A Genève, Erdogan cible le manque d’aide européenne pour les réfugiés

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan, très attendu à Genève, a ciblé le manque d'aide européenne au début du premier Forum mondial des réfugiés. En écho, les appels aux pays riches à en faire davantage ont été nombreux mardi.

Arrivé avec 45 minutes de retard, le président turc, dont le pays accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde, a rejoint les cinq autres Etats qui ont porté ce premier sommet, prévu un an après le Pacte mondial des réfugiés. "Personne ne semble désireux de nous aider", a affirmé Recep Tayyip Erdogan qui a ciblé ceux qui se préoccupent davantage du "pétrole" dans le nord de la Syrie.

Comme attendu, la charge la plus claire est pour les Européens, après ses menaces ces derniers mois de revenir sur l'accord migratoire avec eux et de laisser passer les réfugiés vers ce continent. "Nous n'avons reçu que deux milliards d'euros" de leur part pour aider les réfugiés syriens, deux tiers ce que l'Union européenne avait promis, a insisté le président turc. Selon lui, son pays rassemble 5 millions de réfugiés, dont plus de 3,5 millions de ce pays.

Recep Tayyip Erdogan cible l'attitude face aux "zones de sécurité" établies dans le nord de la Syrie après l'offensive turque contre les milices kurdes. "Les pays plus prospères semblent louer notre projet, nous font des sourires mais lorsque nous demandons de l'aide, nous ne la recevons pas". En revanche, le président turc a promis que tout rapatriement en Syrie de réfugiés devait être volontaire.

"Faire bien davantage"

Avant ce discours très attendu à Genève, le conseiller fédéral Ignazio Cassis et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres ont indiqué vouloir des "actes" pour les réfugiés et des pays d'accueil.

Le Pacte mondial sur les réfugiés, avalisé il y a un an à New York, "doit nous permettre de mieux répondre" aux besoins des réfugiés comme des populations d'accueil, a affirmé Ignazio Cassis en ouvrant la réunion. Le niveau de déplacements forcés dans le monde a atteint des records avec 71 millions de personnes affectées.

"La communauté internationale doit faire bien davantage", a renchéri Antonio Guterres. Notamment pour soutenir les pays en développement. Quelque 80% des réfugiés sont accueillis hors des Etats riches. Ceux-ci doivent apporter davantage de soutien, a estimé quant à lui devant quelques journalistes le chef de la diplomatie allemande.

>> Interview d’Anja Klug, représentante du HCR en Suisse, dans Forum:

2 commentaires

  1. Posté par miranda le

    Bien sûr, le nombre de réfugiés sur son territoire est imposant. Mais comment se fait-il que les USA, ces déclencheurs de guerres, laissent la Turquie et l’Europe devenir le RECEPTACLE de leurs guerres. Quand est-ce que les USA prendront leur part? Les quelques milliards, demandés par ERDOGAN (vérifier leur nécessité) doivent sortir des caisses des USA, maintenant. Et les USA doivent accueillir les réfugiés de leurs guerres.
    .
    Alors, qu’est-ce que cela donnera dans le futur quand ils réaliseront leur souhait de guerre avec l’Iran? Ce sera la mort des peuples européens. Ce ne seront plus des vagues migratoires comme aujourd’hui, mais des déferlantes. Nous avons intérêt à nous préparer au NO WAY et FORMER des millions et des millions de volontaires pour défendre nos frontières.

    Mais les universalistes américains seraient tellement satisfaits d’innonder l’EUROPE afin que se produise le grand métissage universel. Faire sombrer l’EUROPE, c’est dans leur pratique de toujours. Nos ancêtres de tous pays européens, dans leur au-delà, en savent quelque chose.

  2. Posté par Bussy le

    Pour les musulmans, il n’y a qu’un pays, c’est l’Oumma, donc ces musulmans syriens en Turquie ne sont pas des réfugiés étant chez eux !
    Au fait, pourquoi ne retournent-ils pas en Syrie, dont bien des parties ont toujours été à l’abri des combats d’ailleurs ? La Turquie les retient-elle comme moyen de faire chanter ces cons d’Européens ?

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