Selon l’INED, Nicolas serait le 2ème prénom chez les enfants d’immigrés maghrébins (MàJ : leur étude de 2019 était bidonnée)

 

27/08/2021

Un article scientifique d’avril 2019 dans la revue Population et sociétés indique qu’en France métropolitaine, en 2008, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient « Yanis » et « Nicolas » …

[…] Jean-François Mignot a donc cherché à savoir ce qu’avaient fait précisément les deux chercheurs en question : quelle méthodologie, quels échantillons précis retenus, sachant que l’information sur les petits-enfants est recueillie de manière indirecte à partir des déclarations des enfants d’immigrés enquêtés et que, par ailleurs, sont connus les prénoms de tous les habitants du ménage des enquêtés ? Le Population & Sociétés de quatre pages ne contient qu’un encadré méthodologique succinct livrant peu d’informations utiles, en tout cas rien qui permette de refaire le travail avec certitude. Et lorsque Jean-François Mignot a essayé d’en savoir un peu plus, il s’est rendu compte que la classification des prénoms utilisée n’était pas celle décrite dans l’encadré. Sa curiosité en a été piquée et il a cherché à obtenir les informations qui lui permettraient de refaire le travail afin de vérifier les résultats affichés dans le Population & Sociétés. Mal lui en a pris car les auteurs, l’Ined, sa directrice, le directeur de publication, le responsable de l’intégrité scientifique l’ont « balladé » pendant vingt mois et ont tout tenté pour éviter de lui communiquer les documents nécessaires à la reproduction du travail à partir de TeO2008. Lui furent au final communiqués une nomenclature des prénoms utilisable, après avoir essayé de lui en refourguer une qui ne l’était pas, et un programme informatique incomplet. « Entre tentatives d’esquive, manœuvres dilatoires, multiplication de fausses excuses, faux-semblants, mensonges purs et simples, non-respect des engagements pris et autres combines, les auteurs et l’INED n’ont pas cessé de violer les règles de l’intégrité scientifique et de la “Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche” » [2] écrit Jean-François Mignot (p. 23).

Après bien des péripéties, il a donc refait le travail au plus près de celui supposément conduit par les auteurs. Après avoir examiné les prénoms de l’entourage des petits enfants d’immigrés maghrébins et avoir établi des critères stricts de distinction, il s’est avéré que les Nicolas étaient presque tous des petits-fils de pieds-noirs dont les parents avaient été classés à tort comme enfants d’immigrés du Maghreb : 9 sur 11 Nicolas. D’ailleurs, l’auteur s’étonne à raison de la publication d’un résultat reposant sur un effectif aussi réduit de Nicolas. Quoi qu’il en soit, après avoir exclu les descendants de pieds-noirs indûment classés comme descendants d’immigrés du Maghreb, les deux prénoms les plus fréquents donnés aux petits-fils d’immigrés du Maghreb ne sont plus Yanis et Nicolas mais Karim et Nassim. Ce ne sont plus seulement 23 % des petits enfants d’immigrés du Maghreb qui ont reçu un prénom arabo-musulman mais 49 %, d’après la nomenclature de l’Ined.

Comment expliquer pareille impasse de la part des auteurs ?

Jean-François Mignot ne croit pas à une exploitation erronée de bonne foi. En effet, la difficulté posée par la distinction entre migrants d’Algérie et pieds-noirs dans les enquêtes est bien connue et ne peut avoir échappé aux deux chercheurs. Pour accepter leurs résultats, il leur a fallu trouver normal que la moitié seulement des petits-enfants d’immigrés du Maghreb aient au moins un parent musulman : « On peine à envisager que des chercheurs compétents, des spécialistes comme Coulmont et Simon aient pu croire en la fiabilité des résultats qu’ils ont publiés. Il est plus vraisemblable qu’ils ne savaient que trop bien que leurs spectaculaires résultats étaient faux. C’est pourquoi, dès fin avril, début mai 2019, ils ont empêché leur libre examen » (p. 66). 

Cette « fraude scientifique » a été possible en raison de la complaisance de l’Ined, mais plus généralement de l’écosystème de recherche sur la question migratoire. Notamment celle des centaines de chercheurs de l’Institut Convergences Migrations dirigé par François Héran et où Patrick Simon est responsable de l’un des quatre départements (INTEGER). Jean-François Mignot évoque aussi « un climat d’impunité plus général en sciences sociales » (p. 71), domaine où la rétractation d’articles bidonnés est rarissime. […]

L’intégralité de l’article de Michèle Tribalat disponible gratuitement sur Causeur


11/04/19


10/04/19

Le chercheur Patrick Simon intervient le 28 novembre 2015 à l’université d’automne de la LDH “Penser l’antiracisme : pour une contre offensive” . Le 21 mai 2017, il intervient au QG Décolonial de Parole d’Honneur à La Colonie Barrée, à Paris.

Qui est Patrick Simon le Socio-démographe de l’INED qui a réalisé cette enquête ?
Il participe à des conférences de la LDH.
Il participe au QG décolonial.

Serait-il un poil militant ? pic.twitter.com/iqUKcsIxra

— David dobsky (@dobsky33) 10 avril 2019


Dans une étude qui paraît ce mercredi, des chercheurs de l’Ined ont analysé les prénoms qui sont le plus souvent donnés aux enfants et petits-enfants d’immigrés.

– Si les immigrés ont donné des prénoms rappelant leurs origines à leurs enfants, la majorité de leurs petits-enfants portent un prénom courant en France.
– Cela illustre un effet de mode, mais aussi un souci de les protéger d’éventuelles discriminations.
– D’autres familles font le choix de prénoms qui fonctionnent dans les deux cultures.

Appeler son bébé Victor ou Nassim ? Maria ou Lucie ? Un dilemme pour les personnes immigrées* dont les enfants naissent en France. Ils hésitent parfois entre un prénom très courant en France ou un autre, qui refléterait davantage leurs origines. Une étude de l’Ined (Institut national d’études démographiques) parue ce mercredi montre que si les immigrés de la première génération ont donné des prénoms rappelant leurs origines à leurs enfants, la majorité des petits-enfants d’immigrés portent un prénom courant en France, qui reflète donc les goûts dominants. […]

Plus rares sont les enfants d’immigrés qui font le choix de signifier leurs origines familiales dans l’attribution d’un prénom à leurs enfants. « Ce sont le plus souvent des personnes issues de familles immigrées de pays du Maghreb, qui vont souvent donner à leurs enfants un prénom arabo-musulman (23 % des petits-enfants d’immigrés maghrébins portent un prénom arabo-musulman). Mais aussi des familles d’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal) », constate Patrick Simon. Et ce, dans un but bien précis : « Ils veulent démontrer leur fidélité à leur culture d’origine, marquer leur appartenance à une communauté. Les parents considérant la religion comme très importante dans leur vie ont aussi davantage tendance à donner des prénoms arabo-musulmans », explique le chercheur. […]

20 Minutes


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