Ayant récemment « découvert » qu’un fiché S était membre du conseil d’administration de l’association En-Nour, qui gère la mosquée de Nice, le président de la métropole niçoise n’a pas hésité à exiger mardi du Premier ministre « des explications » ainsi que « la fermeture immédiate de ce lieu ». Une gesticulation de plus qui, si les faits n’étaient pas si graves, aurait de quoi faire rire, quand on se souvient qu’Estrosi, après avoir encouragé ce projet de mosquée, puis changé d’avis, avait finalement autorisé sa construction.
Chargé de l’application de la charia
A l’époque, pourtant, on savait déjà que cette mosquée, d’une capacité (officielle) de cinq cent fidèles, allait être construite dans la plaine du Var, sur un terrain acquis par le cheikh saoudien Saleh Al-Cheikk, devenu depuis ministre des Affaires islamiques en Arabie Saoudite, garant notamment de la propagation de la foi et de l’application de la charia ! Ce qui avait, certes, poussé le Préfet à demander aux représentants d’En-Nour de « veiller à l’indépendance de l’association qui gère les lieux vis-à-vis de son propriétaire », mais aussi à « ouvrir ses portes aux autres associations représentatives du culte musulman dans les Alpes-Maritimes ». Or, selon des révélations de Nice-Matin, l’un des vingt-cinq membres du conseil d’administration serait un individu fiché S.
Une information qui a suscité l’indignation d’Estrosi qui, dans un communiqué publié mardi, expliquait (très sérieusement) : « cela fait des années que j’alerte le gouvernement sur les risques liés à l’ouverture à Nice, (…) d’un lieu de culte financé par l’Arabie Saoudite ». Ajoutant que « ce lieu a été ouvert, sans qu’aucune garantie de transparence n’ait été apportée ».
Faux « résistant », mais vrai dhimmi
Or, si le président de la métropole niçoise est effectivement en bisbille avec les responsables de la mosquée depuis janvier, il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, rappelait très justement Marie-Christine Arnautu (FN) en avril dernier, Estrosi « ne peut s’exonérer de sa lourde responsabilité dans cette situation. (…) N’est-ce pas lui qui se déclarait favorable à une mosquée centrale à Nice, en septembre 2006 ? N’est-ce pas lui qui, au cours de la campagne des municipales 2008 avait plaidé pour que celle-ci soit dans la plaine du Var ? (…) C’est aussi ce même Christian Estrosi qui, à travers ses relations avec l’UOIF à Nice, a ouvert la voie à des compromissions qu’aucun maire de Nice ne s’était jamais permises, et dans laquelle d’autres mouvances islamistes souhaitent s’engouffrer. D’ailleurs, n’est-ce pas non plus la ville de Nice qui avait délivré l’autorisation de travaux pour la Grande mosquée ? »
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Estrosi, Escrosi, quelle différence?