Macron : quand le vernis craque – Journal du vendredi 10 Mars 2017

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emmanuel macron

Au sommaire de ce Journal du 10 Mars 2017 : 1) Cap sur l’Elysée / Macron : quand le vernis craque ; 2) Société / Enfants “intersexes” : le retour du genre ; 3) Région / Corse : chasse aux indépendantistes ; 4) Terrorisme / Daech menace la Chine ; 5) International / Le “Nippon Kaigi” : un lobby nationaliste japonais ; 6) L’actualité en bref.

1) Cap sur l’Elysée / Macron : quand le vernis craque

A moins de 50 jours du premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron prend la tête du sondage Harris, devançant Marine Le Pen d’un point. Depuis le début de la campagne, tout semble sourire au banquier Rothschild, coqueluche des medias. Alors que les affaires s’abattaient sur Marine Le Pen et sur François Fillon, la foudre médiatique a bel et bien choisi son protégé. L’ancien locataire de Bercy a tous les droits, pas question de fouiller dans son passé… Pourtant, Macron, ce n’est pas que la bulle médiatique autour d’un loup de la finance, c’est aussi une part d’ombre. Retour sur des affaires capables de jeter l’opprobre sur le favori du Système.

 

Les medias nous cachent-ils des informations sur Emmanuel Macron… C’est en tout cas l’impression que l’on a si l’on compare avec le déferlement de boules puantes sur les candidats Fillon et Le Pen. Pourtant, Emmanuel Macron n’est pas exempt de tout soupçon… bien au contraire. C’est en 2008, 4 ans après sa sortie de l’ENA, qu’Emmanuel Macron rejoint la banque Rothschild. En pleine crise financière, celui qui n’est alors âgé que d’une petite trentaine d’années fait office de jeune premier, il est surnommé “le Mozart de la Finance”. En deux ans à peine, Macron devient associé-gérant de la banque familiale… une ascension fulgurante. En 2012, le jeune carnassier rencontre le patron de Nestlé, Peter Brabeck, lequel le charge de gérer des laits infantiles du laboratoire Pfizer. La transaction s’élève à 9 milliards d’euros. Avec ce coup, Macron touche le gros lot…

Pendant ce temps, Macron fait aussi dans le bénévolat… Il conseille dans ce cadre la Société des Rédacteurs du Monde quand le trio Bergé, Pigasse, Niel s’apprête à racheter le quotidien. Macron sera ensuite suspecté d’avoir fait du favoritisme pour le groupe espagnol Prisa, qu’il conseillera un an plus tard dans un autre affaire. Pendant ce temps, Macron aurait également été vu avec Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde à cette époque.

En août 2014, le jeune premier fait son entrée à Bercy et déclare donc son patrimoine. Surprise, il s’élève à 156 000 euros. Un appartement, deux assurances-vies, une voiture et surtout une dette de près d’un million d’euros… Le total restant est étonnamment faible et contraste avec les 3,3 millions que Macron aurait perçu entre 2009 et 2014… Son porte-parole Sylvain Fort balaie les interrogations en expliquant que Macron aime dépenser de l’argent… Un peu court comme argumentation. C’est d’ailleurs pour cette raison que Paul Mumbach, candidats des Maires en colère, Jean-Philippe Allenbach, président du mouvement Franche-Comté et Serge Grass, président de l’Union civique des Contribuables Citoyens ont alerté la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique… sans grand succès.

En poste comme ministre de l’Economie, Macron a également mené la grande vie. En huit mois, il aurait dépensé 120 000 euros en frais de bouche… pour rencontrer des personnalités influentes… sans doute dans le but de poser les premiers jalons de sa candidature. Pendant son exercice, les choix et décisions de Macron seraient également à scruter de près. Alors que son prédécesseur Arnaud Montebourg a toujours tenu bon face à General Electrics, Macron se dit dès son activité de secrétaire de l’Elysée, favorable aux rachats d’Alstom… Quand il pose ses valises à Bercy, la vente est consommée. Les conséquences sont simples : plus de 2 milliers de personnes restent sur le carreau, sans boulot.

Un peu plus tard, Emmanuel Macron brade l’aéroport de Toulouse-Blagnac aux Chinois, tout en promettant qu’il ne s’agit pas d’une privatisation. A peine un an après, les investisseurs ont pris le contrôle et siphonnent la trésorerie pour se servir des dividendes… Macron a donc vraisemblablement menti… il ne pouvait pas ignorer que l’affaire allait déboucher sur une privatisation. Et jamais deux sans trois… l’énarque n’est pas étranger non plus à la reprise de SFR par le groupe Altice de Patrick Drahi… La fusion a d’ailleurs été organisée par le banquier de chez Morgan Stanley, spécialisé dans les télécoms, Bernard Mourad… Ce dernier a depuis intégré l’équipe resserrée d’Emmanuel Macron. Entre temps, le rachat a mis encore quelques milliers de personnes au chômage, mais pour les grands de ce monde, la fin justifie les moyens. L’autorité de la concurrence a toutefois annoncé jeudi dernier qu’une amende de 40 millions d’euros vient d’être décidée pour SFR, notamment en raison du non respect des raccordement avec la fibre…
Toujours en poste à Bercy, Macron s’était déplacé jusqu’à Las Vegas pour rencontrer les patrons de Start Ups françaises pour commencer à travailler sa popularité… Une rencontre organisée par le groupe Havas, présidé par Yannick Bolloré, fils du patron de Canal, Vincent Bolloré. Problème, il n’y aurait pas eu d’appels d’offre pour choisir le prestataire du raout. Du coup, Emmanuel Macron pourrait faire l’objet de poursuite pour délit de favoritisme…

Des suspicions éclaboussent également quelques proches de l’homme aux deux alliances. En effet, Jean-Jacques Mourad, frère du banquier Mourad, cardiologue de son état était jusqu’à il y a quelques jours un des deux “Monsieur Santé” du mouvement en Marche… Dans ce cadre, il représentait fréquemment Emmanuel Macron. Premier Problème… Jean-Jacques Mourad est également consultant pour le Laboratoire Servier… et il a empoché pour 66 interventions en congrès ou colloque la modique somme de 80 000 euros… Deuxième problème, Jean-Jacques Mourad a oublié de le dire… et l’affaire relève donc du pur conflit d’intérêts… Troisième problème… Servier fabrique des médicaments contre l’hypertension artérielle et … bingo, le programme de Macron plaide pour un meilleur remboursement de ces produits. Le scandale a fait long feu… mais le gentil cardiologue a levé le camp du mouvement en Marche… il pourra toutefois continuer à influencer le programme du candidat par le biais de son frère…

Du côté des Jeunes avec Macron, il y a un loup aussi… En effet, le très actif responsable, Florian Humez, est également l’assistant parlementaire à mi-temps de Jean-Jacques Bridey, maire de Fresnes, une commune du Val-de-Marne, un des soutiens indéfectibles de l’ancien ministre de l’Economie…  Le Jeune Humez a été embauché le 1er décembre 2016… de ce fait, on peut difficilement imaginer qu’il s’agisse d’un collaborateur de longue date. Pourtant, la loi interdit aux assistants de faire campagne pour un candidat. Ah décidément, sacrés assistants…

Pour finir, toujours bercé dans l’argent, Emmanuel Macron fait apparaître des comptes bien modestes pour son mouvement. N’étant pas un parti, En Marche ne bénéficiera pas des dotations de l’Etat, pourtant, son budget de campagne est fixé à 17,5 millions. L’équipe de campagne estime que les dons dépassent aujourd’hui les 6,5 millions, et le candidat lui-même devrait faire un emprunt de 8 millions sur ses deniers personnels. Une organisation qui nous ferait presque pleurer. D’ailleurs, Macron se plaît à répéter à qui veut l’entendre qu’aucune entreprise ne finance son mouvement, conformément à la loi… pourtant, de récentes informations laisseraient entendre que les choses sont moins claires… En effet, le Mozart de la Finance n’a pas oublié ses pères de chez Rothschild et l’entreprise “familiale” n’aurait pas hésité à donner un coup de main au fils prodige. La direction de la banque aurait envoyé un message  à une sélection dorée de banquiers d’affaires parisiens pour organiser un cocktail avec Emmanuel Macron… Le message était d’ailleurs assorti d’une demande de confidentialité… Tu m’étonnes… L’afterwork sur les Champs Elysées des élites financières a quand même des sacrées allures de levée de fonds… Mais bien sûr, rien n’est avéré… Et les medias sont trop occupés à creuser d’autres affaires… moins importantes certes… mais sans doute plus en accord avec leur direction…

Et face à ce personnage encore inconnu il y a deux ans, des citoyens ont eu à coeur de s’intéresser à cette bulle médiatique incarnée par le jeune banquier… Pierre Charron est porte-parole de l’association Tout sauf Macron, il nous explique ses objectifs.

 

Et à présent, place au dernier candidat atypique de cette semaine… Jérôme Fuchet. Ingénieur informatique, il souhaite changer la politique et surtout la fiscalité.

 

Peu d’espoir de voir Jérôme Fuchet au pouvoir, le candidat n’a recueilli pour le moment aucun parrainage… Une grande déception pour lui.

Du côté du Conseil Constitutionnel, de nouveaux candidats peuvent se réjouir d’être assurés de figurer sur la ligne de départ de la course à la présidentielle. C’est le cas de François Asselineau, le président de l’UPR qui a désormais réuni 524 signatures. Marine Le Pen est également d’ores et déjà assurée de pouvoir se présenter avec 577 parrainages… dont celui de Jean-Marie Le Pen. François Fillon poursuit pour sa part la démonstration de force en accumulant désormais plus de 2100 signatures. Benoît Hamon a dépassé Macron avec 1317 parrainages contre 1266 pour le banquier. Nicolas Dupont-Aignan assure également sa place avec 623 présentations. Jean-Luc Mélenchon n’est quant à lui pas encore assuré de concourir pour l’Elysée, avec 432 signatures, tout comme Jacques Cheminade, avec 397 soutiens. Le berger centriste Jean Lassalle est à 289, soit une signature de plus qu’un homme qui n’est pas candidat… Alain Juppé…

 

2) Société / Enfants “intersexes” : le retour du genre

Prendre en otage des handicapés pour faire revenir l’idéologie du genre ! C’est en substance ce que sont en train de réaliser deux sénateurs de gauche sous couvert de reconnaissance des enfants intersexes.

 

Lever le “tabou des enfants intersexes”, c’est la mission que se sont donnés deux sénateurs de gauche : Maryvonne Blondin du Parti Socialiste et Corinne Bouchoux d’Europe Ecologie Les Verts. Ces dernières s’interrogent, dans un rapport rendu le 7 mars, sur les opérations menées sur des enfants pour leur assigner un sexe : masculin ou féminin et propose d’ouvrir la voie à des réparations financières pour les individus ayant subi des opérations non voulues.

En effet certaines personnes intersexes estiment avoir subi des mutilations voire même des tortures lors de leurs opérations et se plaindraient parfois du sexe qui leur a été attribué…

Outre l’indemnisation de ces personnes pour toutes les opérations de la deuxième moitié du 20ème siècle, les deux sénateurs souhaitent lancer un débat sur la question : entendre un débat qui concerne une infime minorité des naissances et surtout un débat sur… le choix de son sexe !

De là à revenir sur les thématique de genre, il n’y a qu’un pas…

A regarder un peu plus près dans le profil des deux sénateurs, on comprend mieux les intentions d’une telle démarche. La socialiste Maryvonne Blondin dirigeait en 2013 le groupe de travail sénatorial sur l’identité du genre. Quant à sa collègue de chez les verts, Corinne Bouchoux, elle, est historienne de formation et a collaboré au musée virtuel d’Histoire des femmes et du genre. Elle a aussi participé à l’organisation de plusieurs expositions portant sur le planning familial. Elle est en outre militante anti homophobie et antisexiste.

Cet intérêt soudain pour les très rares cas de personnes intersexes n’est donc pas idéologiquement désintéressé, et le rapport produit par les deux militantes pro-genre n’hésite pas à mettre en cause la je cite « binarité des sexes »  c’est-à-dire l’existence de deux sexes : masculin et féminin. En plus d’ouvrir un peu plus la brèche vers la déconstruction du schéma naturel de différenciation homme/femme, le rapport met en exergue un autre danger qui lui est juridique : l’incontinence législative. En créant trop de normes pour des minorités, des particularités ou sur des questions anecdotiques, les parlementaires encombrent les assemblées et participent de la déconstruction de la loi telle qu’elle est conçu en droit français : c’est-à-dire une norme impersonnelle et générale…

 

3) Région / Corse : chasse aux indépendantistes

La pression monte en Corse ! Une vingtaine de jeunes nationalistes a été interpellée lors d’un vaste coup de filet. En cause, une série d’incidents à Corte en 2016. La justice tient surtout à garder à l’œil les indépendantistes.

 

Séisme policier sur l’Île de Beauté ! 19 jeunes corses ont été interpellés mardi lors d’un vaste coup de filet. Arrêtés à Bastia, Corte et Ajaccio, ils appartiennent au syndicat étudiant Ghjuventu indipendista, jeunesse indépendantiste.  Des interpellations qui ont suscité l’indignation auprès notamment du conseil d’administration de l’Université de Corse, mais également des présidents de l’exécutif de la Collectivité territoriale, Gilles Simeoni, et de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.

Ce coup de filet semble pourtant démesuré au vue du motif invoqué. En effet,  les autorités reprochent la possession et la confection d’explosifs artisanaux qui auraient pu servir lors de manifestations. Cependant, après la remise en liberté des 19 interpellés, des précisions ont été apportées quant à leur arrestation. Il s’agissait en fait d’en savoir plus sur l’engagement de ces jeunes. Un coup de force qui tend à attiser les tensions entre les gendarmes et les indépendantistes corses.  Et la colère gronde de plus en plus. Les nationalistes dénoncent un acharnement policier.

 

Alors que le FLNC, le Front de libération Nationale Corse a déposé les armes en 2014 afin de laisser place au dialogue avec l’Etat, les discussions paraissent délicates. Le 2 mars dernier, l’actuel président de la République avait pourtant débuté son discours en affirmant que le débat public a supplanté les actes de violence et qu’une page s’était tournée sur l’île de beauté.

Cette défiance a passé un niveau avec la venue de Benoît Hamon et les provocations de ce dernier. La veille de ces interpellations, le candidat socialiste avait en effet annoncé ses “2 plans pour la Corse”…. l’écologie et la jeunesse.

De son côté le président de l’assemblée corse, Jean-Guy Talamoni, n’a pas hésité à réagir suite à la remise en liberté des 19 jeunes en dénonçant l’hypothèse d’une stratégie de la tension destinée à déstabiliser la situation politique. Le président de Ghjuventu independista y voit pour sa part une déclaration de guerre.

Par ailleurs, des voitures de police ont été visées par des jets de coktails molotov à Ajaccio dans la nuit de jeudi à vendredi. Une dizaine d’individus masqués a lancé des objets incendiaires en direction de 3 véhicules qui rentraient de patrouille. Il n’y a pas eu de blessés mais l’une des voitures a été sérieusement endommagée et une interpellation a été effectuée.

 

4) Terrorisme / Daech menace la Chine !

L’Etat Islamique tente de s’exporter dans l’empire du Milieu ! Après ses récents revers en Syrie et en Irak, l’organisation terroriste tente de s’étendre du côté de la Chine. Dans une vidéo de propagande, Daech menace directement Pékin.

 

Du Daech en musique, mais du Daech en chinois ou plus précisément en ouïghour ! L’Etat Islamique tente de compenser ses derniers revers en Syrie et en Irak en regardant du côté de la Chine et de ses voisins.

Dans une vidéo diffusée sur internet, l’organisation terroriste menace de verser des “rivières de sang en Chine”. Les chrétiens sont également menacés dans l’extrait mais ce sont surtout les autorités chinoises qui sont pointées du doigt.

Hormis les difficultés que rencontre Daech au Moyen-Orient, cette volonté d’expansion s’explique aussi par la forte démographie musulmane en Asie. Des pays comme l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan ou la Malaisie mais aussi le Xianjiang, région à l’extrémité ouest de la Chine, sont des espaces où l’islam peut prospérer et s’étendre. En Chine, on compte environ 20 millions de musulmans, issus des ethnies ouïghours et huis. La vidéo de propagande, dans laquelle des combattants originaires du Xinjiang égorgent un individu en parlant ouïghour est une première du genre à destination de la Chine. Les répercussions de cet événement sont en revanche à relativiser. La censure d’internet par la Chine est telle que de nombreux internautes n’ont pas eu accès à la vidéo. En revanche, on y apprend les divisions qui agitent les sphères terroristes islamistes, notamment la condamnation par l’EI du parti islamiste du Turkestan, une organisation terroriste pakistanaise soutien des révoltes ouïghours en territoire chinois et qui se développe un peu partout en Chine.

Son objectif étant de créer un califat en Asie Centrale, il constitue une concurrence pour Daech et est lié à Al-Qaïda.

Une arrivée en force de l’Etat Islamique en Chine semble aujourd’hui compliquée, faute d’effectifs et de moyens de propagande. Et face à Pékin, la problématique est autrement plus complexe que face à l’Europe. L’Etat chinois n’aura probablement aucuns scrupules à chasser l’islam sans trop se soucier des réflexes de bonne conscience humaniste. En revanche, d’autres places fortes du continent restent plus accessibles pour l’EI comme l’Indonésie et ses 260 millions d’habitants à 90 % musulmans.

Historiquement très implanté dans une partie du continent asiatique, l’Islam avait su s’installer sur le continent dès le 8ème siècle en Inde notamment avant de s’étendre en Asie du Sud-Est grâce notamment au commerce. De son côté, Daech, en difficulté pour former un Califat stable semble aujourd’hui se replier sur une stratégie internationaliste de déstabilisation.

 

5) International / Le “Nippon Kaigi” : un lobby nationaliste japonais

Un lobby traditionnel et nationaliste au Pays du Soleil Levant ! Peu connu en Occident, le “Nippon Kaigi”, établi en 1997 prône un retour aux valeurs fondamentales du Japon. Hermine Risoli

 

Avec 38 000 adhérents, le Nippon Kaigi ou “Conférence du Japon” créé en 1997 est considéré comme la plus grande organisation nationaliste du pays. Dans une société qui tend à s’occidentaliser toujours plus, ce mouvement entend prôner un retour aux valeurs traditionnelles nippones et rejette notamment les idéologies LGBT, féministes et d’égalité des sexes. Parmi ces adeptes : 80 % des membres du conseil des ministres, on trouve notamment le Premier Ministre actuel, Shinzo Abe en personne. Très attachés à la figure de l’Empereur qui demeure pour eux le symbole du Japon par excellence, les membres du mouvement souhaitent revoir la gloire impériale faire vibrer leur pays.

 

Changer la constitution imposée par les Etats-Unis, telle est la première revendication du Nippon Kaigi. Le texte actuel interdit notamment au Pays du Soleil Levant de faire la guerre. Or pour les partisans du groupe nationaliste, disposer de sa propre armée est la base d’un État fort. Et un Etat fort, c’est justement ce qu’ils entendent bâtir. Pour ce faire, le Nippon Kaigi entend en finir avec la repentance à l’école !

Pour eux, il n’y a pas eu de massacres de Chinois ni d’exactions durant la guerre sinno-japonaise et ils refusent que les jeunes générations soient élevées dans la honte de soi. Ils s’inscrivent donc dans une ligne dite “révisionniste”, c’est-à-dire qu’ils remettent en question la vision univoque de leur Histoire dictée par les puissances qui les ont vaincu.

Les membres du Nippon Kaigi ont même lancé un programme de réécriture des manuels scolaires. Pour eux, c’est dès le plus jeune âge que le sentiment de fierté nippone doit être insufflé.

 

Dans un pays où les hommes et les femmes peinent à trouver leur place entre modernité et tradition, en témoigne le taux de suicide très élevé, le Nippon Kaigi offre une alternative traditionnelle de type nationaliste. Une alternative réellement influente dans la vie politique du Japon.

 

6) L’actualité en bref

Nouvelle attaque d’un dit : “malade mental” ! Un individu originaire du Kosovo a attaqué 9 personnes à la hache jeudi soir dans la gare de Düsseldorf en Allemagne. 3 ont été gravement blessées. L’individu de 36 ans a été arrêté après s’être blessé en tentant de fuir. La police allemande a une fois de plus exclu la piste terroriste affirmant que l’assaillant souffrirait de troubles mentaux. Rappelons que 90 % de la population kosovare est de tradition musulmane sunnite.

***

Le libéral Donald Tusk ne fait pas l’unanimité ! Son pays, la Pologne s’est opposée jeudi à sa réélection par les 28 au poste de président du Conseil européen. Le président du Conseil des ministres de Pologne, Beata Szydlo, lui reproche son ingérence depuis Bruxelles dans les affaires intérieures du pays. Par ailleurs, Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du parti National Conservateur Droit et Justice au pouvoir en Pologne, l’accuse d’être moralement responsable de la mort de son frère Lech Kaczynski, ancien président décédé dans un accident d’avion en 2010.

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Le président sud coréen obligé de quitter le pouvoir ! La cour constitutionnelle a validé la destitution de Park Geun Hye. L’ancienne chef d’Etat est impliquée dans un scandale de corruption. La Cour a estimé qu’elle avait enfreint la loi en permettant à sa confidente de se mêler des affaires de l’Etat. Park Geun Hye doit maintenant quitter la présidence et une nouvelle élection doit être organisée sous 60 jours.

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Nos ancêtres les arabes ! C’est le titre de l’ouvrage du “lexicologue” Jean Pruvost. Selon ce “scientifique” du CNRS, la langue française doit sa richesse à l’arabe. Les mots comme aubergine, artichaut, café, coton ou encore jupe en seraient des dérivés.

Jean Pruvost s’appuie sur les travaux de l’historien Ernest Lavisse pour qui “sans les arabes, la Renaissance aurait encore tardé”. Lexicologue mais apparement mélomane également, il évoque aussi les effets bénéfiques du rap pour la langue française.

 

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Un commentaire

  1. Posté par Martin. le

    Lorsque le travail échappé, Mr Macron couvre les places de la terreur derrière le paravent polonais; alors au moins les raisons sont cachés.

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