Série d’attentats en Allemagne – Toujours le mensonge et la manipulation

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Lundi 7 octobre, un clandestin syrien, au volant d’un semi-remorque qu’il venait de voler, percutait volontairement huit véhicules arrêtés à un feu, près de la gare de Limbourg, et faisait huit blessés, dont l’un est encore dans un état critique. Deux jours plus tard, un Allemand de 27 ans, lourdement armé, s’attaquait quant à lui à une synagogue et à un restaurant turc de Halle, faisant deux morts et deux blessés. Deux attentats qui viennent une nouvelle fois ensanglanter l’Allemagne et qui, comme celui perpétré le 3 octobre à Paris par l’islamo-terroriste Harpon, auront connu un traitement politico-médiatique profondément scandaleux.

Une « prudence » qui relève surtout du déni

Retranchées derrière la même « prudence » hypocrite et ridicule que celle affichée par leurs homologues françaises, les autorités allemandes déclaraient encore jeudi matin ne pas privilégier la piste terroriste dans l’affaire de Limbourg. Et pourtant, le mode opératoire (qui rappelle l’attaque du marché de Noël de Berlin en 2016, et celle de la promenade des Anglais à Nice), aussi bien que le profil de l’assaillant, placé en détention provisoire pour « tentative de meurtre et lésions corporelles intentionnelles », ne semblent pas laisser le moindre doute sur les motivations de ce dernier. Rappelons d’abord qu’il s’agit d’un clandestin syrien de 32 ans, arrivé en 2015 en Allemagne, et qu’il était déjà bien connu des services de police pour des violences corporelles, des vols et la détention de stupéfiants. Et si, aux dires des autorités, il ne figurait pas sur les listes des extrémistes ayant des liens avec les milieux islamistes, les témoins de l’attaque de lundi ont tous rapporté qu’il avait plusieurs fois crié « Allah ! Allah ! » lors de son arrestation. Ce qui n’empêche pas le parquet antiterroriste allemand de continuer de déclarer qu’il ne voit encore « aucune raison de se saisir de l’affaire » ! Sans doute faudra-t-il attendre, là aussi, que les enquêteurs découvrent des vidéos de décapitations dans les téléphones portables et les clefs USB qu’ils ont saisis cette semaine chez cet individu… En attendant, les médias allemands ne manquent pas de nous servir la version germanique de la désormais classique thèse française du « déséquilibré » : ils nous expliquent notamment que la véritable cause de ce drame n’est autre que la drogue, que ce Syrien n’était qu’un pauvre « réfugié » méritant d’être accueilli parce qu’il avait fui la misère et la guerre, ou encore qu’il ne s’agit pas là d’un acte islamo-terroriste puisque ce « brave homme » a crié « Allah ! Allah ! » et non « Allah Akbar ! »…

Une incroyable différence de traitement

Surtout, depuis lundi, les médias allemands (mais aussi français) ont trouvé beaucoup mieux : l’attaque perpétrée mercredi, jour de Yom Kippour, contre une synagogue et un restaurant turc de Halle par un Allemand de 27 ans équipé d’un fusil d’assaut et d’explosifs. Une affaire qui leur a d’abord permis d’étouffer scandaleusement la première. Puis, assez curieusement, de se défaire rapidement de leur habituelle « prudence »… C’est ainsi que le parquet antiterroriste allemand s’est immédiatement saisi de cette affaire. Tandis que, sans attendre davantage d’informations, Horst Seehofer, le ministre allemand de l’Intérieur, s’est empressé d’expliquer : « Nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite », dans laquelle la justice suspecte un acte « d’extrême droite ». Par ailleurs, alors que dans l’attaque de Limbourg les informations concernant l’assaillant étaient dévoilées au compte-gouttes, dans le cas de Halle, les détails concernant l’agresseur tombaient comme à Gravelotte. C’est ainsi que, à en croire le Spiegel, Stephan B. serait « a priori d’extrême droite et antisémite », et aurait même affirmé dans la vidéo qu’il a filmée lors de l’attaque que « l’Holocauste n’a jamais existé ». Bref, si l’on n’avait pas compris que le pedigree de l’agresseur de Halle arrangeait bien les autorités et les médias allemands, il y aurait de quoi s’étonner face à un tel manque de « prudence ». D’autant que, comme dans l’affaire de la rue des Rosiers à Paris, où l’« extrême droite » avait immédiatement été mise en cause, il n’est pas exclu que la suite de l’enquête nous apprenne que celle-ci n’avait en fait rien à voir avec cet attentat… Mais, en attendant, les grands médias s’emballent. Tout comme les politiciens qui, à l’instar de notre président jeudi matin, se bousculent pour « condamner fermement » l’« attaque antisémite de Halle », sans dire un mot de celle de Limbourg. •

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