L’insécurité progresse partout… sauf dans les médias

 

Dans les années Mitterrand, Chirac et Giscard, la question de l’insécurité était au centre des débats. A droite, on soulignait la progression inexorable des violences urbaines, des incivilités, des cambriolages. A gauche, on se raccrochait à des statistiques montrant parfois un ralentissement… dans la progression ! A droite, Sarkozy faisait scandale avec son nettoyage au karcher. A gauche, on demandait de ne pas confondre insécurité et sentiment d’insécurité.

Le problème est résolu, aujourd’hui ! Plus de sondages d’opinion sur le sentiment d’insécurité, plus de statistiques commentées par le ministre de l’Intérieur. Plus de dossiers sur les quartiers coupe-gorge. Il est vrai que le terrorisme islamiste a fait oublier un temps la délinquance du quotidien.

Mais les malfrats n’ont pas respecté de trêve pendant que les tueurs de l’Etat islamique étaient à l’œuvre. Et l’analyse des chiffres (il existe encore des chiffres, même si M. Castaner ne les commente pas) montre que les violences des années 1990 et 2000 sont largement dépassées, en volume comme en gravité.

Si l’on en parle moins, c’est aussi parce que les Français s’habituent. On s’habite à retrouver son appartement chamboulé, sa voiture incendiée, son sac à main arraché, son compte en banque piraté, on s’habitue à être menacé ou frappé dans le métro, ou par un automobiliste irascible. L’habitude atténue les traumatismes, certes, c’est sa seule consolation.

En toute hypothèse, la petite criminalité n’est plus traitée. Patrice Ribeiro, le leader du syndicat Synergie-Officiers explique les difficultés de recrutement dans la profession, parce que le métier est confronté à « une perte de sens » : renforcement du formalisme et des procédures, médiatisation instantanée de toute bavure policière supposée, et crédit par principe donné à la parole du délinquant.

250 000 cambriolages par an

Tous les types de délinquance sont en hausse, à l’exception des braquages… parce que l’argent liquide tend à disparaître. Mais les cambriolages progressent plus vite que l’inflation. Chaque année, 250 000 cambriolages sont commis en France. Paris et la région parisienne sont spécialement visés par cette épidémie. Les réseaux de cambrioleurs se sont spécialisés. Les cambriolages de bijoux sont plutôt le fait de « gens du voyage », expliquent les enquêteurs, qu’il convient d’appeler « Roumains », « Bulgares » ou « Albanais ». Le matériel informatique intéresse des réseaux d’Afrique noire, etc. Ce qui tend à disparaître, c’est le cambriolage radical, où des camions de déménageurs viennent enlever les meubles. D’une part, le meuble ancien ne vaut plus grand-chose, et d’autre part, la police scientifique a plus de chances de retrouver les coupables par les traces d’ADN.

Les meurtres crapuleux sont, eux, en très forte augmentation. Il s’en produit actuellement un millier par an sur notre territoire. Beaucoup sont élucidés, car la proportion de meurtres dans un contexte familial est importante (ce qu’on appelait autrefois les crimes passionnels, et qui, pour le coup, bénéficiaient de l’indulgence des juges, on se demande bien pourquoi).

Mais si les assassinats ont progressé de 16 % en un seul trimestre (note de conjoncture du ministère de l’Iintérieur), c’est d’abord parce que les homicides liés à la drogue sont devenus monnaie courante (Marseille, Grenoble, etc.). Equipés d’armes automatiques, les tueurs mitraillent concurrents et mauvais payeurs, mais parfois aussi des passants, des touristes, comme à Ollioules, dans le Var, fin juillet (trois morts).

On parle peu de la délinquance, on parle moins encore de ses causes. Des mots qui fâchent pourraient être prononcés : appauvrissement, immigration, précarisation, clandestins, laxisme judiciaire… •

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Un commentaire

  1. Posté par Antoine le

    Insécurité :
     »les assassinats ont progressé de 16 % en un seul trimestre ».
    Si ça continue comme cela, la guerre civile n’est pas loin …
     »On parle peu de la délinquance, on parle moins encore de ses causes. Des mots qui fâchent pourraient être prononcés : appauvrissement, immigration, précarisation, clandestins, laxisme judiciaire… »
    Le  »On » c’est principalement les merdias aux ordres du gouvernement pourri et corrompu.
    Le laxisme juridique est à la base de la crise qui se profile aujourd’hui. le 2 poids 2 mesures a assez duré. On en a MARRE de ces juges qui nous chargent de tous les délits de la terre et qui allègnent les migrants qui n’ont pas les codes occidentaux !

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