refusait obstinément d’autoriser à nouveau la messe, et nous le voyons encore aujourd’hui dans son entêtement stupide à vouloir maintenir fermés les musées et autres lieux de culture : aux yeux de ce gouvernement exclusivement et bassement matérialiste, les « nourritures » spirituelles et culturelles, pourtant indispensables au bon équilibre mental des Français, ne pèsent pas bien lourd au regard des bénéfices que dégagent ces grandes surfaces dans lesquelles s’entassent chaque jour des milliers de personnes aux mépris des sacro-saintes règles sanitaires. Ainsi, à peine le maire RN de Perpignan a-t-il annoncé lundi sa décision de rouvrir quatre musées de sa ville, qu’il s’est immédiatement attiré les foudres du ministre de la Culture et du préfet des Pyrénées-Orientales.
Respect des règles sanitaires et jauge de 10 m2
Pourtant, en annonçant avoir pris quatre arrêtés autorisant la réouverture à compter de ce mardi du musée Rigaud, de la Casa Pairal, du musée Puig et du muséum d’histoire naturelle, fermés depuis le mois d’octobre dernier, Louis Aliot avait bien précisé que celle-ci se ferait « évidemment dans le respect des règles sanitaires nécessaires », avec notamment une jauge de 10 m2 par personne et gratuitement pendant le premier mois. Ce qui veut dire que le musée Rigaud, par exemple, dont la surface ouverte au public est de 1 100 m2, ne pourra pas accueillir plus de 110 personnes à la fois. Autrement dit, on ne risque pas d’y voir les bousculades auxquelles on peut, hélas, assister aujourd’hui dans les grandes surfaces… D’autant que, comme le font valoir très justement depuis des semaines les directeurs de musée, ces espaces sont fortement surveillés par des gardiens qui s’efforcent précisément d’empêcher d’éventuels attroupements.
« La culture est essentielle à la vie de tous les Français » !
Autant d’arguments pleins de bon sens qui n’ont cependant pas convaincu les tenants de la dictature sanitaire, qui ont bien sûr immédiatement condamné la décision prise par le maire de Perpignan. C’est ainsi que, dès lundi soir, le préfet des Pyrénées-Orientales – qui n’en est pas à son premier mauvais coup contre Louis Aliot puisqu’il avait déjà fait appel en urgence à la justice, lors du deuxième confinement, pour obtenir l’annulation de ses arrêtés d’ouverture des commerces non essentiels – a saisi le tribunal administratif de Montpellier d’une demande de suspension des quatre arrêtés pris par le maire RN. Une initiative dont s’est aussitôt félicitée Roselyne Bachelot, celle qui, en tant que ministre de la Culture, est justement censée défendre le monde des arts et du spectacle. Mieux, ne cachant pas son parti pris idéologique contre le RN, celle-ci est même allée jusqu’à dénoncer la décision de Louis Aliot comme étant une… « initiative purement politicienne » qui « ne défend pas la cause de la culture » ! Bref, comme l’a rappelé très justement lundi soir sur Europe 1 le maire de Perpignan, « les populations aujourd’hui n’en peuvent plus ». Or, « je remarque que si l’on fait systématiquement prendre des risques à notre population pour aller s’agglutiner dans les supermarchés, on ne peut pas le faire pour aller se nourrir culturellement et philosophiquement dans les musées, notamment dans les musées de Perpignan qui sont à dimension humaine ». Pourtant, a-t-il ajouté, « la culture est essentielle à la vie des Perpignanais comme à celle de tous les Français » ! •
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