Des patriotes européens à Jérusalem

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Ce rapprochement en laisse plus d’un confus ! Les intellectuels n’y comprennent plus rien ! Les analystes politiques ne l’avaient pas prévu. Les médias préfèrent ne pas trop en parler. Les membres de LREM (La République en Marche) sont bien ennuyés. Et certains membres du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) doivent se demandent à quoi il joue.

Le « il » à qui je me réfère s’appelle Benyamin Netanyahou, et le rapprochement en question est celui des membres de la droite israélienne avec les dénommées droites radicales populistes (1) d’Europe. Car si la droite israélienne a toujours été très proche de la droite conservatrice, ultra-conservatrice et même radicale (Tea Party par exemple) des États-Unis d’Amérique, les leaders israéliens n’avaient pas encore franchi le pas avec celles d’Europe, mais depuis peu, c’est une petite révolution qui se fait sous nos yeux.

Nous connaissons tous très bien la tactique de la « caste » mediatico-politique qui consiste à comparer les droites radicales populistes européennes aux nazis, sans le dire directement.

Championne toute catégorie du « Reductio ad Hitlerum » (2), elle (la caste) adore lancer à tout va sa phrase cliché : « Tout cela nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire ». Et voilà, sans accuser directement les populistes, on bombarde le subconscient des bons citoyens de terribles images de pauvres Juifs se dirigeant vers des trains sinistres entourés de soldats SS sanguinaires. Sauf que cette tactique est en train d’être mise en difficulté par quelqu’un que l’on n’attendait pas au tournant, à savoir Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël.

Depuis plusieurs mois, la droite israélienne ne voit plus les populistes européens de droite comme des fachos ou des nazis, mais bien au contraire comme de possibles alliés. Viktor Orbán, mais aussi le président ultraconservateur tchèque Milos Zeman et l’Autrichien Sebastián Kurz qui ne gouverne qu’avec l’appui de la droite populiste autrichienne (important de le rappeler), ont tous rendu visite au Premier ministre israélien.

Le dernier en date est Matteo Salvini qui a visité Israël il y a peu (3). Et n’oublions pas le président américain Donald Trump qui a transféré l’ambassade des EUA vers Jérusalem.

Et c’est cela qui doit laisser la caste mediatico-politique quelque peu perdue : comment traiter quelqu’un de dangereux « antisémite nazillon » prêt à rouvrir les camps de concentration, si ce quelqu’un est justement invité par le gouvernement de l’État Hébreu ? Toute comparaison ne peut alors être prise au sérieux par les citoyens européens. Et ça, c’est une excellente nouvelle pour la droite radicale populiste européenne !

Ces visites sont avant tout un puissant coup de poing à la figure de tous ceux et celles qui essayent d’utiliser les horreurs des années trente/quarante commises par les nazis pour faire taire les Européens qui ne demandent qu’à protéger leurs frontières, leur identité, leurs cultures et leurs enfants.

Les Européens qui votent pour les populistes de droite ne sont pas antisémites (ni racistes, ni islamophobes). Les nouveaux antisémites ne proviennent pas de la droite ultra-conservatrice ou populiste, mais de l’ultra-gauche et des islamistes. Ce sont les islamo-gauchistes qui organisent des manifestations pro-palestiniennes où l’on peut entendre des slogans antijuifs virulents et des appels au boycott des produits juifs… Et ce sont de jeunes musulmans qui égorgent de pauvres femmes juives de 80 ans… Pas des membres de la droite populiste. Pas des électeurs de la Lega ou du FN/RN… On ne peut pas comparer les années trente avec l’époque actuelle.

On peut conclure qu’au moins en Israël, les leaders savent que leur pays n’aura pas de futur si l’Europe chrétienne et gréco-romaine disparaît ! Comme le disait avec perspicacité Philippe de Villiers, dans la Hongrie de Viktor Orban les Juifs ne fuient pas, au contraire de la Seine Saint Denis (4) !!!

À méditer…

Notes

(1) J’ai choisi cette dénomination, utilisée surtout par les scientifiques politiques aux EUA, car je la trouve plus correcte que la dénomination « populiste » utilisée par la plupart des médias européens. Il y a des populistes de droite, mais aussi de gauche, important de le noter. Ensuite, je tiens à différencier les droites conservatrices, les droites radicales et les droites extrêmes. Je ne peux expliquer les différences et les nuances entre ces différentes droites politiques en si peu de lignes, cela justifierait un autre texte. En résumé, la droite radicale, tout comme la droite conservatrice et ultra-conservatrice, est assimilationniste, contrairement à l’extrême droite qui tient une position assez racialiste, refusant donc toute assimilation (le corps politique serait enraciné). Les droites radicales sont démocratiques, alors qu’une partie des droites extrêmes ne le sont pas (l’autoritarisme est vu comme seule solution pour maintenir la cohésion et l’homogénéité sociale). Pour plus d’informations, je conseille les livres suivant : Mudde Cas (sous la direction de), (10 octobre 2016), The Populist Radical Right : A Reader, Routledge, USA – bon livre, assez neutre, qui explique bien les nuances entre les nouvelles droites de l’échiquier politique, et le livre de M. Pierre André Taguieff – Taguieff, Pierre-André, (19 mars 2015), La Revanche du Nationalisme, Néopopulistes et xénophobes à l’assaut de l’Europe, Presses Universitaires de France- PUF, France

(2) Reductio ad Hitlerum, le fait de tout réduire à Hitler, en d’autres termes, il s’agit d’accuser quelqu’un de penser comme Hitler. Ce concept a été théorisé dès le début des années cinquante, il sert à décrédibiliser les adversaires politiques.

(3) Voir pour plus d’informations : Palmieri-Billig, Lisa, (7 décembre 2018) Italian Governemment Leader Matteo Salvini Visits Israel, Jerusalem Post, Israël, https://www.jpost.com/Israel-News/Italian-Government-Leader-of-The-League-Matteo-Salvini-visits-Israel-574017 // Landau, Noa & Lerner, David (12 décembre 2018) In Jerusalem Meeting, Netanyahu Hails Italy’s Salvini as a ‘Great Friend of Israel’, Haaretz ; Israël, https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-in-jerusalem-meeting-netanyahu-hails-italy-s-salvini-as-a-great-friend-of-israel-1.6741620

(4) Pour ceux qui n’auraient pas vu l’interview sur i24, je laisse le lien suivant : De Villiers : « Les juifs restent en Hongrie, pas comme la Seine-St-Denis ! » (i24News, 18/10/18,12 h 43) : https://www.youtube.com/watch?v=4tUUIwA2RQA

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