« La rhétorique de l’UDC dérape dans la stigmatisation intérieure ».

Ndlr .Toujours cette vision gauchiste de la politique et un classique de la haine de l’UDC. Et bien sûr le désir de voir chuter l’UDC. Attendons les résultats! Remarquons qu’ici il va de soi d’associer les socialistes et les Verts; le terme de Vert pastèque certifié par le journalisme; les divisions n’existent pas. Toujours le primat du souhait personnel, de l’espérance idéologique, un aveuglement qui ne permet même pas de réaliser ses effets pervers. La diabolisation et un univers fantasmatique, un autre hochet.
Et ce sera ainsi jusqu’aux élections fédérales d’octobre 2023. On parie?


La rhétorique de l’UDC dérape dans la stigmatisation intérieure

Les attaques du plus grand parti de Suisse contre le camp rose-vert se multiplient. Elles traduisent son appréhension profonde des élections fédérales 2023.

 

Le Matin, 05.08.2022 Eric Felley

 

Marco Chiesa, lors de l’assemblée des délégués en avril dernier à Coire

udc.ch

Le 1er août dernier, le président de l’UDC Suisse Marco Chiesa a fait un discours à la ferme de Patrick et Cosette Grin à Pomy. Ce fut l’occasion de découvrir ce bucolique village vaudois de 700 âmes entre la plaine de l’Orbe et la vallée de la Broye. Ici, le Tessinois au verbe incisif a rappelé qu’en 1291, les cantons primitifs s’étaient alliés contre «la malice des temps», c’est-à-dire la menace extérieure des baillis. Sept cents ans plus tard, cette malice des temps «se dissimule à l’intérieur», selon ses termes.

Ils sont partout…

On l’a deviné, cette référence à un ennemi intérieur vise le camp rose-vert: «Qu’il s’agisse de manger, de parler, de se chauffer, de se déplacer ou même de penser, les moralistes guettent et sont à l’œuvre partout», a mis en garde le Tessinois. Ce concept «d’ennemi intérieur» pour désigner une partie non négligeable de l’électorat de ce pays élu tout à fait démocratiquement est révélateur de l’état d’esprit fébrile actuel de l’UDC.

De la dictature au coup d’État

À fin juillet, son président dénonçait le «plan secret» de cette même gauche accusée de préparer «un confinement énergétique de la population» et de vouloir instaurer une «dictature écologique». Le chef du groupe Thomas Aeschi s’est poussé en avant cette semaine en exigeant pour la énième fois que Simonetta Sommaruga soit dessaisie du dossier énergétique. Il sait très bien que cela n’a aucune chance d’aboutir. Ce faisant, il se place au-dessus des lois qui régissent les institutions de ce pays. Il agit comme un petit Trump qui en appelle à un coup d’État contre la ministre socialiste.

La crainte de 2023

Cette inflation du discours contre le camp rose-vert traduit la crainte profonde du côté de l’UDC de perdre à nouveau des élus à Berne lors des élections fédérales d’octobre 2023. En 2019, un rapport de force s’était inversé au Parlement. Lors des élections de 2015, l’UDC avait obtenu 29,3% des suffrages et le camp rose-vert (PS et Vert.e.s) 25, 8%. En 2019, l’UDC est tombée à 25,6% des suffrages, tandis que le camp rose-vert passait à 30,3%, grâce à la progression des écologistes. Pour l’UDC, tous les coups semblent permis pour éviter que cette tendance se confirme dans une année.

L’UDC joue à faire peur

Mais sa rhétorique de l’ennemi intérieur, qui aurait des plans secrets pour installer une dictature, rappelle des situations historiques et tragiques en Europe ou en Amérique. Elles ont dégénéré dans des chasses aux sorcières, des arrestations arbitraires, des listes noires, des disparitions et, dans certains cas, l’installation de dictatures bien réelles celles-là. L’UDC joue à nous faire peur avec sa stratégie. Mais on ne joue pas impunément avec des mots et des concepts, qui stigmatisent quasi un tiers de la population suisse.

 

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