France: « La plupart des migrants font face à de lourds problèmes psychologiques ou à des maladies »

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Pour les migrants primo-arrivants, l’accès aux soins en France est un parcours du combattant. Pourtant, la majorité d’entre eux fait face à de graves traumatismes ou à des maladies qui nécessiteraient un suivi médical. InfoMigrants a interrogé Nicolas Viguier, spécialisé dans la santé des migrants et dans les maladies infectieuses au Centre hospitalier de Melun.

Quelles sont les maladies que vous diagnostiquez le plus souvent lors des consultations de primo-arrivants ?

Lors des visites que j’effectue dans les CHUM (centre d’hébergement d’urgence pour les migrants) et dans le CAES (centre d’accueil et d’examen des situations des migrants) en Seine-et-Marne, je fais face le plus souvent à des diagnostiques liés à de lourds problèmes psychologiques. Les patients subissent des traumatismes profonds liés aux violences de la route de l’exil. Nous avons également des cas d’anxiété, des syndromes dépressifs.

Viennent ensuite des soucis d’ordre musculaires dus aux longues marches, au fait de dormir par terre… Beaucoup souffrent de courbatures. Nous rencontrons aussi des problèmes de peau, des cas de mycose, de gale. Il y aussi des problèmes de bronchites, d’angines, parce que ces personnes sont souvent dehors et qu’elles prennent froid.

Et les infections plus sérieuses ?

Nous avons déjà été confrontés à des cas de tuberculose, de personnes atteintes de VIH mais cela reste des cas rares par rapport au volume des consultations.

La tuberculose est la maladie de la précarité. C’est aussi une maladie qui se guérit bien mais qui peut s’avérer très grave si elle n’est pas prise en charge. C’est pour cela que nous sommes vigilants aux symptômes de la maladie : fatigue, perte d’appétit et de poids, sueurs nocturnes, toux chronique...

A Calais, il y a eu récemment des cas de rougeole, là aussi, cela reste très rare. D’autres ont attrapé la varicelle. Il est amusant de remarquer que les cas de varicelle ont été contractés après l’arrivée en France, au contact avec la population française. Cette infection n’est pas fréquente dans les pays est-africains.

Y a-t-il un problème d’accès aux soins pour les migrants ?

Il existe des dispositifs pour aider les personnes sans papiers, sans couverture sociale, en grande précarité : les permanences d’accès aux soins de santé (PASS). Il en existe plusieurs en Ile-de-France Le problème est d’y accéder. Il existe aussi une visite médicale obligatoire à l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration), mais cette visite est dispensée après l’obtention d’un titre de séjour. Or la majorité des patients que nous rencontrons sont sans papiers ou en cours de procédure.

>> Épidémie de tuberculose chez les migrants en Europe : une "urgence sanitaire"

Ce sont souvent les personnes les plus vulnérables qui ont un retard de l’accès à la couverture maladie – du fait d’un manque d’accompagnement social après l’arrivée en France.

Il y a aussi un problème financier. Nous n’avons pas les moyens d’effectuer des maraudes avec un camion médical, par exemple, et d’aller à la rencontre des patients dans les camps de migrants à Paris.

Pour la tuberculose, l’idéal serait de pouvoir mener des tests de dépistage sur tous les patients rencontrés. Mais dans le CAES de Seine-et-Marne, on reçoit entre 50 et 150 nouveaux résidents par semaine, ce n’est pas possible. Et dans les camps, il faudrait louer un camion équipé en appareils médicaux (pour effectuer des radios pulmonaires), pour une durée indéterminée ! Là non plus, nous n’avons pas de moyens suffisants.

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10 commentaires

  1. Posté par steve le

    Cest tout de même impressionnant ce terme de migrant qui ne veut rien dire. Ni travailleur immigré, ni réfugié. À l’époque c’était des clandestins et s’ils avaient l’audace de l’ouvrir on les renvoyaient à l’expéditeur. Maintenant ils nous demandent de travailler pour leur payer des soins?!

    Ce terme montre à lui seul l’abrutissement de la population, incapable de discerner le ridicule de nos pays, car valorisés pour leur humanisme….

    On les aide déjà bien assez dans leur pays, aucun indigène européen dans la misère n’aurait droit à autant de compassion.

    Au final c’est une sorte de discrimination, négative pour les pays qui accueillent ces gens.

    Ils ne veulent pas être à nos côtes dans le bus, ils veulent des places réservées à l’avant….

  2. Posté par Dullier le

    Ce n’est pas possible, vous devez vous tromper … Tous les experts qui passent sur les plateaux de TV (France, Belgique) nous disent que ces migrants sont une richesse culturelle alors où est la vérité ?

  3. Posté par Jean-Francois Morf le

    Ils copient Mahomet, qui avait de lourds problèmes psychologiques…
    Lisez la vie de Mahomet!

  4. Posté par RealrecognizeReal le

    « je fais face le plus souvent à des diagnostiques liés à de lourds problèmes psychologiques. Les patients subissent des traumatismes profonds liés aux violences de la route de l’exil »

    Ils étaient déjà atteins bien avant : lors de leur lavage de cerveaux islamique étant enfants.

  5. Posté par Robert le

    Ça me touche droit au cœur

  6. Posté par Michel le

    Les pays tiers-mondistes auraient tort de ne pas se débarrasser de tous leurs éclopés ou malades mentaux, l’Europe est tellement généreuse avec l’argent qu’elle est obligée d’emprunter pour survivre.

  7. Posté par Caroline B. le

    Nous aussi nous souffrons de problèmes d’anxiété et de dépression à force de nous voir envahis par des hommes jeunes prêts à nous combattre, que l’on nous présente comme des « réfugiés ». Et en plus avec l’accord de nos gouvernants qui sont pourtant sensés nous protéger. Et l’interdiction de donner notre avis augmente notre anxiété et notre dépression. Nous aussi nous souffrons d’anxiété et de dépression à force de voir les autres passer avant nous. Cher Docteur Viguier, que nous suggérez-vous ?

  8. Posté par Vautrin le

    Ben ils ont réellement des troubles psy, dont la grande majorité sont provoqués par l’ingurgitation forcée du coran dès la plus tendre enfance. On n’en ressort pas indemne, surtout quand on est bercé trop près du mur. Pour le reste, j’ai vu en Afrique le choléra, voire la peste, à l’état endémique, la drépanocytose, la lèpre, l’Ébola, le sida… C’est un vaste réservoir de pandémies, et, bien entendu, ce serait attenter à leurs « droits » que de procéder à un examen médical approfondi des envahisseurs. Je rigolerai bien le jour où une chtouille venue de ces pays de cailloux et scorpions se répandra en Europe ! Vous verrez qu’on nous racontera encore qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

  9. Posté par monde-tombé-sur-la-tête le

    Oh les pauvres…. quelle chance ils nous offrent pour exhiber notre « humanité » et notre « grand cœur »… les associations de Soros les indiquent exactement ce qu’il faut dire pour avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire tordu de la crémière ….

  10. Posté par G. Guichard le

    Bôf!… C’est même pas trop grave eu égard aux maladies tropicales qu’on peut rencontrer dans ces pays. Parce que tout ceci c’est simplement la toile de fond sanitaire des pays d’où ils viennent. Ce sont encore divers bobos (pas ceux qui les font venir mais ceux d’en face) qui s’étonnent de voir un état sanitaire global qu’on (semble) avoir oublié chez nous!

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