Hongrie : un monument à la mémoire des victimes du communisme soviétique

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2671349541Hier, au centre de Budapest, Viktor Orbán a inauguré un monument à la mémoire des victimes du communisme soviétique.

"Nous avons payé le prix de notre faiblesse, de la perte de notre indépendance, avec l'enlèvement, la déportation et le déplacement de centaines de milliers de personnes".

M. Orbán a poursuivi en disant que le Mémorial du Goulag impose l'obligation de créer une Hongrie dans laquelle des événements similaires ne peuvent plus jamais se reproduire. Par conséquent, toutes les idées déraisonnables, les pensées confuses et les plans servant des intérêts étrangers doivent être tenus à l'extérieur des frontières du pays. Le Premier ministre a déclaré que l'Europe était la patrie de deux concepts marquants et d’idéologies cataclysmiquement destructrices : le national-socialisme, le communisme international - et, en fait, un impérialisme moderne qui réduit des peuples entiers à une existence coloniale – qui ont toutes d’abord levé la tête dans des territoires à l’ouest de la Hongrie.

 M. Orbán a fait remarquer qu'en Europe occidentale, la gauche prônait le communisme même après que des millions de personnes eurent péri sous le joug des "dictatures rouges". Il a ajouté que

"dans l'esprit d'un certain nombre d’hommes politiques européens, les statues des dirigeants communistes sont toujours debout". "Nous savons qu'il n'existe pas de régime communiste à visage humain: le vrai visage du communisme est le goulag".

Selon le Premier ministre, de temps en temps, l'esprit de Marx, de Lénine et des camps de rééducation apparaît encore en Europe. A titre d'exemple, il a mentionné le résultat de l'élection italienne, qui "ne reflétait pas la préférence de Bruxelles", et à laquelle la réaction publique de certains a été que "les marchés apprendront aux Italiens comment voter". Il y en a d'autres, a-t-il dit, qui

“veulent engager des poursuites de toutes sortes contre nous, simplement parce que nous voyons le monde différemment de la façon dont ils le voient et parce que nous ne voulons pas devenir un pays d'immigration”.

Le Premier ministre a souligné qu'en aucun cas nous ne devons tenir pour acquis le monde libre et démocratique d'aujourd'hui. Nous devons plutôt le voir comme quelque chose d'exceptionnel, comme un état de grâce qui ne peut être maintenu et prolongé que si “nous sommes déterminés à ne jamais permettre à quelque chose comme cela de nous arriver à nouveau”.

 

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3 commentaires

  1. Posté par Sceptisuisse le

    L’Europe de l’ouest n’arrive peut-être pas comprendre ce que cela représente pour les hongrois et en générale pour le bloc de l’est.
    Des crimes nazis ont pu être toujours condamnés publiquement, mais le génocide communiste a été réduit au silence. Il est temps que le monde occidental prenne conscience des réalités du régime soviétique.
    Les politiciens européens devraient tous se renseigner plus pour réaliser que la gauche est un vrai danger, et l’histoire de goulag peu connue dévoile le vrai visage du communisme. Staline a ordonné la mort de 15 à 20 millions de personnes. Personne n’a fait mieux… Il prenait un malin plaisir à donner ces ordres d’élimination.
    Environs 18-20 millions des personnes ont été déportés et torturés méchamment dans les camps de concentrations entre 1929 et 1953. Parmi ces gens il y avait des soldats nazis, mais la majorité était innocents ! Quel était le motif de ces condamnations ? L’une des premières victimes de Staline a été le koulak qui était considéré comme un paysan qui refuse la collectivisation. Les koulaks étaient l’ennemi du système parce qu’ils ne voulaient donner leurs biens à l’état (terrains, immobiliers qu’ils ont hérité de leurs pères) et ils n’étaient pas des grands fans de communisme. Les autres victimes ? Les étudiants en théologie, les écrivains, les prêtres, les patriotes, mais pour être arrêté, il suffisait d’avoir un nom allemand ou un radio à la maison, ou être au mauvais endroit au mauvais moment : il y avait des gens qui sont été enlevés dans la rue juste pour compléter le quota quotidien. Leurs familles ne les ont plus jamais revus ou éventuellement, 15 ans plus tard, physiquement et psychologiquement détruits.
    Le pire que ces gens, en rentrent de ces camps dans les pays encore communistes ont été stigmatisés et traités comme des criminels. Orban a dit à la cérémonie de ce monument : ʺPlusieurs ont vécu le rentré dans leur pays comme s’ils auraient changé leur camp de concentration à un autre plus grandʺ.
    Ces témoignages brisent le cœur.
    Je recommande vivement le livre d’Alexandre Soljénitsyne : L’Archipel du Goulag qui était écrit selon les milliers des témoignages des survivants, ainsi le site http://museum.gulagmemories.eu/

  2. Posté par Léo C le

    Il y a déjà un monument dédié aux victimes du communisme, sous forme de sculptures successives en fer forgé, descendant un escalier, à Prague.

    45 ans de dictature rouge, vous comprendrez alors qu’ils ne veulent en aucun cas de la peste verte, les gens du V4.

    Il n’y a vraiment que l’Allemagne à surfer sur la vague de la repentance pour permettre ça malgré la division post 2nde Guerre Mondiale, les déplacements de population, leur territoire amputé, le Mur de Berlin, la RDA et les souffrances inhérentes à ces fractures.

  3. Posté par Trafapa le

    Un peu d’Histoire à l’endroit ne peut pas faire de mal , car certains ont du mal à imprimer dans leurs cervelles de surdoués que les nazis rouges ont occis à tour de bras , pour le bien de l’Humanité , bien sûr .

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