Activisme répressif de la bureaucratie étatique fédérale. Communiqué interparti de la CI Priorité Liberté

Ndlr. Pas plus de 1-2 verres par jour. C’est un ordre de l’Etat!

Dans ses derniers "Repères relatifs à la consommation d'alcool", la Commission fédérale pour les problèmes liés à l'alcool recommande de réduire la consommation d'alcool à un à deux verres au maximum par jour. La CI Priorité Liberté s'oppose avec détermination à cette tendance des autorités d'influencer de plus en plus les habitudes de consommation et la vie privée des gens: cette constante mise sous tutelle des citoyens et ces interventions excessives dans l'économie privée deviennent inquiétantes.

L'activisme déployé par les innombrables commissions extraparlementaires de la Confédération provoque principalement des coûts, de la bureaucratie et vise de plus en plus souvent à restreindre la liberté individuelle. Ce constat vaut aussi pour les dernières publications de la Commission fédérale pour les problèmes liés à l'alcool qui recommande de ramener la consommation d'alcool à deux verres (hommes), voire à un verre (femmes) par jour. Voilà ce que l'on peut lire et bien d'autres conseils du même tonneau dans les derniers "Repères relatifs à la consommation d'alcool".

La tendance de l'administration à expliquer de plus en plus fréquemment aux citoyens comment ils doivent concevoir leur vie quotidienne personnelle suscite des questions. Est-ce vraiment le rôle de l'administration d'expliquer aux gens ce qui est un bon style de vie et de stigmatiser certains produits de consommation? Les fanatiques de la santé qui peuplent les bureaux des administrations publiques ont-ils vraiment le droit de multiplier les directives, prescriptions et interdictions alors que le peuple et le Parlement se sont régulièrement opposés à ce genre d'interventions?

La CI Priorité Liberté est critique à l'égard de ces recommandations. Mis à part le fait que la consommation de denrées alimentaires de plaisir et de produits engendrant la dépendance ne cesse de baisser, cet interventionnisme excessif de l'Etat doit être refusé pour des questions politiques de fond. Des recommandations concernant la consommation sont fréquemment suivies de demandes d'interdire la publicité et le sponsoring et de propositions d'introduire des taxes d'incitation. Par ces interventions déplacées les pouvoirs publics interviennent massivement dans l'économie, mais aussi dans la liberté et la responsabilité individuelle des citoyens.

La CI Priorité Liberté se bat avec conviction pour mettre fin à cette tendance croissante à mettre les gens sous tutelle. Ou, pour citer librement Epicure, il faut aussi garder le sens de la mesure dans la modération. Ne pas observer ce principe, c'est s'exposer aux mêmes aléas que ceux qui tombent dans l'excès. La modération peut-elle aussi dégénérer en démesure – l'administration fédérale ferait bien d'y penser.

 

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Zollikon, 11 juillet 2018

 

Informations supplémentaires:

Gregor A. Rutz, CN, président CI Priorité Liberté, tél. 079 220 54 39

Christian Lüscher, CN, vice-président CI Priorité Liberté, tél. 079 355 37 52

Gerhard Pfister, CN, vice-président CI Priorité Liberté, tél. 079 334 12 30

2 commentaires

  1. Posté par Cousinhub le

    Est-ce encore autorisé de vivre sa propre vie et de faire ce que l’ on veux et ceci sans que l’ Etat y mêle son museau dans nos affaire. La première des choses est-ce que l’ on a droit d’ être soi-même ? Est-ce que l’ on a droit de penser comme on veux ?

  2. Posté par Christian le

    Confondre recommandation et ordre, c’est curieux, non ?

Et vous, qu'en pensez vous ?

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