Biden aux Afro-Américains : si vous hésitez entre Trump et moi, alors vous «n’êtes pas noir»

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A quelques mois de la présidentielle américaine, la campagne du candidat démocrate, Joe Biden, s'apparente à une chute vertigineuse, qui semble ne jamais pouvoir s'arrêter. Quelques jours seulement après que son implication dans «l'affaire ukrainienne» a refait surface avec fracas, l'ancien vice-président a fait une sortie à même d'aliéner son propre électorat.

Au cours d'une interview pour l'émission de radio The Breakfast Club, le septuagénaire s'est en effet permis une remarque envers l'animateur – un Afro-Américain – qui a immédiatement fait scandale sur les réseaux. «Si vous avez un problème pour déterminer si vous êtes pour moi ou pour Trump, alors z'êtes pas noir», lui a-t-il ainsi lancé en prenant un accent censé résonner avec les électeurs afro-américains.

Fer de lance d'un parti dont l'aile gauche se plaît à dénoncer la supposée domination systémique et les privilèges dont disposeraient les Blancs sur les Noirs aux Etats-Unis, Joe Biden a choqué jusque dans son propre camp. «Traduction : si vous êtes Noir, en tant que votre maître, Biden vous ordonne de voter pour lui. Il ne vous doit aucune explication. Vous êtes son esclave», a résumé un journaliste indépendant.

TRANSLATION: If you are Black, as your entitled master, Biden orders you to vote for him. He doesn’t owe you any explanation. YOU ARE HIS SLAVE. https://t.co/oOnIqNw7hl

— Walid El jebbari - BlueMAGA Don’t Follow Me (@walid_jeb) May 22, 2020

«Les Blancs n'ont pas le droit de dire aux Noirs qui est noir», s'est pour sa part insurgé, dans un message très partagé, le commentateur progressiste Keith Boykin, qui ne cache par ailleurs pas son soutien à l'ancien vice-président.

Somebody needs to tell Joe Biden that this comment to Charlamagne was a mistake.

Yes, Biden is a much better choice for black people than racist Trump.

But white people don’t get to tell black people what is black.

Biden still has to EARN our vote.pic.twitter.com/TPEV5ZpEYi

— Keith Boykin (@keithboykin) May 22, 2020

Alors que le hashtag #youaintblack se hissait dans les tendances du moment sur Twitter, le très à gauche Benjamin Dixon, qui partage ses opinions progressistes dans un podcast, a quant à lui évoqué le deux poids, deux mesures dont bénéficierait Joe Biden : «Les même n*gres qui défendent Joe Biden auraient mis leur veste "Black Panther Party" et auraient marché jusqu'au Vermont si Bernie Sanders avait dit cette merde.»

Same n*ggas defending Joe Biden would have put on their goddamn Black Panther Party leather and marched to Vermont had Bernie Sanders said this shit. #YouAintBlack

— Benjamin Dixon (@BenjaminPDixon) May 22, 2020

Un deux poids, deux mesures également critiqué de l'autre côté de l'échiquier politique, de nombreux commentateurs, à l'image de Candace Owens, spéculant sur les réactions si ces propos avaient été prononcés par le président américain Donald Trump.

REMINDER BLACK PEOPLE: If you don’t do the bidding for wealthy white Democrats “YOU AIN’T BLACK”.

Just IMAGINE the media reaction if @realDonaldTrump said this to a black person that asked questions about his policies?

Or if Trump said “ain’t” when speaking to black people? pic.twitter.com/ipKNPUVhC9

— Candace Owens (@RealCandaceO) May 22, 2020

L'équipe de campagne de Donald Trump a de son côté profité de l'occasion pour citer le chanteur Kanye West, dont les prises de position en faveur du président américain avaient créé un électrochoc dans un pays où le vote des Afro-Américains est traditionnellement démocrate : «On ne me dira pas pour qui je dois voter en se basant sur la couleur de ma peau.»

"I will not be told who I'm gonna vote on because of my color" - @KanyeWest@JoeBiden's #YouAintBlack comments are disgusting! pic.twitter.com/31Vy4LN6YS

— Team Trump (Text TRUMP to 88022) (@TeamTrump) May 22, 2020

 

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