Le retour brutal du réel et un effondrement prévisible

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

Le retour brutal du réel et un effondrement prévisible

C’était annoncé et personne ne voulait vraiment y croire. La grande réinitialisation de l’Economie globale ( Big Reset), la limitation de la croissance « infinie » pour des raisons écologiques, démographiques, l’éclatement de la domination mondiale des USA en un monde multipolaire, l’insoutenabilité de la dette, tous les signes étaient visibles. Personne ne voulait agir, freiner, s’adapter, relocaliser l’économie, renforcer la souveraineté citoyenne et nationale. On discutaillait sur les taxes de billet d’avion, on laissait pérorer les experts scientifiques sur le réchauffement et on diabolisait les critiques des solutions « globalistes/mondialistes ».Rien n’était possible en dehors du renoncement volontaire et des nouvelles start-ups de l’Economie verte (green business).

Brutalement tout se freine, tout s’arrête. Grâce à un nouvel ennemi invisible (comme le terrorisme autrefois), un redoutable virus responsable d’une pandémie, dont la propagation est rapide et globale, facilitée par les échanges et la libre circulation des marchandises, des personnes.

La classe politique dominante qui avait tout fait pour éviter la limitation et le freinage de ce processus (libre circulation, libre-échange, abolition des frontières, minage de la démocratie de proximité « discriminatoire », immigrationnisme culpabilisateur) doit avaler son chapeau, sans vergogne. Tout d’un coup on contrôle les frontières, on se rend compte de la fragilité de l’économie à cause des délocalisations, du recours massif à la main-d’œuvre frontalière, à la pénurie de biens de première nécessité sanitaire ou économique. Le « vivre ensemble » impératif de la pensée unique bobo/libérale/gauche moraliste est tout d’un coup annulé et remplacé par le « restez chez vous pour sauver des vies, surtout celles des plus vulnérables âgés ». Un revirement à 180% avec toutes les incohérences politiques et doubles contraintes d’un modèle qui s’effondre. Restez chez vous ( sauf les migrants !) mais il faut que certains puissent sortir pour soigner les victimes, faire marcher l’économie indispensable, protégez-vous mais cela ne sert à rien, il ne faut pas contrôler les frontières  car l’économie pourrait aussi s’effondrer, les masques ne sont pas utiles ( ils auraient été exportés d’ailleurs et manqueraient). Les mesures collectives et préventives que l’Etat aurait pu anticiper sont directement et autoritairement imposées  (autoconfinement, décisions administratives arbitraires : distance sociale, nombre de personnes pouvant se rassembler sans risque, isolement social, spirituel) laissant chacun seul, culpabilisé comme vecteur potentiel du problème, à la merci de la propagande mouvante de l’Etat et les informations alternatives des réseaux sociaux. Plus grave, l’économie réelle de proximité, (les petits commerçants, indépendants, marchés) est bloquée et la dépendance aux grandes surfaces et aux entreprises qui utilisent commandes et ventes sur Internet se développe massivement.

Il est évident que le changement, dans une sorte d’urgence qui deviendra chronique, un état d’exception avec suspension des libertés politiques et individuelles est irréversible et qu’il faudra s’y adapter et surtout anticiper les dérives autoritaires et les moyens de contrôle social massifs amplifiés par la 5G. Il faudra plus d’autonomie, d’autarcie, de relocalisation des entreprises, de réindustrialisation, de freinage des migrations et du phénomène transfrontalier. Il faut s’y préparer et ne pas permettre à ceux qui en sont responsables, les globalistes de gauche et de droite, l’économie financiarisée d’imposer leur agenda autoritaire et leur gouvernance de plus en plus directive, unique et centralisée.

Les citoyens devront s’organiser, pour le moment encore à travers l’Etat national souverain, avoir leur mot à dire, bénéficier directement de l’hélicoptère financier de la BNS qui se prépare à être mis à contribution et ne pas permettre le captage des ressources qui devront obligatoirement être injectées. Pas de nouvel endettement supplémentaire, pas d’arrosage des multinationales. Et réactiver en priorité les réseaux de soutien locaux, familiaux, l’économie de proximité. Ne nous laissons pas culpabiliser ni accuser d’être responsables de la difficulté du freinage d’un virus. Ne nous laissons pas isoler. Préparons activement l’après effondrement, décidons de l’avenir librement et souverainement

Dominique Baettig  ancien conseiller national, militant souverainiste

 

6 commentaires

  1. Posté par Fumagalli Marco le

    En vérité la solution est très simple.
    À mon avis, le fonctionnement de ce système “globalisé, mondialisé, élitiste, etc. “ se base En grande partie sur un élément majeur : la consommation inconsciente de 85 % de la population des pays développés et riches.
    Nous, les citoyens, nous devons comprendre cela et arrêter de nous plaindre et de critiquer ce système, et par la suite courir à acheter le dernier IPhone parce que je ne peux pas vivre sans. C’est un comportement schizophrène !
    En vérité nous avons besoin de contrer ce système, et ce n’est pas simple.
    De ma part, ça fait des années que je n’achète presque rien dans les grandes surfaces.
    Et je continue à le faire pendant cette période de crise. Tout est un choix de l’individu.
    C’est très simple. Si la population entière pouvait comprendre que manger de la viande issue d’un élevage intensif n’est pas compatible avec la survie de la planète, et que cette même population avait un peu de conscience, ce serait la fin de la consommation de viande comme ça se fait aujourd’hui !
    Et ceci aurait un impact énorme sur l’équilibre planétaire.
    Si la planète entière décidait d’arrêté de boire du Coca Cola, parce qu’il y’a trop de sucre, après quelques mois il devrait y avoir un changement.
    Pourquoi les gens n’arrêtent pas de soutenir ce système défaillant ?
    Si nous nous refusons tous d’acheter un téléphone 5G, il n’y aura pas de 5G. C’est simple.
    Nous pouvons le faire.
    La communication mondiale et globale est possible. Le Coronavirus l’a montré.
    A une condition : arrêter de croire à tout ce que les personnes intéressées à maintenir ce système en place nous racontent. Tout simplement arrêter d’y croire et s’opposer à presque tout. Parce presque rien va dans le bon sens.
    Nous avons le pouvoir de changer ce système. Il faut y croire.

  2. Posté par Gérard Guichard le

    Et pendant ce temps-là, la Chine fait mine de déjà en avoir fini et de reprendre la machine à faire des sous. Un vrai scandale. Les Chinois plus forts que Dieu, ou les Chinois à l’origine sciente de ce désordre???

  3. Posté par Bussy le

    La dépendance aux grandes surfaces et aux entreprises qui utilisent commandes et ventes sur Internet, donc mondialisées, se développe massivement grâce à la pandémie mais le plus grave c’est que les Etats vont augmenter dramatiquement leur endettement déjà inquiétant, augmentant d’autant leur dépendance aux banques. Et celles-ci vont bien sûr veiller à ce que tout redevienne comme avant, nos fonds de pensions seront preneurs, en fait que tout reprenne le chemin de la mondialisation synonyme de croissance infinie.
    Faudra malheureusement attendre le virus suivant, ou celui d’après, un jour ou l’autre fatalement beaucoup plus meurtrier, pour amorcer ce virage vers une croissance qualitative et respectueuse, et surtout une baisse de la population mondiale, cela étant le problème principal à régler car comme chez les animaux, quand il y a surpopulation, il y a épidémies et dégénérescence.

  4. Posté par Christian Hofer le

    « Ne nous laissons pas culpabiliser ni accuser d’être responsables de la difficulté du freinage d’un virus. »

    C’est la gauche qui a fait entrer en Europe des individus réfractaires à tout ordre, à toute discipline, et qui causeront encore moult problèmes. Spécifiquement lorsqu’il est question de se soigner et d’éradiquer ce virus. Il ne convient pas simplement de ne *pas se faire culpabiliser* mais bien d’attaquer la gauche, d’exiger des comptes, de ne pas la laisser s’en tirer comme elle peut le faire à chaque fois (islamisme en Europe, viols et agressions des migrants, utilisation de nos aides sociales et bourses déliées pour les requérant d’asile etc.).

    https://lesobservateurs.ch/2020/03/22/banlieues-francaises-rien-na-change-avec-le-coronavirus-il-y-a-toujours-le-marche-cest-les-vacances/

    L’attaque et la vérité sont la meilleure stratégie : il faut demander des comptes à la gauche qui a imposé chez nous des individus représentant un problème pour l’ordre et notre sécurité sanitaire.

  5. Posté par Socrate@LasVegas le

    Merci M. Baettig!
    Notre heure arrive…mais la vigilance de chacun comptera pour ne pas laisser les cyniques élites mondialistes se recycler!

  6. Posté par antoine le

    Attention à la dérive dictatoriale !
     » … un état d’exception avec suspension des libertés politiques et individuelles est irréversible » !!
    Notre démocratie ne fonctionne que si les citoyens sont libres !
    Drapeau du canton de Vaud : Liberté et Patrie !

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