Les médias sont essentiels pour notre démocratie directe. Ils informent la population et permettent ainsi d’importants débats !

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national

Les médias sont essentiels pour notre démocratie directe. Ils informent la population et permettent ainsi d'importants débats.

Rassurez-vous, ce titre n'est pas de moi. Je l'ai emprunté au communiqué du Conseil fédéral du 29 avril annonçant que des millions allaient être déboursés pour soutenir les médias et leur apport indispensable à la formation de l'opinion. La réalité est bien autre. En pratique, les médias orientent la population et tuent d'importants débats. Ce cadeau fait à ces personnes qui ont la forfanterie de prédigérer ce que le bon peuple doit penser tombe à pic. Le Conseil fédéral vient de faire savoir que nous allons voter le 27 septembre prochain. Il y aura notamment la question des avions de combat et l'initiative de limitation lancée par l'UDC.

En première et en exclusivité, je peux déjà vous donner l'orientation générale des lignes éditoriales qui vont guider nos réflexions ces prochains mois, à tout le moins en Suisse romande où aucun média ne s'écarte de la doxa. S'agissant des avions de combat, la question sera régulièrement remise sur le tapis. Au vu des dépenses engendrées par le Covid 19, de la dette que la situation va provoquer, est-il judicieux d'engager des fonds dans l'achat d'avions qui n'auraient été d'aucune utilité durant la pandémie ? Ne serait-il pas préférable de mieux préparer notre pays en vue de la prochaine catastrophe sanitaire. Je ne suis d'ordinaire pas pessimiste mais je serais fort surpris que la population suisse accepte une dépense qui doit garantir la crédibilité de notre défense pour les 30 prochaines années. Si la gauche a modéré ses critiques face à l'armée, c'est bien pour ensuite démontrer que l'institution sait apporter son aide dans les moments difficiles sans moyens de défense aérienne coûteux et inutiles. Il y aura bien à faire pour inverser la tendance, le charisme de Viola Amherdt risque d'être un peu court.

Pour l'initiative UDC, il sera question de la solidarité européenne, de ce que l'Union a fait pour limiter les dégâts en termes de vies humaines, de ce qu'elle fait pour venir en aide aux pays en état de mort économique. On nous expliquera que si Bruxelles n'avait pas été indulgente, la Suisse aurait été rayée de la carte et que pour gagner en efficacité la prochaine fois, il faut impérativement signer l'accord-cadre et donc refuser l'initiative. Il sera question de souveraineté partagée au sein d'un ensemble fort et dynamique, capable de faire face à la Chine, aux Etats-Unis et à la Russie. Le discours d'EconomieSuisse nous sera servi tous les jours sur les chaînes de la RTS où de nombreux experts viendront notamment à Forum nous effrayer quant au sort qui nous attend en cas de oui au texte. Le reste des médias ira bien évidemment dans la même direction vu l'orientation générale en faveur de l'adhésion.

Et tout cela avec un financement public octroyé par le Conseil fédéral. Le gouvernement aurait pu verser la somme directement dans les caisses du Parti socialiste. Cette façon de faire aurait au moins eu le mérite de la clarté.

Yvan Perrin, 30.04.2020

7 commentaires

  1. Posté par Marie-France le

    @pépé le moko
    Des avions de combat pourquoi ? Voire même une armée pourquoi ?Des masques pourquoi ? C’est vrai ça, chacun sait qu’il ne peut plus rien nous arriver !, surtout chez nous en Europe ; pas plus de guerres « traditionnelles » depuis la chute du mur où tout le monde « il est devenu beau et il est devenu gentil », que de pandémies depuis le Moyen Age…Nous maîtrisons …
    Et puis, dans le fond , quand bien même il y aurait une guerre sur notre continent, on pourrait toujours demander à nos voisins de nous défendre , ils en ont eux des armées avec des avions de combat.. on resterait bien planqués chez nous pendant que d’autres se feraient massacrer pour nous protéger ! Quant à des masques en cas de nouvelle pandémie… pareil, nos voisins nous en refileraient, ils sont si sympa et solidaires….Elle serait pas belle la vie ?

  2. Posté par Laberlue le

    Pour attaquer le mal à la racine, il faudrait commencer par creuser un peu. Rechercher les causes. La presse est majoritairement de gauche. Elle défend la doxa qui est la pensée dominante que l’on surnomme la bien-pensance. D’où vient-elle ? Des globalistes. Qui sont les globalistes? Les anti-nationalistes. Qui sont-ils? Les Européanistes. Et encore? L’Etat profond. C’est quoi? Les sociétés secrètes comme les FM, Bilderberg, Trilatérale, etc. Y a qui la derrière? L’oligarchie. C’est qui? Les banquiers. Et encore? La finance apatride. Ah!
    Mais alors la gauche et les journalistes soutiennent les banquiers et la finance qui spolient le peuple et la nation? Bravo! Comme auto-goal c’est grandiose.. Pour attaquer le mal à la racine il faudrait un psychiatre.

  3. Posté par pépé le moko le

    Les avions de combat pourquoi ? Pour enrayer l’ immigration africaine et sud américaine que nous subissons ?
    Pour stopper le bétonnage du pays conséquence de l’ immigration folle qui nous est imposée ?
    L’ UDC perd des plumes depuis que nous avons deux marionnettes au CF !

  4. Posté par Moustique le

    Je crains fort que la dictature de gauche et d’extrême gauche ne se profile insidieusement à l’horizon!

  5. Posté par Professeur Tournebroche le

    En 1919, le juge à la Cour suprême américaine O.W. Holmes défendait le concept du « libre marché des idées », selon lequel la concurrence entre les opinions constituait le meilleur moyen pour permettre à la vérité de s’imposer. Le concept libéral d’un libre « commerce » des idées implique la liberté d’opinion, qui protège avant tout le droit à la liberté d’expression de ceux qui professent des idées dissidentes. En 1925, le juge à la Cour suprême Louis Brandeis soulignait l’importance de la liberté d’expression pour un régime démocratique, exprimant sa confiance dans la discussion libre et intrépide et dans le pouvoir de l’esprit critique lorsqu’il peut se manifester sans préjugés dans le cadre d’un débat public. Comme Holmes, le juge Brandeis concevait la liberté d’expression comme un antidote au pouvoir dominant. La foi dans le libre marché des idées signifiait, pour les deux juges, qu’il convient de combattre les idées pernicieuses par la force de l’argument, et non par l’argument de la force. Le règne de la pensée unique a balayé ces beaux principes du moment que les idées dites « pernicieuses » ne peuvent pas être réfutées…

  6. Posté par JeanDa le

    Monsieur Perrin,
    Vos deux dernières phrases résument à elles seules toute la problématique de l’aide à la presse dans notre pays. MERCI, c’est clair.

  7. Posté par Sergio le

    Les travailleuses du sexe et les médias ont demandé au même moment un soutien financier pour cause de Covid 19 à nos autorités. La réaction de ces élites a été d’une rapidité peu commune pour des individus évoluant en ateliers protégés. Non, pas question d’aider des filles de joie. En revanche, bien d’accord de gaver les proxénètes du peuple qui se chargeront de leur faire dire et penser ce que décide le parti socialiste.

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