A propos du cas de Vincent Lambert et de l’euthanasie

Anne Lauwaert
Ecrivain belge

 A propos du cas de Vincent Lambert et de l'euthanasie

L'effervescence autour du pauvre Vincent Lambert s’est un peu calmée mais le problème n'est que repoussé, un jour il va falloir l'affronter, dans toute l’Europe.

 

Ma mère racontait que quand elle était jeune, années 1930, dans le très catholique Brabant flamand, le docteur assistait aux accouchements. Il examinait le nouveau-né et si celui-ci présentait des anomalies… il ne survivait pas… Tout le monde le savait. C’était normal. Les paysans étaient pauvres et se passaient volontiers d’une bouche inutile à nourrir.

Pendant mes études de physiothérapie, début années 1970,  j’ai été plusieurs fois confrontée à des cas d’enfants qui étaient dans un état comateux. Mon rôle était de leur faire des massages… Cela servait plus à tranquilliser les parents qu’à soulager les enfants…

Il y a eu Patrick qui avait été un petit garçon tout à fait normal. Il jouait sur le siège arrière de la voiture. C’était avant la ceinture de sécurité. Son père a dû freiner brusquement. Patrick est tombé et, après une forme de “coup du lapin”, est resté « décérébré »…  Il était rigide comme ces mannequins qu’on emploie pour présenter des vêtements dans une vitrine. Il n’allait jamais aller mieux car il n’y a pas de rééducation possible. Quand il serait devenu trop lourd pour que ses parents puissent s’en occuper, il aurait fini dans une « institution » …

Les titres dans la presse au sujet de « patients comateux et rééducation »  sont malhonnêtes car ils donnent de fausses espérances.

Il y avait aussi Angélique, une très jolie petite fille aux longs cheveux blonds, mais complètement absente… Elle passait d’une infection pulmonaire à une autre. Continuellement elle vomissait son sirop antibiotique verdâtre…

Le plus terrible c’était de rencontrer ses parents qui me disaient “Comme elle va mieux aujourd’hui! N’est-ce pas? Vous ne trouvez pas qu’elle va mieux?”

Je n’avais pas le courage de répondre “Non madame, votre petite fille ne va pas mieux. Elle n’ira jamais mieux. La seule chose qu’on puisse espérer c’est qu’elle meure le plus rapidement possible pour en finir avec tant de souffrances inutiles”… Ces enfants avaient l'âge des miens...

En 1978, un ami originaire d’un milieu protestant, très conservateur, me confia son expérience. Ils étaient une famille modeste et n’étaient jamais allés en vacances. Grâce à une institution sociale, ils avaient pu offrir Noël à la neige à leur petit garçon de 7 ans. Il avait conduit Jacques au train et il lui était venu cette pensée saugrenue: “Regarde bien ton fils, c’est la dernière fois que tu le vois vivant”… De fait, quelques heures plus tard, on lui téléphona que l’enfant “était tombé du train”… On ne sut jamais comment cela s’était produit mais le résultat fut terrible: il était décérébré: plus aucun contact, ni aucune possibilité de guérison.

Les muscles d’un patient dans le coma “se retirent” et provoquent des contractures: des crampes fort douloureuses. (regardez les mains de Vincent Lambert sur les photos et imaginez que tout son corps est comme cela)

Chaque fois qu’ils allaient lui rendre visite, ils voyaient ces expressions de douleur sur le visage de l’enfant. Ils décidèrent de le transférer dans un hôpital où les médecins auraient accepté de débrancher les appareils qui tenaient leur fils artificiellement en vie…

J’ai eu le grand privilège d’avoir un (trop bref) échange épistolaire avec le professeur Etienne Vermeersch. Il avait commencé sa carrière au séminaire, était devenu jésuite, avait quitté les ordres, était devenu professeur et vice recteur de l’université de Gand. En tant que membre de la commission d’éthique, il avait œuvré pour l’instauration de la loi qui, depuis 2002, dépénalise l’euthanasie en Belgique.

Mes parents ont terminé leur vie dans un home géré par des religieuses. Elles étaient tout à fait d’accord pour faciliter la fin de vie par des traitements contre les douleurs, mais opposées au prolongement et à l’acharnement thérapeutique..

Un ami d’enfance devenu prêtre a assisté, entouré de ses frères et sœurs, au départ volontaire de leur mère.

 

En Belgique, l’euthanasie ne pose plus de problèmes. Depuis la loi de 2014, elle est même possible pour des mineurs d’âge.

Bien sûr, il faut tenir bon aussi longtemps qu’il y a un minimum d’espoir de guérison, mais au delà, il est inhumain d’obliger à souffrir inutilement.

L’expression flamande est très adaptée: “uit te leven stappen” ce qui signifie littéralement “hors de la vie faire le pas” soit sortir volontairement de la vie comme on sort d’un wagon de chemin de fer.

En Suisse, n’importe qui peut s’adresser à une association comme Exit pour demander le suicide assisté.

Quand une personne a décidé de mettre un terme à sa vie, elle le fera d’une façon ou d’une autre. Pourquoi ne pas pouvoir l’aider à le faire dignement?

Nous n’avons rien eu à dire au sujet de notre naissance: elle nous a été imposée. Nous devons pouvoir décider de notre mort.

Le suicide existe sans doute depuis toujours sinon les religions n’y seraient pas opposées en prétendant que « la vie est un don de Dieu ».

Des tiers décident de faire vivre quelqu’un qui peut-être n’en a pas envie.

Les gens qui désirent un enfant se posent-ils cette question ?

Dans le passé on faisait des enfants parce qu’on ne savait pas comment ne pas les faire. Aujourd’hui faire un enfant signifie une énorme responsabilité.

Si une personne n’a pas envie de vivre de quel droit peut-on l’y obliger?

A voir l’évolution de notre société nous arriverons à ce que des jeunes reprochent à leurs parents de les avoir obligés à vivre.

 

Un aspect sordide: la question d’argent…

J’ai suivi le cas d’un patient âgé, complètement grabataire, tenu artificiellement en vie pendant trois ans. Le jour où l’assurance a annoncé qu’elle ne payait plus, il a été débranché et est décédé le lendemain.

 

Un cas réaliste: en 2012 le prince Friso, frère de l’actuel roi Willem-Alexander des Pays Bas a un accident de ski. Il est hospitalisé à Londres en “état de conscience minimale” Il est rapatrié au palais de La Haye et décède  “des suites de complications” après 18 mois de coma.

 

Un cas en cours: en 2013 Michael Schumacher a un accident de ski. Depuis il y été transféré à son domicile “dans la plus stricte intimité”.

 

Le suicide assisté et l’euthanasie sont des problèmes inévitables dans le futur à cause de l’augmentation des maladies graves,  irréversibles et dégénératives…

Le nombre de cancers intestinaux est en forte augmentation parmi les jeunes. *

Fatalement, le maintient en vie de certains malades va devenir impossible non seulement à cause des coûts mais surtout de la souffrance inutile.

L’augmentation de la durée de vie pose d’autres problèmes. Devenir vieux en bonne santé est un plaisir. Mais cela a-t-il un sens de « prolonger » des vies de personnes qui n’ont plus envie de vivre ? Va-t-on continuer à en avoir les moyens financiers ?

Selon un sondage en Belgique, « 40% des personnes interrogées sont pour l’arrêt des soins vitaux pour les plus de 85 ans »… **

Cela nous parait monstrueux mais quand il n’y aura plus d’argent pour soigner, on arrêtera de soigner.

D’où l’intérêt de se tenir, soi-même, en bonne santé.

 

Comment peut-on refuser le droit d’arrêter les souffrances? Il s’agit d’une forme de torture “par omission”…

Quand nos animaux de compagnie souffrent de façon irréversible, nous décidons d’y mettre fin

Nous ne l’accepterions pas pour les personnes que nous aimons?

 

Ne croyez pas que le personnel médical soit composé de tueurs. Bien au contraire: pendant les longues heures consacrées aux soins, chacun guette le moindre signe qui va redonner l’espoir de “sauver”. Mais il arrive un moment où il faut respecter le droit d’arrêter de souffrir et de mourir. L’acharnement devient une torture inacceptable.

L’opposition à l’euthanasie est idéologique surtout de la part de ceux qui n’ont aucune expérience de la réalité hospitalière.

 

Nous vivons un changement d’attitude et de morale concernant la vie et la mort.

Les églises se vident. Certaines religions refusent même les transfusions de sang.

D’autres croyants estiment que la maladie et la mort font partie de la volonté divine. Pour les hindouistes et bouddhistes c’est encore une autre conception.

 

Pour quelle raison les Français ont-ils tant de difficultés dans ce domaine?

Les réactions sont-elles  plus émotionnelles dans les pays méditerranéens/romans comme la France et plus rationnelles dans les pays plus nordiques/germaniques comme la Suisse, Belgique, Pays-Bas ?

La référence aux « heures plus sombres de notre histoire » est un moyen facile mais anachronique pour éluder la réflexion : dès qu’on parle d’euthanasie on agite le spectre des éliminations nazies comme la sélection naturelle devient « l’eugénisme nazi ».

 

Comment se fait-il que le scandale de l’acharnement contre Vincent Lambert ne provoque pas une prise de conscience?

Et pourtant, des lois interdisent la torture ou les mauvais traitements envers les animaux.

 

Mais ce battage médiatique peut avoir son utilité. Pendant que les Français sont occupés par Vincent Lambert, ils oublient les causes de l’incendie de Notre Dame et l’ audacieux « geste architectural contemporain » en harmonie avec les JO et l’expo de 2025…

Et quels ont été les ordres suite auxquels sont morts les soldats Bertoncello et Pierrepont ? ***

Qui tire les ficelles de la presse mainstream ?

 

Anne Lauwaert, 27.5.2019

 

P.S. n'oubliez pas de mettre vos dernières volontés par écrit.

 

 

*https://www.tio.ch/dal-mondo/attualita/1370528/tra-i-giovani-ventenni-aumenta-il-tumore-all-intestino

 

** https://www.lavoixdunord.fr/554244/article/2019-03-19/arreter-les-soins-pour-les-plus-de-85-ans-la-solution-choc-des-belges

 

***   https://www.nice-provence.info/2019/05/17/cedric-de-pierrepont-alain-bertoncello-disparus-ecrans/

 

 

 

 

15 commentaires

  1. Posté par Sancenay le

    Vous confondez la mort naturelle avec l’euthanasie , point de vue que vous partagez étrangement avec les media mainstream que vous faites mines de dénoncer. Ce n’est plus une ficelle, c’est une corde et ça ne passe pas.

  2. Posté par Roland Paingaud le

    @ANNE LAUWAERT
     » Un autre aspect …  »

    Est-ce que vous êtes techniquement aussi limitée qu’il le semble, ou vous avez un agenda, rémunéré ou pas ?
    Les maladies et la mort sont un don de Dieu ? En tous cas pas les maladies et la mort imposées par d’autres hommes dès l’aube de l’humanité ; les maladies dans la guerre bactériologique sont imposées par des opposants, qu’il faut contrecarrer humainement.
    Votre exégèse religieuse pour Mickey Journal donne une idée de la haute valeur heuristique de votre « intuition féminine » .

    Votre obsession psychiatrique du suicide assisté n’est pas le sujet.
    La source du suicide est dans le demandeur, la source du suicide imposé dans l’entourage, ça s’appelle l’euthanasie. Vincent n’est pas en capacité d’être demandeur de quoi que ce soit.
    Dans la situation observable de Vincent Lambert, et pas dans la situation mensongère pour la faire coller à l’idéal, l’euthanasie est-elle un devoir de l’entourage ?

    Incontestablement, non. Pas d’électro-encéphalogramme plat, pas d’état végétatif caractérisé, pas de douleurs décelables, pas d’abandon familial complet, pas de condamnation unanime des neurologues experts, pas de refus de prise en charge des établissements spécialisés.
    La nécessité de la sonde alimentaire vient uniquement de l’incapacité motrice, nécessité qu’on retrouverait chez des accidentés, aux voies aériennes dégradées, tout à fait conscients.
    La réduction finale des arguments de Kariger et Sanchez à l’argument central erroné que la sonde entérique est un traitement médical qui prouve qu’on s’oppose à la mort naturelle, démontre la volonté d’exécution pour des raisons autres que les observations disponibles.

    Que les lecteurs fassent un tour d’horizon : les seuls exécutionnistes acharnés sont les blogeurs auto-proclamés comme Anne Lauwaert et ses inepties poético-mondaines, les hauts fonctionnaires qui ne veulent plus faire machine arrière, Kariger et Sanchez inclus, et la galaxie d’activistes d’inspiration Soros relayée complaisamment par la presse à l’OUEST, chaînes nationales en tête.
    L’entourage qui veut imposer le suicide n’a pas le courage de dire que c’est un suicide forcé sur un faible, et invoque des faux-fuyants, douleurs insupportables, volontés passées de Vincent, sans aucun élément matériel qui attesterait peu ou prou ces allégations.
    Les preuves que personne n’a jamais vues sont reprises en boucle par les journaleux de la presse, qui à l’OUEST, USA inclus, est aussi fiable que l’intoxication en tant de guerre.

    Résistez à l’esprit embrouillé, faites votre propre opinion, non pas sur les gros titres, sur la répétition des nouvelles factices, mais sur les observations authentifiées, et les argumentateurs identifiés.

  3. Posté par Anne Lauwaert le

    La violence des réactions m’attriste car elle est contraire à l’expérience que j’ai des soins et du personnel soignant. Si le personnel soignant éprouvait tant de violence il ne résisterait pas. Pour soigner des accidentés, des malades et des mourants tous les jours, jour et nuit il faut être soutenu par une foi profonde mais qui n’a rien à voir avec les religions, bondieuseries ou autres idéologies. Il faut aussi être assez humble pour être capable de dire « que ta volonté soit faite »

  4. Posté par Anne Lauwaert le

    Un autre aspect: les gens qui croient en Dieu croient que la vie est un don de Dieu. Logiquement, aussi la maladie et la mort sont des dons du même Dieu. Donc, les machines qui empêchent de mourir sont des inventions du diable pour contrecarrer la volonté divine. Un vrai croyant devrait refuser ces machines.

  5. Posté par Roland Paingaud le

    @Dominique Schwander

    Sauf homonymie extraordinaire, vous êtes le faux nom qui poste des diffamations de la mère de Vincent partout sur le site israélien de manipulation de la droite française Riposte Laïque.

  6. Posté par Roland Paingaud le

    @ Anne Lauwaert
    C’est presque aussi poignant que du Marguerite Duras.
    L’incomparable poète, comme vous, qui désignait les coupables à l’instinct dans l’affaire Gregory.

  7. Posté par Roland Paingaud le

    @ Anna Anonyme
    Les souffrances interminables, vous les sortez de votre chapeau ; vous êtes incapables d’en rester aux observations, vous fabriquez des observations, comme tous les exécutionnistes, esprits fainéants reclus dans l’idéologie de saison ; l’Allemande qui vient de sortir de 27 ans de coma, pas plus que les innombrables cas tournant autour des 2, 3 ans, ne se rappellent de souffrances interminables.

    Si vous étiez une professionnelle fiable vous n’énonceriez pas votre ineptie : « sans l’alimentation et l’hydratation artificielles il serait mort  » ; donc « exterminons par mort naturelle » tous les accidentés qui n’ont plus transitoirement de voies aériennes praticables, sont tout à fait conscients, et ne peuvent être nourris que par sonde entérique ; y’a beaucoup de soignants dans votre genre où vous êtes soignante ? Je comprends de mieux en mieux la radicalisation des parents.

    Les névrosés de l’exécutionnite, c’est vous.
    Et j’ajouterai pour vous en particulier
    Hommes de peu de foi, gardez votre prêchi-prêcha.

  8. Posté par Anne Lauwaert le

    http://www.lefigaro.fr/cinema/alain-delon-je-suis-totalement-pour-le-suicide-assiste-20190528
    c’est bien ça le mot exact: dignité – j’aime l’acteur Delon mais sans doute plus encore le « vieil homme » qui se retire dans la dignité, stoïque devant la mort (qui n’est pas pour si tôt) comme ces vieux chamois qui s’en vont, seuls, brouter paisiblement sur des versants tranquilles loin des vaines agitations.

  9. Posté par Anna le

    Merci Anne Lawaert, enfin un peu de bon sens. Jusque là j’étais absolument affligée de voir le soutien que donnent Les Observateurs aux parents de Vincent Lambert qui torturent leur fils parce qu’ils ont trop peur d’affronter la mort.
    @ Roland Paingaux : ce ne sont pas de « leçons de vie à deux balles » et ça n’a rien à voir avec les Francs-maçons. Anne Lauwaert vous parle à partir de son expérience de soignante. Moi aussi je suis soignante, et quand on fait ce genre de métier c’est justement parce que l’on aime les gens et que l’on cherche à soigner la souffrance. Car le véritable problème ce n’est pas la mort, mais la souffrance quand elle n’a pas de fin, ainsi que la souffrance de ceux qui restent seuls. Que l’on veuille infliger des souffrances interminables à quelqu’un qui serait mort de mort naturelle sans l’alimentation et l’hydratation artificielle, j’avoue que je ne comprends pas cela, si ce n’est par une peur terrible de la mort. Or quand on est croyant, ce dont se réclament les parents de Vincent Lambert, en principe on devrait avoir dépassé cette peur.
    Voici ce que dit l’Evangile de Jean 14, 1-12
    « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. »

  10. Posté par Sancenay le

    à Anne Lauwaert,
    Si les français comme ma modeste personne « ont tant de difficultés  » selon vous , et plus exactement tant de soucis avec la démangeaison pour le coup euthanasique qui secoue « l’e-monde », c’est pour beaucoup parce qu’ils n’ont pas plié sous le joug qui les invite en permanence à renier leurs racines chrétiennes ou, pour ceux qui ne croient pas, qu’ils estiment rationnellement qu’il existe une Loi naturelle, patrimoine de l’humanité qui ne donne à personne le droit de disposer de la vie d’autrui, sous quelque prétexte idéologique ou comptable que ce soit.
    Par ailleurs sachez que si Vincent n’était pas accroché farouchement à la vie ; il serait mort lors de la première tentative d’assassinat du Dr « Sanchez-électrique » .
    L’euthanasie est une folle prétention humaine car à partir du moment où l’on présumerait de « la fin de vie » des personnes où s’arrêterait le déplacement du curseur : délit de sale gueule, de compte en banque insuffisant ? manque de lits dans l’hôpital , etc , etc.
    « Tu ne tueras point  » : c’est un des principaux commandement qui nous a valu la si remarquable édification de la Cathédrale de Paris sur l’incendie de laquelle vous versez des larmes de crocodile. Quand à nos valeureux officiers morts pour libérer deux irresponsables, j’ai dénoncé ici même que le pouvoir les avait sacrifiés dans le contexte de la perspective d’une probable déroute aux élections européennes . J’ ai eu la confirmation de l’anormalité de la précipitation qui a marqué cette triste opération , par un de nos plus valeureux officiers qui s’est illustré en son temps pour sauver nombre de vies humaines sur des théâtres d’opérations très risqués.C’est le même pouvoir qui par la bouche de sa Sinistre de la santé refusait de respecter la Convention du droit des personnes handicapées que la France a signée ainsi que son protocole facultatif le 20 février 2010 avec 91 autre pays .
    Sachez enfin que c’est l’ADMD, association pour le pseudo droit à mourir dans la « dignité » , qui finance les avocat de l’épouse de Vincent , pour aboutir à la mort de celui-ci.
    L’ADMD est une de ces associations liées aux sectes idéologiques les plus adulées par les media mainstream que vous faites mine de dénoncer .Comme c’est étrange !

  11. Posté par Stephane Montabert le

    Quel traitement suit Vincent Lambert? Réponse: Aucun.

    Où est « l’acharnement thérapeutique » lorsqu’il n’y a pas de thérapie?

  12. Posté par farjon thierry le

    Maintenir en vie une personne ne pouvant plus vivre fait le BONHEUR des labo pharmaceutiques! Ils vont se faire plein de pognon sur le dos de cette personne… Plus longtemps elle sera maintenue en vie, plus les labos vont s’enrichir!
    Prenons le cas de Vincent… Sa fait combien de temps qu’il est dans un état comateux et végétatif? Le prix que sa coûte de le maintenir ainsi. Que sa famille s’oppose a sa fin de vie, je peux le comprendre… Perso, le jour ou je ne serai plus capable de vivre de manière autonome, je préfères mourir que de faire le bonheur de ces empoisonneurs et escrocs de labos pharmaceutiques ou de « maison de retraites – mouroirs »!

  13. Posté par Dominique Schwander le

    Quoiqu’en dit le commentateur, ce qui est choquant c’est que les juges droit-de-l’hommistes bruxellisés de France n’ont pas déclaré la demande de la mère comme irrecevable. L’épouse a été nommée tutrice il y a bien longtemps. Punkt Schluss. Il n’y a aucune raison en 2019 de lui faire une guerre coûteuses aux frais d’autres et injuste.
    Que ces juges s’en mêlent et qu’ils concoctent avec des assureurs et des politiques une loi compliquées de plus qui ouvrira la voie du rationnement des soins aux improductifs tels les retraités et les enfants.

    Ne confondons pas les soins en fin de vie avec les crimes passés des nazis.

  14. Posté par Roland Paingaud le

    @ Lauwaert
    Vous vous permettez des récits redondants dans un article interminable philosophico-pratique de la pire espèce.
    Vincent Lambert n’est pas végétatif, il est pauci-relationnel. Si vous ne savez pas ce que ça veut dire, contentez-vous d’articles sur les meubles, les sorties, le thé, etc..
    Au lieu de nous dire ce que veut Vincent à sa place, étudiez le dossier : en 2013, le nébuleux autant qu’intarissable Kariger a essayé d’éliminer par arrêt d’alimentation (hydratation réduite) Vincent, SANS PREVENIR LES PARENTS, mais seulement l’épouse qui a rapidement refait sa vie, et qui veut l’exécution par pur amour ; l’infraction grave de Kariger à ses obligations envers les parents est la première source de leur féroce méfiance envers l’équipe médicale, et non pas la démence causée par leur lien satanique avec l’Opus Dei, qu’on retrouve dans toute la presse institutionnelle française, de Marianne au Figaro, en passant par Libération, l’iMonde, Le Parisien, etc. . Découvert par un frère de Vincent, l’extermination en cours est stoppée par la justice, Vincent aura résisté 31 jours et reste en vie, ce que vous appelez l’envie évidente qu’on le laisse partir.

    Je ne suis pas, je m’excuse de me prendre comme exemple, contre l’euthanasie ; dans les conflits, il y a des militaires très croyants, prêts à achever leur camarade blessé pour ne pas le laisser aux mains des experts bourreaux, et ce n’est qu’un exemple. Le seul sujet est : la situation est-elle celle où l’euthanasie est raisonnablement ou même simplement légalement un devoir ?
    Evidemment non : Vincent à des parents attentifs qui n’ont pas l’intention de le livrer aux bourreaux, et même croient à ses progrès ; il n’y a aucun problème pécuniaire, c’est un accident du travail couvert par les assurances ; il n’y a pas de problème de place, plusieurs établissements spécialisés proposent de le prendre ; la seule logique conduisant à l’exécution est la volonté de Kariger et maintenant Sanchez de faire triompher le camp le plus fort, celui des administrations, ces amoncellements de fonctionnaires dont le sommet est toujours le plus nul, de la presse, et d’activistes encore plus lugubres comme les réseaux maçonniques, le tout en s’appuyant sur des déclarations de Vincent que personne n’a jamais vues, sauf l’épouse qui n’a pas attendu dix ans pour demander la fin immédiate de la corvée.

    Essayez de sortir de vos leçons de vie à deux balles, et renseignez-vous sur les cas documentés de reconfiguration neuronale de cerveaux  » comportant des lésions graves étendues irréversibles  » , qui est le seul diagnostique à ce jour des comités d’experts cités par le Conseil d’Etat, lui-même pro-exécution.

    Le cerveau de Vincent n’est pas détruit, Vincent et ses parents communiquent, Vincent ne redeviendra jamais l’amant ardent de sa femme, mais Vincent est un être humain digne de l’amour de certains êtres humains de sa famille ; la seule chose de détruite, c’est la dignité humaine de votre camp.

  15. Posté par mia vossen le

    MERCI, Anne, pour ce texte clair, complet, sensible… sans cette sensiblerie ridicule, criminelle, que l’on ose appeler « respect de la vie » en France et sans doute aussi ailleurs.

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