Médias. Débat RTS : « Est-il possible de conjuguer droit européen et démocratie directe? »

RTS, Forum, 3 janvier 2018, 18h04

Est-il possible de conjuguer droit européen et démocratie directe?

« La Suisse et l'UE négocient en ce moment un accord-cadre institutionnel qui vise à une reprise dynamique du droit européen en Suisse, mais le droit d'initiative en Suisse permet de tout remettre en cause. Débat entre les conseillers nationaux Manuel Tornare (PS/GE) et Manfred Bühler (UDC/BE). »

http://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/est-il-possible-de-conjuguer-droit-europeen-et-democratie-directe?id=9203926

 

Le journaliste Christian Favre et Manuel Tornare du PS de Genève brouillent les paroles de Manfred Bühler de l’UDC avec une cacophonie insupportable dès que celles-ci gênent les deux compères.

Question initiale de Christian Favre : Comment faire cohabiter la démocratie directe avec les accords internationaux ?

Pour Manuel Tornare, avec sa logique de tordu digne d’un socialiste, pas de souci, aucune incompatibilité, preuve en soient des intiatives de plus en plus nombreuses au sein de l’UE : le Brexit, les référendums en Catalogne, en Italie du Nord, sont la preuve qu’il y a de plus en plus de démocratie au sein de l’UE ! (Le fait que ces référendums étaient contre l’UE et malgré l’UE ne gênent nullement Tornare dans sa logique.)

Forum avait invité hier Mme Emilia Pasquier de Foraus pour analyser nos difficultés avec l’UE. Aujourd’hui, Tornare s’y raccrochera à plusieurs reprises comme à une bouée de sauvetage : Mme Pasquier de Foraus l’a dit, il n’y a pas de contradiction entre les lois européennes et la démocratie directe ! Un peu comme si les officiers de Kim Jong-un citaient leurs dirigeants pour prouver que Kim Jong-un est le meilleur ami de son peuple.

Manfred Bühler ramène l’église au milieu du village. Il explique que la démocratie directe de la Suisse est incompatible avec l’UE, qui est  une structure supranationale et qui ne fonctionne pas selon les principes démocratiques. Les élus du Parlement européen ne sont pas élu démocratiquement, le compromis n’est pas tellement possible, il y a une incompatibilité de fond, il faut assumer, regarder en face. Bühler ne veut pas que la Suisse se fonde dans l’UE.

Favre demande si un compromis serait possible (Tornare avait dit qu’il faudra faire de petites concessions). Pas faisable, répond Bühler : impossible de tracer la ligne de démarcation entre nos deux systèmes puisqu’elle peut à tout moment être remise en question par la volonté populaire.

Tornare : « Qui a dit à Bruxelles qu’on allait remettre en cause la démocratie directe ? Du moment que nous signons des accords internationaux (…) ça n’a rien à voir avec la démocratie directe ! »

Tornare affirme que s’il y a problème avec l’application du « 9 février », c’est tout d’abord parce que cette initiative n’aurait jamais dû voir le jour ni être validée. Mais nous n’avons pas les lois européennes pour trancher dans ce genre de situation ! Le problème, c’est que les questions de l’initiative étaient floues, mal posées, inapplicables, exactement comme « No-Billag ». Des  initiatives de ce type ne devraient pas être acceptées, car elles sont mâtinées de démagogie, de populisme, jouent sur les peurs, exploitent des angoisses, comme chaque initiative UDC, elles sapent la cohésion nationale de la Suisse.

Tornare : L’UDC devrait proposer des solutions, comme ce politicien de Brexit complètement farfelu... Favre vient à son secours pour combler le trou de mémoire feint : « Nigel Farage ». – Oui, voilà. Il savait très bien que le Brexit était irréalisable ! Comme le 9 février !

Manfred Bühler conteste le flou de l’initiative du 9 février : c’était complètement clair, mais à cause du manque de volonté politique, les parlementaires ont décidé de ne pas l’appliquer et de se coucher devant l’UE.

Tornare argumente par deux fois que le peuple s’est prononcé à 6 ou 7 reprises sur les bilatérales, et les avait acceptées. Comment peut-on lancer des initiatives alors que le peuple s’est prononcé pour les bilatérales ! s’exclame le socialiste. C’est pourquoi l’initiative du 9 février n’aurait jamais dû voir le jour, ce n’était pas constitutionnel (?), c’est comme le « No-Billag », et il rappelle aux auditeurs l’extrême générosité et loyauté des socialistes vis-à-vis du peuple suisse : mes camarades socialistes et d’autres qui avions combattu l’initiative avons finalement dit que nous respections la volonté poulaire !

Manfred Bühler essaye d’expliquer que le peuple a été trompé : il avait accepté sous la prémisse qu’environ 8000 personnes allaient s’installer en Suisse par année. Bühler ne peut pas terminer ce qu’il a à dire, sa voix sera recouverte par celles de Favre et de Tornare.

 

NO BILLAG ! Mort à cet organe de propagande de gauche pourri !

 

Cenator, 4 janvier 2018

14 commentaires

  1. Posté par Jean Durand le

    Pour donner une réponse courte et claire à la question en titre: « Non »
    Le système européen se résume ainsi: « l »état pense et dépense pour toi » . Avec à la clé une pression fiscale sur les salaires écrasante et un niveau de service étatique en retour qui est moins que médiocre, et je reste gentil. On doit déléguer des aspects importants de sa vie aux institutions étatiques dont on est complètement dépendant. Dans une telle société, on ne peut pas vivre sa vie, on la subit!
    En Suisse grâce à la démocratie directe le peuple a la possibilité de révoquer n’importe quelle décision politique, et faire des initiatives. C’est encore perfectible certes, mais en Suisse on peut encore vivre sa vie.
    Donc un grand NON à un éventuel accord-cadre avec l’UE.
    Signé: un habitant de la Suisse originaire d’un pays UE.

  2. Posté par JeanDa le

    Après NO-BILLAG (OUIIII), lançons simultanément NO-sOMMARUGA et NO-ue !
    Puis nous verrons ensuite pour un NO-SOCIALAUDS s’il y en a encore ….

  3. Posté par Baron d'Bobard le

    Les socialistes ont cette immense prétention de penser que seules leurs initiatives ne sont pas « populistes ».
    Cette vision à sens unique et totalitaire de la démocratie est détestable.
    Leur but est bien évidemment de verrouiller par leur magistère moral auto-proclamé tous les thèmes qui ne leur plaisent pas.
    De petits dictateurs.

  4. Posté par Derek Doppler le

    @Jean-Da: le communisme a ceci d’intéressant qu’il faut y avoir franchement goûté pour en être immunisé -un peu comme les oreillons ou d’autres saloperies dégueulasses.
    Vous pensez donc bien que les guignols PSS et autres trotsko-marxistes de souche racontent n’importe quoi, les seuls trucs qui les intéressent étant les principes de nomenklatura, d’apparatchiks et la pêche aux voix parmi les innombrables hordes de losers, de minables et d’envieux de la société.

  5. Posté par Derek Doppler le

    Esclaves, libérez-vous de vos chaînes (de TV).
    Au fait, Shitcom Tévé attend quoi pour proposer RT France, ça nous changera des centaines de chaînes strictement sans aucun intérêt disponibles actuellement. Problèmes techniques insurmontables « parce que par ce que », c’est ça? (Shitzerland, l’Empire du Par Ce Que – le « malgré » étant hors de portée de gnomes impuissants)

  6. Posté par Aude le

    En écoutant les socialistes j’ai toujours l’impression que la Suisse fait partie de l’UE.
    Qu’il faut tout accepter de la part des baillis de l’UE.
    C’est incroyable puisqu’il y a des pays qui sont dans l’UE et qui s’opposent frontalement à celle-ci sur le droit européen, sur l’immigration de masse etc
    D’ailleurs, le Gouvernement Suisse a fait HARO sur notre Constitution et vont en payer le prix fort.
    La Grande Bretagne a voté le Brexit. Celle-ci n’avait, de fait qu’un pied dans l’UE et avait gardé sa monnaie. Les anglais avaient beaucoup plus d’obligations envers l’UE que d’avantages.
    Quant au soi-disant Guignol N.Farage, il dérange énormément la gauchiasserie européenne qui ne sait même plus ce qu’est la DÉMOCRATIE.
    En écoutant ces fadaises je me dis que les socialo vont bientôt goûter aux délices de leurs anciens homologues français, ils vont disparaître de la scène politique.
    Ils sont devenus des petits dictateurs incapables, eux seuls, de redresser l’economie d’un pays.
    Sinon de mettre un système d’aides sociales en faillite.
    Malheureusement ou fort heureusement, la seule possibilité, pour notre pays , de conserver la démocratie ( contre la démagogie de ce parti) ce sont les initiatives et référendums populaires.
    D’ailleurs les socialo savent s’en servir quand ça les arrangent.
    Nous n’entrerons jamais dans l’UE, institution tyrannique, et nous refusons leurs règles qui ne nous conviennent pas. Point.
    Imaginez-vous, si en guise de représailles ( les Baillis ne savent faire que ça) nous leur bloquerions l’axe Nord -Sud du Gothard ( méthode Erdogan) , il y a longtemps qu’ils nous laisseraient tranquilles.

  7. Posté par pepiou le

    Le socialisme suisse à la sauce de l’UE ou comment gouverner « pour le peuple, sans le peuple ». L’UE nous livre une guerre économique et politique, honte à ceux qui souhaitent sa victoire sur notre démocratie.

  8. Posté par Maurice le

    Bravo Manfred Bühler ! Vous avez tenu le coup devant cette horde de tordus, qui pratiquent des mensonges et une mauvaise foi quasiment mahométans… Les mahométans, c’est pour imposer leur religion, et les gauchistes pour imposer leurs dogmes, mais au fond la technique est la même.

  9. Posté par JeanDa le

    La plupart des jeunes gens passent par une période gôchô. Il y a d’abord « l’âge bête », puis souvent, comme si la bêtise s’aggravait, « l’âge gôchô ». Heureusement pour la plupart d’entre eux, cela passe sans laisser de traces bien avant la trentaine.
    Malheureusement, au-delà de cette période de transition, ceux qui demeurent des gôchôs sont des tordus de par leurs gênes. C’est irréparable, imparable et définitif.
    Leurs raisonnement (enfin … oui, vous me comprenez) sont immanquablement tordus, élastiques et grand-écartesques.
    Débattre avec eux de question de société ne sert strictement à rien : ils ont leurs dogmes en grosses et épaisses lettres de titane vissés à l’intérieur du crâne (ce qui explique du même coup pourquoi il n’y a pas assez de place pour les neurones – d’ailleurs ils n’en ont pas vraiment besoin, ils ont leurs dogmes).
    OUI à NO-BILLAG !!!!

  10. Posté par Antoine le

    Je cite M. Tornare (PS) :  »C’est pourquoi l’initiative du 9 février n’aurait jamais dû voir le jour, ce n’était pas constitutionnel »
    Il faut qu’il argumente cette affirmation.
    Si c’est anticonstitutionnel, le PS aurait déjà exigé que le résultat du 9 février 2014 soit annulé.
    Si c’est anticonstitutionnel, le gouvernement suisse l’aurait délibérément présentée au peuple ?
    Cela n’a l’air pas très sérieux …

  11. Posté par coocool le

    Le 4 mars, les chaînes tomberont, au propre comme au figuré !

  12. Posté par Prof. Prout le

    Décortiquer la propagande et le mensonge des émissions de la RTS est exactement ce qu’il faut faire ! Bon travail de Cenator !

  13. Posté par Socrate@LasVegas le

    Donc:
    Pour Tornare: pas de souci pour la cohabitation démocratie directe/UE (??!)
    Pour Junker: « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »
    Tout est dit…
    Donc NO SCHENGEN accord obtenu sur une tromperie éhontée de +8000 imigrants nets/an.
    et avant ça, bien sûr: NO BBILLAG!!

    En Suisse, le Peuple a raison PAR DEFINITION et les traîtés doivent s’y adapter ou être résiliés.

  14. Posté par Marie le

    En écoutant les brouillages habituels, on dirait que la peur est chez le PS et les journalistes …
    ––
    OUI à No Billag en passant !

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