Droite et gauche unies pour la soumission à l’UE

Frank Leutenegger
Journaliste, retraité RTS,  www.swissguns.ch

Droite et gauche unies pour la soumission à l'UE

 

La gauche veut la nouvelle loi sur les armes, tout simplement parce qu'elle est viscéralement opposée à ce qui permet à un peuple de rester souverain. Les pays qui ont été gouvernés par des socialistes, des nationaux-socialistes ou des communistes en sont des exemples parfaits (Venezuela, Cuba, actuellement, l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS, naguère).

 

En Suisse, en 2001, les Verts ont déposé une motion pour interdire totalement la possession d'armes par des privés (motion Pia Hollenstein, du 04.10.2001). Quant au parti socialiste, en avril 2018, dans une plate-forme politique (?) avec des psychiatres, des femmes protestantes et des policiers (le président de la fédération des policiers s'est fait remonter les bretelles par la base, pour avoir pris cette position), il demandait "une législation stricte sur les armes, pour une Suisse plus sûre".

 

A droite

 

Bon, la gauche et ses fantasmes totalitaires, on comprend. Mais la droite ?

 

Le PLR, le PDC, le PBD (issu à l'origine de l'UDC) veulent eux aussi  désarmer les Suisses. Ce n'est pas pour lutter contre le terrorisme ou la criminalité, c'est tout simplement pour défendre les privilèges de l'argent. Ces femmes et ces hommes de pouvoir ne sont pas au service de la Suisse, quoi qu'ils en disent. Ils sont au service des grandes compagnies, des multinationales, qui veulent une main d'œuvre bon marché et des consommateurs prisonniers d'un système. Pour cela, il faut passer par toutes les exigences de l'Union européenne. Et tant pis pour la liberté, tant pis pour l'indépendance, tant pis pour l'honneur d'un pays et d'un peuple. Les citoyennes et citoyens suisses doivent oublier ce titre et se contenter de celui de sujettes consommatrices et de sujets consommateurs.

 

L'argument sécuritaire est absurde dans ce pays - très armé et très libre, comme le disait Machiavel. Le terrorisme n'est pas un réel problème ici, la criminalité non plus. Et les violences domestiques se font rarement avec les armes qu'on veut interdire. Quant à l'échange de renseignements policiers que permet Schengen, ils profite tellement plus aux pays qui nous entourent qu'à la Suisse qu'on se dit que les flics français, allemands et italiens en réclameront le maintien.

 

Une fable pour tromper le peuple

 

Il est remarquable de voir cette alliance  bizarre entre une droite qui veut écraser les travailleurs, en les mettant en concurrence avec ceux de l'UE et une gauche qui prétend les défendre, mais se dit prête à composer, s'il s'agit de se plier à l'UE.

 

Et pour cela, on invente une fable extraordinaire: Schengen rapporte tant à la Suisse (communiqué du CF du 21.02.2018 et rapport ecoplan*), entre 4 et 10 milliards de francs par an. Il faut le crier et le répéter: Schengen n'apporte rien. C'est le travail des Suissesses et des Suisses qui crée cet argent. Celui des entreprises, celui du tourisme, etc.

 

Mais justement, nous dit-on, sans Schengen, les entreprises ne pourraient plus travailler avec l'Europe. Les frontaliers devraient faire des heures de queue pour entrer et sortir de Suisse. Le tourisme s'effondrerait. La perte globale est déjà évaluée à 11 milliards par an ! On a envie de sortir un gros mot, tant ces affirmation sont absurdes.

 

En 2017, la Suisse a exporté des marchandises vers l'UE pour 117 milliards de francs. Elle en a importé pour de 132 milliards (source). Pensez-vous que l'Europe ou la Suisse veuillent mettre à mal ce marché ? La petite Suisse, à elle seule, avec une population équivalente à celle de la ville de Paris, est actuellement le premier partenaire commercial de l'Europe.

 

En 2017, 315'848 frontaliers sont entrés chaque jour en Suisse pour venir y travailler. On nous dit que l'Europe bloquerait ses frontières avec la Suisse, par des contrôles accrus qui entraineraient des heures d'attente à la douane, à l'entrée et, le soir, à la sortie du pays. On parle de 6 heures par jour au moins. Sérieusement ? Le blocage serait tel que tout le système du travail frontalier s'effondrerait. La France est elle prête à enregistrer 171'000 chômeurs de plus, l'Allemagne 61'000, l'Italie 72'600 ou l'Autriche 8'000 ?

 

Soyons sérieux. Un arrangement serait si nécessaire que les diplomates des 4 pays concernés et les nôtres le trouveraient en quelques semaines.

 

Quant au tourisme, rien, absolument rien ne pourrait empêcher la Suisse de reconnaître unilatéralement la validité du visa Schengen, pour les touristes, qu'ils soient européens ou non. Les horribles "craintes" des restaurateurs et hôteliers ne sont qu'un fantasme induit par economiesuisse.

 

Et pourquoi renoncer à Schengen ?

 

Et il faut encore le crier et le répéter: la fin de Schengen n'est pas inévitable. "La non-reprise éventuelle par la Suisse d'un développement peut conduire, dans le cas le plus extrême, à une cessation de la coopération Schengen" a répondu le Conseil fédéral, en février 2016. à une question de Rebecca Ruiz (PS, Vaud). "Dans le cas le plus extrême", précise-t-on, ce qui laisse la place à la négociation. Et pour 250 milliards de commerce et 47 milliards de recettes touristiques en Suisse, cela vaudrait  la peine de négocier !

 

L'exemple du Brexit britannique est éloquent: depuis près de 3 ans, l'UE affirme que toute négociation est impossible,. Et pourtant, on négocie toujours et la décision de Londres vient d'être reportée de 3 mois, pour de nouvelles discussion, alors que le délai officiel du divorce est depuis longtemps dépassé.

 

Négociation il y aura… et arrangements il y aura, car la perte (si perte il devait y avoir) serait encore plus grande pour les 28 de l'Europe que pour la Suisse (qui réalise tout de même 103 milliards d'exportations et 53 milliards d'importations en dehors de l'Europe).

 

On voit que ces arguments ne tiennent pas la route. Ils ne servent qu'à nous convaincre de nous plier à la volonté de Bruxelles. Et cela dans une perspective plus sombre encore: celle de l'accord-cadre que les grandes compagnies veulent nous imposer. Un accord qui supprimerait ces particularités gênantes du système politique suisse, comme le référendum et l'initiative, un accord qui enlèverait toute autonomie aux cantons… un accord surtout, qui permettrait à l'Europe de nous inonder de ses travailleurs détachés payés au quart des tarifs suisses, de ses assistés et même de ses chômeurs. Qui aurait à y gagner, la Suisse ou les grandes compagnies internationales ?

 

Le 19 mai  NON à la loi sur les armes… avant de dire NON à l'accord-cadre !

 

Frank A.Leutenegger,  le 18 mars 2019

 

* ecoplan est une firme d'études, qui semble travailler exclusivement, mais à titre privé, pour les autorités fédérales

6 commentaires

  1. Posté par aldo le

    Si la droite et la gauche sont fortement unies pour nous imposer l’Europe et la Charia du même coup, le stock des âneries et traîtrises et très loin d’être limité. Ce matin à FRANCE-INFO, LA VÉRITÉ SORT ENFIN SUR ERASMUS. CETTE PRESSE ANNONCE UNE AUTRE IMPOSTURE MÉCONNUE DE L’EUROPE QUI PILOTE ERASMUS ET UN AUTRE ALIBI CAMOUFLE POUR SATISFAIRE A L’INVASION DE MASSE AUX ORDRES DE SOROS EN PERSONNE ET DES SES ONG A LA BOTTE.

    Erasmus c’est quoi ? Vous n’avez qu’à consulter… https://lesobservateurs.ch/?s=erasmus …avec « délectation » pour comprendre cette machine à bobards encore payées à coût de millions par nous et à notre détriment, comme tout ce qui vient de l’Europe bolchévique UErss. Précisément entre 2011 et 2013, la bagatelle de 77 millions, mais aujourd’hui ? Motus ! Voir le pourquoi des retour « sur investissements… » qui servent essentiellement à soutenir la propagande européenne. https://lesobservateurs.ch/2014/03/06/dominik-feusi-seuls-20-derasmus-servaient-aux-echanges-universitaires-audio/ … et « UNE QUESTION SUBSISTE OU SONT PASSÉS LES 9.65 MILLIONS RESTANTS ? ».

    C’est donc en toute innocence que FRANCE-INFO BALANCE ENFIN LA VÉRITÉ SUR CES MILLIONS DILAPIDÉS. On connaissait Erasmus comme une agence de voyage au profit d’étudiants en manque d’expériences imbéciles, cachées au regards des parents soixante-huitards attardés et bobos naïfs congénitalement: Alcool, drogues. GHB etc. Pour la partie cul, c’était avec le volet agence matrimoniale, cachant la volonté de fabriquer des BATARDS SANS FRONTIÈRES avant que n’émerge l’idée « lumineuse » de l’immigration de masse, pour assurer les mêmes objectifs sans les coûts d’Erasmus.

    Et maintenant, les Français comme d’habitude, se servent les premiers dans ce tonneau des Danaïdes et AVOUENT QUE C’EST POUR LES JEUNES CHÔMEURS SANS PERSPECTIVES D’EMPLOIS QUI VONT AINSI SE FORMER A L’ETRANGER GRÂCE A ERASMUS. Donc encore des statistiques sur le chômage fortement biaisées par tout ces artifices au bénéfice exclusif de la planète du dictateur Macron qui n’a ainsi jamais rien à se reprocher: du genre c’est l’Europe qui paie, comme en Suisse, c’est Berne qui paie…. ON SE FAIT ENTUBER AU PAIEMENT, PUIS ON DOIT ENCORE SUPPORTER CES CHÔMEURS CHEZ NOUS, qui accroissent ainsi notre « propre » chômage évidemment sans les aides d’Erasmus qui servent à des tas de choses troublantes et quelques pays toujours privilégiés.

    Voilà l’affaire. Mais un doute subsiste encore. Si des jeunes chômeurs viennent en Suisse ou à la frontière pour travailler, par exemple comme garçons dans les restaurants, et qu’ils touchent leurs salaires au prix plein, comme l’imposent à l’Etat nos lois européanisées, non sans calculs, EST-CE QU’IL N’Y PAS DES PETITS MALINS DANS LA MACRONIE QUI S’APPROPRIENT QUAND MÊME LE BUDGET ATTRIBUES A TARTAMPION POUR ALLER GRAISSER AU PASSAGE, LA PATTE DE « NOS » « JOURNALISTES » A LEUR BOTTE ? Par exemple, mais d’autres perspectives pourraient aussi exister.

    En résumé, l’Eramus l’alibi sert d’:
    1. Agence de voyage pour glander se dévergonder et se droguer à l’abri du regard des parents.
    2. Agence matrimoniale, pour trouver un partenaire bien typé d’une autre ethnie et nationalité histoire d’emmerder les parents beaucoup trop à droite.
    3. Agence nataliste pour oublier la pilule et les précautions d’usage afin de fabriquer une descendance multi-passeport, qui devra aller chez le psy avec des problèmes d’insertion dans en milieux hostiles et un propension certaine à finir par se revendiquer du djihad et fournir l’Etat islamique.
    5. Agence d’emploi pour maquiller les statistiques du chômage, truquer les comptes et soustraire des montants très important en tout discrétion et impunité, afin de pouvoir graisser la patte aux journalistes exclusivement « bien-pensants ».

  2. Posté par Souverain le

    Une journaliste de la RTS, Camille Degott, a tenté de nous expliquer les enjeux de cette votation, en évitant soigneusement les points sensibles. Et surtout en évitant les contre-arguments, puisqu’aucun ne tient la route.
    Pour ma part, j’entreprendrai n’importe quelle mesure afin de m’eloigner le plus possible de quelque encadrement UE que ce soit. Le 19 mai, ce sera NON.

  3. Posté par Sergio le

    Les médias et toute la bien-pensance ont réussi à marginaliser la question. Brimer quelques fanatiques du tir et quelques chasseurs illuminés est sans importance. Le sujet a été rendu insignifiant. Pire, on ne comprend pas l’intérêt de posséder une arme dont l’unique fonction est de tuer. La signification du vote et le thème central ont été occultés. Pour nos élites, le mot d’ordre est « moins on en parle, plus facile sera la victoire ».

  4. Posté par JeanPaul le

    Je n’aime pas l’armée, je déteste les armes, tout comme j’ai horreur des tirs obligatoires et encore plus ceux en campagne. Néanmoins, j’accepte parfaitement les opinions opposées à la mienne. Cependant, je suis absolument convaincu que nous ne devons pas subir tous les diktats de l’UE, surtout au niveau de notre démocratie « directe », qu’il faut défendre à tout prix. C’est la raison pour laquelle je m’apprête à déposer un grand NON dans les urnes en avril prochain.

  5. Posté par Jeferson le

    Tu oublies encore un paramètre, Frank: ces 320’000 frontaliers représentent potentiellement 320’000 chômeurs qui viendraient engraisser les statistiques du chômage allemand et de l’ANPE. Sans compter un manque à gagner de 24 milliards de francs environ pour l’économie de l’UE.
    Un seul fait est avéré dans cette histoire: nos négociateurs suisses à Bruxelles sont des baltringues. des incapables. Ou des traîtres.
    Jeferson, mars 2019

  6. Posté par Marquis le

    Et pas un mot sur les manquements et atermoiements de l’UDC, ce parti pseudo-patriote, mais vraiement mondialiste? La mascarade.

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