RTS : Ecocalypse Now!

Vacarme, 11.10.2019,  EFFONDREMENT 5/5 - Vivre et laisser vivre

Résumé RTS : Pour vaincre d’immémoriaux ennemis naturels, par soif de puissance, par anthropocentrisme, nous détruisons le monde fragile qui nous accueille. Quelle est cette sagesse qui nous manque pour que la présence de l’espèce humaine sur Terre soit si intolérable autour d’elle? Judith Nuvita, représentante du peuple indigène Kogi en Colombie, arrive à Genève pour partager son rapport au vivant. À Plan-les-Ouates, l’éco-crèche en forêt est un laboratoire écologique pour tout-petits.

Reportages de Jonas Paul, réalisation Matthieu Ramsauer

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Cenator : Nous avons résumé la première émission de la série, et constaté que la deuxième était pire que la première (ici).

Citons le commentaire que Fanfouet a posté sur notre site le 9 octobre : « Et on n’a pas encore touché le fond ! J’ai 3/4 de siècles au compteur, une formation d’ingénieur, je pensais avoir tout entendu, tout lu, mais là les bras m’en tombent… »

Voici maintenant le résumé de la cinquième émission, l’apothéose de la connerie et de la capacité de nuisance des porte-parole de ces idéologies bolchévo-vertes. A la fin de l’émission, nous constatons avec horreur comment la destruction des enfants en bas âge se déroule dans un jardin d’enfants « Eco-crèche » mis en place près de Genève.

La RTS interroge ses auditeurs sur ce qui fait que l’être humain détruit son propre environnement au mépris de sa survie. La fin du monde, est-ce pour demain ? Faut-il changer radicalement notre mode de vie, nos paradigmes ?

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1re partie (1:46) : Jean-Marc Jankovici, ingénieur français, chef d’entreprise et consultant, vulgarisateur scientifique sur les questions d’environnement, et président du laboratoire d’idées The Shift Project (un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone). Il parle de la transition énergétique.

Résumé du reportage

Cela fait un million d’années que l’humain est en transition énergétique. Il a passé par l’énergie du corps humain, au feu du bois, charbon, pétrole, gaz, nucléaire, puis vers les renouvelables, et tant que cela ne pose pas de problème au regard des limites de la planète, c’est très agréable.

On est en mesure de faire des tas de trucs qu’on ne savait pas faire avant (déplacer des objets lourds avec une grue, nous transformons les matières grâce à la chimie, ...), ce qui ne pose pas de problèmes dans un monde infini, mais sur une planète qui fait désespérément et invariablement 13'000 km de diamètre, cela ne peut plus durer. La question qui se pose aujourd’hui, c’est si on préfère la fête et la gueule de bois ou la mise au régime.

La fête et la gueule de bois, c’est, tant qu’on peut, être superman, superwoman, on en profite, toute personne en Suisse l’est, puis on aura l’addition : le changement climatique, réchauffement, sécheresses, les glaciers qui fondent, des maladies, on aura des migrations, puis on aura l’effondrement économique un jour ou l’autre. Par ailleurs, on aura un autre problème : les combustibles fossiles manqueront, même si on se fiche du climat, et ce moment a probablement déjà démarré en Europe.

L’autre option, c’est d’essayer de durer, ce qui ne peut pas se faire avec le niveau actuel de pression de l’humanité sur l’environnement, parce que cela ne tient plus dans la boîte, et il y aura une mise au régime à organiser.

Journaliste : Quelles sont vos recommandations ?

Jean-Marc Jankovici : c’est un débat éthique et non un débat technique car l’enjeu est éthique. Est-ce qu’on continue à profiter du présent quitte à sacrifier l’avenir ?

Cenator : Ainsi, le discours se veut le plus démoralisateur possible, il n’y a qu’une solution, c’est que nous changions notre mode de vie selon ses recommandations car aucune mesure « technique » ne peut changer la donne qu’il présente comme objective.

Notons que jamais, tout au long de l’émission, l’explosion démographique mondiale ni le déséquilibre démographique en Europe dû à la politique migratoire ne sont abordés.

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2e partie : Le mythe du bon sauvage qui va nous apporter des solutions

(4:45) Le journaliste est sur le quai de la gare de Genève pour attendre l’arrivée d’Eric Julien, de l’ONG Tchendukua et de Judith Nuvita, qui est la première femme Kogi, une minorité indigène de Colombie, à avoir suivi des études universitaires au sein du monde moderne. Elle sera en Europe pour donner quatre conférences et peut-être des pistes philosophiques pour un futur plus durable, plus écologique.

https://www.rezonance.ch/innovation/rencontre-exceptionnelle-avec-judith-nuvita-le-11-sept-a-geneve/

Eléonore, organisatrice de cette rencontre et membre de l’ONG Tchendukua Suisse, a invité Mme Nuvita, car les Kogis les interpellent constamment. On se rend tous compte qu’on est en train d’aller trop loin. Il faut regarder en arrière, voir ce qu’on a à apprendre de ces peuples anciens qui ont gardé des liens forts avec la nature.

Arrivée d’Eric Julien, directeur de l’ONG Tchendukua Suisse, et de Judith Nuvita, avec Pauline, traductrice. C’est la première fois que Judith Nuvita vient en Europe.

RTS : Bienvenue en Suisse. Quelles sont vos impressions ?

Judith Nuvita : Ici, on fait tout en courant, même cette interview.

RTS : Sur un tapis roulant…

JN : Les gens vont très vite.

RTS : Ce n’est pas une bonne chose ?

JN : Non, non, non. Il faut prendre le temps pour penser, pour faire les choses, toujours.

Judith Nuvita vit dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, et appartient au peuple Kogi. La Sierra Nevada va de 0 à 5000-6000 m d’altitude. Il y a environ 21'000 habitants dans la Sierra Nevada. « Dans ma communauté, il n’y a pas tout ça. Il y a des arbres, des ruisseaux, des rivières, des pierres. » Elle est dentiste, première femme Kogi diplômée universitaire. Elle fait parfois 2-3 jours de route à pied pour arriver dans certaines communautés.

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Unimail Genève avec Eric Julien, directeur de l’ONG « Tchendukua, Ici et Ailleurs » (et inventeur du concept de copulation cosmique). Son ONG collecte des fonds depuis 20 ans « pour racheter des terres et les rendre aux sociétés dites primitives ». Parce que les terres ne sont pas juste des objets qu’on va aménager, exploiter comme dans nos sociétés modernes, mais des sujets, des personnes, des pays sages et non des paysages. En leur rendant leurs terres, on leur rend leur identité. On ouvre des espaces de dialogue, des espaces de copulation cosmique (sic, 8:45), où nos pensées doivent se rencontrer pour créer une autre pensée pour le monde qui advient et qui va accompagner la mutation.

RTS : Vous venez ici pour effectuer à moyen terme un diagnostic du territoire ?

Eric Julien : L’idée est : est-ce que cette société Kogi ou d’autres auraient-elles un savoir ou une connaissance que nous ignorons, quelle en est la nature et pourrait-elle nous être utile pour engager notre mutation ? Ils ont des éléments de réponse qui sont très déroutants et qui ont laissé les scientifiques positivement perplexes.

Une expérience a été faite dans la Drôme, un essai de diagnostic croisé avec 3 chamanes et 25 scientifiques, on leur a dit de se promener dans le territoire et de dire comment ils le trouvaient. Les chamanes sont allés observer la nature, les scientifiques dans des centres de documentation, puis ils ont échangé sur leurs perceptions du territoire.

Les Kogis ont fait un diagnostic de 3 natures différentes :

- Des analyses de bon sens. On vit tellement en ville qu’on a perdu tout bon sens. Exemple : une source dans un village, son réservoir est entouré par du béton et des barbelés pour tenir les animaux éloignés, pour ne pas « polluer la zone ». Les Kogis sont très perplexes, interpellés par le fait que les sources ne sont plus accessibles aux animaux. Donc, si les animaux ne peuvent plus boire de l’eau, soit ils s’en vont, soit ils meurent de soif. Dans les deux cas l’écosystème s’écroule et il n’y aura plus d’eau. C’est un égoïsme idiot.

- Les méthodes de travail. La manière de produire la connaissance.

- Les savoirs concrets, opératifs des Kogis sont déroutants.

Donc oui, ils ont des manières d’aborder les connaissances que nous ignorons.

RTS : Ces connaissances peuvent nous faire éviter un effondrement ?

De toute évidence, les Kogis ignorent totalement – tout comme les couillons qui sont en pâmoison devant le moindre mot sortant de la bouche du bon sauvage – à quoi sert la protection d’une source contre les bactéries E. coli et autres.

Multiculturalisme: La croyance au bon sauvage est peut-être congénitale de l’ethnologie (Looking back on multiculturalism’s master Claude Lévi-Strauss)

Ou tapez « bon sauvage », une vaste littérature s’offre à vous !

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(11:25) RTS à Judith Nuvita : Qu’est ce que cela vous fait d’entrer dans un parking souterrain ?
(Sous-entendant qu’une femme dentiste de Colombie est censée trouver cela extraordinaire et surtout contre nature.)

Judith Nuvita : C’est difficile à comprendre qu’on entre dans la terre. On est comme des vers qui mangeraient du bois.

RTS : C’est violent pour vous, comme action humaine ?

Judith Nuvita : Oui, bien sûr, parce que pour construire cela, vous avez dû sortir plein de choses, des minéraux qui sont comme les cellules de la terre mère (sic !).

Pour raconter de telles insanités, il n’y que deux solutions : soit elle a eu son diplôme de médecine par la discrimination positive, soit elle nous prend pour des imbéciles, ... ou peut-être les deux…

RTS : Pour vous, la terre, c’est comme un corps humain ?

Judith Nuvita : Les pierres, c’est les cellules.

Le journaliste demande son diagnostic médical de l’Europe, de ce qu’elle observe.

Judith Nuvita : J’ai l’impression que vous auriez comme un cancer du poumon parce que les nuages sont toujours noirs, à cause de toute la fumée des industries. Il n’y a pas beaucoup d’oxygène, je ne vois pas beaucoup de végétation.

 

Résumons : Pour la doctoresse, les pierres sont comme des cellules. Après avoir passé une heure sur le sol européen, elle décrète que les nuages sont ici toujours noirs, elle est étonnée de voir si peu de végétation et autant de béton, comme si elle n’avait jamais vu une ville en Colombie, jamais un escalier roulant, ni même un souterrain en vrai, ni à la TV. Elle voit toute la pollution des industries de Genève lors d’un simple trajet entre Cornavin et Unimail. Judith Nuvita est une surdouée comme Greta, qui voit le CO2 à l’œil nu.

RTS : Et vous avez l’impression qu’une civilisation telle que la nôtre, industrielle, elle peut survivre longtemps ?

Judith Nuvita : Difficile de répondre. Je vois qu’il y a trop de population pour le territoire (13:10).

C’est bien la première fois que nous entendons mentionner le problème de la surpopulation, à propos de Genève, et seulement dans la bouche d’une Kogi. Toute l’hystérie orchestrée par les marxistes occidentaux utilise le climat pour détourner notre regard des problèmes principaux, comme la surpopulation du Tiers monde et l’invasion migratoire.

Comme si elle avait fait ses études universitaires dans la brousse, comme si elle n’avait jamais vu un passage souterrain, comme si elle n’avait jamais vu une ville occidentale à la télévision. C’est juste honteux pour elle et pour la RTS.

Elle est venue en avion pour jouer la mascotte exotique, la bonne sauvage, alors qu’elle aurait pu participer par vidéoconférence à ce colloque qui a comme thème la fin du monde à cause de la société « thermo-industrielle ».
Judith Nuvita présente à ceux qui l’ont invitée ce qu’ils attendaient d’elle. C’est un festival de faux jetons.

La prestation de JN ressemble à celle d’une tribu amazonienne qui se revêt, à l’arrivée des touristes, de plumes et d’ornements folkloriques pour se faire des sous avec un spectacle bien rodé.

En fait, la civilisation occidentale est merveilleuse, enviée de tous, aucune civilisation ne lui est jamais arrivée à la cheville. Nous avons inondé la terre d’une abondance de connaissances, de bien-être, de progrès, d’art, de sciences, de richesse, etc.

Madame la dentiste, qu’est-ce que les Kogis nous ont apporté à nous, à l’humanité ?

Les gourous du climat se servent de celui-ci pour des raisons personnelles (leur enrichissement, leur gloriole ou leur élection), tout en démoralisant sciemment des foules crédules pour les rendre plus manipulables.
Ensuite, ensemble, ces nouveaux gourous et leurs adeptes lobotomisés réclament que nous devenions plus pauvres, sous prétexte de sauver la planète, et cherchent à faire reculer notre civilisation, si possible même à la pousser à l’effondrement.

Le mythe du bon sauvage est présent dans ce reportage dans toute sa splendeur. Ce mythe repose sur la haine de soi que le marxisme diffuse de toutes ses forces pour faire triompher sa démagogie chimérique. C’est le dogme du Big Other, la tyrannie des minorités, la croyance de tout savoir sans avoir fait l’effort d’étudier, de comprendre, de débattre. Et en plus, le bon sauvage se donne une posture de savant, en diffusant des stupidités qu’il considère comme des pépites de grande valeur.

Marxisme et décroissance vont de pair, car partout où cette idéologie prend racine, il s’en suit toujours l’appauvrissement général, la crétinisation idéologique des populations, la perte des libertés. Le contraire de tout ce à quoi l’être humain sain aspire depuis la nuit des temps.

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3e partie : L’espace effondrement au festival AlternatYv d’Yverdon.

(14:21) Les causes et les conséquences d’un effondrement possible, résumées par le conférencier Vincent Mignerot, chercheur indépendant, qui travaille sur la notion d’effondrement.

Vincent Mignerot : Un effondrement n’est pas quelque chose de nouveau qui vient de l’extérieur par surprise. C’est la base du fonctionnement de la vie depuis son apparition sur la planète Terre. A l’échelle de l’individu : pas de cellule éternelle, pas d’organisme éternel. Pas de société, de vivant éternel, de communauté, d’organisme, aussi complexe soit-il, qui soit éternel. L’effondrement, c’est le fonctionnement normal du vivant.

Et nous sommes une société qui a développé une forme d’affranchissement des contraintes de la vie, c’est à dire la sélection naturelle, la régulation par la disponibilité des ressources, la disponibilité des proies, etc., donc les famines, les guerres, etc., ce sont des choses que notre société a réussi à repousser. Nous nous sommes construit un imaginaire dans lequel ce qui est de l’ordre de l’effondrement a disparu. Alors que l’effondrement, ou la finitude, le fait de passer de la vie à trépas, c’est quelque chose qui était présent dans toutes les cultures, dans les mythologies, dans les textes bibliques, c’est intrinsèque à la pensée, aux émotions de l’humain. Nous sommes cette culture très spéciale dans l’histoire, qui a dit, en fait, le développement est éternel, nous allons pouvoir nous affranchir de toutes les contraintes, voyager dans l’espace, et il n’y aura plus jamais d’effondrement. Et en fait, non. L’effondrement, c’est quelque chose que nous ne pouvons plus nous dissimuler.

Donc, aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous dissimuler que les rendements agricoles ne vont pas croître à l’infini, nous ne pouvons plus nous dissimuler que le climat va changer. Nous ne pouvons surtout plus nous dissimuler que la ressource qui nous a permis de nous affranchir des contraintes, le pétrole en particulier, est limitée et ne sera pas disponible à terme.

RTS : Est-ce qu’il y a aujourd’hui une seule communauté ou même un seul être humain sur terre qui ne détruit pas son environnement ?

Vincent Mignerot : Aucun. En fait, il n’y a aucun être vivant qui n’impacte pas son milieu.
(Glissement sémantique totalement malhonnête pour justifier l’idéologie qu’il défend : impacter=détruire !)

Vincent Mignerot : « C’est un travers de la réflexion écologique que je travaille à déconstruire. La protection du milieu est impossible pour tous les êtres vivants qui existent depuis 4 milliards d’années. Un être vivant, s’il protège son milieu, il le regarde juste et en fait, il ne se nourrit pas, parce que s’il ne le transforme pas, il ne peut pas se nourrir, donc il meurt. Et donc nous, nous sommes dans le fantasme que l’humanité pourrait protéger son milieu. (16:45)

Ce qui se passe dans l’humanité, c’est que c’est cette espèce qui a été capable de déréguler pour son bénéfice propre l’approvisionnement en ressources, et sa mise en sécurité, etc. Donc, n’étant plus régulée par les autres espèces autour d’elle, non seulement elle ne protège pas plus son milieu que les espèces précédentes, mais en plus, elle a des impacts qui ne bénéficient plus du tout au développement de la vie dans son ensemble. Donc la notion de protection du milieu n’a absolument aucun sens, même sur le plan biologique, en fait. C’est une construction culturelle qui nous donne des illusions et qui est absolument à déconstruire, sans quoi nous allons continuer à croire que nous pouvons protéger l’environnement, ce qui n’a absolument aucun sens. » (17:20)

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4e partie, LA PLUS INQUIÉTANTE : « l’Eco-crèche »

Cris d’enfants, la parole de certains n’est pas encore compréhensible.

Viktorie Škvarková, éducatrice : Le temps s’arrête, les enfants qui crient de joie.

On a fait du feu pour les enfants. Nous sommes dans la nature, à Plan-les-Ouates, dans le canton de Genève.

Viktorie Škvarková explique que son éco-crèche est ouverte depuis à peine 3 semaines.

Viktorie Škvarková est une Tchèque qui parle très mal le français, peine à s’exprimer, fait des fautes importantes de syntaxe, de prononciation, de sens des mots, etc. Nous avons cité ses paroles aussi textuellement que possible. Par contre, sa page Facebook et la page web de sa crèche sont rédigées avec soin… et dans un français impeccable.

RTS : Vous laissez les enfants cueillir des fleurs ?

Viktorie Škvarková : Des fleurs, oui, des mûres aussi, ou d’autres fruits, mais ils doivent demander s’ils veulent manger quelque chose. Ils connaissent déjà. On s’arrête là presque chaque jour (devant ce qu’ils peuvent cueillir).

Viktorie Škvarková : L’ortie, c’est la reine des plantes comestibles. Il y a du fer, il y a du protéine, on peut manger que ça (sic).

RTS : Vous, vous avez grandi en forêt ?

Viktorie Škvarková : En tout cas dans la nature, oui. Ça m’a marqué pour toute la vie, bien évidemment. Dès qu’on grandit dans la nature, c’est pour toute la vie. Ça passe par le cœur. Dès qu’on il y a un endroit ou quelqu’un qu’on aime, on a aussi tendance à le protéger. Donc c’est aussi ça que j’aimerais offrir aux enfants. Qui, naturellement, dès qu’ils se retrouvent dans la forêt, ils vont avoir l’envie de la protéger plus tard.

RTS : On protège ce qu’on a aimé quand on était petit.

Viktorie Škvarková : Exactement !

Viktorie Škvarková : Il y a des pierres, il y a des pives, il y a des bâtons, il y a des troncs d’arbres. C’est ça les jouets. Plein de jouets qui sont naturels. Donc, il y a pas des jouets qui étaient fabriqués par l’adulte.

RTS : En plastique… ?

Viktorie Škvarková : En plastique, non, ça, c’est déjà hors question. Chez nous, on est un éco-crèche, donc on aimerait vraiment éviter le plastique. On cherche toujours des objets de seconde main pour ne pas alimenter la croissance. Parce que tous les objets que le monde a besoin c’était déjà fabriqué (sic). Il y en a même beaucoup trop. Donc on donne seconde vie aux objets qu’on a.

Parfois, les enfants, ils prennent un objet, ils le tiennent toute la journée, et ils viennent le lendemain, et veut retrouver le même. Mais on les apprend auss’ils éphémères qu’eux (sic) : voilà, ton objet, il n’est plus là. Ils doivent apprendre à vivre avec ça.

RTS : A ne pas accumuler des objets.

Viktorie Škvarková : Oui, exactement. Maintenant, il y a des glands qui tombent mais bientôt, on ne les verra plus, ils vont être plus dans la terre, il y aura la neige. L’enfant, il voit, il observe. On aimerait aussi dans le centre de la crèche arriver à permaculture humaine (!), supprimer hiérarchie, « moi je suis mieux que toi ». Donc c’est à ça on aimerait arriver.

RTS : Pour vous, l’esprit de compétition, ça mène à la croissance, et la croissance, ça mène à la destruction de l’environnement ?

Viktorie Škvarková : Exactement, merci, vous avez tout résumé (dit-elle en riant, tant elle est soulagée que le journaliste arrive à sortir une phrase en français correct qui contienne le jargon écologiste qu’elle aimerait maîtriser).
La seule possibilité que l’être humain survit sur cette planète, c’est la décroissance. On prépare les enfants pour un monde, on sait pas comment il va être, le monde. On sait pas si c’est électricité qui va manquer. Ou s’il y aura une grande guerre civile, tout va être inondé, il n’y aura pas d’eau… Je sais pas ce serait pénurie de quoi. Où est-ce que ça va être justement la bataille. Donc ça j’aimerais aussi peti’ à peti’ apprendre aux enfants de se dire, si un jour on est face à ça, qu’il n’y aura plus de magasins qui seront fournis avec tout ce qu’on a maintenant, comment faire ?

RTS : Ils apprennent ici à vivre avec moins, avec peu ?

Viktorie Škvarková : Oui. Avec très peu : regardez autour de nous.

RTS : Vous avez l’impression que demain, on va devoir vivre avec beaucoup moins ?

Viktorie Škvarková : J’espère qu’on va vivre avec beaucoup moins. D’objets, mais beaucoup plus d’amour.

RTS : Et à l’heure de la sieste, comment ça se passe ?

Viktorie Škvarková : Pour l’instant on ferme à midi. Mais dans le futur, on va avoir une roulotte. Qui va accueillir les enfants pour la sieste, une roulotte en bois, sans électricité, sans l’eau, même l’hiver, chauffée à bois, donc l’infrastructure très limitée, exprès. Parce qu’on n’a pas besoin plus. On aimerait vivre juste avec les besoins basiques qu’on a.

RTS : Ça, c’est aussi un exemple que l’enfant observe, et assimile.

Viktorie Škvarková : Oui, évidemment. Il va un jour se souvenir : mais, en fait, quand j’étais petit à la crèche, on n’avait même pas d’électricité dans la roulotte, et puis ça jouait très bien.

RTS : Ils ont le droit de se salir, ici.

Viktorie Škvarková : Alors, déjà le mot salir c’est très relatif. Est-ce que la terre est sale ? La terre où on fait pousser les carottes. La terre de laquelle poussent les arbres. C’est sale ? C’est un message tordu. En tout cas ici il a le droit de mettre les mains dans la terre, de s’asseoir dans une flaque d’eau. Parce que c’est sa maison en quelque sorte. Il vient dans la forêt, c’est ça sa maison.

RTS : Vous n’avez pas peur que ça disparaisse, cette forêt, ces jardins ? Parce que ça risque d’être dur pour des enfants qui ont grandi dans la nature, qui ont aimé ces arbres, de les voir disparaître.

Viktorie Škvarková : C’est le béton qui doit disparaître ! Et on va replanter les arbres et laisser la nature pousser. On ne peut pas faire autrement !

Cenator : Ainsi donc, Viktorie Škvarková sévit auprès des enfants en bas âge en leur infusant son idéologie débile et néfaste. En apparence, ces enfants vont juste respirer du bon air en jouant dans la nature, mais de près, il en va tout autrement.

Prendre les enfants dès le berceau s’inscrit parfaitement dans le projet de destruction de l’Occident par les idéologies délirantes de la gauche.

A un âge où il est très important que l’enfant apprenne au moins une langue correctement, voici une « éducatrice » qui s’exprime en "petit-nègre", brouillant l’apprentissage le plus important en bas âge.

L’exemple de l’interdiction de s’attacher à un objet est également totalement malsain. Le sentiment d’attachement, la notion de propriété qui s’acquièrent également à cet âge sont totalement perturbés par les folies de cette femme. Comme tous les écolos, elle revendique la pénurie pour accomplir la prophétie de la pénurie.

Et que dire des parents qui marchent dans ce foutage de gueule ? Que deviennent des enfants qui peuvent s’asseoir dans une flaque d’eau et qui ne seront pas changés par la suite ? Comment l’éducatrice va-t-elle langer les enfants dans sa roulotte sans eau ni électricité ?

D’ailleurs, tout son cinéma ne tient pas la route. Il est peu concevable qu’elle ait fréquenté une crèche en Tchéquie, sans eau, sans électricité, dans une roulotte !

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Viktorie Škvarková - Facebook

Éducation durable – Le blog de Viktorie Škvarková
Viktorie Škvarková, éducatrice et enseignante, travaille auprès des enfants depuis 20 ans. En 2015, elle a créé la première éco-crèche en forêt (à Genève), ...

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3 commentaires

  1. Posté par Sergio le

    La décroissance, mot magique pour débile mental. Viktorie Škvarková, nous allons commencer l’expérience avec vous. Combien de repas consommez-vous par jour ? D’accord, un de moins. Quelle surface habitez-vous ? On réduit de moitié et on vous colle un colocataire. Vous avez un moyen de transport ? Dès demain, vous irez à pied. Avez-vous un revenu ? Le mois prochain, ce ne sera plus que la moitié et le double d’impôts. Etc. Et pour faire bonne mesure, vous travaillerez deux fois plus. Car pour vous, il n’y aura plus de machines fonctionnant à l’électricité.

  2. Posté par Antoine le

    Certains inconscients laissent leurs enfants sous HAUTE influence …
    Le formatage commence tôt !

  3. Posté par Antoine le

    La RTSocialiste joue à l’autruche :
     »Notons que jamais, tout au long de l’émission, l’explosion démographique mondiale ni le déséquilibre démographique en Europe dû à la politique migratoire ne sont abordés. »
    L’ignorance crasse :
     »De toute évidence, les Kogis ignorent totalement – tout comme les couillons qui sont en pâmoison devant le moindre mot sortant de la bouche du bon sauvage – à quoi sert la protection d’une source contre les bactéries E. coli et autres »
    Nous nous faisons mener en bateau, l’enfumage continue et l’audience que la RTS porte à Sainte Greta, au réchauffement climatique démontre la MANIPULATION et la PROPAGANDE (n’oublions pas que nous sommes en période d’élections, votation le 20 octobre prochain !!)

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