France : Comment l’immigration et les sans-papiers ont brisé le liant communautaire d’Emmaüs

Ecoutez ce témoignage d'un compagnon de la communauté Emmaüs de Bourgoin-Jallieu et d'Alain le président : il est question de paresse, d'individualisme et de difficultés avec les "sans papiers" qui quittent le groupe dès qu'ils ont obtenu un titre de séjour.

 

Via Fdesouche

3 commentaires

  1. Posté par Valentin le

    On voit leurs vrais visage…

  2. Posté par Léo C le

    C’est la gangrène de notre société qui est en marche…

  3. Posté par miranda le

    Les camps d’Emmaüs ne commettent-ils pas l’erreur d’accueillir l’ autre « sans discernement » ?IL est vrai que ce discernement n’est pas vraiment enseigné dans les évangiles. On peut le découvrir dans l’ancien testament, souvent répété. Les évangiles, c’ est plutôt « l’amour inconditionnel pour tous ». Cela est « possible » en temps de paix, mais hélas pas en période de dangers multiples comme aujourd’hui. Mais il est vrai que l’église a opéré une « certaine distance  » avec l’ancien testament.

    Donc, comme le dit Mr ZEMMOUR, » les français ont été pétris par les évangiles » et on peut ajouter : ils ont bien du mal à les mettre provisoirement « de côté ».

    Et dans les camps d’Emmaüs l’autre sera toujours accueilli « inconditionnellement ».
    ET puis combien de fois n’a-t-on pas entendu de la part de l’Abbé Pierre : » nous devons faire du UN ». L’universalisme sans préparation, sans socle porteur de valeurs communes, n’est que fiasco. Il y a l’universalisme fantasmé, tant en religion qu’en politique et il y a la réaction des humains face à cet universalisme qui risque d’ effacer, leur nature, leurs attachements, leurs cultures.

    Emmaüs est une organisation humanitaire comme beaucoup d’autres, l’élan de charité l’emporte sur la perception de la réalité. Malgré ce qu’ils ont constaté de la part des nouveaux migrants, on entend qu’ils n’oseront pas avoir d’exigences envers eux, ou de leur enseigner qu’être accueillis, c’est avoir aussi des devoirs et de les obliger à respecter ces devoirs. Et de poser des conditions telles que  » C’EST COMME CA ou vous pouvez quitter la communauté ». Ils oublient que derrière un migrant, il n’y a pas toujours un pauvre. Le migrant peut être aussi un opportuniste et avoir un objectif très matérialiste.
    Une amie Africaine me disait : mais, ma chérie, « le pauvre est aussi très matérialiste ». Elle essayait comme elle pouvait de me protéger de cette faiblesse qu’ont pratiquement tous les bons petits soldats de l’humanitaire : l’idéalisation de l’autre PARCE QU’ il est différent et surtout malheureux. Ce n’est bon, ni pour l’un ni pour l’autre.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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