Bienvenue dans la démocratie virtuelle

Dominique Baettig
Médecin, Ancien Conseiller national

Bienvenue dans la démocratie virtuelle.

Une démocratie doit être pluraliste, favoriser l’expression libre de toute pression moraliste, permettre au citoyen, directement, d’être représenté comme individu mais aussi par des structures réelles comme le couple, unité organique et complémentaire de base, la famille, la commune. Et respecter le principe de subsidiarité : ne déléguer à l’échelon organisationnel supérieur, en particulier l’Etat, ce qu’aucun des échelons organiques de base ne peut assumer de manière autonome. Et rien d’autre. La gauche, individualiste, engage la guerre des droits de  la non-discrimination de l’individu contre tous les autres, la guerre des sexes, des générations, des genres, des minorités victimaires qui s’estiment subjectivement  bafouées. Elle travaille à déconstruire les identités, les ancrages historiques, le bon sens commun, l’acceptation du Réel,  la nécessité de conserver et protéger la vie. La droite de valeurs , esprit d’exemplarité, de droiture, d’honneur, de respect de la parole donnée, de veiller au sens économique commun, de l’esprit de sacrifice, du respect des valeurs éthiques et religieuses,   incarne la défiance par rapport au mythe du Progrès et s’engage à conserver ce qui en vaut la peine (principe de durabilité) est interdite de débat.

La gauche a renoncé à défendre les plus fragiles, les classes laborieuse, l’intérêt général, les autochtones pour  dynamiter tout ce qui est typé, conservateur, enraciné.

Tout est possible, rien n’est permis.

Dans la post-démocratie, où sont gommées les formes caricaturales de l’exercice tyrannique du pouvoir, on a passé du « cause toujours » à l’autocensure spontanée en fonctionnant sous la tutelle d’une nouvelle religion dominatrice, intolérante, chassant toute critique qui est diabolisée. L’opinion est formatée par les medias, 4ème pouvoir, unanime et universel du Progrès, qui impose le multiculturalisme obligatoire,  la non-discrimination jusqu’à l’effacement utopique de soi. La propagande, comme la publicité conditionne automatiquement l’imaginaire qui ne voit plus d’alternative possible à la progression du Marché Unique, de la globalisation intensive de l’Economie mondiale. Il n’y a pas d’autre solution disait l’inénarrable et libérale Madame Thatcher. Ceux qui croient que la démocratie directe laisse une possibilité de réelle orientation ou choix autre que la libre circulation des personnes, des capitaux, des services, des marchandises se trompent. Le consentement est imposé, la capacité de choisir quasi nulle de même que les bonnes surprises politiques rares et rapidement corrigées par la pensée unique des représentants élus. Face à ce monothéisme de l’intolérance, des faux-gentils bisounours qui sont en fait des Inquisiteurs féroces, intolérants, véreux, il est urgent de revendiquer le Droit à l’Indifférence face à la religion totalitaire de l’Autre, le droit d’objection de conscience, de libre pensée, l’exigence de séparation des pouvoirs. Contre l’Inquisition de la Morale Globale et de la Bienpensance, le droit de garder des racines terriennes, l’enracinement, les valeurs des sédentaires, habitants des forêts, refuges et garantes des libertés, la démocratie par assemblée des peuples indoeuropéens, le pluralisme des croyances, le droit à la dissidence. La séparation des pouvoirs, qui n’existe plus dans le Monde du Marché unique et de la Morale de la culpabilité doit être rétablie. Il faut une séparation de l’Etat et de la religion de l’Autre, des groupes discrets qui veulent réécrire l’Histoire en gommant ce qui ne leur plaît pas. Des révisionnistes à la Orwell  qui veulent débaptiser les noms de rue qui ne plaisent pas au politiquement correct. Le fondateur de l’Université de Neuchâtel, le glaciologue Agassiz, qui a fait une carrière remarquée aux USA est remplacé, dans le nom donné à une place, par une femme, de culture métisse et élue libérale. Agassiz avait le tort de n’être pas partisan des théories de l’évolution de Darwin (donc être peut-être créationniste) et surtout de prôner le choix du développement séparé et culturel des races. La Gauche américaine,  qui une des plus virulentes dans le gommage de l’histoire et sa réécriture selon sa vision manichéenne (pire que dans le totalitarisme wahhabite de l’Islam ou les sectes extrémistes protestantes à la Cromwell)  impose sa vision totalitaire au Monde politique par ses relais d’influence discrètes et non démocratiques, soustraites au débat contradictoire.

Le politiquement correct se perd dans des considérations ultraminoritaires et persécute la majorité pour des cas isolés. La cellule parlementaire contre le harcèlement sexuel s’est révélée non sollicitée, donc inutile. La revendication d’égalité salariale, alors que le salariat, avec l’ubérisation et le développement du numérique se réduira,  devient anachronique. Garantir l’indépendance et la souveraineté économique, la résistance à la dépossession par le monde financier global est prioritaire, et non une guerre factice des sexes et des rôles. Les valeurs sociétales de la gauche : théorie du genre, féminisme unilatéral, égalitarisme abstrait, antiracisme à sens unique et culpabilisateur sont en fait au service du globalisme de l’économie et la création de nouveaux faux besoins (procréation assistée, gestation pour autrui, contournement légal et technique de la sexualité pour les hétérophobes militants loisirs communautaristes (pour les LGBT, les minorités racisées), juristes inquisiteurs et j’en passe). Le contrôle de l’économie, la souveraineté alimentaire, l’autonomie des citoyens est beaucoup plus importante que l’imposition de lois pour régler des problèmes individuels minoritaires. Ce qui se passe aux USA, la campagne des Démocrates contre un juge conservateur relève du procès de sorcellerie, de la présomption automatique de culpabilité si l’on est un homme, conservateur et d’origine culturelle européenne. Du pur totalitarisme ou l’on raconte des histoires invérifiables mais présumées vraies, suivant qui le dit (femme, noir, LGBT).

 

Dominique Baettig, militant antiglobaliste, 30.9.2018

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2 commentaires

  1. Posté par miranda le

    Il n’y a pas que la gauche « américaine » qui soit l’une des plus virulentes dans le gommage de l’histoire et qui impose sa vision TOTALITAIRE au monde politique grâce à ses relais d’influence.
    Mais une question reste en suspens : comment toutes « les gauches » ont-elles pu converger dans une même direction? QUELLE INTELLIGENCE a réussi à les orienter vers l’objectif que nous pouvons constater aujourd’hui : comme celle de la disparition des nations européennes chrétiennes dans les migrations-submersions dont le flot semble ne jamais pouvoir s’arrêter?
    Pour que ces gauches en soient toutes rendues à ce point, c’est qu’une « machine infernale » a réussi à les endoctriner et leur faire perdre tout sens critique mais aussi la perception de LA REALITE ou des réalités menaçantes d’aujourd’hui. On a l’impression d’assister à la lobotomisation « joyeuse » des élites. Est-ce que celle du citoyen suivra?

  2. Posté par Antoine le

     »Ce qui se passe aux USA, la campagne des Démocrates contre un juge conservateur relève du procès de sorcellerie, de la présomption automatique de culpabilité si l’on est un homme, conservateur et d’origine culturelle européenne. Du pur totalitarisme ou l’on raconte des histoires invérifiables mais présumées vraies, suivant qui le dit (femme, noir, LGBT). »
    La chasse aux sorcières est à nouveau ouverte aux USA ! M. Kavanaugh en sortira  »lessivé » et si il a la force de caractère nécessaire il fera une longue carrière en tant que juge !
    M. Trump va remettre à leur place tous ces démocrates démagogues,

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