Le mouvement « child free ». Ne faites pas d’enfant! Faites -vous stériliser !

Uli Windisch
Rédacteur en chef

Ndlr. A propos de l’émission de radio de la RTS Haute Fréquence, Questions religieuses, du 10.11.2019 : « De la grève du climat à la grève des bébés ».

Le mouvement « child free ». Ne faites pas d’enfants ! Faites -vous stériliser !

 

Une nouvelle minorité agissante est apparue il y a quelque temps, le mouvement « child free », qui consiste à faire le choix de ne pas avoir d’enfants et que ce choix soit considéré comme normal. Les médias s’en emparent immédiatement.

Nous avons affaire là à un exemple typique de ces minorités qui, sur les sujets les plus divers, défendent des causes qui doivent être nouvelles, et donc progressistes, et qui les défendent de manière déterminée, enthousiaste, voire fanatique, et ils ont toujours cet avantage énorme qu’immédiatement les médias font des émissions, les soutiennent, les diffusent. Ainsi, il y avait à Londres des affiches immenses qui disaient : « Imaginez une ville moins surpeuplée. Faites votre part : faites-vous stériliser ! » Tout ce mouvement se met en marche subitement, et la Radio suisse romande s’est évidemment engouffrée elle aussi dans ce sujet, dans une émission religieuse du dimanche qui reçoit des spécialistes, mais aussi un invité régulier (médecin et éthiste !), de gauche et bien-pensant, et qui, bien qu’étant un ancien curé trouve tout cela formidable. L’émission mélange absolument tout pour arriver finalement à justifier ce choix de ne pas faire d’enfants. C’est un exemple de la manière dont on cherche à culpabiliser les femmes, les gens ; quelque chose de malsain qui est finalement toujours une critique de notre société, de nos valeurs, de nos institutions les plus fondamentales. Cela se fait par des biais divers, ici par le biais de la famille, avec un ton positif, une sorte d’encouragement pour que femmes ne veuillent plus faire d’enfants, mais pas pour n’importe quelle raison.

En effet, on établit très vite le lien avec le « réchauffement climatique », bien qu’on utilise maintenant une expression plus soft,  la « transition écologique », parce que c’est plus global qu’une simple lutte contre un réchauffement linéaire. Le thème général présenté par l’émission – significatif de ces mouvements minoritaires qui vont se développer très largement et justifier des choix qui souvent ont d’autres raisons véritables – est que, pour sauver la planète, des gens ont choisi de ne pas avoir d’enfants. C’est donc bien la conséquence de cette hystérie climatique, on le dit explicitement. On invoque les rapports du GIEC, on affirme que ce sont de grands scientifiques qui en sont les auteurs, que c’est la vérité, la réalité, que c’est absolument établi, vérifié, et que ça va arriver avec certitude, alors qu’on sait qu’il y a les plus grands doutes sur le sujet, sans du tout vouloir nier qu’il y a des changements dans le climat, comme il y en a toujours eus.

Le message qu’on veut faire passer avec la présence d’un médecin et éthicien, qui est donc ici un ancien curé, même si ça ce n’est pas dit explicitement dans l’émission, évidemment, est que même un chrétien peut avoir une image différente de la famille et accepter ce genre de choix.

Dans ce militantisme inconditionnel, unilatéral, il y a une forme d’aveuglement qu’il faut souligner : quelque temps auparavant, on a eu droit à une campagne de propagande pour les « enfants pour tous », c’est-à-dire pour permettre aux homosexuels, et plus largement aux LGBT…, d’avoir des enfants, et que c’est « leur droit. Peu après, on nous dit qu’il faut que les femmes renoncent à en avoir, qu’il est tout à fait normal qu’elles ne veuillent pas avoir d’enfants, et que c’est même une bonne chose pour la planète, en particulier dans les aires civilisationnelles avancées technologiquement.

Les mêmes font du militantisme inconditionnel et massif pour une immigration elle aussi de masse, avec l’acceptation même des clandestins. Mais on n’est pas à une contradiction près. Il faut stériliser ! Et pas seulement les femmes, mais aussi les hommes qui partagent de plus en plus ce point de vue.

Il faut souligner une chose, qu’on ne voit pas immédiatement, un effet implicite et indirect, qui est que cela crée un climat de peur, de culpabilisation, où les gens se posent plein de questions et n’osent à la limite plus vivre normalement. Ces mouvements, comme « avoir ou ne pas avoir d’enfants par choix », prétendent incarner un modèle global de société, et qu’au-delà du choix d’avoir ou non un enfant, il faut être vegan, ne plus prendre sa voiture, etc. Dans une récente émission télévisée, on a interrogé des enfants à propos de la crise climatique et de Greta Thunberg, en espérant qu’ils disent qu’ils la trouvent formidable, et on s’apercevait très vite que les enfants étaient comme tétanisés, culpabilisés, et que déjà ils n’osaient presque plus vivre normalement. Par exemple, on leur a demandé : « Qu’est-ce que vous voulez faire plus tard ? Est-ce que vous voudriez voyager ? » Et un enfant, tout timidement, répond que non, qu’il ne veut pas voyager. Le fait que cette hystérie climatique soit également diffusée dans les écoles est beaucoup plus grave que ce que l’on pense, car on est en train d’intoxiquer, de polluer la vision du monde des enfants – il suffit pour s’en convaincre d’en interroger quelques-uns. L’image du monde qu’on leur donne est une image par définition négative. Bien sûr on dira que ce n’est pas du tout négatif, qu’au contraire, le nouveau monde, l’avenir radieux qui s’annonce grâce à la transition écologique sera quelque chose de formidable.

Subrepticement, l’idée fait son chemin, les gens commencent à se poser des questions : « Combien ça coûte ? Combien ça va coûter un enfant ? », et pas seulement pour eux, les parents, mais de manière globale, c’est-à-dire également en termes de consommation des ressources et de pollution. Certains en concluent que c’est irresponsable, que c’est pratiquement une abomination que de faire des enfants. Et pour ceux qui pourraient penser que l’on exagère, le médecin, l’ancien curé toujours, nous apprend qu’à cause de ce réchauffement climatique les jeunes sont pris aux tripes, et il cite à nouveau le GIEC et trouve émouvant de voir à quel point ces jeunes sont touchés. Il affirme ensuite que ce que disent les enfants, ou ce qu’il n’osent plus dire, est un symptôme de la gravité de la situation actuelle et qu’ils ont un grand mérite d’anticiper le fait d’être parent, ou plutôt de ne pas le devenir en ne faisant pas d’enfants. Qu’est-ce que cela veut dire pour notre société ? On voit que jamais n’est évoqué la vie, l’amour, l’immense bonheur que représente le fait d’avoir un enfant. Ça n’existe plus, ça devient une chose purement matérielle, réductible à son coût. Souvent ce sont des gens qui ne savent pas, sans expérience, qui n’ont pas d’enfants, et qui s’ils en avaient verraient les choses tout autrement. Mais il faut entraîner les autres dans une forme de culpabilisation, voire de désespoir. C’est quelque chose de particulièrement grave. « Dans quel monde l’enfant va-t-il arriver ? se demandent certaines femmes, la situation est tellement grave, avec le climat, avec ce qui nous attend… » On prend toujours les exemples les pires, et bien évidemment, tout est dû à la crise climatique, même les incendies, ce qui finit par faire peur à beaucoup de gens. À force d’asséner ces prétendues vérités, d’insister lourdement sur tous les aspects catastrophiques des événements, c’est une vision extrêmement négative, dépressive de notre réalité qui est dépeinte. On ne se rend pas compte qu’on influence profondément les gens, mais aussi les enfants, c’est ce qui est sans doute le plus grave. D’un côté on oblige l’enfant à avoir des préoccupations écologiques, mais quelle est l’image de l’enfant que l’on véhicule ? Eh bien l’enfant est vu comme un futur pollueur ! Quand on leur dit régulièrement, à l’école et partout : « Tu es un pollueur et un futur pollueur », il y a de quoi les tétaniser, et du coup justifier la stérilisation. Mais du côté de l’ancien  curé, aujourd’hui médecin hygiéniste et éthiste, on nous dira que ces jeunes qui ont des doutes représentent un vecteur de renouveau, qu’ils ont une plus grande conscience, que c'est fantastique de voir qu’ils réalisent tous les dangers qui les attendent et qu’en gros il faut passer à un autre monde, dans lequel il n’y aura plus de familles ! Que si on fait de moins en moins d’enfants, on aura un « écosystème familial », à savoir moins d’enfants, mais qui seront élevés par tout une série de gens dans une sorte de communauté – toujours le mythe de la communauté qui revient, qui était omniprésent dans les années 68-70, avec toutes les dérives que l’on connaît aujourd’hui. On a là finalement une vision désespérée de la vie, et le nouveau modèle de société qu’on nous promet, cet avenir radieux – toujours ! – se transforme, on le sait, très souvent en enfer, mais à ce moment-là c’est trop tard. On nous dit que ce sera un univers non violent, que c’est remarquable que des jeunes puissent dire « stop », refuser l’enfantement, que ça va être un monde beau et qu’il faut donc cesser de stigmatiser ce qu’on devrait appeler l’avant-garde, à savoir les femmes qui ne veulent plus d’enfants, et qu’elles sont au contraire un modèle. On a affaire à une vraie  perversion, à un reversement total. Ces gens se prennent pour un modèle de société nouveau, paradisiaque, alors que cela va entraîner des conséquences vraiment dramatiques ; c’est quand même quelque chose de très grave que de culpabiliser ainsi des jeunes, déjà dès le plus jeune âge.

Alors que faire devant une telle situation ? Eh bien il faut faire parler les couples qui ont des enfants, qui ont une famille, avec un vrai climat familial, rappeler que c’est la vie qui appelle la vie, que c’est quelque chose de magnifique, sans doute la plus belle chose dans l’existence que d'avoir un enfant. Bien sûr il y a aussi des inconvénients, quelques problèmes concrets. Mais il ne faut pas que ces problèmes concrets du quotidien finissent par stériliser tout le monde.

Ce qu’on pourrait proposer, et même obliger les médias à faire, ce sont des émissions sur des familles exemplaires, harmonieuses, montrant le climat positif que cela peut entraîner, et ce que l’amour de la vie – et l’amour tout court – peut engendrer, contrairement à ce monde dépressif. Il faudrait obliger les médias à faire également des émissions sur des familles nombreuses. Il y a eu une fois une émission à ce sujet, et l’on voyait à table une dizaine d’enfants d’une même famille. Ils racontaient comment ils s’entraidaient, pour l’école mais aussi à tous les niveaux, et on pouvait sentir qu’il y avait là une vraie ambiance, stimulante, chaleureuse, bref, la vie et l’amour… Mais voilà que la journaliste demande à la mère de cette famille nombreuse : « N’avez-vous jamais pensé à divorcer, avec tout ce que vous avez à faire ? » Et elle lui répond : « Chère madame, je n’ai même pas le temps d’y penser ! »

Ce courant n’est d’ailleurs pas totalement nouveau. Un collègue professeur d’université m'a un jour avoué qu’il s’était fait stériliser, parce qu’il ne pouvait pas imaginer mettre au monde des enfants dans une société comme la nôtre. Ces personnes parlent devant des amphithéâtres de centaines d’étudiants et forcément, tôt ou tard, voire régulièrement, ils mélangent leurs conceptions personnelles avec les propos de leur discipline. L’essentiel ici est de dénoncer ce climat de terreur, de culpabilisation, de désespoir qu’entraîne ce genre de mouvements minoritaires, qui pourtant – et c’est ceci le plus grave – sont mis en valeur et amplifiés par les médias, et en plus les médias du Service dit public.

Cet article est une transcription libre et adaptée du langage oral de l’Eclairage UW (audio) édité sous le titre: « Eclairage UW – Ne faites plus d’enfant (Child-Free, sans enfant par choix)! Faites-vous stériliser! 15.11.2019. 

Merci à A.L. pour la transcription.

Lien vers l'Eclairage UW du 15.11.2019  ici

Uli Windisch, 1.12.2019

6 commentaires

  1. Posté par kasai le

    Posez-vous la question : « A qui profite le Grand Remplacement » ? Petite remarque supplémentaire, les pays de l’est européen arrivent à résister, pourquoi pas nous ?

  2. Posté par miranda le

    Cette propagande anti-enfants est dangereuse, dans la mesure où les conditions de vie devenant plus difficiles en occident, des personnes se trouvant dans un moment critique de leur vie et lassées de se battre risquent d’ en arriver à se faire stériliser.

    Je constate autour de moi, que les personnes qui ont le plus d’enfants sont celles secondées par la communauté familiale donc dans les milieux immigrés ». Mais cela se fait sur le sacrifice d’une grand mère, d’une cousine ou d’une soeur, venue du pays spécialement pour cela. En général, la famille la prend en charge si elle reste en Europe ou si elle repart au pays.

    Nous devons créer des réseaux de SOLIDARITE autour des couples. Car c’est très récent dans l’histoire de l’humanité, qu’un couple assume SEUL des enfants et cela seulement depuis l’ère industrielle. Sinon ADIEU à l’humanité occidentale.

    Nous pouvons disserter pendant des années sur cette situation, mais si nous ne faisons rien pour les couples avec enfants (crêches solidaires, gardes solidaires après l’école, sorties solidaires quand les parents sont en difficulté)

    Nos sociétés sont tout à fait capables d’analyser les situations mais passer à l’action, surtout quand il s’agit de solidarité avec l’autre, est beaucoup plus difficile. L’individualisme nous aura conquis par ces attraits mais risque bien de faire de nous des « vaincus ».

  3. Posté par OneShot le

    Attention : l’injonction de se stériliser ne s’adresse qu’aux blancs ! Les blancs qui font déjà très peu d’enfants. Elle ne s’adresse pas aux africains qui font plein d’enfants.
    Ce qui démontre bien que le prétexte du changement climatique est totalement bidon. En fait, pour ceux qui n’ont pas encore compris, le Grand Remplacement passe par le génocide de la race blanche.

  4. Posté par Bussy le

    D’abord, je relève de très belles paroles… « Eh bien il faut faire parler les couples qui ont des enfants, qui ont une famille, avec un vrai climat familial, rappeler que c’est la vie qui appelle la vie, que c’est quelque chose de magnifique, sans doute la plus belle chose dans l’existence que d’avoir un enfant. Bien sûr il y a aussi des inconvénients, quelques problèmes concrets » : c’est beau, non ? Celui qui ne trouve pas ça beau devrait joindre l’action à la parole et se suicider, ça fera de la place et moins de CO2. Les élites européennes complètement dégénérées ne peuvent pas comprendre à quel point ce texte est beau !
    Ensuite, la deuxième chose que je voudrais relever c’est que les élites qui prônent la stérilisation sont à coup sûr les mêmes qui prônent l’immigration massive en Europe : nous, les Européens de souche on va se stériliser, et vous, qui faîtes des enfants comme des lapins vous êtes les bienvenus ! Comment peut-on être aussi cons ? Y-a-t-il eu des périodes sur cette terre où des humains étaient aussi cons ?
    En fait, à condition qu’ils ne fassent pas partie du club des élites bien-pensantes pourries, ce sont des psychiatres qu’il nous faut en Europe, et en grande quantité, mais des bons, le problème est très lourd.
    En conclusion, bien sûr que le problème numéro un est la surpopulation, mais ce problème concerne avant tout les pays à la démographie démentielle, où ça déborde sur les autres pays, pas l’Europe dont la population baisserait, s’il n’y avait pas une immigration massive de boulets, boulets composés de pondeuses et le mâles dominants reproducteurs qui vont à l’encontre des ces élites suicidaires.

  5. Posté par Nicolas le

    Ces nouveaux illuminés doivent impérativement être expatriés en Afrique et dans les pays musulmans. Dans le meilleur des cas ils arriveront à les convaincre, dans le pire des cas on ne les reverra jamais. On sera gagnant dans tous les cas de figure.

  6. Posté par Gruérien le

    Je propose que pour toutes les personnes ayant fait le choix de ne pas avoir d’enfants, leurs cotisations AVS soient augmentées et leurs rentes baissées.

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