Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, affirme que la marine américaine est à l'origine de l'explosion du gazoduc Nord Stream 2
8.02.2023
Seymour Hersh, journaliste lauréat du prix Pulitzer, a affirmé que des plongeurs de la marine américaine avaient posé les bombes qui ont détruit le gazoduc Nord Stream 2 sous la mer Baltique en septembre dernier, ce qui lui a valu un démenti du Pentagone mercredi.
Hersh […], citant une source dont il n'a pas révélé l'identité, écrit dans son article publié sur Substack que les Américains ont placé des explosifs télécommandés qui ont détruit trois des quatre gazoducs construits pour transporter le gaz naturel de la Russie vers l'Europe.
Hersh, âgé de 85 ans, a poursuivi en affirmant que la marine avait mené cette opération sous le couvert d'un exercice maritime de l'OTAN, BALTOPS 22.
Dans une brève déclaration, le porte-parole du Pentagone […] a affirmé au New York Post que "les États-Unis n'étaient pas impliqués dans l'explosion du Nord Stream", réitérant ainsi la réponse du ministère de la Défense à la même question en octobre.
Les responsables suédois ont soupçonné que les explosions étaient le résultat d'un "sabotage grossier", et certains responsables occidentaux n'ont pas tardé à imputer la responsabilité des attaques à Moscou, qui aurait ainsi stoppé définitivement l'approvisionnement en gaz de l'Europe en réponse aux sanctions imposées suite à l'invasion de l'Ukraine l'année dernière.
"Il s'agit d'actions délibérées, pas d'un accident", avait déclaré à l'époque la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.

Seymour Hersh (Getty Images/Brad Barket)
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré en réponse à l’article de Hersh que Moscou avait "exprimé à plusieurs reprises" sa conviction que les États-Unis et l'OTAN étaient impliqués dans les explosions.
Avant l'invasion, le président Biden avait menacé que le projet Nord Stream 2 reliant la Russie et l'Allemagne n'avancerait pas en cas d'attaque, ce qui avait amené certains à soupçonner l'implication des États-Unislorsque les pipelines ont explosé sept mois plus tard.
À LIRE AUSSI: La Suède trouve des traces d'explosifs près du pipeline Nord Stream endommagé: 'sabotage grossier'
"Si la Russie envahit - ce qui signifie que des chars ou des troupes traversent la frontière de l'Ukraine, de nouveau - alors il n'y aura plus de Nord Stream 2", a déclaré Biden le 7 février 2022. "Nous y mettrons fin."
D'abord réticente, l'Allemagne a finalement interrompu la certification du gazoduc deux jours avant l'invasion russe, dans un ultime effort pour éviter la guerre.
L'article de Hersh suggère que Biden a ordonné les explosions pour empêcher le président russe Vladimir Poutine d'"instrumentaliser le gaz naturel pour ses ambitions politiques et territoriales", car l'Allemagne - et le reste de l'Europe - dépendaient fortement de la Russie pour leur gaz naturel.
Sans les gazoducs, l'Europe serait obligée de cesser de dépendre de Moscou, privant ainsi la Russie de milliards de dollars qui auraient pu être consacrés à son effort de guerre, selon l'article.
Hersh […] a cité Adrienne Watson, porte-parole de la Maison Blanche, qui a qualifié son rapport de "faux et de pure fiction". Il a également cité la porte-parole de la CIA, Tammy Thorp, qui a écrit dans un courriel : "Cette affirmation est complètement et totalement fausse."
[…]
Source: Pulitzer winner Seymour Hersh claims US Navy behind Nord Stream 2 pipeline explosion - New York Post
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Journaliste primé: les États-Unis et la Norvège derrière le démantèlement du Nord Stream
8.02.2023
La nouvelle guerre froide
- Seymour Hersh, ancien lauréat du prix Pulitzer, rend publiques des informations très surprenantes. Il cite une source ayant des informations sur l'explosion du gazoduc Nord Stream le 26 septembre de l'année dernière, qui a empêché l'arrivée directe du gaz russe en Europe via l'Allemagne.
- Selon ces informations, des dispositifs explosifs C4 ont été installés par des équipes de plongeurs norvégiens et américains à partir de l’île de Bornholm lors l'exercice militaire de l'OTAN Baltops 2022 mené en mer Baltique du 5 au 17 juin.
- Les bombes ont ensuite explosé sur ordre direct des États-Unis au moyen de bouées sonar larguées dans la zone par l'armée de l'air norvégienne.
En juin de l'année dernière, sous le couvert d'un exercice très médiatisé de l'OTAN au milieu de l'été, Baltic Operations 22, des plongeurs ont placé des dispositifs explosifs détonants commandés à distance qui, trois mois plus tard, ont été déclenchés sur ordre direct des États-Unis, détruisant trois des quatre gazoducs Nord Stream.
La Norvège aurait été le principal partenaire de l'opération aux côtés des États-Unis, ce qui, selon les nouvelles informations, serait dû en partie à la coopération hautement intégrée entre les forces américaines et norvégiennes dans le cadre de l'OTAN, ainsi qu'au fait que l'OTAN est également dirigée par l'ancien premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. Le responsable de la planification serait le conseiller en matière de sécurité Jake Sullivan, qui aurait réuni un groupe d'agences américaines pour élaborer un plan coordonné permettant de mener les attaques sans que l'on puisse remonter directement aux États-Unis.
Parmi les principaux membres du groupe figurent le secrétaire d'État Anthony Blinken et la porte-parole du département d'État Victoria Nuland.
La Suède et le Danemark auraient également été informés superficiellement de l'activité de plongée dans la zone, mais n'auraient reçu aucun détail sur l'objectif de cette activité.
Le motif invoqué pour le sabotage est la crainte de Washington que des pays européens tels que l'Allemagne ne soient pas disposés à fournir à l'Ukraine l'argent et les armes nécessaires pour vaincre la Russie dans une future guerre attendue en Ukraine.
Source: Prisbelönt journalist: USA och Norge bakom sprängningen av Nord Stream - NyaDagbladet.se
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La plus grosse info de l'année
P. J. Watson (vidéo 33:49)
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Victoria Nuland: "F**k l'UE." Le Nord Stream est maintenant "un bout de métal au fond de la mer"
Global Research, 8 février 2023

Le procureur général de l'Allemagne, Peter Frank, a confirmé récemment qu'il n'y a aucune preuve permettant d'accuser la Russie de la destruction des gazoducs Nord Stream": " Cela n'a pas été prouvé en l'état actuel (...) L'enquête est en cours (...) Nous sommes en train d'enquêter sur tout cela de manière scientifique. [Le soupçon] qu'il y ait eu un acte de sabotage étranger n'a pas été étayé à ce jour", a-t-il déclaré au journal Die Welt.
Si ce n'est pas la Russie, alors qui l'a fait ?
"Aucune preuve de sabotage étranger" d'un acte qui a créé des ravages sociaux et des difficultés dans l'Union européenne, avec la hausse des prix de l'énergie? […]
Les preuves sont là. Elles sont ignorées par le procureur allemand Peter Frank et par le chancelier Olaf Scholz.
L'ordre a été donné par le président des États-Unis. Joe Biden. Ils le savent! Ce sont des menteurs.
Victoria Nuland : "F**k the EU" encore une fois
La décision du président Biden d'ordonner le sabotage de Nord Stream (voir ci-dessous) est maintenant confirmée par une récente déclaration de Victoria Nuland, en janvier 2023, devant la Commission des relations étrangères du Sénat.
"Sénateur Cruz, comme vous, je suis très satisfaite, et je pense que l'administration l'est aussi, de savoir que Nord Stream 2 est maintenant, comme vous aimez le dire, un bout de métal au fond de la mer."
[…] Pas besoin d'un procureur pour mener une "enquête d'experts" sur qui est derrière cet acte de guerre contre plus de 400 millions d'Européens.
Écoutez cette déclaration de Joe Biden en février 2022:
Président Joe Biden : "Si la Russie envahit, c'est-à-dire si des chars et des troupes franchissent à nouveau la frontière de l'Ukraine, alors il n'y aura plus de Nord Stream 2."
Journaliste: "Mais comment ferez-vous exactement, puisque... le projet est sous l'autorité de l'Allemagne?"
Biden : "Nous le ferons... Je vous promets que nous pourrons le faire. Il n'y aura plus de Nord Stream 2", déclare Joe Biden le 7 février 2022
Copyright © Prof Michel Chossudovsky, Global Research, 2023
Source: Victoria Nuland: “FxxK the EU.” Nord Stream Is “A Hunk of Metal at the Bottom of the Sea” - Global Research
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Moscou: l'article sur l'explosion du gazoduc aura des conséquences pour Washington
Il y aura des conséquences pour les États-Unis, même si les responsables américains démentent le récent article selon lequel Washington a été impliqué dans l'explosion des gazoducs Nord Stream, a déclaré jeudi aux journalistes le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Riabkov:
"L'article a largement confirmé la conclusion à laquelle nous étions nous-mêmes parvenus (...), nous n'avons jamais eu le moindre doute quant à l'implication des États-Unis, voire d'autres pays de l'OTAN, dans cette diversion scandaleuse."
Le chef adjoint du ministère russe des Affaires étrangères, réagissait à un billet de blog publié mercredi par le journaliste d'investigation américain Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, affirmant que l'explosion des gazoducs reliant la Russie à l'Allemagne via la mer Baltique en septembre dernier avait été ordonnée par le président américain Joe Biden. […]
Selon Riabkov, les efforts déployés par les pays occidentaux pour ralentir l'enquête et tenir Moscou à l'écart sont un signe clair que l'affaire n'est pas propre.
"Je pense qu'il y aura des conséquences. On ne peut simplement pas les éviter, malgré les nombreux démentis immédiats des responsables de Washington", a conclu le vice-ministre.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la publication de Hersh devrait conduire à une accélération de l'enquête internationale sur l'incident. Or, a-t-il dit, les pays occidentaux ont essayé d'arrêter discrètement l'enquête.
Peskov a regretté que ce document, qui "allègue une implication, voire une responsabilité directe de la Maison Blanche dans l'organisation du sabotage et de l'attentat terroriste contre cette infrastructure énergétique critique de la mer Baltique", n'ait pas retenu l'attention des grands médias occidentaux.
Selon le porte-parole, bien que cette enquête journalistique ne constitue pas une source primaire, que certains points en soient discutables et que d'autres nécessitent des preuves, elle n'en contient pas moins une analyse approfondie et offre une présentation cohérente.
"L'ignorer serait pour le moins injustifié, surtout pour un pays comme l'Allemagne, qui a été privée par cette attaque terroriste d'une installation énergétique extrêmement importante", a déclaré le porte-parole du président russe.
Peskov a souligné que l'attentat ne devait pas rester sans enquête et impuni et que "le monde devait connaître la vérité sur les auteurs de ce sabotage", "car c'est un précédent très, très dangereux": si quelqu'un l'a fait une fois, il peut le refaire n'importe où dans le monde."
Le porte-parole a relevé que la Russie n'avait reçu aucune demande de commentaires de la part des Américains après l'article de Hersh.
Il a rappelé que Moscou a tenté à plusieurs reprises ces derniers mois de participer à l'enquête ou du moins d'obtenir des informations, mais s'est toujours heurté à un refus. Il a précisé que les services de sécurité russes gardaient la question à l'ordre du jour.
Viatcheslav Volodine, le président de la chambre basse du parlement russe, a demandé une enquête internationale et l'obligation de rendre des comptes dans cette affaire, ainsi qu'une compensation américaine aux pays touchés par l'attaque terroriste.
Source: Moszkva: a gázvezetékek felrobbantásról szóló publikációnak következményei lesznek Washington számára - Nouvelles russes
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Traductions: Albert Coroz
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La Weltwoche a publié le 9 février une série d'articles sur le sujet:
US-Reporterlegende Seymour Hersh: Wie Amerika die Nord-Stream-Pipelines sprengte (traduction allemande intégrale de l'article de Hersh)
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Marianne - Un journaliste américain accuse les États-Unis du sabotage de Nord Stream, la Maison-Blanche dément
Le journaliste d'investigation Seymour Hersh affirme que les États-Unis seraient à l'origine des sabotages des gazoducs Nord Stream 1 et 2 situés dans la mer Baltique. La Maison-Blanche a d'emblée contesté ces accusations basées sur une seule source anonyme, les jugeant « totalement fausses ».
9.02.2023
Nouveau rebondissement dans l'étrange affaire du sabotage des gazoducs Nord Stream. Dans un article publié sur son propre blog, le journaliste d'investigation américain Seymour Hersh affirme que des plongeurs de l'US Navy, aidés par la Norvège, ont posé des explosifs sur ces pipelines reliant la Russie à l'Allemagne à travers la mer Baltique en juin, les déclenchant trois mois plus tard.
Ce mercredi, la Maison Blanche a catégoriquement nié être à l'origine de ce sabotage, découvert en septembre. Ces informations sont « totalement fausses » et relèvent de la « pure fiction », a rétorqué Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. La CIA et la Norvège ont également démenti dans la foulée les mises en cause de Seymour Hersh.
À l'automne dernier, les pays occidentaux avaient accusé la Russie d'être responsable de ces impressionnantes fuites de gaz précédées d'explosions sous-marines, ajoutant à la colère visant Moscou après son invasion de l'Ukraine.
Vladimir Poutine avait, lui, accusé les « Anglo-saxons » d'être responsables de ces sabotages. Pour le moment, les enquêtes menées par les autorités suédoises, danoises et allemandes n'ont pas encore permis de déterminer les responsables de cet incident.
Seymour Hersh, un Prix Pulitzer aux méthodes vivement critiquées
Dans son article, Seymour Hersh, s'appuie sur une source unique, dont il ne révèle pas l’identité. Selon ses informations, le président américain Joe Biden aurait lui-même décidé de faire exploser ces gazoducs, afin de priver Moscou des revenus faramineux de ses ventes de gaz à l'Europe. Le journaliste souligne que l'idée de ce sabotage aurait déjà été évoquée en décembre 2021 par les États-Unis, avant que le plan ne soit conçu par la CIA.
À LIRE AUSSI : Sabotage des gazoducs Nord Stream : Russes, Danois et Français se surveillent dans la Baltique
Célèbre pour avoir révélé le massacre de Mỹ Lai au Vietnam en 1970 incriminant l'armée américaine, Seymour Hersh avait été distingué du Prix Pulitzer en 1970, l'une des plus importantes récompenses pour les journalistes. […] Mais plusieurs de ses enquêtes ont déjà été vivement contestées par le passé. […]
Source: Marianne

https://youtu.be/pzPv6wXnbHc Caroline Galacteros – Ukraine – « L’Europe doit accepter le monde multipolaire sinon elle va mourir »
Sud Radio
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5 284 vues 20 févr. 2023 #SudRadio #LE_FACE_A_FACE
Avec Caroline Galacteros, géopolitologue Docteur en sciences politiques, colonel dans la réserve opérationnelle des Armées et ancienne directrice de séminaire à l’École de guerre (Paris) dirige le think tank GEOPRAGMA – Pôle français de géopolitique réaliste (Paris). Elle est également l’auteur du blog Bouger les lignes.
À la fin, cela souligne le fait que la gouvernance de la Russie déclare également ne pas être impliquée dans la guerre qui se déploie en Ukraine. Peut-être ne s’agit-il que de méfaits secondaires et involontaires dus à des « Z »ombies ?