Médias. La gauche, très minoritaire, veut  encore étendre sa domination médiatique en étatisant la presse et les journalistes ? Orwell reviens! Ils et elles sont devenus fous et folles.

Uli Windisch
Rédacteur en chef

Médias. La gauche, très minoritaire, veut  encore étendre sa domination médiatique en étatisant la presse et les journalistes ? Orwell reviens! Ils et elles sont devenus fous et folles.

La gauche et les gauchistes dominent déjà très largement les médias suisses et veulent maintenant encore censurer les médias libres et combattre toute concurrence au nom  «des discours de haine » et  des « fake news ».

Nos quotidiens dits de référence ouvrent massivement leurs colonnes à la gauche et à l’extrême gauche qui veulent à tout prix une aide de l’Etat à la presse et aux journalistes. Mais il faut aussi signaler qu’ une partie de la droite ou dite de droite semble hésitante sur le sujet.

Le Temps du 11.2 2019 fait très fort en publiant carrément deux articles le même jour de et sur deux activistes féministes et socialistes,  sans signaler que ces deux militantes sont socialistes. On veut sans doute faire passer leur propagande partisane et intéressée comme un point de vue propre à une grande partie de la population (Le Temps, 11.2.2019, M. Guillaume, Alliance F lance les « anges digitaux » contre les discours de haine »  et G. Savary, « Défense des médias : le temps presse »)

Quelques rappels et remarques : dans un aucun autre pays démocratique il n’existe un tel monopole médiatique public comme en Suisse ; le Service dit public est totalement dominant,  en plus largement de gauche et politiquement correct. Il empêche délibérément une vraie et saine concurrence et depuis le rejet de l’initiative No Billag  ce Service dit public, donc très orienté idéologiquement,  devient encore plus arrogant et exclusif (très très peu de journalistes appartiennent à l’aile politique libérale-conservatrice). Cela est déjà en soi un vrai scandale pour un Service dit public ; bien des gens sont révoltés par cette situation mais personne ne semble vouloir travailler sérieusement pour changer cela).

Non contents d’être massivement dominant, les socialistes et autres bien-pensants politiquement corrects militent actuellement de manière massive et omniprésente pour un soutien étatique également à  la presse écrite,  certes en sérieuses difficultés. Mais pour quelles raisons ? On nous parle tous les jours du rôle vital de la presse pour une vraie démocratie et un large pluralisme, sans gêne aucune, sachant pourtant parfaitement l’inexistence ou la très grande faiblesse d’un tel pluralisme médiatique !

Le système politique suisse est pluraliste mais pas le système médiatique.

Tout est bon, même le mensonge et une propagande éhontée, pour bétonner ce monopole et empêcher concrètement et quotidiennement la création de journaux échappant à la mainmise de la gauche.

Jamais on ne veut admettre certaines vraies  causes de ces difficultés de la presse, dont notamment cette orientation massive à gauche des journalistes, orientation dont une grande partie du public ne veut plus. Et c’est peu dire.

La gauche qui se dit telle  ne représente même pas le 20% de l’électorat suisse mais réussit tout de même cette imposition idéologique  forcée, pour ne pas dire forcenée. Pourquoi n’y a-t-il pas de protestation plus marquée contre une telle situation dans un pays qui se vante tous les jours de sa démocratie ?

Il y a un autre  tabou : il existe des journaux qui sont plus objectifs, soucieux d’approcher le plus possible la vérité et qui ne nous imposent pas tous les jours de manière obsessionnelle l’idéologie de leurs journalistes, mais nous donnent à voir la réalité, TOUTES les réalités, sans censure de ce qui déplaît à tous ces bien-pensants de plus en plus insupportables. Ces journaux sont dits de droite alors qu’ils font tout  simplement le travail attendu par la grande majorité de la population de la part de la presse quotidienne. Cette presse-là est vivable, marche économiquement, fait même des bénéfices et ne pleurniche pas en permanence en appelant  l’Etat au secours ; elle ne pense pas être dans son rôle en voulant « éduquer » la population.

Plus grave : dès qu’un média intéresse des entrepreneurs et investisseurs qui ne sont pas de gauche, les socialistes font tout, je dis bien TOUT, pour empêcher un tel rachat. Alors que de telles opérations empêcheraient, par exemple aussi des licenciements. L’exemple de la proposition de Christophe Blocher de racheter un ou plusieurs gratuits en Suisse romande a entraîné une mobilisation générale de la gauche  aussi bien des partis politiques  que des pouvoirs  à majorité de gauche en place. Certains politiques  de droite en place ont parfois suivi le mouvement !

En d’autres termes, la gauche veut continuer à nous imposer son idéologie dans la presse écrite, tout en utilisant notre argent, nos impôts, pour perpétuer ses monopoles et empêcher la moindre vraie concurrence. Comment appelle-t-on un régime politique qui agit de la sorte ?

Les deux articles du Temps  sont donc centrés sur des socialistes, dans le premier article le journaliste cite abondamment une conseillère municipale lausannoise, dont il n’est pas dit qu’elle est socialiste, ni qu’elle est l’épouse d’un autre socialiste, très agité, et aux responsabilités politiques socialistes importantes  au niveau fédéral, et dans le deuxième article, écrit directement par une Conseillère aux Etats dont il faut rappeler qu’elle est elle aussi socialiste, puisque ce n’est pas mentionné ; elle a renoncé à se représenter en 2019 à cette fonction de Conseillère aux Etats du canton de Vaud suite à la révélation de voyages payés par un riche ami qui n’attendait bien sûr rien en retour.

L’argument et l’accusation de Fake News commençant à ne plus très bien marcher parmi les journalistes , voire à se retourner contre les médias eux-mêmes, on cherche mieux maintenant. Les associations féminines, pardon féministes (70 associations ont été mobilisées dans cette Alliance F de même que leur faitière) ont réussi à obtenir un million de francs du privé, et une nouvelle fois de l’argent de nos impôts, de nouveau de l’Etat, en l’occurrence de la ville de Lausanne, très majoritairement à gauche et à l’extrême gauche.

Cette fois on nous dit vouloir lutter contre « les discours de haine » touchant en premier lieu les femmes ; il est question de créer des communautés « d’anges digitaux » qui vont se servir d’un « algorithme  pour détecter les discours de haine ».

On diabolise évidemment les réseaux sociaux et  l’internet qui ne seraient que violence, et on projette de « faire de nouveau d’internet un espace non violent  en renforçant la liberté d’expression ». On croit rêver, on nage en plein délire idéologique. Il faudrait rappeler la montagne de propos d’une violence inouïe de bien des femmes envers par exemple le Président Trump et la désinformation quotidienne de certains de nos correspondantes aux USA à son propos.

Bien sûr, on vise aussi à « contrer l’extrême droite » là où elle se manifeste, certainement partout ! On vise ensuite à « augmenter les compétences médiatiques de la population sur les forums en ligne » ! Ne riez pas, c’est authentique. Pour notre part nous aimerions plutôt augmenter les compétences des journalistes  et en désidéologiser un grand nombre. Serions-nous aussi des « anges digitaux » ?

Pour cette socialiste féministe, les réseaux sociaux sont bien sûr le lieu  où peuvent  «se déverser impunément  insultes, menaces et autres propos  obscènes  diffamatoires ». Mais comment  s’informent ces gens-là, savent-ils lire, ou leurs oeillères idéologiques les empêchent-ils de le faire?

Récemment un journaliste a même comparé le nouveau Président brésilien Jair Bolsonaro  à Goebbels ! Tiens, pour une fois ce n’est pas Hitler.

La vraie menace contre la liberté d’expression vient vraiment de la gauche. Les citoyens n’ont pas besoin d’être éduqués par les socialistes ; ils savent très bien lire et même trier, et sont plus intelligents que ce que pensent nos nouveaux Big Brothers.

Autre thèse de ces forcenées idéologisés : « les discours de haine » à propos des femmes seraient responsables du fait  que « les femmes hésitent beaucoup plus que les hommes à se lancer en politique ».

Je m’arrête là . En rappelant que la deuxième socialiste titre son article, c’est elle qui l’écrit : «  Défense des médias : le temps presse ». L’Etat doit soutenir au plus vite la presse écrite  et transformer sans doute tout journaliste, surtout ceux de gauche, avant qu’ils ne soient mis au chômage, en fonctionnaires à vie comme le sont déjà ceux du service public.

Autre danger pour la liberté et le pluralisme de la presse : certains partis politiques bourgeois, dits de droite, semblent également prêts à soutenir cette folle  tentative d’étatisation supplémentaire, par lâcheté, par peur de paraître insuffisamment « progressiste » ou par crainte de plus faire partie des coqueluches politiques des médias, alors même que ces derniers les désavantagent, les mettent régulièrement  dans des situations difficiles lors d’interviews, ou s’en moquent carrément, s’ils ont le malheur de ne pas être assez « progressistes », ou pire, s’ils sont  UDC.

Orwell reviens! Ils et elles sont devenus fous et folles.

Uli Windisch, 14.2.2019

 

5 commentaires

  1. Posté par kandel le

    Turgot: Le vrai rôle de l’État: éliminer les obstacles à la liberté – et assurer le respect du Droit.

    Lénine (1870 – 1924): La société toute entière deviendra un seul immense bureau et une seule immense usine avec égalité de travail et égalité de rétribution.

    Orwell : Pour croire des choses comme ça, il faut être un intellectuel : nul homme normal ne pourrait être aussi stupide (ou « possédé » au sens donné par Dostoïevsky).

  2. Posté par miranda le

    Cette phrase d’Orwell : « les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires » est toujours d’actualité. La ponérologie nous aidera certainement mieux à comprendre dans l’avenir, le pourquoi de cette volonté totalitariste chez CERTAINS intellectuels investissant le champ politique.

    Dans son ouvrage  » LA PONEROLOGIE POLITIQUE. A.Lobaczewski appelle
    « pathocratie » un gouvernement « où une petite minorité PATHOLOGIQUE prend le contrôle à la place d’une société de gens normaux ». Cette dénomination présente l’avantage de « souligner le caractère fondamental du phénomène psychopathologique macrosocial, et le différencie des nombreux systèmes sociaux possibles conduits par des structures, coutumes et lois de gens normaux ».

    LE TOTALITARISME est la manifestation d’UNE TOUTE PUISSANCE qui s’exerce à l’encontre d’UNE MASSE. Aujourd’hui, on se retrouve dans une configuration qui pourrait nous mettre face à un totalitarisme PERNICIEUX mais tout aussi dangereux que ceux du passé.

    LA MASSIFICATION est une manière d’entrevoir le monde comme un monde indifférencié. On ne cherche pas à se soucier des besoins ou des préoccupations de l’individu. On ne se préoccupe pas de gérer des individus dans une masse. On oublie que les individus composent la masse.

    Et c’est là que le cas de l’INTELLECTUEL TOTALITAIRE devrait nous préoccuper tous.
    Car l’intellectuel dans ce type de fonctionnement est dans un « éloignement » de la relation à l’autre qui devrait s’il avait gardé des CAPACITES d’empathie, être ressenti comme UN AUTRE SOI-MEME.

    Tout cela est aboli dans le fonctionnement de l’intellectuel totalitaire et de CEUX qui SONT séduits par l’intellectuel totalitaire.

    Le monde de la psychanalyse est effroyablement absente dans l’étude du CAS TOTALITAIRE, alors que les outils lui ont été offert par toutes les études de FREUD et ses disciples sur le sujet. Et pourtant nous sommes dans une époque OU LA CONTRIBUTION PSYCHANALYTIQUE devrait être très, très, très présente. L’indifférence du monde de la psychanalyse dans ce monde en transformation « malheureuse » d’aujourd’hui, EST SIDERANT.

    BRUXELLES devenant un machin totalitaire et très fréquenté par des carriéristes arrivistes nous informe au mieux sur l’état de santé mental de la HIERARCHIE qui se donne le droit de nous gouverner.

  3. Posté par aldo le

    Vous avez qu’à vérifier le démantèlement des bibliothèques de la ville de Genève depuis plusieurs années. Un repère d’incompétents sauf quelques raretés pour compenser l’absence de travail de cette armée de médiocres, pressés comme des citrons qui doivent finir par vouloir se suicider. Voilà le résultat d’une merde organisée avec succès par la Pürro, un avatar mystérieux lié à une combine de la Brunner qui ne doit pas être très reluisant pour avoir été caché à ce point. Peut être bien une analogie avec des cas comme ceux d’Afrique du Nord et surtout bien connus à Saint Domingue de véritables fabriques de lgbt. Et ce n’est pas la pub qui a manqué pour la mettre en orbite. https://www.letemps.ch/suisse/portrait-entrer-conseil-detat-genevois-secouer-parti-socialiste-double-envie-veronique-purro. On sent le piston soutenu par la bonne conscience, avec ses conséquences les plus néfastes: des locaux de plus en plus vides, des planques numériquement en croissance pour les cas soc qui légitiment les scores politiques artificiels aux élections. Et surtout des permanences de manifestations lgbt avec des ouvrages totalement orienté dans ce sens ainsi que tout ce qui est énuméré par Fabien Friederich le 14 février 2019 à 13h06, dans le but évident de cultiver des ghettos de stupides tout en ayant la prétention de les faire venir spécialement de toute la planète. On espère que le jouissons sans entraves de mai 68, n’a pas été le signal d’une décrépitude morale annonciatrice d’épidémies de viols en famille juste pour abâtardir la race au nom de l’égalité mondialiste, tout en nous nous encombrant de crétins pas que des alpes plus propices à l’élevage en batterie de lgbt plus rose qu’arc-en-ciel.

  4. Posté par Fabien Friederich le

    L’Instruction publique n’est pas en reste dans le domaine du tout-socialiste et de la propagande mondialiste. Au Collège de Bahyse, à Blonay (Vaud): le cours de gymnastique est souvent consacré à des exercices de danse africaine; l’histoire de la Révolution américaine parle surtout de l’histoire de l’émancipation des noirs; les livres de littérature à lire en classe ont pour thème le racisme et « l’étranger »; les cours sur le journalisme se sont focalisés cette année sur le parcours des clandestins traversant la Méditerranée. Le spectacle de fin d’année des promotions 2019 aura pour chanson principale un morceau de Black M « Je ne parle pas français » (sic!). Bien sûr, je ne mentionne pas la demi-journée de sensibilisation à l’antiracisme et au multiculturalisme, ni les cours d’éducation sexuelle assurant de la légitimité et de la beauté des revendications LGBT. En revanche, les parents reçoivent une fin de non-recevoir lorsqu’ils posent des questions concernant la présence de drogue dans le bâtiment scolaire…

  5. Posté par Bussy le

    De plus, les bien-pensants et autres « élites » du camp du bien défendent leur petit monde monoculturel et hyper protégé grâce à leur propagande dans les médias traditionnels, et sans cette propagande massive et incessante, ceux qu’ils voient et considèrent comme des veaux pourraient se réveiller…. comme ce début de réveil en France actuellement !
    Par contre, ce que je ne comprends pas, c’est que ces élites bien-pensantes et autres détenteurs de la Vérité, bien que de gauche, roulent sans gêne pour les puissants de la planète, y compris vivant dans le canton de Vaud : pourquoi ne se tournent-ils pas vers ces oligarques pour financer leur propagande ?

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