Les tattoos, c’est pour les moutons

Cenator : Le côté moutonnier d’une génération se lit dans les signes ostentatoires à la mode du moment. Avoir une coiffure à la mode, des vêtements à la mode sont des nécessités quasiment incontournables pour ne pas être en décalage avec son époque. Jadis ces codes étaient très stricts, et l’apparence définissait la position sociale de la personne.

De même que la chambre à coucher des couples âgés de milieux populaires s’ornait de tableaux similaires accrochés au-dessus du lit conjugal, de même le tatouage est actuellement un de ces marqueurs « culturels » jugés indispensables par ceux qui cherchent à épouser l’esprit de l’époque. Ainsi, les corps des gens à la page doivent être embellis de tatouages, censés exprimer « l’originalité personnalisée » du propriétaire.
L’époque veut que chacun de nous soit libre de disposer de son corps, de changer de genre, de se faire avorter, de se couvrir d’encre de la tête aux pieds si cela lui chante. Avec cette mode, le marquage dans la chair est permanent, source de répercussions sur la santé, contrairement aux diverses coupes de cheveux ayant marqué les générations précédentes.

Ce n’est pas par hasard que les intellectuels de gauche saluent le fait que la pratique des tatouages se soit démocratisée : « Je trouve merveilleux que chacun puisse avoir le look qu’il veut et puisse s’exprimer librement, que ce soit à travers le tattoo ou autrement, sans être victime de discrimination. »
«Ce phénomène se répand depuis les années 90, il touche désormais toutes les classes d’âge, confirme David Le Breton, socioanthropologue et chercheur au laboratoire Cultures et sociétés en Europe.»
(Sources 1 et 2.)

De plus, le fait que ce soit une mode mondialisée s’insère parfaitement dans l’esprit de l’époque . Il est difficile de croiser dans les villes occidentalisées des personnes qui ne soient pas tatouées et qui ne voient pas dans ces « ornements » une marque évidente d’originalité.

En réalité le tattoo, c’est le kitch absolu érigé en art, en culture, en philosophie de vie, une quintessence de mauvais goût de personnes moutonnières au possible. Les dessins vieillissent mal, sans exception et en plus, il faut être inconséquent pour penser qu’il puisse être sain d’injecter de l’encre, souvent venant de Chine, sous la peau. On pressent qu’il y a un risque de toxicité élevé… et c’est confirmé par des nouvelles récentes :

[...] Les conclusions, rendues publiques en juillet dernier [2016], montrent que les encres – pour la plupart importées des États-Unis – contiennent des produits dangereux: 43% des échantillons testés renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques, 14% des amines aromatiques primaires, 9% des métaux lourds et 11% sont contaminés par des micro-organismes. [...]
En 2015, l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a contrôlé 229 produits utilisés dans les salons, dont 206 couleurs de tatouage et 23 couleurs de maquillage permanent. Les résultats se sont révélés effrayants: 56% des échantillons testés étaient non conformes, car contenant des produits nocifs et interdits.
[...] «A court terme, l’injection peut engendrer des inflammations cutanées assez fortes et/ou des allergies, répond Patrick Edder. Et à plus long terme, il y a aussi un risque plus élevé de développer des tumeurs, puisque certaines de ces encres incriminées contiennent des substances identifiées comme cancérigènes.
(Source 2.)

Par ailleurs, il est spécialement comique de voir les corps de bobos, adeptes du bio, de la nature, du pur, opposants à notre société mercantile, être couverts de tatouages.

Ces comportements moutonniers et autodestructeurs font vivre toute une « industrie » du body-art, à commencer par les usines d’encre…
Des sociologues spécialisés dans ce phénomène nous expliquent avec des théories et un langage recherché que les tatouages épidermiques demeurent une marque d’engagement. Ensuite, des anthropologues du tatouage contemporain enrichissent le monde académique de leur profond savoir (Elise Müller, auteure du livre Une anthropologie du tatouage contemporain). Des galeries de tattoos, des salons internationaux, des concours de tatouage... et une pléthore de dermographeurs, qui seraient également considérés comme une catégorie d’artistes à part. Contrairement aux graffitis, un « art » de la même catégorie, le tattoo, ça paie bien.

Source 1 : https://www.24heures.ch/culture/tatouage-mode-veritable-culture/story/16819034

Source 2 : https://www.tdg.ch/vivre/mode/tattoos-partout/story/11255975

Source 3 : https://www.ledevoir.com/societe/consommation/497074/les-tatouages-des-marqueurs-d-identite-vite-depasses

Une décision de Bruxelles pourrait signer la mort de plusieurs studios de tatouage en Suisse. En cause, le pigment Blue 15 qui sert de base à de nombreuses encres colorées. Selon l’Agence européenne des produits chimiques, cette substance serait, entre autres, cancérigène. [...]
Source 4 (5.02.2020) :
https://www.pressreader.com/switzerland/20-minutes-lausanne/20200205/281612422391745

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Paul Joseph Watson: Tattoos Are For Stupid People

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Ci-dessous, une vidéo d’une jeune fille, très représentative de cette génération de milléniales, qui se livre, se déverse, et offre son corps et ses réflexions profondes sur ses tatouages urbi et orbi.

TATTOO TOUR : Appropriation culturelle ? Regrets ? Nouveaux tatouages ?

8 commentaires

  1. Posté par Amèle le

    La pauvre fille ! Mon Dieu, comment peut-on tomber si bas ?
    Et elle de croire qu’elle est parce qu’elle est tatouée !
    * je demande à voir dans vingt ans, juste pour rire et rire sans retenue…
    * ne pas respecter son corps et en faire un flip book c’est vraiment le pire du pire.

  2. Posté par Shisan-to le

    Et les touristes tatoués qui ne sont pas acceptés dans les bains au Japon de se dire « discriminés » !
    Vous ne l’êtes pas, vous êtes seulement irrévérencieux et stupides…

  3. Posté par miranda le

    LE VIDE CULTUREL essaie de faire le plein ailleurs. En s’appropriant d’ailleurs du patrimoine culturel chez les autres. Comme le tatouage.

    Cela démontre à quel point nos sociétés ont été dépouillées de leurs repères, de leurs coutumes de leurs traditions et qu’elles deviennent « boulimiques de tout et notamment ce qui se fait ailleurs ».
    La télé n’est pas vraiment arrivée à combler ce vide et heureusement car cela nous laisse une chance de nous « réinventer ».
    LA « grande culture », celle des musées et autres productions culturelles on, le sait, elles instruisent, elles émerveillent, mais elles ne combleront jamais ce manque là.

    Si on devait énumérer ce qui nous reste et qui crée aussi du lien ce serait quoi? Trois ou quatre fêtes majeures et c’est tout.. Et en quoi nous unissent ces fêtes majeures que chacun pratique « dans son coin, sa petite cellule familiale  » et pas vraiment dans l’union au sens large.

    L’enseignement du christianisme nous a construit, mais ce qui faisait la créativité populaire a été presque bannie. .

    Il reste un peu de cette créativité populaire chez les bretons, chez les basques, chez les cht’is et quelques autres communautés du Sud de la France.

    C’est d’ailleurs à partir de ce vide culturel POPULAIRE et aussi cultuel que travaillent nos chers mondialistes, faisant de nous « le fourre tout du monde entier censé nous faire disparaître ». Si nous étions attachés à une culture qui nous relie les autres aux autres « la pénétration » ne serait pas si aisée. Allez donc voir, si le travail des mondialistes est « facile » avec une culture comme le Japon.

    Ca fait penser au titre du livre « les particules élémentaires  » de notre brave Houellebecq. Normalement elles sont faites pour former une ENTITE?
    Quelle ENTITE sommes nous devenus ?.

  4. Posté par Caughnawaga le

    Je trouve les tatouages vulgaires, avant c’était les marins, les débardeurs et les camionneurs. Pour les marins je peux comprendre si il se noie on peut l’identifier, probablement pour les autres aussi. J’ai assez de cicatrices pas besoin de tatous.

  5. Posté par Clément Durosier le

    Le tatouage fait partie de la panoplie de la mode contemporaine, tout comme les vêtements troués ou les baskets « de luxe ». C’est un des outils du mondialisme pour imposer aux masses un avilissement de l’apparence, renforçant ainsi leur avilissement spirituel, en le rendant visible sur le plan physique. Dans le renversement des valeurs qui caractérise le règne quantitatif de Satan, la mode contemporaine est devenue une anti-mode, tout comme l’art contemporain est devenu un anti-art et la musique contemporaine est devenue une anti-musique. Tout est fait pour détruire ce qu’il y avait de beau, de vrai et de bien dans notre ancien monde chrétien. Plus on abaisse l’humanité et, sans doute, plus la venue de leur « Messie » est proche, car on semble toucher ici au concept de « rédemption par le péché ».

  6. Posté par Marc le

    Petite correction, désolé.
    vous vous exposez et non pas vous vous exposer.
    Merci

    Les TATOUAGES (car une orthographe française existe) ne sont que le reflet de la déliquescence morale de nos sociétés occidentales, laquelle a été programmée depuis bien longtemps et n’a été possible que par le long travail de dé-christianisation qui a commencé bien avant la Révolution française. Et même si je ne suis pas chrétien, je vois dans les tatouages bien plus qu’une simple affinité pour un esthétisme décadent : il s’agit véritablement de l’expression d’une forme de néo-paganisme, voire d’une pratique ésotérique car ces peaux sigillées (du latin sigillum, sceau) deviennent ainsi les vecteurs de forces occultes (du latin occultus, participe passé de occulere, cacher) . Jeunes gens, jeunes femmes : si seulement vous saviez ce à quoi vous vous exposez en vous tatouant, vous seriez très certainement moins enclins à adopter ce comportement moutonnier.

  7. Posté par Marc le

    Les TATOUAGES (car une orthographe française existe) ne sont que le reflet de la déliquescence morale de nos sociétés occidentales, laquelle a été programmée depuis bien longtemps et n’a été possible que par le long travail de dé-christianisation qui a commencé bien avant la Révolution française. Et même si je ne suis pas chrétien, je vois dans les tatouages bien plus qu’une simple affinité pour un esthétisme décadent : il s’agit véritablement de l’expression d’une forme de néo-paganisme, voire d’une pratique ésotérique car ces peaux sigillées (du latin sigillum, sceau) deviennent ainsi les vecteurs de forces occultes (du latin occultus, participe passé de occulere, cacher) . Jeunes gens, jeunes femmes : si seulement vous saviez ce à quoi vous vous exposer en vous tatouant, vous seriez très certainement moins enclins à adopter ce comportement moutonnier.

  8. Posté par Sergio le

    Ce que j’en pense ? A des tags sur le Parthénon.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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