USA : une professeure d’université nigériane a souhaité à la reine agonisante une mort « atroce »

9 sept. 2022

Uju Anya, professeure à l'université Carnegie Mellon, a souhaité à la reine Elizabeth II de souffrir "atrocement" avant son décès jeudi, suscitant des réactions de l'université de Pittsburgh et du fondateur d'Amazon Jeff Bezos.

Quand le palais a annoncé que l'état de santé de la reine s'était aggravé, Uju Anya a tweeté : "J'ai entendu dire que la monarque en chef d'un empire voleur, violeur, génocidaire est enfin en train de mourir. Puisse sa douleur être atroce." Twitter a supprimé le message pour violation de ses règles.

 

L'université Carnegie Mellon, où Uju Anya est professeure agrégée de langues modernes, s'est distancée de ces remarques:

"Nous ne cautionnons pas les messages offensants et répréhensibles publiés par Uju Anya aujourd'hui sur son compte personnel de médias sociaux. La liberté d'expression est au cœur de la mission de l'enseignement supérieur, mais les opinions qu'elle a partagées ne représentent absolument pas les valeurs de l'institution, ni les normes de discours que nous cherchons à promouvoir."

Anya, originaire du Nigeria, pays qui a été sous domination britannique jusqu'en 1960, venait d'expliquer qu'elle n'allait pas s'excuser :

"Si vous vous attendez à ce que j'exprime autre chose que du dédain pour la monarque qui a supervisé un gouvernement qui a parrainé le génocide qui a massacré et déplacé la moitié de ma famille et dont ceux qui vivent aujourd'hui essaient encore de surmonter les conséquences, vous pouvez toujours courir."

Les tweets d'Anya ont également provoqué une réaction du fondateur d'Amazon, Jeff Bezos (un des sponsors de l’université Carnegie Mellon, ndt).

"C'est quelqu'un qui est censé travailler pour rendre le monde meilleur ?"

La Fondation pour les droits individuels et d'expression a publié une lettre demandant à Carnegie Mellon de ne pas sanctionner la professeure afin d'affirmer son engagement envers la liberté d'expression. […]

Source: https://www.huffpost.com/entry/professor-uju-anya-queen-jeff-bezos-excruciating-death_n_631b16c8e4b000d988502a20

Traduction libre; Albert Coroz

4 commentaires

  1. Posté par Bernard Le Vrai le

    Et nous que doit on dire des nigérians qui viennent vivre au crochet de la suisse en étant parfois aussi malhonnêtes ?

  2. Posté par jambon-beurre le

    Depuis leurs indépendances le Nigéria et les autres pays africains ont démontrés qu´ils n´avaient pas besoin de ces affreux colons blancs pour se massacrer entre eux, ils y arrivent tres bien tout seuls, Quand au pillage de leurs « richesses » leurs dirigeants corrompus s´en chargent…

  3. Posté par pierre frankenhauser le

    On ne peut que souhaiter à cette ordure frustrée et insignifiante de ne jamais atteindre l’âge canonique de feu Sa Majesté, ni le millionième de ce qu’elle aura représenté pour son pays.

  4. Posté par ral bol le

    Pauvre dame elle ferait mieux d`aller consulter !!

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.