Médias. RTS. Affaire Giroud-vins, suite 25.4.2018 : Lettre à tous les Parlementaires relatives aux pratiques et propos scandaleux de l’ex-journaliste de la RTS Yves Steiner

Affaire Giroud-vins, suite : Lettre à tous les Parlementaires sur les pratiques et propos scandaleux de l’ex-journaliste de la RTS Yves Steiner

La RTS et le Contrôle fédéral des finances invités à prendre position

«Ah putain, il y a un procureur de la Confédération qui m’a gonflé les couilles aujourd’hui, mais à un point, tu ne peux pas te rendre compte. Je pourrais le tuer. J’ai envie de le tuer, le mec, une espèce de connard.»
Yves Steiner

Madame la Parlementaire fédérale,
Monsieur le Parlementaire fédéral,

Entre la fin de l’année 2013 et le printemps 2015, la RTS a mené contre moi à titre privé et en ma qualité d’entrepreneur une véritable campagne de dénigrement. On m’a notamment accusé d’avoir trafiqué mes vins, reproche dévastateur pour un négociant en vin, alors que je n’ai jamais fait l’objet d’aucune condamnation en lien avec mes pratiques œnologiques. Depuis le début de cette année, le manque d’impartialité de la RTS à mon égard a été définitivement établi puisque le Tribunal fédéral a, dans un arrêt rendu le 15 février dernier, confirmé la condamnation précédemment infligée par l’Autorité indépendante d’examen des plaintes (AIEP) au reportage calomniateur et tendancieux que l’émission «Temps Présent» m’a consacré en janvier 2015.

Un journaliste en particulier a joué un rôle central dans cette campagne contre moi. Il travaille actuellement en tant qu’«expert en audit et responsable de communication externe» au sein du Contrôle fédéral des finances (CDF). Ces dernières années, en lien avec plusieurs procédures judiciaires dont certaines sont encore pendantes, des documents sont apparus qui témoignent des pratiques outrancières de ce journaliste, menées avec la bénédiction de la télévision de service public. Ces pratiques violent des principes essentiels ancrés aussi bien dans la Charte déontologique de la RTS que dans la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste, le code éthique des médias. De mon point de vue, ces pratiques, dont la SSR ne s’est toujours pas distanciée, doivent être connues du grand public. Comme aucune autre voie ne le permet, je me suis décidé à produire et à mettre à votre disposition le document ci-dessous.

Cette semaine, je me suis adressé au Conseil suisse de la presse pour qu’il examine en toute impartialité les méthodes de ce journaliste et de la RTS. Au total, cinq principes déontologiques ancrés dans la Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste sont concernés: 1) le devoir de défendre la dignité de la profession, 2) l’utilisation de méthodes déloyales, 3) le devoir de défendre l’indépendance de la profession, 4) la violation du secret des sources, enfin 5) l’interdiction de rémunérer sa source. Il me paraît indispensable que l’autorité qui veille au respect de l’éthique des médias en Suisse se prononce et marque clairement la frontière entre journalisme et désinformation.

Parallèlement, je m’adresse aujourd’hui à vous, Mesdames et Messieurs les parlementaires fédéraux, pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion et répondre ainsi à deux questions fondamentales: est-il acceptable que la SSR/RTS continue à défendre les pratiques de ce journaliste et refuse d’admettre la moindre faute ? Considérez-vous que sa conception de l’éthique qualifie ce journaliste pour œuvrer au sein du Contrôle fédéral des finances, l’organe suprême de surveillance de la Confédération suisse?

En espérant que vous trouverez le temps de traiter ce message, je vous transmets mes salutations cordiales.

Dominique Giroud, 25.4.2018

Pour toute question, vous pouvez vous adresser au soussigné:
Marc Comina
Porte-parole de Dominique Giroud
079 128 34 95

Annexe : le rapport vidéo retranscrit, à ne pas manquer!, ici

5 commentaires

  1. Posté par JeanDa le

    Ce brave môsieu se prend pour Robin des Bois, malheureusement il est à côté de la plaque, aussi bien du point de vue des méthodes que de celui des intentions et de l’éthique.
    C’est un DESTRUCTEUR qui, lorsqu’il s’est trouvé une victime, usera de tous les moyens légaux et illégaux (y a-t-il encore une différence …?) pour détruire sa proie.
    Ce faisant, il s’amuse beaucoup et se prouve à lui-même qu’il existe.
    Sa devise doit être « JE DÉTRUIS, DONC JE SUIS ». Une ordure.
    Comment se fait-il qu’on nomme ce CAFARD, cette HYÈNE à un poste à responsabilités au contrôle des finances ? Ferait-il chanter ceux qui l’ont nommé ?

  2. Posté par Heradote le

    Et voilà le ‘journal de référence’ et l’éthique professionnelle. Bravo les donneurs de leçons, dont la mission autoproclamée est d’éduquer le public. Ça fait plutôt peur, car les ‘fake news ‘ ne sont pas celles qu’on voudrait vous faire croire…

  3. Posté par SD-Vintage le

    De la RTS au Contrôle fédéral des finances : toujours un boulot payé par les impôts.

  4. Posté par fabiola le

    Et dire que ce type machiavélique officie à berne au contrôle des finances en tant qu’expert en audit et responsable de communication externe (organe suprême de surveillance financière de la confédération suisse). Encore un personnage qu’on déplace lorsqu’il dérange. Eh ben, il en profite certainement pour constituer plein de dossiers sur plein de personnes « influentes » afin de les faire chanter au cas où ça chaufferait trop pour lui.

  5. Posté par Antoine le

    @M. Giroud : L’éthique journalistique est MORTE !
    Il ne reste que des journaleux qui bossent pour des merdias du style RTS (Radio TV Socialiste).
    L’initiative No billag a démontré le monopole de l’information et de la désinformation menée tambour battant par la gôche !

Et vous, qu'en pensez vous ?

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