Accueil - Brèves - Racisme : le journaliste Taha Bouhafs, condamné à 1500€ d’amende pour avoir qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab « d’arabe de service » (MàJ : Procès en appel le 15 septembre prochain)
Racisme : le journaliste Taha Bouhafs, condamné à 1500€ d’amende pour avoir qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab « d’arabe de service » (MàJ : Procès en appel le 15 septembre prochain)
Soutien à @T_Bouhafs victime d’une décision politique de classe qui n’a aucune valeur. Il n’y aura jamais aucune leçon d’antiracisme mais vraiment aucune à recevoir des amis de Zemmour et des eborgneurs de gilets jaunes, ceux pour qui « Bamboula reste convenable ». #TahaBouhafspic.twitter.com/qcRWW3GCIF
Le journaliste militant #TahaBouhafs vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 1500 euros d’amende pour avoir qualifié la syndicaliste policière #LindaKebbab d’«arabe de service».
Le tribunal le reconnaît coupable d’injure publique à raison de l’origine.
Une audience à haute teneur politique qui aura eu le mérite de poser les divergences entre les conceptions du racisme et de la lutte antiraciste. Entre d’un côté une vision en système de la société, sous l’angle dominant/dominé, majorité/minorité, et, en face, une dénonciation des assignations identitaires quelles qu’elles soient. Le délibéré est attendu le 28 septembre prochain.
De Montbrial, l’avocat de Kebab, estime que les témoins cités par Bouhafs sont « dangereux » : des idéologues, des militants islamistes, etc. « Ils veulent fermer les prisons, tout brûler…c’est très grave ce qui se dessine. Vous vous souviendrez de cette audience si ça arrive »
“Vous êtes censé lutter contre le racisme mais vous assignez les gens”, dit Linda Kebbab à Taha Bouhafs.
Elle poursuit : “Je ne suis pas une indigène, je suis Française !”.
— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) June 9, 2021
"Il y a un an je me suis sentie souillée, rabaissée, stigmatisée, assignée. C'est comme si on me disait : 'tu aurais dû avoir un autre rôle en rapport avec tes origines'", explique Linda Kebbab à la barre, toujours très émue.
— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) June 9, 2021
"C'est comme si je n'avais pas d’intelligence, pas de compétence, pas de courage. Mais que j'étais là parce que je suis une arabe et que c'est la seule raison pour laquelle on me connaît (…) je suis policière parce que j'aime mon métier", poursuit-elle, très émue.
— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) June 9, 2021
Noam Anouar montre une affiche de recrutement de la police : « regardez, des noirs, des métisses, etc., mais ça ne représente pas du tout la réalité ! Et que deviennent-ils quand ils dénoncent le racisme de la police ? C’est ça la réalité. Oui, il y a de l’instrumentalisation. »
Interrogé par @MontbrialAvocat sur ses tweets aux relents racistes à l’encontre du policier d’origine malienne @AbdoulayeK3, Taha #Bouhafs le définit comme un “affreux personnage”
«Linda Kebbab est une syndicaliste qui utilise son origine pour invisibiliser le racisme dans la police», estime Taha Bouhafs à la barre.
«La formule n’était pas la bonne mais il n’y avait pas d’intention raciste», poursuit-il.
— Guillaume Poingt (@guillaumepoingt) June 9, 2021
On retrouvera entre autres
Le sociologue Eric Fassin, la politologue Francoise Verges, Youcef Brakni du comité Adama, Amar Ben Mohamed, brigadier chef au tribunal de paris et lanceur d’alerte.
Le jeune Taha Bouhafs, mis en cause pour injure raciste, n’a ni le courage de donner son adresse pour recevoir sa convocation ni celui d’assumer face à moi au tribunal. L’audience est donc reportée au 9 juin. Il est désormais informé. D’ici là qu’il assume et devienne un rajel…
La citation de Taha Bouhafs n’a pas été faite dans les délais et n’était donc pas valable. Mais il aurait pu comparaître «volontairement», comme cela a été rappelé lors de l’audience. Le procureur a demandé au parquet de reciter Taha Bouhafs pour le 9 juin.
«J’espérais qu’il soit un petit peu courageux. Je constate une fois de plus qu’il ne l’est pas (…) Ce n’est pas renier son origine que d’embrasser un uniforme que nous aimons vraiment», explique @LindaKebbab, à la sortie de l’audience. pic.twitter.com/AnNXAS9Ek0
Mon cher confrère, une citation est une procedure. Dixit le code de procédure pénale. Monsieur Bouhafs n'est plus poursuivi et encore moins le 9 juin. #ArabeDeService
La procédure d'injure publique à caractère raciale contre Taha Bouhafs avec Linda Kebbab et la LICRA comme partie civile est annulée par le tribunal #ArabeDeServicehttps://t.co/GtCNhfEbpJ
0 argument et trop de haine en lui = injure publique à caractère raciste, de la part d’un journaliste.
Raciste et pas courageux, il m’a bloquée. Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations. JE DÉPOSE PLAINTE pic.twitter.com/l0OGMKcNSW
Et vous, qu'en pensez vous ?