Au Niger, la Suisse trie ses migrants africains

Cenator : voilà un des plus sûrs moyens d’accélérer l’afflux migratoire !

Il est totalement illusoire de penser que les migrants qui ne remplissent pas les critères vont renoncer à tenter leur chance et rentrer sagement au pays.

Quant aux critères de sélection, ils sont si larges qu’ils permettraient d’accepter des centaines de milliers d’Africains.

Et bien entendu, la perspective de pouvoir passer en Europe sans craindre les dangers encourus en Libye et en Méditerranée va créer un appel d’air.

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Au Niger, la Suisse trie ses migrants africains

par Patricia Huon, Niamey

« C’est comme si je venais de me réveiller d’un long cauchemar. J’ai encore du mal à y croire », dit Eden. Grands yeux brun profond, cheveux tressés ramenés en chignon, sur le haut de la tête, la jeune Érythréenne, que nous avons rencontrée à Niamey, se préparait à partir pour la Suisse quelques jours plus tard. Cela, grâce au laissez-passer obtenu à l’issue d’un entretien avec des fonctionnaires du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), venus l’interroger dans ce pays du Sahel. La démarche, entreprise l’an dernier par la France, suscite l’intérêt de plusieurs pays européen.

La Suisse a mené une première mission à Niamey en janvier. Une autre aura lieu prochainement. Objectif affiché: réinstaller des réfugiés africains en Suisse après les avoir évalués dans des pays sûrs, pour leur éviter de prendre des risques inconsidérés en traversant la Méditerranée. Mais il s’agit aussi d’empêcher que ceux qui se voient refuser l’asile ne soient tentés de rester illégalement sur le territoire européen.

Au début d’avril, 40 ressortissants érythréens interrogés par le SEM au Niger, principalement des femmes célibataires et des enfants, sont arrivés en Suisse. Le nombre est dérisoire, mais le message politique est fort: ceux qui ont des revendications justifiées à l’asile ont une alternative légale et sûre au dangereux voyage sur des embarcations de fortune entre les côtes libyennes et européennes. Les autres devraient rebrousser chemin.

[…]

« Bien sûr qu’on sait ce qui nous attend lorsqu’on part », dit la jeune femme. […]

Article complet : 24 heures : «Notre travail? Fermer la route migratoire en Libye» (abonnés)

4 commentaires

  1. Posté par P. le

    Ben, si d’un autre côté, ceux qui veulent rentrer illégalement en Suisse sont renvoyés manu militari dans leur pays, pourquoi pas. Mais ce doit être le cas. Et malheureusement, j’ai bien l’impression qu’on veut nous prendre pour des cons. Une fois de plus.

  2. Posté par un citoyen le

    comment un citoyen papy peut-il poster un commentaire???

  3. Posté par uncitoyen le

    A Genève, une pétition circule pour réclamer que les personnes les plus vulnérables bénéficient de transports sûrs…

  4. Posté par Ligier le

    24 Heures, Le Matin et 20 Minutes: heureusement que vous avez quelques sources suisses! Parce qu’hormis les commentaires de Cenator ce n’est pas le journalisme qui vous étouffe.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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