Un tout nouveau test de dépistage du coronavirus en 15 minutes voit le jour en Belgique

Publié le mercredi 25 mars 2020

Le laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB) vient d'annoncer avoir développé un test de diagnostic permettant de détecter en 15 minutes la présence du virus SARS-COV-2 chez les patients présentant une infection sévère.

Venant s'ajouter aux tests de biologie moléculaire classiques, pas encore assez nombreux et relativement longs, utilisés en laboratoire, ce nouveau test marqué CE devrait être disponible la semaine prochaine.

Il s’agit d’un test "antigénique", ce qui signifie qu'il va réagir aux antigènes (les protéines virales) et les détecter à partir du prélèvement respiratoire naso-pharyngé du patient.

Pour mettre au point ce test, le LHUB-ULB a travaillé en étroite collaboration avec la société Coris Bioconcept (www.corisbio.com) basée à Gembloux, et avec le soutien du Centre National de Référence Pathogènes Respiratoires, ainsi que plusieurs partenaires européens.

Basé sur le principe de l'immunochromatographie

"Ce test de diagnostic rapide est basé sur le principe de l'immunochromatographie (une technique sur bandelettes comparable à un test de grossesse) et permet de détecter directement les antigènes du virus dans les prélèvements respiratoires chez environ 60% des malades", annonce le laboratoire LHUB-ULB.

"Ce test montre une très bonne spécificité, nous dit le Pr Delphine Martiny, microbiologiste et responsable de la cellule coordination Covid-19 au sein du LHUB-ULB, qui a travaillé avec ses collaborateurs internes et externes (Université de Liège et KUL) à la validation de ce test. Si le résultat du test est positif, cela signifie que le virus est présent dans l’échantillon respiratoire du patient. Par contre, si le résultat du test est négatif, des tests complémentaires sont nécessaires. Formulé autrement, on peut dire que 60 % des patients qui sont infectés par le virus auront un résultat positif."

A qui s'adresse ce test? "Dans notre stratégie diagnostique, il s’adressera à l’ensemble des patients suspects d’infection à COVID-19 se présentant aux services des urgences", nous répond la microbiologiste.

Quelle est sa place parmi les autres tests?

A savoir quelle est sa place parmi les autres dépistage et quel est son intérêt? "Il s'agit d'un test qui devrait être utilisé en première intention sur les échantillons naso-pharyngés reçus au laboratoire pour diagnostic de COVID-19, nous dit le Pr Martiny. Réaliser ce test rapide en première intention nous permettrait en effet d’éviter des tests de biologie moléculaire inutiles pour tous les échantillons se révélant positifs. Outre leur long délai de réponse, ces tests de biologie moléculaire ont le désavantage de nécessiter du personnel spécialisé et des instruments plus sophistiqués.

Le test rapide fournissant un résultat endéans 15 minutes, il permettra, pour 60 % des patients infectés et nécessitant une hospitalisation, de prendre directement la décision, par exemple, de les diriger dans les unités dédiées à la prise en charge des patients atteints de Covid19, ce qui est un gros avantage en termes de prise en charge de ces patients ".

Suite à l’évaluation clinique réalisée chez plusieurs centaines de patients suivis dans ces hôpitaux ou au CHU de Liège, ce test a été certifié par les autorités sanitaires belges. Des milliers de tests de ce type sont actuellement en production.

Le laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB) assure les activités de médecine de laboratoire des Cliniques Universitaires de Bruxelles hôpital Erasme et des hôpitaux du réseau Iris (Institut Jules Bordet, CHU Brugmann, Hôpital des Enfants Reine Fabiola, Hôpitaux Iris Sud, CHU Saint-Pierre), qui devraient mettre en pratique ce test tout prochainement.

source: https://www.lalibre.be/planete/sante/un-tout-nouveau-test-de-depistage-du-coronavirus-en-15-minutes-voit-le-jour-en-belgique-5e7b443b7b50a6162bba611a

2 commentaires

  1. Posté par miranda le

    Merci à vous pour cet article.
    BRAVO AUX BELGES . Si ce test est largement utilisé, il empêchera le confinement infini et permettra de pratiquer plus vite les soins avant que la maladie s’aggrave. Nous sommes tous impatients.

    LA CHINE a proposé un test similaire à certains pays d’Afrique, notamment MADAGASCAR qui commence à tester ses citoyens.C’est ce que dit la presse malgache. Ca reste à confirmer ou vérifier.

    Est-ce que la CHINE essaie de « réparer les dégâts » tout en essayant de prouver au monde SA CAPACITE DE REAGIR ET D’AIDER, alors que l’Amérique et l’Europe ont été dépassées par le problème.

    Il est vrai qu’il lui faut savoir garder les futurs amis pour cette route commerciale chinoise de conquête du monde qu’est LA ROUTE DE LA SOIE imaginée par l’omnipotent XI JIN PING.

    Et à cause de cette EUROPE DE CARRIERISTES BOURGEOIS NULS, l’ITALIE a mis les pieds dans ce projet chinois. Et il est donc important pour la Chine de soigner ce nouveau partenaire.

    CELA NE REGLERA PAS LE PROBLEME DE L’EXISTENCE DE CES DANGEREUX LABORATOIRES P4 ET DE LEUR SURVEILLANCE.

    Nous devons tous à l’avenir militer pour qu’une AGENCE DE SURVEILLANCE DE CES LABORATOIRES soit créee. Notre avenir en dépend.

  2. Posté par Hexgradior le

    Je me permets une petite remarque au sujet de cet article et quelqu’un aura la gentillesse de bien vouloir éclairer ma lanterne si mon raisonnement est faux. Si je comprends bien le protocole de ce test est de déterminer si vous êtes positif ou non et donc si vous ne l’êtes pas, des examens complémentaires sont nécessaires. En d’autres mots, la positivité est vraie, mais la négativité est fausse. Drôle de postulat. Et quid des cas dits de fausse-positivité? Et quid de la nature des examens complémentaires et surtout leur coût?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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